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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 11:21

Il, le Chenin bien-sûr, est né dans le Val de Loire. Rabelais le citait déjà en 1534.

En mal de reconnaissance, le chenin ? C’est ce que pensent certains producteurs angevins sur l’un des cépages les plus identitaires du Val de Loire et auquel ils souhaitent donner un nouvel élan.

 

 

Capable de produire des vins à bulles comme de grands liquoreux, « le chenin fait partie des rares cépages à être plus implanté en dehors de son pays d’origine », soulignait Raphaël Schirmer, géographe à l’université de Bordeaux.

 

Il est en effet deux fois plus présent en Afrique du Sud (18 500 ha) qu’en France (9 800 ha, dont 9 000 en Val de Loire et 500 ha en Languedoc-Roussillon, notamment à Limoux).

 

Le chenin n’a pas été considéré comme un axe stratégique de développement par un pays, comme l’a été le malbec en Argentine, par exemple. « L’Afrique du Sud n’a pas joué le rôle de locomotive pour tirer ce cépage à l’international », poursuit Raphaël Schirmer.

Francois Rabelais

Francois Rabelais

Vincent Carême explique pourquoi. Ce vigneron de Vouvray participe tous les ans à des vinifications de chenin dans un domaine de 1 000 ha en Afrique du Sud.

« Sur l’ensemble des surfaces, la moitié est distillée pour des brandies. La partie destinée aux vins est mal valorisée car elle est vendue en vrac ».

 

Et dans le reste du monde, il est en perte de vitesse, comme aux États-Unis (environ 3 000 ha) et en Argentine (2 400 ha).

 

 

« Au moins, le chenin a la chance de n’avoir jamais été vraiment à la mode. Il ne risque pas d’être démodé… », souriait Raphaël Schirmer.

Le vigneron angevin Patrick Baudouin, président de l’appellation Anjou blanc, aimerait pourtant qu’il (re)devienne à la mode, car il est inquiet de la disparition des surfaces de chenin en Anjou au profit du cabernet.

Grappe de Chenin

Grappe de Chenin

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le vignoble était blanc. Les cépages rouges apparus à cette époque l’ont peu à peu grignoté et pèsent désormais 9 000 ha, contre 5 000 pour le chenin.

 

Les marchés ont évolué, et aujourd’hui, les vignerons ont besoin d’adapter leur production.

« Les liquoreux sont en mutation, les secs ont besoin de reconnaissance, a analysé Patrick Baudouin, qui cherche à mieux valoriser les vins secs pour maintenir les surfaces. Il faut trouver un modèle économique pour le maintien du chenin en Anjou ».

 

 

L’une des pistes serait de faire reconnaître des crus, à l’image du vignoble bourguignon. La réflexion est initiée, mais le chantier est vaste.

Beaumont wines Afrique du Sud

Beaumont wines Afrique du Sud

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Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
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commentaires

Messergaster 15/01/2017 19:15

Approuvé par RAbelais?? Alors c'est un super vin !

Bacchus & Dionysos 17/01/2017 20:15

Je pense aussi!!!

Fabymary POPPINS 10/01/2017 18:20

tu m'apprends un truc, je ne connaissais pas du tout, j'en profite pour te souhaiter une belle année 2017, bises

Bacchus & Dionysos 10/01/2017 18:35

Heureux du partage. Je ne peux que te conseiller d'essayer ce cépage qui donne de remarquables vins blancs.
Belle et heureuse année 2017.
Bises

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