750 grammes
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 00:00
Le bouchonnier Amorim et le verrier O-I ont présenté un nouveau système de bouchage à l’occasion du Vinexpo. Hélix, c’est son nom, consiste à insérer un bouchon en liège aggloméré dans un pas de vis formé dans le goulot de la bouteille. Il vise les vins vendus entre 5 et 10 euros.
Helix-Vinexpo-Jean-Gillis.jpg(Hélix, nouveau système de bouchage, fruit de la collaboration entre le verrier O-I et le bouchonnier Amorim. © J. GILLIS)
Ils ne pouvaient pas rêver mieux comme fonds baptismaux que le salon Vinexpo pour lancer leur nouveau système de bouchage. Amorim, premier fabricant au monde de bouchons en liège basé au Portugal, et le verrier O-I, premier fabricant mondial d’emballages en verre, ont profité du salon bordelais pour présenter, ce 17 juin, le fruit de leur collaboration.
  
Ce nouveau mode de bouchage se compose d’un bouchon en liège microgranulé qui vient s’insérer dans le pas de vis d’une bouteille en verre dont le goulot a été fileté.
Cette innovation est le fruit de quatre ans de travail entre les deux partenaires et a coûté « environ 5 millions d’euros » en recherche et développement.
  
Le petit nouveau ne manque pas d’atouts!!
Il est pratique, pas besoin de tire-bouchons, et il facilite le rebouchage. Il « garantit une parfaite étanchéité de la bouteille et la préservation des qualités organoleptiques des vins », assurent ses fabricants.
  
Des tests menés par les partenaires montrent qu’après plus de vingt-six mois, les bouteilles obturées par Hélix ne montrent aucune altération de goût, de couleur, ou d’arôme.
 
Pour les embouteilleurs, on notera qu’Hélix ne nécessite pas d’investissement particulier sur la chaîne de bouchage : « Il faut simplement procéder à un réglage de la ligne et ajouter un poste d’orientation du bouchon pour éviter qu’il ne soit posé à l’envers ».
 
Une douzaine d’opérateurs se sont déjà montrés intéressés. Les premières mises en rayon de vins bouchés par Hélix sont prévues au second semestre 2014.
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 05:00

.... Sans oser le demander!!

" Millésime ", l’émission de France 3 dédiée à la vigne et au vin se propose d'y répondre, avec plusieurs reportages sur l’appellation Pouilly-Fumé, ce dimanche 23 juin à 11h25.

 Pouilly.JPG

Vous vous êtes surement déjà demandé pourquoi Pouilly-Fumé, à ne pas confondre avec Pouilly-Fuissé en Bourgogne, s’appelait ainsi.

Ce nom a deux origines

 

Il fait d’abord référence à la « pruine grise » (une sorte de poudre) couleur de fumée qui recouvre les grappes de Sauvignon blanc lorsqu’elles arrivent à maturité, ce qui explique pourquoi les vignerons de Pouilly parlent entre eux de " Blanc Fumé " pour désigner le cépage sauvignon ou les vins issus de ce cépage.

 

Ce nom est aussi dû au terroir de calcaire et de silex qui dote le Pouilly d’un bouquet minéral au goût légèrement fumé de « pierre à fusil » si caractéristique de ce vin.

 Sauvignon-blanc.jpg

C'est ce que Georges BLANCHARD (Poète patoisant nivernais) a très bien exprimé avec ses propres mots qui fleurent bon le terroir, dans un poème intitulé " L' vin d' Pouilly " :


Pouilly, si ton nom vagabonde
Jusque dans les pays pardus,
Si t'es connu du bout du Monde,
Té l'doué au jus d'tes pieds tordus.

Té l'doué au soleil, à la terre,
A tout s'qui dounne à ton raisin
Un sacré foutu caractère
Qui I'fait différent d' son vouésin.
 
Quelles différences existent entre le Pouilly-Fumé et son cousin de Pouilly-sur-Loire? Vous le saurez après l’émission, mais sachez que c’est essentiellement une question de cépages. Sauvignon blanc pour l'un, Chasselas pour l'autre.
 
