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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 11:48

Les "vendanges touristiques" ont été autorisées cette année en France, permettant aux vignerons de faire découvrir leurs domaines et leurs productions, sans crainte d'être soupçonnés d'user de travail irrégulier.

 

Quelque 10.000 caves accueillent 10 millions d'"oenotouristes", soit des visiteurs venus à la découverte des vins et vignobles français, chaque année dans l'Hexagone, dont 4,2 millions d'étrangers.

Ce marché représente 5,2 milliards d'euros de recettes par an, les vignobles les plus fréquentés étant celui de Bordeaux, la Champagne, l'Alsace, la Bourgogne et le Val de Loire.

« Les "vendanges touristiques" sont désormais autorisées »

Désormais, les viticulteurs sont libres" sous certaines conditions "de proposer des vendanges aux touristes sans craindre, comme dans le passé, des sanctions des autorités", précise le conseil, un an après les premières Assises nationales de l'oenotourisme, organisées à Paris.

 

L'Etat a rappelé cet été le cadre réglementaire dans lequel un touriste peut vendanger sur une parcelle d'un domaine viticole ou vinicole, sans que son activité puisse être assimilée à un travail accompli par un salarié.

 

Cette vendange doit faire partie d'une "offre touristique commerciale pour laquelle le touriste a payé", axée sur "la découverte des vignobles et leurs productions".

Elle doit être "ponctuelle et limitée dans le temps", effectuée par un non professionnel, sur une "superficie réduite et bien limitée du vignoble", en l'absence de lien de subordination juridique à l'égard du vigneron - viticulteur, et ne présenter "aucune finalité de rendement ni de productivité".

« Les "vendanges touristiques" sont désormais autorisées »

Le vigneron peut ainsi produire des documents décrivant la prestation commerciale, déclarer son activité auprès d'un office du tourisme, ou l'immatriculer auprès d'Atout France, l'agence chargée du développement touristique de l'Hexagone, qui décerne le label "Vignobles et découvertes".

 

Cette clarification du cadre légal va permettre de "libérer les énergies des acteurs du vin et du tourisme", a estimé Hervé Novelli, président du Conseil supérieur de l'oenotourisme et ancien ministre du Tourisme.

« Les "vendanges touristiques" sont désormais autorisées »

(Source AFP)

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 09:07

Au cœur des plus prestigieux vignobles de Bourgogne, des gendarmes patrouillent jour et nuit durant les vendanges pour dissuader les voleurs de raisin : "plus la récolte est maigre, plus le risque de vol augmente", témoigne un viticulteur de Vosne-Romanée.

« Dans les vignes de Bourgogne, les gendarmes veillent au grain !! »

"Ici, ce sont les meilleures parcelles de Côte d'Or. Le préjudice est énorme quand il y a des vols. La présence des gendarmes, ça nous rassure", explique Vincent Gros, à la tête du domaine Gros Frère et Sœur, qui produit notamment de grands crus Echézeaux ou Clos de Vougeot, et dont les vignes jouxtent celles de la Romanée-Conti, l'un des vins les plus chers du monde.

 

"Quand on vole du raisin, on vole le travail d'un an. Et nos grappes valent de l'or. On positionne aussi des caméras sur les zones les plus sensibles", poursuit le jeune viticulteur de 32 ans. "Mon oncle, un peu plus loin, a déjà subi des vols sur une parcelle isolée".

 

"Notre vignoble est très parcellisé. A l'extérieur du village, c'est difficile à surveiller", souligne-t-il.

Le profil du voleur ? "C'est souvent un viticulteur, dont les vignes ont souffert du gel, de la grêle, d'un "coup de soleil". "Quand la récolte est trop petite, c'est tentant d'aller voler des raisins. Il peut suffire d'un sécateur et d'un seau".

« Dans les vignes de Bourgogne, les gendarmes veillent au grain !! »

En ce début de vendanges, sous un soleil de plomb, les saisonniers, armés de sécateurs, cueillent avec précaution les précieuses grappes. Pendant ce temps, sur les chemins qui entourent les parcelles, deux gendarmes de la brigade de Nuits-Saint-Georges patrouillent à vélo.

 

"Les gens savent que nous sommes utiles. Ça nous rend plus sympathiques ! Les vendangeurs nous saluent, nous sourient", se félicitent en pédalant Pierre-Édouard et Romain, l’œil aux aguets. Ce ne sont pas les seules sentinelles des vignobles.

En tenue de camouflage, deux membres du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie de Beaune scrutent les vignes sur des motos bleues tout-terrain.

Durant la nuit, trois gendarmes du PSIG patrouillent en voiture. Une fois sortis du véhicule, ils observent longuement les vignobles grâce à des lunettes de vision nocturne. Tous phares éteints, pour mieux surprendre les indésirables.

« Dans les vignes de Bourgogne, les gendarmes veillent au grain !! »

Sur les routes, certains véhicules peuvent également être fouillés par les gendarmes qui contrôlent aussi les taux d'alcoolémie. Une grappe par ci, par-là, pour que cela ne se voit pas trop.

