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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 09:55

Barossa.jpgBarossa est « LA » grande région vinicole, la plus emblématique, la plus ancienne, la plus renommée. Haut-lieu désormais du tourisme œnologique en pleine expansion, et, aussi, la plus européenne à la fois par l’origine de son nom, par celle de ses habitants, par son histoire, par ses traditions, et par ses cépages.

La vallée de la Barossa doit son nom à un village andalou qui fut le théâtre en 1811, pendant la guerre napoléonienne, d’une victoire britannique sur les troupes françaises. Son découvreur, William Light, était à l’époque l’aide de camp du général victorieux Thomas Graham.

C’est en souvenir de ce fait d’armes auquel il prit part qu’il donna ce nom quand, nommé géomètre-général en Australie, il la découvrit peu après son arrivée en 1836.

Les premières vignes ont été plantées en 1842
« 
J’étais pratiquement certain que nous allions tomber sur de la vigne », confia deux ans plus tard le géologue allemand Johann Menge.  Il avait été chargé par le gouvernement britannique d’étudier la composition des sols en vue d’y introduire la culture de céréales et d’arbres fruitiers.

Les premières vignes ont été plantées en 1842, dans une petite vallée mitoyenne appelée aujourd’hui Eden Valley, culminant à 530 mètres, peu influencée par l’océan.

Les premiers vins ont été commercialisés en 1848 ou 49. Il s’agissait de pourvoir le petit marché de la nouvelle colonie car le contenu des tonneaux en provenance du Vieux monde ne supportait pas le long voyage en bateau.

Très rapidement, la viticulture connaît un essor important, passant de 200 hectares en 1858 à 2 000 hectares en 1866.

Aujourd’hui, elle couvre près de 11 000 hectares (un peu moins que le tiers du terroir champenois), ce qui représente légèrement plus de 7% de la superficie totale du vignoble australien. On y récolte 67 000 tonnes de raisin par an, soit 4,5% de la production du pays, pour 750 producteurs et une superficie moyenne par vignoble de 17,7 hectares.

Elle n’a jamais connu le phylloxera alors qu’en 1890 une épidémie avait dévasté la plupart des autres vignobles du pays. On ne s’explique toujours pas comment elle a pu être épargnée.

Contrairement au Chili, à l’abri lui aussi de ce fléau, cette région n’est ni abritée par une montagne haute comme la cordillère des Andes, ni isolée par un océan comme le Pacifique, ni ne possède un terroir sableux.
Barossa-1.jpg
Le robin des bois des vignes
On trouve dans cette région les plus vieux pieds de syrah, de grenache, de mourvèdre de la planète, malgré une campagne d’arrachage initiée par le gouvernement au milieu des années 1980 pour contrebalancer une surproduction qui aurait pu être fatale.

La prime n’étant pas négligeable, certains cédèrent hélas à la tentation et doivent le regretter aujourd’hui.

 

Mais un homme de souche irlandaise, grande figure aujourd’hui de la viticulture australienne, une sorte de Robin des bois des vignes se dissimulant derrière une allure de prof avec ses lunettes fines sans monture, sa barbe fournie, soigneusement taillée, Robert, dit Rocky, 0’Callaghan, brandit l’étendard de la révolte.

La Barossa lui doit une fière chandelle…
   

Elle collectionne les domaines mythiques comme celui justement de « Rocky », le Rockford, dont le Basket Press shiraz rivalise avec les plus grands.

Les citer tous serait trop long mais le domaine Henschke mérite une mention particulière, en raison de ses vignobles centenaires  tels que ceux de Hill of Grace ou Mount Edeltone, qui donnent certains vins parmi les plus grands du pays.
Penfolds

Bon nombre de domaines ont des noms à consonance germanique. Ce n’est nullement fortuit. Les premiers colons furent en effet des familles allemandes luthériennes de Silésie (aujourd’hui polonaise) fuyant les persécutions dont elles étaient victimes.

 

Les colons britanniques s’installèrent, eux, de préférence, dans l’Eden Valley, plus fraîche que la Barossa. Les vingt-quatre premières familles luthériennes arrivèrent en 1842. Elles s’adonnèrent en priorité à la polyculture et à l’élevage sur des tenures données en fermage, érigèrent un village, puis se mirent très rapidement à la viticulture, une fois leur subsistance assurée.

