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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:45

Le nouveau président du Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Allan Sichel, élu lundi 11 juillet, a fixé comme "préoccupation cardinale" de son mandat "de regagner des parts de marché en France, en Europe et partout dans le monde".

 

"En France la consommation diminue. Le marché européen est très concurrencé. Nous avons des perspectives intéressantes sur les États-Unis, la Chine et l'Asie au sens large. Et après une très petite récolte 2013, c'est important de renouer avec des volumes que nous avons l'habitude de commercialiser", a indiqué devant des journalistes Allan Sichel, 54 ans, précisant s'être fixé 5,5 millions d'hectolitres (Mhl) de production annuelle "ce qui est un impératif, l'objectif étant d'aller vers 5,8 Mhl".

En 2014-2015, 4,8 Mhl de vins de Bordeaux ont été commercialisés pour une valeur estimée à 3,78 milliards d'euros.

 

Seul candidat, et déjà auparavant vice-président du CIVB, ce président de la maison de négoce familiale du même nom succède - conformément aux statuts du CIVB - à un viticulteur, Bernard Farges, arrivé au terme de son mandat de trois ans.

Dans son discours d'adieu, M. Farges a annoncé que "la récolte 2016 s'annonce bien" et a également insisté sur la nécessité "de retrouver des volumes normaux pour alimenter nos marchés après trois années globalement déficitaires". "Nous ne sommes pas sortis des effets du millésime 2013, mais ceux de 2014 et 2015 nous aiderons à retrouver de meilleurs chiffres", a-t-il prédit.

Château Pichon-Longueville Baron

Château Pichon-Longueville Baron

Il a par ailleurs répété que l'interprofession ne "cessera pas son action" vers "une diminution forte, voire la sortie de l'usage des pesticides".

 

Sortir des pesticides, "on peut garder cela comme objectif" mais "à très court terme, certainement pas", a renchérit M. Sichel. "On a une grande marge de progrès possibles" et pour cela "il faut lancer la recherche, les essais, être ouverts d'esprit".

Entendant "fédérer tous les efforts pour faire de Bordeaux la capitale mondiale du vin", M. Sichel a estimé que "ce titre attire des obligations d'exemplarité", égrainant volumes de production, niveau de prestige, diversité des produits, formation technique et commerciale, recherche ou tourisme, sans citer toutefois l'exemplarité en matière d'usage de produits phytosanitaires.

 

"Bordeaux a ses caractéristiques. On est sur un climat très marginal, parfois très humide. On a des pressions de maladies conséquentes. Je ne veux pas dire qu'on sera les premiers à être 100% bio, ce n'est peut-être même pas possible. Mais ça nous oblige de rechercher des solutions à travers l'innovation" comme "le développement des cépages résistants".

 

(Source AFP)

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 14:46

"Brusque recul de la consommation d'alcool en France"

En 2015, les Français ont beaucoup réduit leur consommation de boissons alcoolisées, pour la première fois en cinq ans, sous l'effet de la crise et du climat de morosité après les attentats, selon une étude publiée mardi 7 juin 2016.

Selon le baromètre 2016 de la consommation des boissons alcoolisées, le budget annuel consacré à ces achats dans chaque foyer français s'établit à 321,3 euros en moyenne en 2015, soit près de 6 euros de moins qu'en 2014. La chute est loin d'être aussi importante qu'en 2008, après la crise financière de 2007, lorsque ce budget annuel était tombé à 301,2 euros. Néanmoins, il s'agit de son premier recul depuis 2011.

 

Si la proportion des gens achetant de l'alcool reste stable (96%) depuis 2013, les achats sont moins fréquents et les quantités se réduisent. Ainsi l'an passé, les Français ont acheté en moyenne 71 litres d'alcool par foyer (-2,5%) contre 73 litres en 2014 et 80,7 litres en 2007.

 

"Depuis dix ans, on avait une baisse des volumes de boissons alcoolisées, ce qui est nouveau cette année c'est la baisse du budget, ce qui traduit probablement surtout un effet crise" a estimé Alexis Capitan, directeur général de l'association "Avec modération" qui regroupe des entreprises du secteur.