Ou plusieurs rangées, voire toute une exploitation pillée, les vignobles sont chaque année la cible de voleurs. Un phénomène qui touche toute la France et s'est accentué ces dernières années avec la baisse des récoltes.

 

Dans la région, ces patrouilles de la gendarmerie s'inscrivent dans le plan Bourgogne mis en place après la mauvaise récolte de 2016 et la multiplication des vols.

De la Côte de Nuits à la Côte de Beaune, coexistent plus de 1.200 "climats" (terroir viticole associant parcelle, cépage et savoir-faire), inscrits au patrimoine de l'Unesco en juillet 2015.

 

(Source AFP)

 

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 11:41

Face à des consommateurs plus attirés par le bio mais aussi davantage soucieux de leur porte-monnaie, les enseignes adaptent leurs catalogues lors des foires aux vins d'automne au détriment notamment du bordeaux, même s'il reste indétrônable.

« Foire aux vins, le vin bio a le vent en poupe »

Les foires aux vins 2019 ont déjà débuté fin août chez certains distributeurs et se termineront fin octobre. Elles devront faire oublier une édition 2018 décevante, avec des ventes en recul de 2,1% en valeur et de 4,4% en volume, et ce malgré une hausse du nombre de références dans les catalogues, selon le cabinet Nielsen.

 

Néanmoins, cet événement reste incontournable puisqu'il représente près de 25% des ventes annuelles du rayon vins de la grande distribution, qui mise, pour attirer le consommateur, sur une plus grande diversité de son offre, au détriment de l'appellation d'origine protégée Bordeaux.

 

« En 2005, la part du bordeaux dans tous les catalogues des foires aux vins était de 41%, elle est de 33% aujourd'hui ».

« Foire aux vins, le vin bio a le vent en poupe »

Mais pourquoi Bordeaux, la reine des régions, est-elle devenue aussi mal aimée ? "Parce qu'ils ne font rien pour inverser la tendance", indique Michel Biéro.

"Pour eux, le bordeaux est le meilleur du monde, donc il doit se vendre le plus cher et ils n'y dérogent pas". Or, à un moment donné, le consommateur français ne peut plus suivre.

 

D'autant que l'amateur de bonnes bouteilles souhaite, comme pour sa nourriture, consommer moins mais mieux. Et que face au bordeaux, d'autres appellations ont su prendre le virage du bio, de la biodynamie, du "sans sulfite ajouté", sans mégoter sur un bon rapport qualité/prix.

 

"Le marché s'est vraiment transformé en l'espace de dix ans. Le rouge a baissé de 10% quand les rosés ont bondi de 10% et les blancs de 4-5%", relève pour sa part Audrey Sonnendrecker. Deux types de vins "moins complexes en termes de goût et de dégustation", que consomment notamment les "millennials, lors d'apéritifs dînatoires".

« Foire aux vins, le vin bio a le vent en poupe »

Or, Bordeaux produit à 90% du rouge, d'où une appellation beaucoup plus touchée que les autres par cette mutation.

 

"Aujourd'hui, ce sont les vins naturels qui tirent la croissance du secteur et soutiennent les volumes", selon Mme Sonnendrecker. Carrefour proposera ainsi cette année 280 vins naturels (bio, sans sulfite, etc.) sur un total de 1.650, soit 80 de plus que l'an dernier".

 

(Source AFP)

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 14:59
Vignes touchées par la canicule

Vignes touchées par la canicule

La vigne a peu apprécié le cocktail météo mixant gel printanier et canicule estivale, la production française de vin devrait baisser de 12% cette année, et de 4% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

 

Selon une prévision vendredi 30 août du service statistique du ministère de l'agriculture, Agreste, la production de vin devrait atteindre au total 43,4 millions d'hectolitres cette année, contre 49,37 millions en 2018. Elle serait ainsi l'une des plus basses des cinq dernières années, mais supérieure quand même à la récolte historiquement réduite de 2017.

Seule une région devrait voir sa production augmenter en volume, le sud-est de la France.

 

Dans le détail, la production de vins AOP (Appellation d'origine protégée) devrait baisser de 10% par rapport à 2018 à 20,09 millions d'hectolitres. Celle des vins pour eaux-de-vie devrait reculer de 20% à 7,89 millions d'hectolitres.

 

Les vins en Indication géographique protégée (IGP) devraient voir leur production baisser de 5% à 12 millions d'hectolitres, et les vins sans indications géographiques devraient chuter de 25% à 3,35 millions, selon les prévisions du ministère.

Orages dans l'Ouest

Orages dans l'Ouest

Au printemps, la floraison de nombreux vignobles s'est déroulée dans des "conditions climatiques défavorables" entraînant de la "coulure" (chute des fleurs ou des jeunes baies) et parfois du "millerandage" (baies de petite taille). Les bassins de la façade Ouest du pays sont les plus touchés.

