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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:07

Clos-de-Veugeot.jpgVacances rimant avec liberté, point de dégustation  formalisée, ni de verticale ou d’horizontale à se mettre sous la langue en ce mois d’août, mais une belle et intéressante escapade en pays Bourguignon.

Merci aux différents compagnons qui ont apporté leurs contributions à l’organisation de cette « dégustation d’un troisième type ».

 

Les vins  dégustés :

 

Irancy 2006 – Domaine Vincent Dauvissat

Le village d'Irancy est situé à 15 Km d'Auxerre au creux d'une vallée dont les coteaux sont recouverts de vignes et de cerisiers.

Le vin d'Irancy est issu du cépage Pinot Noir dans lequel peut entrer dans sa composition le cépage césar pour accentuer couleur et typicité. Il est marqué par des arômes de cassis, de cerises et d'épices.

En bouche, il présente une bonne vivacité et une réelle aptitude à la garde.

L'Irancy AOC n'est vinifié qu'en vin rouge, mais il existe également un rosé.

Les vins d'Irancy se dégustent dès trois ou quatre ans d'âge, mais leur longévité peut dépasser sans problème 1 à 2 décennies dans les bonnes années.

                        Robe rouge rubis à pourpre, foncée et dense.

Nez sur les fruits rouges (cerise), minéralité, bois de l’élevage, pointe de lacté, jeunesse

Bouche équilibrée et souple sur le fruit mûr (cerise), du boisé de l’élevage, bonne longueur. Finale épicée avec de la fraîcheur, de la minéralité et du croquant.

Un vin fort agréable et réussi, c’est vrai pas très complexe. Si certains pensent qu’il peut vieillir, d’autres préfèrent le boire ainsi.

Note : 13,5/20 

 

Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaut Saint-Jacques 2004 – Domaine Jack Confuron-Cotetidot

Vigneron sourcilleux, au caractère si trempé qu'il désarçonne parfois le visiteur trop imbu de lui-même, "Jacky" Confuron passe progressivement la main à ses deux fils, Jean-Pierre et Yves, tous deux œnologues formés à rude école.

On cueille ici les raisins à l'apogée de la maturité, parfois au prix des plus grands risques, dans l'intention de produire des vins colorés, profonds et de longue garde, certes un peu rustiques dans leur extrême jeunesse mais d'une intensité, d'une fraîcheur et d'un naturel incomparables une fois parvenus à maturité.

                       Robe rouge grenat presque noire, très foncée et dense.

Nez puissant de champignons (truffe), de sous-bois, de bois précieux, de cave, minéralité, complexe et qui s’est développé tout au long de la dégustation (café, chocolat, fruits noirs, empyreumatique, etc.)

Bouche sur le même registre, de la puissance maîtrisée, de la complexité. On retrouve les arômes de champignons ainsi que le boisé noble d’ l’élevage, du corps et de la matière. Une très belle longueur et une finale empyreumatique avec en mélange de havane et de fruits.

Un très grand Bourgogne à attendre au moins 10 ans.

Note : 17/20

 

Pommard 1993 – Domaine Joliot

« On s’attache ici à élever de vrais vins de Bourgogne, où la présence aromatique est primordiale, alliée à des prix particulièrement sages. En plus, et c’est toute la force de ce domaine, on propose des millésimes qui commencent à s’ouvrir et prouvent le potentiel d’évolution de ces crus, s’il en était besoin.

Pour exemple, le Pommard 2000, est un vin de robe profonde, riche et complet avec des notes de sous-bois et de cassis, corsé, ample, avec des tanins soyeux, de très bonne garde, d’excellente évolution » Guide P. Dussert-Guerber.

                       Robe rouge rubis à pourpre avec bordures orangées.

Nez marquée par une pointe de poussière et sous-bois qui se dégrade vers des odeurs de bouchon trop présent à mon goût.

Bouche idem. Dommage car comme dirait un ami : « derrière le bouchon on pouvait présager quelque chose de fort intéressant ». Certains moins gêné que moi ont apprécié.

Note : /

 

Clos de Vougeot 1998 – Château de la Tour

Le Château de la Tour a été construit en 1890 par les ancêtres des familles Labet et Déchelette, qui ont leurs racines dans le vignoble bourguignon depuis la fin du 15ème siècle.

Il s’élève dans la partie haute non loin du manoir cistercien, propriété des Chevaliers du Tastevin sur une superficie de 6 hectares, ce qui en fait le plus important propriétaire de Clos de Vougeot.

Ce fameux clos, sans doute le plus célèbre de la côte de Nuits est voisin des Musigny, de la Romanée Conti et des Chambertin.

