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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 14:41

La Champagne mène des recherches pour trouver des cépages résistants aux maladies de la vigne comme l'oïdium et le mildiou et réduire l'utilisation de pesticides.

 

"Nous travaillons sur du très long terme et cela pourrait changer les fondamentaux des cépages de l'appellation", déclare Thibaut Le Mailloux, directeur de la communication du Comité Champagne, l'organisme interprofessionnel qui regroupe vignerons et négociants.

 

En partenariat avec l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Colmar et l'Institut français de la vigne et du vin de Montpellier, le programme, qui s'étale sur 15 ans, vise à créer quatre à cinq nouvelles variétés de raisin pour anticiper les défis environnementaux à venir.

 

"Il s'agit de croiser les cépages autorisés en Champagne avec des variétés naturellement résistantes à certaines maladies ou présentant des particularités intéressantes, comme une maturation tardive par exemple, afin d'obtenir une résistance naturelle ou une aptitude culturale mieux adaptée à de nouvelles conditions climatiques", précise le Comité Champagne dans un communiqué.

 

L'évolution des conditions climatiques a déjà un impact sur le cycle de la vigne en Champagne. Selon l'interprofession, depuis les années 90, la floraison commence environ deux semaines plus tôt. Les grappes sont plus grosses et présentent des taux d'alcool en progression de près d'un degré. Des teneurs en CO2 plus élevées optimisent également la photosynthèse.

Les vignes à Epernay

Les vignes à Epernay

Ces paramètres profitent pour le moment au champagne mais pourraient finalement le pénaliser si, comme les experts du climat le prédisent, la température moyenne globale augmente de près de 1°C à 5°C d'ici 2100. "Il faut lancer la recherche absolument maintenant, car dans 25 ans il sera trop tard", estime M. Le Mailloux.

 

Sept cépages sont actuellement autorisés dans l'appellation. Le pinot noir, le pinot meunier et le chardonnay sont les plus répandus devant l'arbane, le petit meslier et les pinots gris et blanc. Ces espèces sont elles-mêmes le fruit de recherches propres au savoir-faire champenois. Des croisements ont eu lieu tout au long de l'histoire de la Champagne, notamment entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, à l'époque de la crise du phylloxéra.

 

L'enjeu est désormais de fabriquer des variétés résistantes aux maladies de la vigne comme l'oïdium et le mildiou, qui sont favorisées par le réchauffement climatique, et par la même occasion de réduire l'utilisation de pesticides.

La Côte des Blancs et son moulin

La Côte des Blancs et son moulin

Le processus d'hybridation devrait donner 4.000 pépins, qui seront plantés dans les parcelles expérimentales de la Champagne dans six ans.

A l'horizon 2030, après des tests, analyses et dégustations, quatre à cinq variétés pourraient être inscrites au catalogue français des variétés de vigne puis au cahier des charges de l'AOC.

 

"Il ne s'agira en aucun cas d'OGM, mais d'espèces hybrides obtenues grâce à la technologie", précise Arnaud Descotes. Durant ces travaux, les scientifiques veilleront à ce que la typicité des vins soit conservée. "Garder le style champagne est vraiment un objectif central, confirme Thibaut Le Mailloux. Nous poursuivons notre tradition d'innovation, mais le champagne restera le champagne".

 

(Source AFP)

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 09:48

Des critères environnementaux seront bientôt inclus dans les cahiers des charges de fabrication de certains produits bénéficiant d'appellations d'origine, notamment le raisin destiné au vin, basés jusqu'ici principalement sur le lien avec le terroir.

 

La réduction des pesticides et des engrais, la gestion de l'eau, les techniques de sélection de variétés de plantes ou d'espèces, font partie des mesures à l'étude, a expliqué Jean-Luc Dairien, directeur de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) lors d'une conférence de presse jeudi 9 juin.

L'interdiction du désherbage chimique pour certaines appellations viticoles, ainsi que des objectifs d'entretien du paysage (vignobles notamment) sont également à l'étude.

 

Il ne s'agit toutefois pas d'imposer une norme une fois pour toutes aux producteurs, mais de proposer à chaque filière un corpus de mesures qu'elle pourra choisir d'intégrer ou non dans son cahier de charges.

