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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 02:00

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a approuvé le nouveau classement de Saint-Emilion, deux mois après sa présentation.

 

Deux mois. C’est le temps qu’il a fallu patienter avant la validation définitive du nouveau classement de Saint-Émilion. Dévoilé le 5 septembre par la commission mise en place par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), le classement attendait depuis cette date la signature du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.
Saint-Emilion.jpg
Une signature désormais apposée sur l’ « Arrêté du 29 octobre 2012 portant homologation du classement des crus de l’appellation d’origine contrôlée ‘Saint-Emilion grand cru’ », comme en atteste le Journal Officiel du 7 novembre 2012. En réalité il y a deux signataires, représentants des ministres de l’Agriculture et de l’Économie.

 

Si la validation a tardé, c’est peut-être parce que Pierre Carle, propriétaire du château Croque-Michotte, a adressé au ministre un à deux recommandés par semaine pour se plaindre de ne pas être retenu dans la dernière mouture du classement.

Le classement 2012 connaît donc un épilogue moins chaotique que celui de 2006, avorté, qui avait provoqué un tollé dans le vignoble. Il promouvait huit châteaux et en déclassait treize.

La version 2012, qui ne fait pas de vrai perdant, a été taillée pour aboutir. Si tout se passe normalement, le prochain classement devrait voir le jour en 2022.

 

La précieuse liste compte 82 châteaux classés : 18 en Premiers grands crus, les autres en Grands crus.

Elle consacre les châteaux Angélus, Ausone, Cheval Blanc et Pavie qui décrochent la distinction A et figurent donc au sommet de la hiérarchie.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:36

Ou quand les grands vins de Bordeaux doivent beaucoup à la qualité de leur fûts.

 

Les propriétés situées sur les terroirs d'exception du Bordelais étudient savamment l'origine des barriques en bois dans lesquelles leur vin sera élevé, choix délicat car l'interaction entre le chêne et le raisin fermenté est décisive dans l'élaboration d'un grand vin.

Foret-de-chene.jpg

Si la France est leader mondial en tonnellerie, avec une production de 500.000 fûts en 2011 pour un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros, elle ne le doit pas seulement aux grands terroirs d'où, comme le vin, sont issus ces chênes, mais surtout à l'organisation de ses forêts.

Grâce à Jean-Baptiste Colbert, principal ministre de Louis XIV qui a développé les forêts de grands chênes pour l'industrie maritime, la France exporte aujourd'hui 64,5% de sa production, principalement vers les Etats-Unis (37%), l'Italie, l'Australie et l'Espagne (11% chacune), même si seuls 2% des vins du monde sont élevés en fûts de chêne.

L'Office national des forêts (ONF) gère ainsi dans les forêts domaniales françaises la culture sélective de ces chênes, hissant haut leurs troncs rectilignes pour fabriquer les douelles des barriques.

 

Mais, ironie de l'histoire, "ce n'est qu'à partir des années 1980 que l'on a réalisé que la barrique faisait évoluer différemment le vin", indique Jean-Luc Sylvain, président de la fédération française de la tonnellerie. Pendant plusieurs siècles "le tonneau n'était qu'un contenant servant au stockage et au transport du vin".

Voici 30 ans, les oenologues se sont interrogés en observant que des propriétaires dits modernes, ayant abandonné pour des raisons sanitaires le vieillissement en barrique au profit des cuves en inox, "avaient des vins différents", explique M. Sylvain.

Dès lors, "la barrique a été utilisée comme moyen oenologique" même si aujourd'hui encore "l'alchimie entre le tanin du vin et celui du chêne est encore mal connue", souligne-t-il.

 

Désormais, les grandes marques de vin rivalisent pour utiliser les plus beaux chênes d'élevage, riches en arôme et pauvres en tanin au contraire des chênes sauvages. "En fonction du style de vin que le viticulteur veut faire évoluer, le tonnelier choisit avec lui le type de barrique", explique M. Sylvain, également président des tonnelleries Sylvain à Libourne (Gironde).