Quelques-unes de ces constructions ont résisté au temps, notamment dans la commune de Tanunda, 3 000 habitants, au cœur de la vallée, donnant à la région une indicible touche exotique.

Comme la plupart des communes rurales d’Australie, elle s’étire le long d’une route qui la traverse de part en part et qui lui tient lieu de rue commerçante. Soudain, sur le coup de 17 h, les rues se vident et les magasins tirent leur rideau. Elle semble avoir été précipitamment désertée. En cela, elle est bien typiquement australienne.

 

A suivre, d’autres régions viticoles australiennes.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 01:00

CEJ.jpgUn producteur ne peut commercialiser un vin en le présentant comme « digeste » car il s’agit d’une allégation de santé, interdite pour les boissons alcoolisées, a estimé jeudi 6 septembre la Cour européenne de justice.

 

La Cour était appelée à statuer sur le cas d’une coopérative allemande, Deutsches Weintor, établie en Rhénanie-Palatinat, qui promeut certains de ses vins de cépages dornfelder et grauer/weißer burgunder avec une étiquette portant l’inscription «édition douceur, digeste».

 

L’utilisation d’une telle mention a été contestée par les autorités régionales selon lesquelles il s’agissait d’une « allégation de santé interdite par le droit de l’Union européenne », précise la Cour dans un communiqué.

 

Le producteur s’est défendu en affirmant que «l’indication "digeste" ne présente aucun rapport à la santé et ne concerne que le bien-être général».

 

Dans son arrêt, la Cour du Luxembourg donne tort à la coopérative, en soulignant que cette «allégation est susceptible de suggérer un effet physiologique bénéfique durable, consistant dans la préservation du bon état du système digestif, contrairement à d’autres vins présumés entraîner, à la suite de leur consommation cumulée, des effets durables négatifs pour le système digestif et, par conséquent, pour la santé».

 

«Toutes les allégations concernant les boissons alcooliques doivent être dépourvues de toute ambiguïté», précise-t-elle.

 

(Source AFP)

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:32
Véritable carte d’identité du vin, l’étiquette renseigne sur son lieu de naissance (zone de production), son ou ses parents (le producteur, le viticulteur ou le négociant), sur son année de naissance (le millésime), ses caractéristiques (degrés d’alcool, le ou les cépages), etc.
Chateau-Cantemerle-99.JPG
 
Si la mission première de l’étiquette est d’informer le consommateur, il n’est pas interdit, loin de là, de soigner le caractère esthétique.
Et en la matière, on pense tout de suite au Château Mouton Rothschild qui depuis 1945 confie chaque année la réalisation de son étiquette à un « artiste » (voir ici) ou au Château Rauzan-Ségla qui a confié la réalisation de sa nouvelle étiquette à Karl Lagerfeld (voir ici).
Ce ne sont pas les oenographiles qui s’en plaindront !!
 
De plus en plus aujourd’hui, une contre-étiquette (facultative) complète l’étiquette principale offrant encore plus de détails, souvent à caractère marketing ou promotionnel, sur le vin.
 
L’étiquette comporte des mentions obligatoires, d’autres facultatives, établies par l’Union Européenne.
Les mentions obligatoires sont le nom de l’appellation, la teneur en alcool (exprimée en %), le nom et la raison sociale de l’embouteilleur, le pays d’origine, la contenance de la bouteille, le numéro d’identification du lot, la mention sanitaire pour les femmes enceintes et la mention « contient des sulfites ».
 
Les mentions complémentaires sont  le millésime, les cépages utilisés, la marque commerciale, les médailles et récompenses, etc.
Etiquette-Mouton-2008.jpg 
Les sulfites, notamment l’acide sulfurique (ou soufre), sont des composants indissociables du vin, absolument indolores pour la santé humaine et dont les doses sont très encadrées.
Le vin étant un produit fragile, il doit être protégé pour éviter qu’il ne reparte en fermentation ou bien qu’il ne développe de mauvais goûts.
 
