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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 00:04

Après Yquem, c’est au tour du Château Rieussec, à Sauternes, d’annoncer que son grand vin ne sortira pas dans le millésime 2012. Deux décisions qui jettent un froid sur la réputation du millésime.

Chateau-Rieussec.jpg

 

Selon Charles Chevallier, le directeur technique, les conditions climatiques difficiles cette année dans le Sauternais n’ont pas permis d’obtenir une quantité de jus suffisante pour le grand vin du Château Rieussec. Toutefois, la production du second vin, Les Carmes de Rieussec, est maintenue.

 

Suivant les traces du Château d’Yquem qui avait déjà annoncé sa décision de ne pas sortir d’Yquem 2012, l’absence d’un millésime 2012 au Château Rieussec a de quoi inquiéter les autres producteurs de Sauternes qui ne peuvent pas s’offrir le luxe de ne rien produire.

 

Mais alors, est-il si médiocre ce millésime 2012 à Sauternes ?

La réponse est non. A n’en pas douter, 2012 n’aura pas été une année facile mais quelques belles surprises devraient surgir.

En effet, cette année, les résultats sont extrêmement variables d’une parcelle à l’autre et les vignerons ont du se montrer patient et sélectifs avec des vendanges très tardives et des rendements minuscules.

 

Et pour ceux que la nature a épargnés et qui ont su attendre le parfait développement du botrytis, cette capricieuse pourriture noble, les vins devraient se distinguer par une remarquable pureté aromatique, jouant sur la finesse et la fraîcheur.

 

Une telle décision est certes lourde de conséquences. Mais, pour des domaines comme les châteaux d’Yquem et Rieussec, qui appartiennent tous les deux à des groupes financièrement très solides, LVMH pour le premier, Lafite Rothschild pour le second, il est envisageable de se “passer” du chiffre d’affaires d’un millésime, contrairement à d’autres châteaux qui ne peuvent compter que sur leur propre vin pour assurer leurs ressources.

 

Cela devrait par ailleurs permettre d’écouler les stocks excédentaires des millésimes précédents.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 06:00

Comme chaque année depuis 1945, un artiste de renom est chargé d’illustrer l’étiquette de Mouton Rotshchild. Pour le millésime 2010 ce sera le sculpteur américain Jeff Koons au style néo-pop kitsch.

Etiquette MR 2010

Pour l’illustration de l’étiquette de Mouton Rothschild, Jeff Koons a choisi de s’inspirer de l’Antiquité.

Sur la reproduction de la célèbre fresque de Pompéi représentant la sortie des eaux de Vénus, l’artiste a plaqué en quelques coups de crayon un bateau argenté. La Vénus sortant des eaux devient alors la "Vénus au Vaisseau".

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 01:22

Chateau-d-Yquem.jpgC’est le 10ème millésime que le mythique premier cru supérieur de Sauternes ne produira pas depuis 1900.

 

Après 1952, 1972, 1992...2012 ! La malédiction des millésimes en "2" se poursuit pour le château d’Yquem. Le gérant du domaine, Pierre Lurton, a annoncé samedi une "excellence insuffisante" qui ne permet pas de millésimer, et donc de commercialiser, la dernière récolte.

Comme l’explique Sandrine Garbay, maître de chai du Château d’Yquem depuis 14 ans, tout peut basculer au dernier moment. Il faut que les conditions météo restent parfaites pour le développement de la fameuse pourriture noble. Cette année, la pluie s’est installée au début des vendanges et tout a dérapé.

 

Selon Pierre Lurton, "après dégustation, la production d'un potentiel de 10 000 bouteilles d’Yquem ne sera pas commercialisée. Sur une base de 200 euros hors taxe, c’est un manque à gagner de deux millions d’euros sous la marque Yquem".

 

D’autre part, Pierre Lurton confirme que "le château a récolté en début de vendanges des beaux sauvignons qui vont lui permettre de produire environs 10 000 bouteilles de Y", le bordeaux sec du château Yquem.

Ce bordeaux sec, créé en 1959, baptisé jusqu'en 2004 "Y de Lur Saluces," est depuis 2005 produit régulièrement et vendu en primeur sur la place de Bordeaux. C'est l'un des Bordeaux blancs secs les plus chers.


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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:08

Château Bellefont-Belcier, grand cru classé de Saint-Émilion, vient d’être acheté par un industriel chinois du fer. Cette acquisition de prestige dans le Bordelais marque une montée en gamme de l’implantation d’investisseurs chinois « enhardis » dans le vin français.

Château Bellefont-Belcier

Cette vente, en négociation depuis des mois, a été « finalisée » le 23 novembre pour un montant qui n’a pas été communiqué, a t on appris jeudi auprès du château et de l’intermédiaire de la vente.

 

L’acquéreur, un industriel chinois du fer âgé de 45 ans présenté comme Monsieur Wang, est déjà présent dans le domaine du vin comme importateur, a-t-on indiqué sans plus de précision auprès de l’intérmédiaire, le cabinet Franck Lagorce Conseil.