Dans cette émission, trois viticulteurs, Valérie Dagueneau, Patrick Coulbois et Philippe Seguin, nous présentent ce vignoble : sa situation géographique, ses paysages, ses sols mais également son histoire et l'influence des religieux dans son développement.
 
L'émission nous emmène aussi à la rencontre de Jean-Pierre Renard, formateur à l'école des vins de Bourgogne du BIVB. Il sillonne le monde entier pour présenter, expliquer et faire déguster les vins de Bourgogne.
 
En fin, Nicolas Tacquard, sommelier, donne ses derniers conseils de la saison. Il répond à quelques questions simples mais récurrentes : comment garder une bouteille ouverte, peut-on boire un vin qui a voyagé et, surtout, comment déboucher une bouteille sans tire-bouchon !!
 
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 11:13

La maison Albert Bichot affiche depuis quelques années de grandes ambitions, sous la houlette d’Albéric Bichot, son président. Des ambitions qui se traduisent notamment par un travail très qualitatif sur les vins des domaines de la maison qui couvrent une centaine d’hectares dans les plus belles appellations de Bourgogne.

La-Maison-Bichot.jpg

 

La maison Bichot possède un patrimoine extraordinaire de bâtiments anciens, qu’ils soient destinés au travail quotidien des vins ou à des réceptions de prestige.

 

C’est une des plus anciennes de Bourgogne puisque Bernard Bichot avait déjà créé en 1831 une maison de négoce à Monthelie, tout près de Beaune avant qu’en 1912 Albert Bichot l’installe définitivement à Beaune. A partir des années trente, la maison

 

Albert Bichot se développe très rapidement grâce à un gros travail à l’exportation, très novateur pour l’époque, y compris dans des pays très lointains comme le Japon (dès 1947), pays qui reste encore aujourd’hui le premier marché à l’export de la société.

 

Une seconde impulsion essentielle au développement de la maison sera donnée à partir du début des années soixante sous la direction des quatre frères Bichot de l’époque, Albert, Bernard, Bénigne et Jean-Marc. Et depuis 1996, c’est Albéric, fils de Bernard, qui préside aux destinées de la maison.

 

Et c’est sous sa direction que l’entreprise commence à prendre une nouvelle dimension, notamment par la volonté d’un développement qualitatif aux ambitions impressionnantes. Séparation plus nette des vins des domaines de ceux du négoce, mise en place de jeunes responsables extrêmement “pointus” à la tête des différents domaines, démarrage d’un travail très naturel dans les vignes et dans les chais, investissement dans une cuverie hautement qualitative au centre même de la ville de Beaune, bref, un véritable coup d’accélérateur qui commence à porter ses fruits aujourd’hui.

Caves-Bichot.jpg

 

En dehors des raisins que la maison achète pour ses vins de négoce, Albert Bichot possède quatre domaines bien distincts en Bourgogne, où sont vinifiés tous les vins des appellations qui les entourent.

 

Aujourd’hui, la maison Albert Bichot possède 100 ha de vignes, à Chablis, en Côte de Nuits, en Côte de Beaune et en Côte Chalonnaise au travers de quatre domaines :

Du nord au sud il s’agit du Domaine Long-Depaquit à Chablis (65 ha), du Domaine du Clos Frantin (13 ha) à Nuits-Saint-Georges, du Domaine du Pavillon à Pommard (17 ha) et du Domaine Adélie à Mercurey (4,5 ha). 

 Bichot---vins.jpg

http://www.bourgogne-bichot.com/blog/

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:06

bouchons.jpgBouchons synthétiques, en verre, en aluminium, capsule à vis ou même bouchon en canne à sucre, les offensives se multiplient depuis une dizaine d'années pour essayer de détrôner le roi, le bouchon de liège.

 

L'argument de vente est chaque fois le même, en finir avec le risque du vin bouchonné, qui concerne 3 à 5% des bouteilles.
 

Si le liège garde le gros du marché (60%), les bouchons alternatifs ont déjà réussi à en conquérir 40%, rapporte Fabrice Chevallet, directeur commercial Europe de l'américain Nomacorc, leader du bouchon synthétique.

