750 grammes
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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 16:22

C’était un vendredi 20 juin 2008, sur une terrasse à la Colline à Schoelcher, nous avions décidé de déguster avec un sympathique ami, fin dégustateur, qui quittait la Martinique pour d’autres horizons, ces quelques flacons prestigieux.

 

Que dire, sinon une fois de plus quand c’est grand, c’est grand. Les années, comme la patine pour les objets anciens, apportant aux grands vins une dimension encore plus exceptionnelle.

 

Nous espérions en choisissant ces bouteilles nous faire plaisir et bien sur à Alexandre, en souhaitant que la qualité d’un soir et l’amitié tissée au fil des années lui feraient changer d’avis.

Les flacons furent plus qu’à la hauteur du moment. Mais le bougre, inflexible, ne changea pas pour autant ses plans.

Départ Alex 1 

Dès l’apéritif

 

Le château Haut-Brion de 1970, bût en guise de mise en bouche, commença la soirée en beauté. Une robe marquée par l’évolution mais un nez superbe de sous bois et truffe avec une bouche sur l’élégance, la finesse, l’équilibre, à boire mais pouvant encore attendre. Des débuts en fanfare.

 

Le Haut-Brion blanc de 1990, qui accompagnait la tarte au poisson, ne fût pas tout à fait à la hauteur de nos espérances. Pourtant sa robe jaune claire, or paille et son nez de beurre frais, lacté présentaient plutôt bien au départ mais tout cela vira assez rapidement vers de l’oxydatif surtout en bouche, courte et déstructurée. Bu deux fois, déçu deux fois.

 

Savoir se reprendre

 

La qualité des grands s’est de savoir rebondir rapidement après une « échec ».

Les 3 bouteilles qui suivirent, en ont fait la brillante démonstration.

D’abord le 1988 donna le la, le 1986 ajouta une note de classe supplémentaire. Certains, ils se reconnaîtront, étaient déjà bouché bée pour ne pas dire sur le cul. Le 1982, monstrueux, finit ne nous achever en clôturant cette grandissime symphonie en beauté. 20/20 pour moi, 100/100 pour Robert … Parker, mais quand on aime on ne note pas.

 

Pour se remettre ses émotions

 

Après un long moment pour émerger de cette douce béatitude, le château Coutet 1988 remplit parfaitement son rôle de « douceur » de la soirée.

 

 

 

 

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