 

Selon une source proche des négociations, elles auraient porté sur une fourchette de 1,5 à 2 millions d’euros l’hectare.

Bellefont-Belcier couvre 13 hectares de vignobles sur la commune de Saint-Laurent-des-Combes, près de Saint-Emilion, en Gironde, et est entouré de joyaux de l’appellation, tels Pavie ou Larcisse-Ducasse, selon l’intermédiaire.

 

Le personnel du château, moins d’une dizaine de salariés, a été présenté au nouveau propriétaire vendredi en fin de journée. Celui-ci n’a pas donné d’indication sur ses projets pour le domaine, et est reparti depuis en Chine (sic!!).

 

La transaction, révélée par le site du magazine « Terre de vins » du groupe Sud Ouest, est l’acquisition la plus prestigieuse réalisée ces dernières années dans le Bordelais par un investisseur chinois.

 

Les Chinois y ont acheté une trentaine de châteaux depuis quatre ou cinq ans, mais des analystes du secteur et spécialistes de l’immobilier viticole estiment que la vague d’achats va peu à peu porter sur des châteaux plus prestigieux. La profession se refuse encore à parler d’une « ruée », avec une trentaine de propriétés vendues en quatre ans, sur les huit mille que compte le Bordelais.

 

Jusque-là, les Chinois se sont concentrés sur de "petits domaines" et des appellations génériques. Mais ils commencent à s’intéresser aux appellations Médoc et Saint-Émilion.

 

Bellefont-Belcier est un cran au-dessus et un symbole fort, venant trois mois après la vente de Gevrey-Chambertin (lire article), en Bourgogne, acquise par un investisseur chinois, pour une somme avoisinant les 8 millions d’euros.

 

Avec Bellefont, « on franchit un cap symbolique, mais prévisible, estime le président du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), Georges Haushalter. L’intérêt des Chinois pour nos vins se confirmant, il est assez logique qu’ils s’intéressent à l’ensemble de la gamme ».

 

Pour le CIVB, les Chinois, même s’ils restent « prudents », « s’enhardissent » dans le vin, sont « prêts à mettre des montants plus élevés sur la table, donc cela les conduit plus haut dans la hiérarchie des bordeaux ».

 

Actuellement, « une dizaine de propriétés sont en cours de négociation » avec des acquéreurs chinois, souligne Hervé Olivier, directeur régional de la Safer, intermédiaire dans un tiers environ des transactions.

 

En Bordelais, les Chinois ne suscitent à ce jour ni rejet ni inquiétude et « ne font pas voler en éclats le prix du foncier », note la Safer.

Le plus souvent, « ils rachètent des propriétés qui sont à vendre depuis longtemps et qui n’intéressent pas les gens du coin », en raison d’un modèle économique difficilement tenable.

 

En outre, Georges Haushalter assure voir à ce jour chez les acquéreurs chinois « des gens amoureux de nos vins et de nos terroirs qui investissent pour rénover des bâtisses, des vignes et des chais, et qui ont l’ambition de produire des vins de qualité ».

 

Professionnels comme négociants rappellent que les Chinois ne font que s’inscrire dans une lignée d’investisseurs étrangers dans le bordeaux, après Anglais, Hollandais, Américains, Japonais, contribuant à son rayonnement historique.

 

La Chine est devenue depuis l’an dernier première destination à l’exportation des vins de Bordeaux. Elle représente 10 % du bordeaux consommé dans le monde.

 

(Source AFP)

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:24
Blanc-sec-d-ananas.jpgLe précédant article  (« Tahiti lance son blanc sec d'ananas ») ayant déclenché  de nombreux commentaires, voici une photo et quelques informations complémentaires dénichées sur le site de la société - Manutea Tahiti - qui produit ce « vin d’ananas ».
 
Près de cinq ans de travail et de recherches ont été nécessaires à l’élaboration de ce produit inédit. Très vite confrontée à des problèmes gustatifs révélant fortement la présence de levures, l’équipe a dû travailler sur des nouvelles techniques, différentes de celles pratiquées pour le jus de fruit. “L’originalité de ces techniques m’oblige à garder le secret de transformation. Les nombreux essais ont demandé un investissement qui mérite d’être protégé. Et ce, d’autant plus que le produit final est naturel et original” précise Jean-Michel.
 
Toutefois, il confie que lors de la fermentation alcoolique du moût, des levures spécifiques sont ajoutées afin de rendre cette transformation performante tant sur le plan des rendements que sur le plan organoleptique.
 
Cette opération de dix à douze jours est réalisée dans des cuves thermo-régulées, maintenant le moût entre 18 et 21°C, température idéale de fermentation. Un chai à barriques est également utilisé pour permettre la mise sur le marché de cuvées spéciales, et pour assurer la qualité gustative.
 
