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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:44

Georges LEPREImmergé dans le vin au milieu des années soixante par le sommelier du Grand Véfour, Philibert Henoc.

Ce natif d’Agen qui se destinait à une carrière de maître d’hôtel a dû acquérir fissa les connaissances ad hoc pour pouvoir honorer le rang de sommelier du restaurant gastronomique qu’on lui proposait sur un plateau.

 

Bachotage livresque, cours d’anglais, séjours en Californie, l’élève Lepré ne lésine pas sur les moyens et saisit toutes les perches qu’on lui tend.

 

Il donne des conférences à l’Université de Los Angeles, revient en France au Ritz (entre 1983 et 1993) et rejoint en parallèle L’Académie du Vin de Steven Spurrier pour s’occuper de la formation des jeunes sommeliers de l’époque.

Philippe bourguignon (Le Laurent), David Biraud (Le Crillon), Philippe Faure-Brac, Olivier Poussier, Antoine Petrus ont été formés par ses soins.

 

Ajoutez à cela un talent de mise en scène, et vous aurez les mille et une facettes de George Lepré, tour à tour dégustateur, formateur, auteur (il a dirigé le Grand Larousse des Vins et le Grand Larousse gastronomique), pédagogue pour la jeune génération et à ses heures, adepte (et interprète) du chant lyrique.

 

Vous dernier coup de cœur ?
J’ai goûté il y a peu de temps Salon 1999 (le dernier millésime de la maison de Champagne Salon ndlr), éblouissant ! Il est frais, minéral et d’une longueur inouïe qui m’a ému.

 

L’accessoire dont vous ne vous séparez jamais ?
Le tire-bouchon.

 

Vous êtes plutôt bouteille, canette ou magnum ?
Magnum. Parce que c’est souvent mieux conservé.

 

Le restaurant où vous avez votre rond de serviette ?
J’aime bien changer mais, même si je n’y vais pas très souvent, j’ai une faiblesse pour le Grand Véfour, c’est sentimental.

 

Votre accord mets et vin préféré ?
Je suis incapable de rester insensible devant ça : Yquem et roquefort avec du pain grillé aux noix. Le sucré, le salé, le chaud, le froid, le moelleux, le craquant, tous les contrastes sont réunis.

 

La fin de la bouteille au resto, vous la buvez ou doggy-bag ?
Pas de doggy-bag. On la vide ou bien on l’offre au sommelier. J’ai souvenir d’un couple de Japonais qui nous avait laissés la fin d’un Latour 1945.

 

Votre première gorgée de vin, quand et avec qui ?
C’était un vin de la région d’Agen, coupé d’eau, quand j’avais 5 ou 6 ans. Un vin rustique mais l’eau était très bonne.

 

La bouteille qui a déclenché votre passion ?
Lorsque j’étais au Grand Véfour, un Lynch-Bages 1961. J’ai trouvé cela incroyable. C’était un des vins favoris de Philibert Henoc.

 

Vous ne pourriez pas vivre sans…
La musique ; j’ai fait le conservatoire et du chant lyrique. D’ailleurs cela se sait.

 

Le vin que vous aimez faire découvrir à vos amis néophytes ?
Le muscat d’Alsace ou le vin jaune ; j’adore convaincre que c’est bon.

 

Vous recrachez : systématiquement, seulement quand c’est mauvais, jamais ?
En dégustation, je recrache tout. Mais le Salon, je ne l’ai pas craché.

 

Si vous partiez sur une île déserte, quelle bouteille emporteriez-vous ?
Yquem, 1967 si possible.

 

Le flacon que vous voudriez avoir dégusté avant de mourir ?
Mouton 1945.

 

« La vérité est au fond du verre ». Au fond, est-ce toujours la vérité ?
La vérité a tendance à se cacher elle aussi ; mais la vérité est dans le verre, pas dans la bouteille, qu’importe tout ce qu’on sait du vin. L’émotion et le plaisir emportent tout.

 

Texte et photo IDEALWINE (http://www.idealwine.net/blog/).

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Published by Bacchus & Dionysos - dans Actualités
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