"Il faudra voir si l'effet perdure en 2016", a-t-il ajouté. "La baisse de la consommation est une vraie tendance de fond. En 50 ans, on a perdu plus de 50% des volumes d'alcool et on a une consommation de plus en plus occasionnelle. Il reste 8% de consommateurs quotidiens, et la consommation quotidienne devient marginale" selon lui.

« Petites news autour du vin… »

"Vins de Loire, Amboise future nouvelle appellation"

L'appellation Amboise va bientôt voir le jour. Elle sera dédiée au côt pour les vins rouges et au chenin pour les vins blancs.

Une révolution se fomente à l'ombre du château royal d'Amboise (Indre-et-Loire). Une quinzaine de vignerons du cru ont décidé d'abandonner la dénomination "Touraine" sur leurs étiquettes pour garder la seule appellation "Amboise", avec un cahier des charges resserré et un vignoble recentré sur 200 hectares produisant des vins issus des cépages Chenin pour les blancs, et Côt pour les rouges.

 

Les rosés devront comporter un minimum de 70% de Côt, le reste étant fourni par du Gamay. Le Côt (dénommé aussi Malbec, même si la variété ligérienne est un peu différente) est le cépage historique de la région, présent depuis la Renaissance et il est parfaitement adapté aux sols d'argile à silex qui bordent la Loire autour du château d'Amboise.

Château d'Amboise

Château d'Amboise

L'Institut national des appellations d'origine (INAO) opère l'identification parcellaire sur le terroir des onze communes concernées, dernière étape avant de porter la nouvelle appellation sur les fonts baptismaux.

Les volumes resteront relativement faibles en raison d'exigences de rendement, limité à 52 et 55 hectolitres/ha, respectivement pour les blancs (2.000 hectolitres prévus pour la nouvelle appellation) et les rouges (3.000 hectolitres).

 

"La Champagne va célébrer son inscription à l'Unesco le 10 juillet"

Une grande marche se tiendra le 10 juillet 2016 en Champagne pour célébrer l'inscription des coteaux, caves et maisons de Champagne au patrimoine mondial de l'humanité le 4 juillet 2015.

 

Il s'agit "d'une marche de vignes en villages, où chacun pourra découvrir ou redécouvrir une partie des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial et plus largement ce que signifie la valeur universelle exceptionnelle qui a été retenue", selon la Mission coteaux, maisons et caves de Champagne.

Les participants prendront le départ d'Hautvillers, village de la Marne où a vécu le moine cellérier Dom Pérignon. Les deux parcours de 11 et 21 km seront ponctués d'animations culturelles.

Cette marche ouverte au grand public, placée sous le signe de la fraternité, sera le point d'orgue de trois jours de fête, du 8 au 10 juillet, destinés à faire vivre les 320 villages et villes de l'appellation.

La Maison Krug

La Maison Krug

« "Bordeaux fête le vin" célèbre sa 10ème édition »

Pour sa 10ème édition de "Bordeaux fête le vin" du 23 au 26 juin, la ville veut faire les choses en grand sur sa route des vins de 2 km en bord de Garonne, près de la fan-zone prévue pour l'Euro 2016, et qui permettra aux visiteurs de découvrir les 80 appellations de Bordeaux et d'Aquitaine et d'aller à la rencontre des viticulteurs et négociants.

 

10 villes seront invitées d'honneur et des rendez-vous culturels et des animations diverses, dont musicales, sont au programme. Remportant à chaque édition un vif succès, le pavillon de l'École du Vin de Bordeaux proposera tous les jours des ateliers d'initiation et de dégustation et un village gourmand permettra de se restaurer avec une offre de produits de la grande région Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes.

L'accès à l'événement est libre et gratuit pour profiter des nombreuses animations et ceux qui souhaitent déguster sur les pavillons pourront acheter leur Pass-Dégustation (21 euros).