L’exploitation viticole et commerciale est aujourd'hui assurée par François Labet.

                       Robe rouge grenat aux bordures légèrement tuilées, dense et profonde.

Nez sur la finesse, la rose, le sous-bois avec une pointe de champignons mais qui a du mal à se révéler.

Bouche tout en finesse et élégance avec une belle longueur et une persistance sur un joli boisé (havane) et toujours de la rose. La classe du terroir de Vougeot.

Note : 16/20

Une-degustation-eclectique.JPG(L’étiquette de la Romanée Saint-Vivant a souffert, espérons qu’il n’en est pas de même du vin.)

   

Romanée Saint-Vivant Grand Cru « Les Quatre Journaux » 1992 – Dme Louis Latour                                                                                                                     

La Famille Latourest propriétaire d’une partie de la Romanée Saint-Vivant depuis 1898.

Un « Journal » est une ancienne mesure bourguignonne correspondant à la superficie qu’un vigneron pouvait labourer en une journée (0.8 ha).

Ces vignes sont uniquement séparées par un étroit chemin de celle de la Romanée Conti.

                       Robe rouge rubis grenat tuilée et orangée

Nez superbe d’un vin à maturité entre café, chocolat, havane, bois précieux, cerise à l’eau de vie, rose fanée. Une explosion d’arômes qui se prolonge tout au long de la soirée.

Bouche joue sur la grande classe entre finesse et présence maîtrisé. Il y un mélange de fruits rouges très mûrs, de champignons, de rose, etc. Une très belle longueur avec de l’acidité pour la fraîcheur et une persistance sur le bois précieux et la féminité.

Un très grand Bourgogne à son apogée mais qui nous pose un dilemme. En effet compte tenu des conditions difficiles dans lesquelles cette bouteille a été conservée pendant  de longues années, cela a-t-il été bénéfique au vin ou a-t-il vieilli plus vite que la normale et donc a-t-on eu une chance de joueur de loto ?

Questionnement sans réponse, pas tout à fait car ce fut un grand moment et c’est bien là l’essentiel.

Note : 19/20

 

Toutes les bouteilles ont été ouvertes à 18h45 pour un début de dégustation à 20h. l’Irancy et le Gevrey-Chambertin ont été carafés à l’ouverture. Les trois autres vins laissés en bouteilles ont été carafés au moment du service.

Merou.JPG

Enfin un grand merci à Max pour le repas qui a clôturé en beauté cette dégustation. Le mérou avec sa sauce au roquefort, chutney de mangue, gratin de bananes et coco et salade d’avocat,…), un pur délice.

 

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Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2011
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commentaires

Julien Oulion 11/08/2011 22:38


Domaine Vincent Dauvissat - Irancy - 2006
Robe est grenat, assez claire et bien brillante. Elle laisse d'impressionnantes larmes sur la paroi du verre !
Le nez est élégant, sur des notes de petits fruits rouges (framboise, groseille) avec un trait végétal façon ronce et poivre vert.
La bouche est fraiche, sur une matière légère et bondissante avec de petits tanins légèrement rapeux. L'équilibre est assez gourmand et seule la finale un peu déséquilibrée par l'amertume tempère
mon enthousiasme.
Ce délicieux vin de soif a fait un parfait compagnon de table à un Poulet Rôti, poellée de champignons.
Julien


Messergaster 09/08/2011 17:10


D'accord ! Un peu comme en poésie classique on distingue les rimes féminines (qui font rimer des mots terminant par un "e" muet) et les rimes masculines (toutes les autres)... merci de l'info !


Messergaster 09/08/2011 10:55


Jolie la citation de Victor Hugo ! (par contre je reconnais que je reste perplexe: un vin peut-il être défini "féminin"??)
truc qui n'a rien à voir: j'ai goûté un vin blanc moelleux qui m'a plu ! c'était le cadeau d'une amie qui m'a porté un Côte de bergerac moelleux 2005 (domaine Grange Neuve).. vraiment très bon et
il sublimait vraiment les pâtes d'amandes siciliennes que nous mangions ce soir-là en dessert..
Bon mardi !


Bacchus & Dionysos 09/08/2011 16:51



Bonjour,


Il ne faut voir aucune misogynie particulière dans cette expression.


On dit d’un vin qu’il est « féminin » quand il joue sur le registre de la finesse et de l’élégance par opposition à un vin qui sera
plus sur la puissance.


A Bordeaux, on dit souvent des vins de Margaux qu’ils sont « féminins » par rapport à ceux de Pauillac.


Cdt



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