 

En été, les épisodes caniculaires ont brûlé des grappes, surtout dans le Gard, l'Hérault et le Var, ce qui a occasionné des pertes de production. Dans certains vignobles, des pluies début août ont permis de limiter les conséquences de ces fortes chaleurs. Mais mi-août, un orage de grêle a causé des dégâts dans le Beaujolais.

 

En Champagne, la production devrait baisser, mais par rapport à une année exceptionnelle en 2018.

En Bourgogne-Beaujolais, la production est prévue en "nette baisse par rapport à la moyenne quinquennale".

 

En Alsace, canicule et manque d'eau ont freiné l'avancement végétatif des vignes.

La grèle a fait de gros dégats

La grèle a fait de gros dégats

En Savoie, malgré le déficit hydrique, la vigne a résisté. Dans le Jura, le gel a causé des "pertes élevées". Dans le Val-de-Loire, les pluies d'été ont permis de redresser la production, affectée par les gels d'avril et mai.

 

Dans le Bordelais, une partie du vignoble a été frappée par le gel au printemps, et des coulures ont été observées en juin. Les effets de la canicule ont été limités par les pluies de fin juillet.

 

En Languedoc et Roussillon, la canicule a occasionné des "grillures" sur grappes avec des pertes de production, surtout dans le Gard et l'Hérault.

 

En résumé, c’est l’ensemble du vignoble français qui a été affecté par ces conditions particulières.

 

(Source AFP)

 

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 10:37

La production de vin est attendue en baisse cette année de 6 à 13% par rapport au millésime 2018, en raison notamment de la canicule, selon les estimations du ministère de l'Agriculture publiées en juillet.

« La production de vin en France sera à la baisse en 2019 »

La production devrait atteindre cette année entre 42,8 et 46,4 millions d'hectolitres et "pourrait ainsi être l'une des plus basses des cinq dernières années, après la récolte 2017, historiquement réduite par le gel", a indiqué le ministère, se basant sur les estimations établies au 12 juillet dernier.

 

La floraison de la vigne s'est déroulée dans "des conditions climatiques défavorables" entraînant de la coulure (chute des fleurs ou des jeunes baies) et parfois du millerandage (baies de petite taille), des phénomènes qui ont touché principalement l'ouest de la France (Val de Loire, Charente, Bordelais et Sud-Ouest), a-t-il expliqué.

« La production de vin en France sera à la baisse en 2019 »

Dans le midi, la canicule qui a frappé la France à la fin du mois de juin a provoqué des "brûlures de grappe et des pertes de production" dans le Gard, l'Hérault ou le Var, a précisé le ministère.

La grêle, en revanche, a eu un effet limité au niveau national, même si elle a provoqué des dégâts importants "par endroits".

 

Avec la canicule, la pression des maladies est modérée dans la plupart des vignobles, comparée à 2018. "L'oïdium est néanmoins présent en Alsace et en Champagne", a constaté le ministère.

 

Enfin, les vendanges sont attendues en "léger retard" par rapport à 2018 "qui avait été l'une des années les plus précoces".

 

(Source AFP)

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 11:04

La supercherie aura duré un an. Deux entreprises ont vendu depuis 2018 du vin bleu présenté comme 100 % naturel. La couleur était en fait ajoutée grâce à un colorant alimentaire.

 

En 2018, le vin bleu débarquait en France. Malgré sa couleur piscine, ce vin était censé être 100 % naturel issu d’un vin blanc macéré une seconde fois avec de la peau de raison noir, un procédé qui lui donnait soi-disant sa couleur.

 

Mais tout cela, n’était qu’une vaste fumisterie. Le bleu était en fait un simple colorant alimentaire, le E133 utilisé également dans le curaçao. Ce sont des étudiants de l’université de Toulouse III Paul-Sabatier spécialisés en chimie analytique et leurs professeurs qui ont découvert le pot aux roses en analysant deux marques de vins bleus sur le marché : le Vindigo et l’Imajyne.

« Il y avait bien du colorant dans le vin bleu présenté comme 100 % naturel »

Dans leur étude publiée dans la revue scientifique European Food Research and Technology, ils expliquent que « cette molécule de synthèse ne peut provenir naturellement du procédé de vinification. Il ne s’agit donc pas d’un vin naturel comme le clament les producteurs pour lesquels la couleur bleue provient des anthocyanes libérées lors de la macération avec les peaux de raisin rouge. »

 

L’année dernière, juste après sa mise sur le marché, l’institut national de la recherche agronomique (Inra) émettait des doutes sur sa composition estimant que la couleur ne pouvait être obtenue d’un procédé naturel.

« Il y avait bien du colorant dans le vin bleu présenté comme 100 % naturel »

Ces deux marques vont peut-être devoir changer leurs étiquettes, ils ne peuvent pas être vendus en tant que vin « simple » mais en tant que « boisson à base de vin » pour éviter de tromper le consommateur.

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