Place de la Bourse à Bordeaux

Place de la Bourse à Bordeaux

"Un viticulteur-négociant arrêté pour trafic"

Un viticulteur-négociant a été arrêté mardi 31 mai à Nerbian (Hérault) pour un trafic de vins contrefaits qui porterait sur quelque 16.000 bouteilles.

C'est un autre viticulteur qui aurait porté plainte en septembre 2015 après avoir découvert dans le catalogue d'une foire aux vins d'une grande enseigne de la distribution à Béziers son vin répertorié sans que l'étiquette et le contenu ne correspondent à sa véritable production.

 

La brigade territoriale de gendarmerie de Servian avait alors été chargée de l'enquête qui a abouti mardi matin à l'arrestation, puis la garde à vue et le placement sous contrôle judiciaire d'un viticulteur-négociant favorablement connu localement au sein de la profession.

Chez cet homme âgé de 43 ans, quelque 4.000 bouteilles de vin frauduleuses ont été saisies mais les enquêteurs estiment que le trafic porterait sur 16.000 bouteilles.

Deux enseignes de la grande distribution et 15 viticulteurs auraient été floués.

 

(Source AFP)

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 10:34

La Chine a annoncé jeudi 2 juin avoir reconnu 45 appellations de vins de Bordeaux, une décision qui devrait permettre, selon les professionnels du secteur, de mieux combattre les contrefaçons endémiques sur un marché chinois crucial.

 

Un an après avoir reconnu l'indication géographique viticole "Bordeaux", Pékin a officialisé la reconnaissance des 45 appellations qui y sont rattachées, dont le prestigieux Saint-Emilion.

Le bordeaux est le vin français le plus connu en Chine mais il pâtit de son succès : des vins médiocres déguisés en crus authentiques à l'aide d'étiquettes fantaisistes sont légion dans le pays, et les consommateurs souvent peu avertis.

 

Or, pour Fabien Bova, directeur général du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), ce "signal fort" offrira de meilleures armes pour combattre les "détournements de notoriété". "La reconnaissance officielle (...) signifie des moyens supplémentaires pour défendre ces indications et appellations devant la justice chinoise", a abondé le ministre français de l'Agriculture Stéphane Le Foll, à Pékin jeudi, en route pour Xian (nord) pour le G20.

 

La Chine est le premier marché pour les vins de Bordeaux, la région y réalisant un quart de ses exportations, environ 500.000 hectolitres par an pour un chiffre d'affaires avoisinant 300 millions d'euros, selon le CIVB.

Après avoir reculé en 2014, les exportations de bordeaux rouge vers la Chine ont progressé de 34% en volume l'an dernier, selon le ministère français de l'Agriculture.

 « Contrefaçon de vins de Bordeaux, la Chine reconnaît 45 appellations »

Pour lutter contre la contrefaçon, une centaine de policiers chinois avaient été récemment formés à les détecter avant un salon viticole à Chengdu (sud-ouest), avec l'appui de professionnels bordelais.

 

"Plus qu'un préjudice économique" difficile à évaluer, "le danger, c'est une crise sanitaire" qui plomberait la réputation des crus français, a averti Bernard Farges, président du CIVB. "On observe une convergence entre la Chine et la France sur le concept d'indications géographiques protégées" de produits agricoles, s'est réjoui M. Le Foll.

 

La Chine a déjà reconnu fin 2009 l'appellation Cognac, suivie du Champagne.

Dix indications géographiques chinoises - dont la pêche de Pinggu et le thé Longjing - ont été reconnues par l'UE, en échange de l'enregistrement par Pékin de dix appellations européennes - dont le Comté, le Roquefort et le jambon de Parme.

 

En revanche, aucune avancée ne semble esquissée sur les droits de douanes chinois imposés aux vins européens - fixés à 14% et auxquels s'ajoutent des taxes locales à la consommation - face à des concurrents chiliens et bientôt australiens qui, eux, en sont exemptés.