 « Vers des critères environnementaux pour les AOC et AOP »

"D'ici à l'automne, nous informerons les producteurs du corpus. Ils pourront prendre les mesures qui leur conviennent", a souligné M. Dairien.

 

Cette intégration de critères environnementaux dans les appellations d'origine contrôlée (AOC) et protégée (AOP) correspond à une demande du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, dans le cadre de sa politique d'agro-écologie.

Les premiers à mettre ces mesures en application devraient être les vignerons de l'AOC Costières de Nîmes, d'ici fin 2016, selon M. Dairien.

 

(Source AFP)

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 13:16

Une petite révision avant la dégustation de ce soir, cela ne fait jamais de mal!!

Cet article a été publié en juillet 2011.

 

Le chenin, aussi appelé chenin blanc, est un cépage blanc originaire de l'Anjou où il est attesté dès le 9ème siècle.

Il aurait été obtenu, par sélection, à partir du chenin noir.

Dans les siècles suivants, il s’étend à la Touraine où il obtiendra son nom actuel, probablement du Mont Chenin.

 

Au 14ème siècle, Rabelais, en bon tourangeau, parle abondamment des vins blancs d'Anjou et cite une fois le chenin dans Gargantua.

Après la révocation de l'Édit de Nantes, certains Huguenots trouvèrent refuge en Afrique du Sud. Ils emportèrent ce cépage dans leurs bagages et le plantèrent dans cette région du monde.

Aujourd’hui, la surface de chenin cultivée en Afrique du Sud est le double de celle de la vallée de la Loire.

Le chenin fut également importé en Australie dès le 19ème siècle.

 

Le-Chenin-blanc.jpgDe nos jours, il est bien représenté dans les nouveaux pays viticoles que sont l'Argentine, le Chili, la Californie la Nouvelle-Zélande, l'Australie et l'Afrique du Sud. Par exemple, en Afrique du Sud, avec 30 % du vignoble, c'est l’un des cépages le plus cultivé, sous le nom de steen.

 

En France, il est surtout présent dans sa région d'origine, la Vallée de la Loire dont c'est l'un des cépages blancs les plus caractéristiques.

Il est planté dans cette région, des limites ouest du Maine et Loire jusqu'à la Touraine, et couvre un bon nombre d'appellations.

Il est également appelé pineau blanc de la Loire en Touraine.

 

On le trouve aussi dans le sud-ouest et dans le Languedoc où il est classé « cépage recommandé ».

Il rentre dans l'assemblage de plusieurs AOC de l'appellation Limoux, dans La blanquette de Limoux jusqu'à 10% et dans le crémant de Limoux jusqu'à 40%. Depuis 2009 ce cépage peut aussi constituer 100% de l'AOC Limoux Blanc ou être assemblé avec le chardonnay et le Mauzac.

 

Il donne des vins blancs qui peuvent être secs (Jasnières, Savennières, Vouvray, Anjou,...) ou moelleux voire liquoreux sur certains millésimes ou selon les tris des vignerons (Bonnezeaux, Coteaux du Layon,...).

Il est aussi utilisé pour la production de vins effervescents (Crémant de Loire,…).

 

Le chenin est le seul cépage autorisé pour la production de Savennières.

 

Sa réputation n'est pas aussi noble que d'autres cépages blancs.

Et pourtant, beaucoup de professionnels estiment qu'il peut, s'il est bien travaillé, produire de grands vins.

Cela provient peut être d'une période où beaucoup de vignerons vendangeaient des raisins peu mûrs, donc acides, verts. Ils compensaient ce déficit en chaptalisant, puis en soufrant pour éviter un second départ de fermentation en bouteille.

 

 

 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:24

Mercredi dernier, à la demande d’une amie, nous avons organisé une soirée « initiation dégustation » pour les membres du KIWANIS Cœur de Créole de Fort de France.

 

Cette soirée fort agréable où les questions n’ont cessé de fuser de toute part, les participants et participantes (bien plus nombreuses !!) étant certains de tenir pour l’occasion « l’expert idoine » capable de répondre à toutes leurs interrogations et surtout détenteur du « juste goût ».