Le soufre a des propriétés anti oxydantes, c’est pourquoi il est utilisé dans le vin comme conservateur, jouant alors un rôle d’antiseptique. On l’ajoute au cours de la vinification à des doses infimes, mais aussi lors de la mise en bouteille.
Il faut savoir aussi que le vin produit naturellement un peu de soufre lors de son élaboration.
 
Les différents types de producteurs
Le négociant, à la différence du vigneron, le négociant achète des raisins, des moûts et/ou des vins pour élaborer des vins qu’il commercialisera sous sa propre marque. Son travail consiste à vinifier et élever le vin, avec un savoir-faire identique à celui d’un vigneron. Le négociant peut aussi être producteur et posséder ses propres vignes.
 
Le coopérateur, c’est un viticulteur qui cultive une vigne et vend ses raisins à une coopérative dont il est membre. Il y est lié par un contrat et a la charge de cultiver ses vignes selon le cahier des charges soumis par la coopérative.
 
Le producteur indépendant, il est à la fois viticulteur (il cultive des vignes dont il est propriétaire et/ou locataire), vinificateur et éleveur. Le vigneron maîtrise l’ensemble des étapes de la production, du raisin à la commercialisation.
La-Mouline-vs-Latour.JPG
« Les vieilles vignes »
Ce terme ne fait l’objet d’aucune réglementation. Aussi peut-on avoir des vieilles vignes de vingt-cinq ans comme de cent ans.
La notion de vieilles vignes est à l’appréciation du vigneron. Toutefois, on peut parler de vieilles vignes à partir d’une quarantaine d’années. Ces vignes plus âgées donnent moins de raisins mais ils sont plus concentrés.
Le vin obtenu est alors plus profond, plus puissant.
Au-delà de soixante à soixante-dix ans, il est rare que les pieds de vigne soient encore très productifs. Des exceptions existent toujours !
 
 
« Élevé en fût de chêne »
Cette mention signale que le vin a vieilli dans des barriques en chêne. L’origine du bois n’est pas précisée, ni même la capacité des fûts ou encore la durée de l’élevage.
Cette notion, floue, signale juste que le vin a été passé sous-bois, ce qui donne généralement des saveurs toastées, vanillées, voire caramélisées.
De nombreux vins sont élevés en fûts sans que cela soit spécifiquement précisé sur la bouteille. C’est le cas notamment des bordeaux et des bourgognes.

Maintenant que vous connaissez toutes les subtilités d’une étiquette, je vous propose un peu de lecture « studieuse » pour ces vacances !!
 
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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:58

Napa-Valley.jpgNon bien sûr la viticulture n'est pas née un 4 juillet au Etats-Unis mais en ce jour de fête nationle au pays de la bannière étoilée, il était de notre "devoir" de dire deux mots sur la viticulture américaine.

 

La viticulture aux États-Unis existe depuis le XVIe siècle.

Aujourd'hui, on produit du vin dans les cinquante États de l'Union.

 

La Californie est le premier état producteur de vins, suivie par l'État de Washington, l'Oregon et l'État de New York.

La production californienne à elle seule représente 90% de la production américaine.

Les États-Unis sont le quatrième producteur mondial de vin derrière la France, l'Italie et l'Espagne.

 

Ce sont des Huguenots français qui furent les premiers à produire un vin dans ce qui est aujourd'hui les États-Unis, plus exactement dans les environs de Jacksonville, entre 1562 et 1564.

 

La fabrication de vin est un objectif décrit dans la charte des premières colonies américaines, notamment celles de Virginie et des Carolines.

Les colons découvrent cependant rapidement que le vin produit à partir des vignes indigènes a un goût curieux qu'ils n'apprécient guère.

Ces échecs conduisent à la plantation de différents pieds de Vitis vinifera grâce à l'importation de cépages français par la Compagnie de Virginie en 1619, mais ces cultures seront détruites par une maladie.

 

La première exploitation viticole de Californie est fondée en 1769 par un missionnaire franciscain près de San Diego.

D'autres missionnaires contribueront à la plantation de vignes plus au nord, et le premier vignoble de Sonoma est planté vers 1805.

 

À la fin des années 1880, le retour progressif des vignobles européens, sauvés du phylloxéra par la greffe de leurs cépages sur des pieds de vignes américains, entraîne une baisse de la demande pour les vins californiens, malgré la qualité grandissante de la production, reconnue notamment lors de l'Exposition Universelle de Paris de 1889.