 

Il fait du bouchon à base de polyéthylène, dérivé du pétrole qu'on retrouve dans les sacs plastiques. "C'est une matière neutre, qui permet de garder le profil organoleptique du vin. De plus, tous nos bouchons sont identiques, contrairement à la matière naturelle", dit-il.

 

Le groupe, qui fabrique 2,4 milliards de bouchons par an, vient de lancer un bouchon à base de dérivés de canne à sucre. Son intérêt, une empreinte carbone nulle. De quoi séduire les vins bio et naturels.

Aujourd'hui, les bouchons synthétiques, moins chers que ceux de liège, servent avant tout aux vins d'entrée et moyenne gamme.

Face à eux, une concurrente redoutable, la capsule en aluminium se visse et se dévisse à l'envi, faisant le bonheur des restaurateurs ou des compagnies aériennes.

Capsules à vis

C'est le géant australien de l'emballage Amcor qui tient le marché. Normal, ce sont les Australiens et les Néo-Zélandais qui ont été les premiers à l'adopter.

Aujourd'hui, elle gagne du terrain avec une production de 5,4 milliards d'unités attendue en 2013 (contre 0,3 milliard en 2003) et même, en Europe, avec un bon spectaculaire en Allemagne, où la capsule détient désormais 80% de parts de marché, détaille-t-on chez Amcor.

 

En France, les réticences culturelles restent tenaces. "Si vous laissez le vin dans des capsules totalement hermétiques, il va avec le temps développer des arômes grossiers", explique Jean-Daniel Hering, vigneron indépendant à Barr (Bas-Rhin).

 

Mais Amcor croit avoir la réponse pour les capsules.

Il vient de mettre au point quatre joints censés permettre une gestion plus précise de l'oxygène.
Mais en France, rien à faire: "ils préfèrent le bouchon". Et dans le haut de gamme, le liège reste indétrônable.

 

Partant de ce constat, un Français a réussi -- avec l'aide du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) -- à mettre au point des bouchons en liège mais purifiés de toutes les molécules qui peuvent donner un goût au vin. "Nous traitons le liège par extraction au CO2 supercritique, un procédé utilisé par exemple pour faire du café décaféiné", explique Pascal Popelier, directeur commercial de Diam bouchage.

Le Diam a été lancé en 2005. Il s'en vend quelque 700 millions par an et le groupe ambitionne d'en produire 1,5 milliard par an d'ici mi-2015.

Là aussi, il est moins cher que le bouchon traditionnel mais son apparence n'est pas tout à fait la même. Il a réussi à convaincre quelques grands crus bourguignons mais rêve toujours de faire tomber les barrières culturelles dans le Bordelais.

 

Il n'est pas encore né celui qui fera tomber de son piedestal, le roi liège !!

( Source AFP) 

 

Lire aussi :

« Liège ou vis, la guerre des bouchons !! »



« Le goût de bouchon : pourquoi ? »



« En Champagne, le bouchon sera en liège ou il ne sera pas »



" L'ai-je bien débouchée ?"

 

 

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:22

Vendanges.jpgL'univers du vin recèle de nombreux mots et expressions spécifiques.

Loin de nous l’idée de nous ériger en "docteur es définition" mais simplement l’envie de s'initier en douceur et de découvrir ensemble quelques-uns de ces mots.

 

Achat de raisin : Les négociants, viticulteurs et caves coopératives qui ne sont pas propriétaires de vignes dans une appellation peuvent acheter le raisin à un vigneron pour le vinifier. Ils peuvent ainsi maîtriser la qualité dès la vendange.

 

Bien souvent le prix du raisin varie en fonction du degré de potentiel d’alcool, qui est un indice de maturité et donc de qualité future du moût.

 

Ce type d’achat est notamment très fréquent en Champagne (du fait d’une pratique de l’assemblage extrêmement répandue), où les grandes marques achètent les raisins au kilo.

 

Acide malique : Cet acide est présent naturellement dans le jus de raisin. Lorsque celui-ci fermente et que le sucre se transforme en alcool, l'acide malique demeure mais il peut être facteur d'instabilité pour le vin, notamment rouge, car l'acide malique peut provoquer une nouvelle fermentation, d'origine bactérienne.