Alors là, cela reste à voir.

 

Et donc, voici ces quelques lignes pour tous les « jeunes amateurs » ou tous ceux qui s’estiment encore peu expérimentés qui font un complexe quand il s’agit de donner leurs impressions sur un vin.

Voilà quelques astuces pour vous permettre de déguster sans complexe.

Chaussettes pour dégustation à l'aveugle

Chaussettes pour dégustation à l'aveugle

Oublier les arômes

En général les néo-amateurs de vins, quand ils dégustent une bouteille, sont obsédés par l’idée d’identifier les “bons” arômes. Reconnaître les zestes d’agrume, les notes de mirabelle, les touches de poivre blanc, de sous-bois ou de grillé…..

 

Ils ont lu ces mots dans la presse, ils ont entendu leurs amis fins connaisseurs les utiliser, et ils pensent que pour avoir l’air affranchi, il faut pouvoir annoncer à la cantonade, et décrire avec un air convaincu de vieux briscard, le merveilleux nez de griotte et de baies sauvages que présente ce vin dans le verre.

 

Oubliez tout ce verbiage souvent un peu pédant qui s’attache à mettre en avant ce qui est finalement assez secondaire dans l’appréciation d’une bouteille. Quand vous achetez un vin, vous le choisissez, vous, parce qu’il sent la groseille ou la framboise ?

De plus, ce n’est pas parce que votre voisin, un grand connaisseur, trouve de fabuleuses notes de fruits blancs, que vous n’avez pas le droit de déceler de superbes touches de Mars ou de bombons à la menthe.

 

Sur la perception des arômes du vin, chacun est prisonnier de son propre vécu et on ne peut identifier que des odeurs qu’on a connues. Une même molécule dans un verre de vin peut donc parfaitement être nommée de deux façons différentes par deux dégustateurs pour lesquels cette molécule évoquera des souvenirs olfactifs différents.

Les différentes nuances du vin rouge

Les différentes nuances du vin rouge

J’aime ou je n’aime pas !!

Ce qui est important quand vous dégustez, ce n’est pas de réussir à “trouver” quelque chose dans le vin qui est dans votre verre, mais de savoir si vous l’aimez ou pas et ensuite, éventuellement, de comprendre pourquoi vous l’aimez ou pas.

 

Parce qu’il est trop acide, trop sucré, trop fort, parce qu’il râpe la langue, parce qu’il sent un drôle de truc. Là encore, n’ayez aucun complexe !! Votre goût vous appartient et aucun gourou n’a le droit de vous le voler, que ce soit votre ami d’enfance qui possède une cave formidable de 200 bouteilles ou tel ou tel critique adulé dans le monde entier.

 

Si la table entière se régale d’un vieux château-chalon grandiose, vous avez une légitimité totale pour dire que ce goût de noix et d’oxydation révulse votre palais, même si cela ne fait que quelques mois que vous vous passionnez pour le vin.

D’ailleurs, entre nous, même de nombreux amateurs chevronnés ne s’y sont pas encore habitués.

« Dégustation, pas de raisons d’avoir des complexes !! »

On ne reconnaît que ce qu’on connaît déjà !

Une autre obsession du nouvel amateur c’est de pouvoir reconnaître le vin servi (sans avoir vu la bouteille), dire de quelle région il provient, avec quel(s) cépage(s) il a été produit et de quel millésime il pourrait se réclamer.

C’est le jeu favori des amateurs aguerris quand ils organisent entre eux des dégustations “à l’aveugle”.

Ne vous tracassez pas, il est plus que normal que vous ne soyez pas très brillants lors des premières soirées de ce genre auxquelles vous pourriez être conviés.

 

Comment voulez-vous reconnaître un vin que vous n’avez jamais dégusté.

Pour pouvoir espérer donner quelques bonnes réponses (cela reste difficile même avec l’expérience…) il faut avoir dégusté énormément de vins de millésimes différents pour que votre mémoire olfactive et gustative puisse classer un grand nombre d’informations en fonction des vins dégustés dans votre “carrière” d’amateur.

N'est pas qui veut Romain Iltis, meilleur sommelier de France

N'est pas qui veut Romain Iltis, meilleur sommelier de France

Donc, là encore pas de complexe.