 

(Source AFP)

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 09:52

Désolation le week-end dernier chez des vignerons qui ont vu leurs efforts ruinés par la grêle aux quatre coins du pays. Après le gel, ce nouvel épisode laisse augurer un millésime 2016 compliqué.

 

C'est vendredi 27 mai, avant même l'alerte aux orages émise par Météo France, que la grêle a frappé dans le Cognac, le Chablis, le Beaujolais et le Madiran.

"Les feuilles et les grappes sont hachées, il n'y a plus que les tiges" car "avant floraison", la vigne est "très tendre", se désole Bernard Malabirade, viticulteur dans le Madiran. Et dans les zones touchées, "les bois sont tellement abimés que c'est même la récolte 2017 qui est menacée".

 

Frédéric Gueguen, président de l'appellation des producteurs de Chablis, est, lui, au bord des larmes à la vue de ses parcelles décharnées. Les feuilles et les raisins sont à terre dans la quasi-totalité de son domaine.

"Les impacts les plus forts se trouvent en Bourgogne et en Charente", rapporte Jérôme Despey, président du conseil vin de l'établissement public FranceAgriMer. Et les dégâts sont très ciblés: sans doute des milliers d'hectares détruits autour de Châteaubernard, Jonzac et Bourg-Charente dans le Cognac, champion français sur le marché mondial des spiritueux.

« Désolation dans des vignes après la grêle »

Dans le Gers, environ 10% des appellations Madiran et Pacherenc, produites sur le même terroir, est concerné.

 

En Beaujolais, les dégâts se concentrent surtout sur l'appellation Chiroubles avec 10 à 15% des vignes très touchées; et dans le Chablis, dans la partie sud du vignoble.

Dans l'Yonne, cet épisode est d'autant plus difficile à vivre que les viticulteurs chablisiens avaient déjà eu à subir la grêle 15 jours plus tôt et le gel fin avril.

Un coup de froid qui avait aussi affecté une grande partie du reste de la Bourgogne et le Val de Loire.

 

"On le voit, il y a de plus en plus d'orages importants et de phénomènes météo violents. Alors il faut inciter les viticulteurs à s'assurer. Il y a aujourd'hui des systèmes qui coûtent entre 30 et 100 euros par an à l'hectare", souligne Jérôme Despey, également viticulteur dans l'Hérault et dirigeant de la FNSEA, précisant que ce montant est une moyenne et qu'il est beaucoup plus élevé pour les grands crus.

Vignes de Vouvray touchées par la grêle

Vignes de Vouvray touchées par la grêle

Aujourd'hui, seuls 15% des 800.000 hectares de vignes françaises sont assurés.

Pour l'heure, les viticulteurs réclament un étalement de leur cotisation à la Mutualité sociale agricole (MSA) et certains souhaitent une reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.

Si certains ont vu leurs espoirs de récolte anéantis, la profession estime qu'il est trop tôt pour préjuger du millésime 2016, après un cru 2015 "béni des dieux" grâce à la chaleur et la sécheresse qui avaient donné des maturités exceptionnelles.

 

"À cette époque, (la grêle), ça nuit sur le volume mais pas sur la qualité", veut croire Gilles Paris, président d'Inter Beaujolais et vigneron à Chiroubles.

"Tout dépendra de la météo à venir et de la capacité de la vigne à cicatriser" alors que la phase cruciale de la floraison arrive, ajoute Jérôme Despey.

Car la grêle, c'est beaucoup plus grave sur des raisins à maturité, selon lui.

Le dernier gros épisode de grêle remontait à 2014 en Languedoc-Roussillon. Les vignerons avaient vu leurs récoltes fondre de 15 à 20% dans l'Aude et l'Hérault.

 

(Source AFP)

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:53

Des bouteilles de vins du domaine de la Romanée-Conti ont été achetées 3,8 millions d'euros lors d'une vente aux enchères dimanche 22 mai à Genève, où un jéroboam de trois litres de 1999 est parti pour 53.000 euros.