Des cuves de la marque Mangeard, (fournisseur officiel de grands crus bordelais) ont été choisies. De plus, pour aérer et favoriser l’autodestruction des levures, l’équipe pratique parallèlement à la fermentation, le bâtonnage.
 
Ce geste séculaire consiste à remuer quotidiennement avec un bâton, dans des barriques de chêne français, les lies récupérées au fond de la cuve de fermentation. Comme pour une vinification plus traditionnelle, viennent ensuite les étapes de collage et de clarification.
 
Enfin, avant d’être mis en bouteille, le produit obtenu est conservé dans un garde-vin (cuve à chapeau flottant). Toutefois, le mot vin ne peut pas être utilisé puisque les législations française et européenne autorisent l’appellation “vin” uniquement sur des produits à base de raisin.
 
Élaboré suivant les méthodes traditionnelles de vinification, ce blanc sec d’ananas présente la particularité d’être issu d’un moût d’ananas et non d’un moût de raisin. “La spécificité de ce vin, c’est non seulement son unicité ainsi que la particularité de sa transformation, mais surtout c’est un goût unique qui n’a rien à voir avec un vin connu.
 Blanc-sec-d-ananas-2.jpg
Au nez, on sent très bien l’ananas, et compte tenu de sa couleur “or” on s’attend à découvrir en palais un vin liquoreux. Mais bien au contraire, il est sec avec des saveurs de bananes, de citrons et de vanille. On est surpris par ce goût unique !”
 
La bouteille, de type bordelaise a été retenue pour associer le produit à l’univers du vin.
 
L’étiquette, de facture classique et sobre, précise le millésime du cru car comme le raisin, l’ananas est soumis aux aléas de “mère nature”. Le fruit peut donc avoir une évolution de goût en fonction d’une saison trop sèche ou trop humide.
 
Pour rester dans la tradition des vins français, le choix s’est porté sur un bouchon plutôt qu’une capsule en aluminium.
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 12:15

Carla Bruni-Sarkozy est parvenue à faire partir un tonneau de vin pour 270.000 euros au profit de deux associations. Au total, le montant des enchères a atteint 5,9 millions d’euros lors de la 152ème vente des vins des Hospices de Beaune, le 18 novembre.

Carla-Beaune.jpg

« À 200.000, je livre le vin. À 250.000, mon mari le livre avec moi », a lancé l’épouse de l’ancien Président Nicolas Sarkozy pour faire monter les enchères de la « Pièce du Président » lors de la 152ème vente des vins des Hospices de Beaune.

Si la chanteuse tient parole, elle et son mari devront livrer les bouteilles de vin en Ukraine, à l’homme d’affaires Igor Iankovskyi, qui a emporté la mise.

Les bénéfices de la vente de ce tonneau de 350 litres de "Corton grand cru Charlotte Dumay" iront à la fondation Carla Bruni-Sarkozy, qui vise à favoriser l’accès à la culture pour les personnes défavorisées, et à la fondation Idée, qui promeut l’ouverture à Lyon (Rhône) d’un institut pour aider les jeunes épileptiques. L’acheteur a précisé qu’il allait mettre ce vin aux enchères dans son propre pays pour financer ses œuvres caritatives.

Outre la « Pièce du Président », 511 pièces (fûts de 228 litres) étaient mises aux enchères par Christie’s dans la halle de Beaune.


Cette vente intervient alors que le vignoble bourguignon a été frappé pendant l’année par toutes sortes de calamités sanitaires et climatiques. La production des Hospices a ainsi chuté de 33 %.

Au total, les vins se sont vendu 54 % plus cher qu’en 2011. Les acquéreurs ont particulièrement bataillé pour les rouges dont les prix ont augmenté de 68 %, contre 18 % pour les blancs.

« Si les prix ne montaient pas aux Hospices, on n’y comprendrait rien. Car des vins se sont déjà vendu 40 %, voire 50 % plus cher qu’en 2011 », avait déclaré avant la vente le régisseur du domaine des Hospices, Roland Masse. « Nous anticipions une hausse forte. Cela correspond bien à la qualité du millésime, à la rareté », a confirmé Louis-Fabrice Latour, président de la Fédération des négociants-éleveurs de Grande Bourgogne.
Hospices-de-Beaune.jpg
« C’est au-dessus des pronostics. Nos clients n’ont pas pu suivre sur certaines cuvées car ils craignaient de sortir des prix de marché », a indiqué Jean-David Camus, directeur de la communication de la maison de négoce Albert Bichot.

 

Cette maison va élever la « pièce du président » dans une cave à Beaune, avant de la remettre à son acheteur ukrainien au printemps 2014.

L’an dernier, la vente des Hospices de Beaune avait généré plus de 5,4 millions d’euros au profit de l’hôpital fondé en 1443. Cette année, le montant total des enchères s’est élevé à 5,9 millions d’euros.

 

(Source AFP)

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