N’hésitez pas à dire que tel ou tel élément du vin que vous goutez vous rappelle un autre vin, même si vous avez peur de dire n’importe quoi. C’est aussi comme cela que l’on se forge une expérience et forme ses souvenirs.

Ne soyez donc pas impressionnés par vos amis qui se prennent parfois pour le "Robert Parker" de votre immeuble ou de votre ile!!

 

N’hésitez pas à donner votre avis, avec modestie, mais sans complexe. Et, petit à petit, vous prendrez naturellement de l’assurance en dégustant de plus en plus de vins et surtout en comprenant leur style, ce qu’ils expriment vraiment, dans leur façon de se comporter en bouche, dans la construction de leur équilibre entre acidité, alcool et tannins et enfin, le plus important, le plaisir qu’il vous procure ou non, et le souvenir qu’il vous laissera.

Car c’est bien çà le plus important.

 

Bonne dégustation et toujours avec modération.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 16:08

Le commerce mondial du vin continue de prospérer avec un bond de 10,6% à 28,3 milliards d'euros enregistré en 2015, contre 16 milliards en 2005, a annoncé lundi 18 avril l'Organisation internationale de la vigne et du vin.

 

La France (8,2 milliards d'euros) reste "de loin" le premier exportateur de vin en valeur avec 29% des parts du marché mondial, mais le troisième en volume, à 14 millions d'hectolitres selon l'Organisation internationale de la Vigne et du vin (OIV).

L'Italie s'arroge la deuxième place en volume (20 millions hl) et en valeur (5,3 milliards d'euros) tandis que l'Espagne, toujours au premier rang en volumes (24 millions hl) rétrograde à la troisième place en valeur (2,6 milliards d'euros) du fait d'un prix moyen moindre à l'unité.

 

Les trois pays de têtes représentent 56 % des volumes totaux de vin échangés dans le monde (104,3 Mhl) mais ce sont les Etats-Unis qui ont enregistré la plus forte augmentation de leurs exportations, en hausse de 26,5 % en valeur, alors que la consommation mondiale s'est stabilisée autour de 240 Mhl depuis la crise de 2008.

« La France reste de loin le 1er exportateur de vin en valeur »

Le vignoble mondial, 7,53 millions ha tous produits confondus (raisins de table, secs et destinés à la vinification) continue de régresser légèrement, "mais moins que ces dernières années" insiste l'OIV, avec une perte de 7.000 ha, principalement en Europe, alors que les superficies continuent d'augmenter en Chine, qui confirme sa deuxième place mondiale derrière l'Espagne et la France.

 

"La Chine reste le principal moteur de la croissance mondiale du vignoble" a insisté Jean-Marie Aurand, directeur-général de l'OIV, devant la presse.

Côté consommation, les Etats-Unis confortent pour la troisième année consécutive leur place de leader (31 millions hl) et la Chine (au 8e rang) à continué d'augmenter la sienne avec 16 millions hl consommés (contre 15,5 en 2014).

 

"Cette croissance, portée principalement par les classes moyennes, profite surtout au vin rouge, associé à des effets positifs sur la santé", a expliqué M.Aurand qui espère voir ce pays rejoindre l'OIV.

 

(Source AFP)

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 11:00

Du soleil généreux et du réchauffement climatique dont nous parlions hier.

Bien sûr, ce grain de raisin hors norme est du raisin de table (Vitis) et non un grain d’un cépage Bordelais ou Bourguignon (Vitis Vinifera) et donc il ne donnera jamais un verre de vin mais bien un généreux dé à coudre de délicieux jus.

 

Car après avoir longtemps hésité, songeant un instant l’envoyer à l’IRA pour étude, nous avons fini par le « déguster » et verdict, il était bien bon et avait un vrai goût de raisin.

 

Pour l’instant aucun signe visible sur le téméraire dégustateur !!

Wait and see.

Photographié sous toutes les coutures!!!
Photographié sous toutes les coutures!!!
Photographié sous toutes les coutures!!!
Photographié sous toutes les coutures!!!

Photographié sous toutes les coutures!!!

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