S'il explique que "de 1980 à 2000 il y a eu une importante présence du goût de bois dans le vin", correspondant à une demande du marché américain alors principal importateur des grands crus de Bordeaux, "aujourd'hui le consommateur et le vinificateur recherchent le fruit et l'équilibre".

"De fait, la bonne barrique est celle qui se fait oublier, on sent le bois, on le devine, mais ce n'est pas lui qui domine", dit-il.
Futs.jpg
Outre l'origine des chênes, le séchage du bois et la durée de chauffe, avec un brasero à 200 degrés à l'intérieur de la barrique, permettent d'obtenir "toute une palette aromatique allant du bois frais du type vanille ou lait de coco, puis graduellement au pain grillé, au moka, au chocolat, au chocolat noir, au café, au café grillé et jusqu'au fumé", indique M. Sylvain.

 

Mais tout n'est pas si simple. "Avec la même barrique et différents vins on n'aura pas les mêmes résultats. Il faut bien connaître son vin pour apporter la bonne barrique", précise-t-il.
 

De plus, les viticulteurs s'approvisionnent auprès de différents fournisseurs pour "avoir une palette aromatique plus large" et lors des mélanges finaux avant la mise en bouteilles "apporter encore plus de richesse et de complexité. C'est très compliqué", souffle-t-il.

Exemple quasi-unique en France, les domaines Baron de Rothschild possèdent leur propre tonnellerie, et se fournissent auprès de "différents mérandiers qui prélèvent des arbres de plusieurs régions de France, car le bois n'aura pas les mêmes expressions selon son terroir", indique leur directeur Charles Chevallier.
Chai à barriques de Lafite Rothschild
"Cela nous permet de faire des expérimentations", dit-il, car "on s'est aperçu que les Lafite ont besoin d'une chauffe extrêmement légère, différente de celle pour nos autres vins, l'Evangile à Pomerol ou le château Rieussec en Sauternes".

 

"Alors, à bon vin, bon fût !!".

 

(Source AFP)

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:47

Merlot.jpgMunie d'un crayon, Bérénice Chang Ricard note scrupuleusement le poids de chaque seau apporté par ses amis vendangeurs: sa cuvée « ne doit pas dépasser les 60 kg », seuil critique, selon cette viticultrice de ville, pour faire un vin de qualité avec sa micro-vigne.

 

Leur première vendange, en 2005, a donné à peine 8 kg de raisin et n'a pas laissé un souvenir impérissable aux amis qui, chaque année, viennent les aider, dans une ambiance conviviale, à cueillir les 40% de cabernet et 60% de merlot que compte la vigne.

"Cette année, il est très bien, il y a une amélioration considérable du cru et du savoir-faire", plaisante tout en goûtant le millésime 2011, Jean-Louis Balance, un universitaire bordelais retraité venu leur prêter main forte.

 

Assise sur une table de jardin aux côtés de ses deux petits-enfants de 4 et 6 ans qui l'aident à trier les grains "comme dans les grands châteaux", Mme Ricard raconte comment très vite, après son arrivée dans le Bordelais, elle a rêvé de faire elle-même son vin.

Une fois trié, le moment préféré de son époux est le foulage aux pieds des raisins dans de grandes bassines, alors que Bérénice se précipite avec son éprouvette pour calculer la teneur en sucre du jus à l'aide d'un mustimètre.

"Nous devrions avoir une teneur en alcool de 12,8 degrés cette année", lance la viticultrice qui force l'admiration de ses amis, et notamment de sa compatriote Virginia Coulon, pour avoir "au fil des ans réussi à maîtriser tous les paramètres pour faire un très bon vin".

 

Elle a choisi de produire un raisin biologique en n'utilisant que du cuivre et du soufre pour combattre les principales maladies de la vigne, le mildiou et l'oïdium.