Des hivers rudes et une épidémie de phylloxéra ravagent les vignes américaines, et à partir de 1893 une dépression économique affecte sévèrement les domaines viticoles du pays.

 

C'est le Français Georges de Latour qui importe en 1902 les premiers pieds de vigne bordelais qui vont résister au phylloxéra, contribuant à la renaissance de la viticulture américaine.

La Prohibition porte un nouveau coup rude au secteur vinicole américain. La plupart des viticulteurs arrachent leurs pieds de vignes et plantent à leur place des arbres fruitiers.

Cette période est désormais totalement oubliée et le vignoble américain est devenu un de ceux qui compte dans le monde viticole.

Napa-Valley-1.jpg 

La règlementation américaine en matière d'appellation reste quasi-inexistante.

Les viticulteurs américains et embouteilleurs sont donc libres d'utiliser des désignations souvent inspirées des appellations européennes pour leurs vins, qui pour l'immense majorité sont destinés au marché domestique.

Un vin peut être étiqueté selon un cépage donné à condition qu'au moins 75 % dudit cépage soit entré dans la fabrication du vin.

 

De nombreux vins américains étiquetés d'après leur cépage dominant sont en fait des assemblages.

Un cabernet sauvignon pouvant donc avoir été élaboré avec du cabernet franc ou un ou plusieurs autres cépages. Cette réglementation est indépendante de celle portant sur les régions.

Un vin peut donc être étiqueté suivant le cépage dominant, même si les grappes utilisées proviennent de régions différentes.

 

Le jugement de Paris

Le Jugement de Paris, parfois aussi appelé la Dégustation de 1976, est le nom donné à un concours de vin qu'organisèrent le 24 mai 1976 à l'hôtel InterContinental de Paris le marchand de vin britannique Steven Spurrier et l'Américaine Patricia Gallagher, raconté par le journaliste George Taber.

 Dominus-2000.jpg

Prenant comme prétexte la célébration du bicentenaire de l'Indépendance américaine, la dégustation se fit à l'aveugle, rassemblant des vins français et californiens, des blans à base de chardonnay et des rouges à base de cabernet sauvignon.

 

Spurrier, alors propriétaire des Caves de la Madeleine à Paris, ne vendait pratiquement que des vins français et ne pensait pas que les vins californiens pourraient gagner.

 

Et pourtout, c'est un vin blanc americain, Chateau Montelena 1973 qui arriva en tête ainsi que pour les vins rouge avec Stag's Leap Wine Cellars 1973 et cela devant de très grands domaines français.

 

Bien sûr, depuis de très nombreuses "revanches" ont été organisées avec plus ou moins de bonheur pour les uns et les autres.

Tout cela pour dire que les vins américains méritent notre respect et qu'il faut savoir abolir les frontières de nos goûts et préjugés.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 12:57

Carte-du-Gout.jpgIl est temps de tuer définitivement un mythe qui a encore trop de crédit dans les échanges entre dégustateurs, la « carte de la langue » qui prétend que les différentes saveurs sont perçues par des zones bien précises de la langue humaine.

La « carte de la langue » d’après laquelle les différents goûts sont répartis sur différentes zones de la langue est une idée encore répandue mais dont on a montré la fausseté.

 

Dans la cavité buccale, l’organe du goût est constitué de papilles gustatives réparties dans toute la bouche et particulièrement sur la langue.

La langue de l’homme compte environ 10.000 de ces papilles à la naissance mais leur nombre diminue avec l’âge. Elles ont une durée de vie courte qui ne dépasse guère 10 jours. Heureusement, elles se régénèrent régulièrement. Après une brûlure, nous retrouvons rapidement toutes nos capacités de goût.

 

C’est par ces papilles que l’organisme distingue les quatre saveurs primaires traditionnellement reconnues : le sucré, le salé, l’acide et l’amer, auxquelles les scientifiques ajoutent depuis peu une cinquième saveur, l’Umami (“délicieux ou savoureux en japonais”).

 

Ce « cinquième élément » a été mis au jour au début du XXème siècle par un professeur japonais de l’Université Impériale de Tokyo.