 

3.8 millions d'euros pour 1.407 bouteilles de vins. Le montant peut sembler vertigineux. Il témoigne du prestige que conservent le domaine de la Romanée-Conti et ses grands vins. Notamment auprès d'une clientèle asiatique fortunée prête à engager des sommes considérables pour acquérir des crus si rares.

 

"Nous sommes très heureux des résultats", a déclaré Michael Ganne, dirigeant de la petite maison d'enchère spécialisée dans les vins d'exception Baghera Wines.

Le domaine de la Romanée-Conti est considéré comme produisant l'un des meilleurs vins au monde. "Plus de 100.000 personnes figurent sur une liste d'attente pour acquérir ne serait-ce qu'une bouteille du breuvage convoité", selon M. Ganne.

« 3,8 millions d'euros pour des vins de la Romanée-Conti »

Au total, 1.407 bouteilles ont été vendues pour 4,2 million de francs suisses (4,3 millions de dollars, 3.8 millions d'euros).

Outre le jéroboam, un lot de 12 bouteilles de 1988 de Romanée-Conti a été adjugé 144.000 francs suisses (environ 127.433 euros).

 

Cette collection est "unique" et "historique", a ajouté Michael Ganne, expliquant qu'il était extrêmement rare de voir une vente de plus de 100 bouteilles de ces crus rares et recherchés en une seule fois.

Elle appartenait à un unique propriétaire qui a souhaité conserver l'anonymat.

 

"Quelque 50 personnes ont participé aux enchères mais la plupart des achats ont été menés par téléphone pour des acheteurs asiatiques", a précisé Michael Ganne.

 

(Source AFP)

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 09:10

Les vignobles en Indre-et-Loire des appellations Chinon, Bourgueil et Saint Nicolas de Bourgueil ont été durement touchés par des "gelées noires" dans la nuit de mardi à mercredi 27 avril et "au moins la moitié de la récolte est perdue", selon les responsables du secteur.

 

"C'est assez clairement une gelée historique, de l'ordre de celle de 1994, et peut-être de 1991", lorsque la presque totalité de la récolte avait été perdue sur ces appellations, a déclaré Guillaume Lapaque, directeur des associations viticoles d'Indre-et-Loire et de la Sarthe. "Tout l'ouest du département a été touché par des gelées allant de -3 à -4°, avec des pointes à -6°, alors que les vignes sont en plein débourrage (ouverture des bourgeons), c'est à dire à un moment extrêmement critique", a-t-il précisé.

 

Pour M. Lapaque, "c'est paradoxalement un effet du réchauffement climatique : les hivers doux avancent la date du débourrage, tandis que les gelées tardives ont toujours lieu à la même époque".

"Les parcelles en plaine ont été davantage touchées que sur les coteaux", a indiqué M. Jean-Martin Dutour, viticulteur à Chinon et président de l'appellation. L'est du département d'Indre-et-Loire et le vignoble de la vallée du Cher ont été touchés dans une moindre mesure, selon M. Lapaque et M. Michel Badier, de la chambre d'agriculture du Loir-et-Cher, pour qui "la catastrophe a été évitée de justesse".

 « Chinon, Bourgueil et Saint Nicolas de Bourgueil durement touchés par le gel »

"Je suis étonné du peu de dégâts constatés pour le moment", a renchéri M. Bruno Denis, un viticulteur de l'appellation Touraine-Chenonceaux établi à Mareuil-sur-Cher (Loir-et-Cher).

 

La perte d'au moins la moitié de la récolte sur Chinon (la plus importante appellation avec 2.360 hectares), Bourgueil et Saint Nicolas de Bourgueil aura "de lourdes conséquences économiques", a souligné M. Lapaque.

 

"Outre la perte de la moitié du chiffre d'affaires pour les exploitations alors que la viticulture est le premier employeur agricole du département, nous risquons de perdre des parts de marché qui seront très difficiles à regagner", a-t-il souligné.

"C'est compliqué pour les vignerons car cette perte intervient après plusieurs années de petites récoltes, et ils n'ont plus de stock", a confirmé M. Dutour.

 

(Source AFP)

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