Son vin ne porte cependant pas l'appellation vin biologique, il arbore une simple étiquette "grand vin de graves" et s'appelle "clos Ganda".
Vendanges.jpg
Mais la mise en bouteille prendra plusieurs mois. Auparavant, le couple doit attendre une dizaine de jours pour presser le marc puis près de deux mois avant de procéder au premier soutirage de ce vin qui n'est pas élevé en barriques mais dans d'immenses bouteilles.

 

De cette expérience est né en 2010 "Microvino, faire mon vin dans mon jardin" (Editions Confluences, 93p), sorte de petit livre de recettes qui relate toutes les étapes, de la plantation à la mise en bouteilles en passant par la vinification, pour produire un vin à partir de petites quantités de raisin, de l'ordre de 20 à 100 kg.

"Jusque-là, il n'y avait pas de manuels édités en France sur la manière de faire du vin en aussi petite quantité", se souvient son époux, Alain Ricard, également universitaire retraité, qui a eu l'idée de ce livre en voyant le célèbre documentaire "Mondovino" de Jonathan Nossiter.

Anglophone, Mme Ricard vient de traduire son ouvrage en anglais et cherche un éditeur aux Etats-Unis, où quelques ouvrages sur le sujet existent déjà.

Elle songe à en faire une version en chinois.

 

(Source AFP)

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 09:55

Barossa.jpgBarossa est « LA » grande région vinicole, la plus emblématique, la plus ancienne, la plus renommée. Haut-lieu désormais du tourisme œnologique en pleine expansion, et, aussi, la plus européenne à la fois par l’origine de son nom, par celle de ses habitants, par son histoire, par ses traditions, et par ses cépages.

La vallée de la Barossa doit son nom à un village andalou qui fut le théâtre en 1811, pendant la guerre napoléonienne, d’une victoire britannique sur les troupes françaises. Son découvreur, William Light, était à l’époque l’aide de camp du général victorieux Thomas Graham.

C’est en souvenir de ce fait d’armes auquel il prit part qu’il donna ce nom quand, nommé géomètre-général en Australie, il la découvrit peu après son arrivée en 1836.

Les premières vignes ont été plantées en 1842
« 
J’étais pratiquement certain que nous allions tomber sur de la vigne », confia deux ans plus tard le géologue allemand Johann Menge.  Il avait été chargé par le gouvernement britannique d’étudier la composition des sols en vue d’y introduire la culture de céréales et d’arbres fruitiers.

Les premières vignes ont été plantées en 1842, dans une petite vallée mitoyenne appelée aujourd’hui Eden Valley, culminant à 530 mètres, peu influencée par l’océan.

Les premiers vins ont été commercialisés en 1848 ou 49. Il s’agissait de pourvoir le petit marché de la nouvelle colonie car le contenu des tonneaux en provenance du Vieux monde ne supportait pas le long voyage en bateau.

Très rapidement, la viticulture connaît un essor important, passant de 200 hectares en 1858 à 2 000 hectares en 1866.

Aujourd’hui, elle couvre près de 11 000 hectares (un peu moins que le tiers du terroir champenois), ce qui représente légèrement plus de 7% de la superficie totale du vignoble australien. On y récolte 67 000 tonnes de raisin par an, soit 4,5% de la production du pays, pour 750 producteurs et une superficie moyenne par vignoble de 17,7 hectares.

Elle n’a jamais connu le phylloxera alors qu’en 1890 une épidémie avait dévasté la plupart des autres vignobles du pays. On ne s’explique toujours pas comment elle a pu être épargnée.

Contrairement au Chili, à l’abri lui aussi de ce fléau, cette région n’est ni abritée par une montagne haute comme la cordillère des Andes, ni isolée par un océan comme le Pacifique, ni ne possède un terroir sableux.
Barossa-1.jpg
Le robin des bois des vignes
On trouve dans cette région les plus vieux pieds de syrah, de grenache, de mourvèdre de la planète, malgré une campagne d’arrachage initiée par le gouvernement au milieu des années 1980 pour contrebalancer une surproduction qui aurait pu être fatale.

La prime n’étant pas négligeable, certains cédèrent hélas à la tentation et doivent le regretter aujourd’hui.