Si cette notion a fait longtemps débat, elle semble aujourd’hui acceptée par tous même si certains comme Herve This (le pape de la gastronomie moléculaire) dénonce la supercherie.

 

Et si l’Umami a été « découvert » au Japon, il n’est pas pour autant spécifique aux aliments et à la gastronomie japonaise. On peut même dire qu’en réalité on le connait depuis toujours.

En effet, quand un italien rajoute du parmesan sur son risotto, quand un chef français réduit son fonds de veau, quand un paysan espagnol affine son jambon cru pendant des années, etc., ils cherchent tous cette sapidité, cette contraction de goût, qui apportera du savoureux, du délicieux, en un mot l’Umami.

 

C’est aussi la bouche qui nous permet de distinguer le chaud et le froid.

Il convient de rappeler également que le goût au sens strict est quelque chose de plus restreint que l’usage qu’on en fait dans le langage courant.

Quand on affirme « ce plat a bon goût », on fait référence à des sensations qui impliquent très largement l’odorat. Les goûts perçus par notre langue seule sont très limités.

D’ailleurs, il est aussi difficile d’apprécier toutes les qualités d’un vin ou d’un plat si on a le nez bouché!!

 

A partir de là, certains auteurs ont cru pouvoir affirmer que, lors d’une dégustation, on percevrait les saveurs à des endroits différents de la langue.

Le sucré sur le bout, l’acidité sur les côtés, l’amertume au fond et le salé quelque part sur les côtés de ladite langue.

La langue 

Ceci est totalement faux.

Cette croyance est due à une erreur de traduction d’une thèse en allemand d’un certain Hänig publiée en 1901 et traduite en 1942 par un chercheur américain de Harvard. Hänig disait tout simplement dans son texte que les gens qu’il avait interrogés disaient qu’ « ils avaient l’impression » qu’ils détectaient les saveurs sur des zones précises de la langue.

 

Pourtant, cette croyance est encore aujourd’hui très répandue, particulièrement en France.

Toutes les études depuis 40 ans ont en fait montré que nous percevons tous les goûts un peu partout sur la langue et qu’il n’y a pas de zone spécialisée dans la détection des goûts.

 

En réalité les zones indiquées sont bien correctes, mais sur chacune de ces zones on peut percevoir les cinq goûts.

Au niveau de ces zones se trouvent les papilles de la langue, qui contiennent les bourgeons gustatifs, eux même formés de cellules chargées de la perception du goût. Si chaque cellule est dédiée à un goût parmi les cinq, dans une région donnée de la langue on trouve bien les cinq types de cellules.

 

Alors, même pour tenter de briller en société, ne faites plus allusion à cette fameuse “carte” de la langue quand vous dégusterez "un grand vin" avec vos amis.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 14:02

Oeufs.jpgA partir de la récolte 2012, l'étiquette d'une bouteille de vin indiquera s’il contient des traces de lait ou d’œuf. Cette mesure s’inscrit dans le projet de réglementation européenne, soumis à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

 

La poudre d’œuf et la poudre de lait, potentiellement allergènes, sont parfois utilisées pour la clarification ou le collage, procédé qui permet d'évacuer les particules encore en suspension dans le vin.

 

Afin de prévenir d'éventuels risques d'allergies, le projet de réglementation européenne prévoit de contraindre les viticulteurs européens à préciser, sur les étiquettes de leurs bouteilles, si le vin contient des traces d’œuf ou de lait.

 

À l'instar des bouteilles de vins américains ou australiens sur lesquelles figure déjà cette mention. Le but est de «mieux informer les consommateurs européens des risques allergènes potentiels», explique un responsable de la Commission Européenne.

Ce projet s'appliquerait aux vins issus de raisins récoltés à partir de la vendange 2012 et étiquetés après le 30 juin 2012. Les substances concernées sont le lait, la caséine de lait, l’albumine d’œuf, l’œuf ou encore la protéine d’œuf.
Ces nouvelles règles répondent à des recommandations de l’Agence européenne de sécurité alimentaire et de l’Organisation internationale du vin.

 

Le projet de réglementation européenne qui en découle est actuellement discuté à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et sera peut-être voté par les Etats membres de l’Union Européenne en juin prochain.

 

(Source AFP)

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