 

C'est la raison pour laquelle le vigneron va provoquer une seconde fermentation, appelée fermentation malo-lactique, qui va transformer l'acide malique en acide lactique. Cette deuxième fermentation, rarement employée dans les vins blancs septentrionaux, arrondi les tannins du vin.

14 

Alcooleux : Expression que l’on emploie à propos d’une sensation gustative que l’on ressent lorsque l’alcool d’un vin domine en bouche.

Cette sensation apparaît lorsqu’un vin est déséquilibré par le manque d’acidité et de tannins en bouche, ce qui laisse transparaître l’alcool.

 

Un vin peut également paraître alcooleux lorsqu’il est servi à une température un peu trop élevée. L’alcool prédomine alors en bouche et masque les arômes plus délicats. Il s’agit d’un bon indicateur pour rafraîchir une bouteille.

 

Attaque : La dégustation d’un vin en bouche se décompose en trois périodes, dont l’attaque est la première étape.

Elle correspond au moment où l’on va mettre une petite quantité de vin en bouche tout en aspirant une faible quantité d’air, afin que le vin libère ses premiers arômes. Pendant ces trois à quatre secondes en bouche, le vin délivre ses premières sensations.

On peut identifier la qualité des tanins, des arômes, son profil général. L’attaque peut être agressive, rustique, élégante, ronde voire un peu molle selon les vins.

 

« That’s all folks !! », mais je vous promets de revenir bientôt pour un nouvel épisode des « mots du vins ».

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 11:27

Selon une société spécialisée, il est possible de stimuler la résistance de la vigne au gel, aux maladies ou à la sécheresse en diffusant de la musique près de la plante.

On savait déjà que la musique adoucissait les mœurs, voilà que l’on apprend qu’elle permettrait de protéger la vigne des maladies.

Pinot-noir.jpg 

Les maladies du bois sont coûteuses pour les vignerons et très dommageables pour la pérennité du patrimoine viticole français. Les parasites responsables de ces maladies provoquent à plus ou moins long terme la mort du cep et peuvent nécessiter un renouvellement des plants pouvant atteindre jusqu’à 10% d’une parcelle.

 

À ce jour, il n’existe pas de méthode de lutte chimique ou biologique universellement reconnue et applicable au vignoble. Le seul produit homologué fut l'arsénite de sodium, mais il a été interdit dès novembre 2001, en raison de ses effets cancérigènes et toxiques sur la santé humaine.

Alors certains vignerons tentent d’agir au moment de la taille, d’autres se tournent vers la biodynamie et aspergent leurs plantes de mélange de silice diluée et « d’eau dynamisée ».

 

Se basant sur les recherches du physicien Joël Sternheimer, la société Génodics propose un procédé alternatif qui semble donner des résultats probants. Les différents niveaux d’organisation de la matière (inerte ou vivante) sont en effet reliés par des « ondes d’échelle » qui en assurent la cohérence.
Pour résumer, Joël Sternheimer a prouvé que la musique agissait sur le vivant et  Génodics applique cette découverte à la vigne.

 

« Nous obtenons des résultats sur des parcelles de vigne que nous suivons depuis 1 à 4 ans, révèle Pedro Ferrandiz, le fondateur de Génodics. A la fin 2012, 102 applications avaient déjà été réalisées, chez 50 vignerons et sur plus de 150 hectares, en Alsace, Champagne, Centre et Loire, et Bordelais.

La technique est on ne peut plus simple puisqu’il s’agit de diffuser des suites de fréquences  sonores d’une durée de quelques minutes dans le voisinage des plants de vigne à traiter.

« Depuis 4 ans, la baisse moyenne constatée est de 60 % » assure Pedro Ferrandiz.

Les applications du procédé « génodique » sont cependant plus bien vastes, car des résultats ont déjà été obtenus quant à la lutte contre le gel, la sécheresse et même le mildiou.

 

Affaire à suivre....

 

(Source AFP et le RVF)

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