 

Mais un homme de souche irlandaise, grande figure aujourd’hui de la viticulture australienne, une sorte de Robin des bois des vignes se dissimulant derrière une allure de prof avec ses lunettes fines sans monture, sa barbe fournie, soigneusement taillée, Robert, dit Rocky, 0’Callaghan, brandit l’étendard de la révolte.

La Barossa lui doit une fière chandelle…
   

Elle collectionne les domaines mythiques comme celui justement de « Rocky », le Rockford, dont le Basket Press shiraz rivalise avec les plus grands.

Les citer tous serait trop long mais le domaine Henschke mérite une mention particulière, en raison de ses vignobles centenaires  tels que ceux de Hill of Grace ou Mount Edeltone, qui donnent certains vins parmi les plus grands du pays.
Penfolds

Bon nombre de domaines ont des noms à consonance germanique. Ce n’est nullement fortuit. Les premiers colons furent en effet des familles allemandes luthériennes de Silésie (aujourd’hui polonaise) fuyant les persécutions dont elles étaient victimes.

 

Les colons britanniques s’installèrent, eux, de préférence, dans l’Eden Valley, plus fraîche que la Barossa. Les vingt-quatre premières familles luthériennes arrivèrent en 1842. Elles s’adonnèrent en priorité à la polyculture et à l’élevage sur des tenures données en fermage, érigèrent un village, puis se mirent très rapidement à la viticulture, une fois leur subsistance assurée.

Quelques-unes de ces constructions ont résisté au temps, notamment dans la commune de Tanunda, 3 000 habitants, au cœur de la vallée, donnant à la région une indicible touche exotique.

Comme la plupart des communes rurales d’Australie, elle s’étire le long d’une route qui la traverse de part en part et qui lui tient lieu de rue commerçante. Soudain, sur le coup de 17 h, les rues se vident et les magasins tirent leur rideau. Elle semble avoir été précipitamment désertée. En cela, elle est bien typiquement australienne.

 

A suivre, d’autres régions viticoles australiennes.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 01:00

CEJ.jpgUn producteur ne peut commercialiser un vin en le présentant comme « digeste » car il s’agit d’une allégation de santé, interdite pour les boissons alcoolisées, a estimé jeudi 6 septembre la Cour européenne de justice.

 

La Cour était appelée à statuer sur le cas d’une coopérative allemande, Deutsches Weintor, établie en Rhénanie-Palatinat, qui promeut certains de ses vins de cépages dornfelder et grauer/weißer burgunder avec une étiquette portant l’inscription «édition douceur, digeste».

 

L’utilisation d’une telle mention a été contestée par les autorités régionales selon lesquelles il s’agissait d’une « allégation de santé interdite par le droit de l’Union européenne », précise la Cour dans un communiqué.

 

Le producteur s’est défendu en affirmant que «l’indication "digeste" ne présente aucun rapport à la santé et ne concerne que le bien-être général».

 

Dans son arrêt, la Cour du Luxembourg donne tort à la coopérative, en soulignant que cette «allégation est susceptible de suggérer un effet physiologique bénéfique durable, consistant dans la préservation du bon état du système digestif, contrairement à d’autres vins présumés entraîner, à la suite de leur consommation cumulée, des effets durables négatifs pour le système digestif et, par conséquent, pour la santé».

 

«Toutes les allégations concernant les boissons alcooliques doivent être dépourvues de toute ambiguïté», précise-t-elle.

 

(Source AFP)

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:32
Véritable carte d’identité du vin, l’étiquette renseigne sur son lieu de naissance (zone de production), son ou ses parents (le producteur, le viticulteur ou le négociant), sur son année de naissance (le millésime), ses caractéristiques (degrés d’alcool, le ou les cépages), etc.
Chateau-Cantemerle-99.JPG
 
Si la mission première de l’étiquette est d’informer le consommateur, il n’est pas interdit, loin de là, de soigner le caractère esthétique.
Et en la matière, on pense tout de suite au Château Mouton Rothschild qui depuis 1945 confie chaque année la réalisation de son étiquette à un « artiste » (voir ici) ou au Château Rauzan-Ségla qui a confié la réalisation de sa nouvelle étiquette à Karl Lagerfeld (voir ici).
Ce ne sont pas les oenographiles qui s’en plaindront !!
 
