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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:44

Après son livre Vino Business, paru en février aux éditions Albin Michel et très critiqué par les milieux professionnels du vin, Isabelle Saporta récidive avec un documentaire du même nom, diffusé ce soir sur France 3 à 20h45.

 

Les propriétés sont très souvent voisines mais pour l'auteur du documentaire, la vigne semble un univers manichéen.

D'un côté, se trouvent des propriétaires de grands crus classés - comme Hubert de Boüard, à la tête du célèbre château Angélus, interrogé par Isabelle Saporta -, des hommes d'affaires enrichis par la spéculation et les acheteurs étrangers.

Et de l'autre côté, des vignerons plus modestes, amateurs de tradition, refusant de modifier leur façon de travailler.

Appellation-Margaux.jpg

Pour les businessmen visés pas la journaliste, pas question de perdre une grappe de raisin à cause d'un été pluvieux ou froid. Ils font donc appel à des conseillers oenologues, dont Michel Rolland est le plus connu, et utilisent largement des pesticides contre les effets des intempéries.

 

Une situation un peu caricaturale, pour Jean-Valmy Nicolas, cogérant du château La Conseillante, grand cru du Pomerol, dont la famille est propriétaire depuis 1871.

« J'ai fait appel à Michel Rolland depuis dix-huit mois. L'homme que je connais fait preuve d'un grand respect pour le terroir, se situant à l'opposé de tout ce qui s'apparente à la surmaturité des raisins et à l'utilisation de copeaux de bois dans les fûts pour modifier le goût du vin. Au contraire, nous travaillons la finesse, la délicatesse et l'élégance. Par exemple, il y a dix ans, nous vendangions en six jours. Aujourd'hui, cela prend un mois pour le même nombre de pieds de vigne, par tranche de deux ou trois heures de travail ».

 

Quant aux pesticides, la famille Nicolas a lancé une coûteuse recherche des résidus de produits dans les dix derniers millésimes, qui démontre la baisse radicale de leur utilisation.

« Nos vins sont plus rapides à boire, plus faciles à goûter en primeur et plus accessibles. Mais les goûts évoluent et il est évident que les consommateurs attendent autre chose », conclut Jean-Valmy Nicolas. Un investissement sur le moyen de production serait donc synonyme d'amour du produit et pas seulement du profit.

 

La vive polémique ouverte par le livre et la description très sombre que propose son auteure, Isabelle Saporta, des coulisses du monde du vin et de Saint-Émilion en particulier, ne risque pas de s'atténuer avec ce reportage!!

A vos postes de télévision, si vous voulez vous faire votre propre opinion.


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Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
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commentaires

Julien 16/09/2014 18:24

Intéressant mais rien de vraiment révolutionnaire!!
Amitiés.

Bacchus & Dionysos 23/09/2014 00:22



Bonjour,
Un peu d'accord avec toi.
Bon mardi.



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