De plus en plus aujourd’hui, une contre-étiquette (facultative) complète l’étiquette principale offrant encore plus de détails, souvent à caractère marketing ou promotionnel, sur le vin.
 
L’étiquette comporte des mentions obligatoires, d’autres facultatives, établies par l’Union Européenne.
Les mentions obligatoires sont le nom de l’appellation, la teneur en alcool (exprimée en %), le nom et la raison sociale de l’embouteilleur, le pays d’origine, la contenance de la bouteille, le numéro d’identification du lot, la mention sanitaire pour les femmes enceintes et la mention « contient des sulfites ».
 
Les mentions complémentaires sont  le millésime, les cépages utilisés, la marque commerciale, les médailles et récompenses, etc.
Etiquette-Mouton-2008.jpg 
Les sulfites, notamment l’acide sulfurique (ou soufre), sont des composants indissociables du vin, absolument indolores pour la santé humaine et dont les doses sont très encadrées.
Le vin étant un produit fragile, il doit être protégé pour éviter qu’il ne reparte en fermentation ou bien qu’il ne développe de mauvais goûts.
 
Le soufre a des propriétés anti oxydantes, c’est pourquoi il est utilisé dans le vin comme conservateur, jouant alors un rôle d’antiseptique. On l’ajoute au cours de la vinification à des doses infimes, mais aussi lors de la mise en bouteille.
Il faut savoir aussi que le vin produit naturellement un peu de soufre lors de son élaboration.
 
Les différents types de producteurs
Le négociant, à la différence du vigneron, le négociant achète des raisins, des moûts et/ou des vins pour élaborer des vins qu’il commercialisera sous sa propre marque. Son travail consiste à vinifier et élever le vin, avec un savoir-faire identique à celui d’un vigneron. Le négociant peut aussi être producteur et posséder ses propres vignes.
 
Le coopérateur, c’est un viticulteur qui cultive une vigne et vend ses raisins à une coopérative dont il est membre. Il y est lié par un contrat et a la charge de cultiver ses vignes selon le cahier des charges soumis par la coopérative.
 
Le producteur indépendant, il est à la fois viticulteur (il cultive des vignes dont il est propriétaire et/ou locataire), vinificateur et éleveur. Le vigneron maîtrise l’ensemble des étapes de la production, du raisin à la commercialisation.
La-Mouline-vs-Latour.JPG
« Les vieilles vignes »
Ce terme ne fait l’objet d’aucune réglementation. Aussi peut-on avoir des vieilles vignes de vingt-cinq ans comme de cent ans.
La notion de vieilles vignes est à l’appréciation du vigneron. Toutefois, on peut parler de vieilles vignes à partir d’une quarantaine d’années. Ces vignes plus âgées donnent moins de raisins mais ils sont plus concentrés.
Le vin obtenu est alors plus profond, plus puissant.
Au-delà de soixante à soixante-dix ans, il est rare que les pieds de vigne soient encore très productifs. Des exceptions existent toujours !
 
 
« Élevé en fût de chêne »
Cette mention signale que le vin a vieilli dans des barriques en chêne. L’origine du bois n’est pas précisée, ni même la capacité des fûts ou encore la durée de l’élevage.
Cette notion, floue, signale juste que le vin a été passé sous-bois, ce qui donne généralement des saveurs toastées, vanillées, voire caramélisées.
De nombreux vins sont élevés en fûts sans que cela soit spécifiquement précisé sur la bouteille. C’est le cas notamment des bordeaux et des bourgognes.

Maintenant que vous connaissez toutes les subtilités d’une étiquette, je vous propose un peu de lecture « studieuse » pour ces vacances !!
 
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