750 grammes
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 11:45

À Cahors, royaume du vin noir, les vignerons se mettent aussi au vin blanc.

Chardonnay, sauvignon, viognier ou muscadelle. Ces cépages de vin blanc ont fait leur apparition récente à Cahors, où des études de sols ont montré qu'une bonne partie du terroir était propice au vin blanc de qualité.

Cahors.jpg

Au royaume du vin de Cahors (Voir ici), d'un rouge si profond qu'on le surnomme le vin noir, bon nombre de vignerons se sont mis ces dernières années à planter des cépages de vin blanc, particulièrement bien adaptés à certains sols de la région.

C'est au contact d'experts de renom comme le couple Lydia et Claude Bourguignon, qu'ils se sont mis « à l'écoute de leur terroir » pour planter ici du chardonnay, du sauvignon, là du viognier ou de la muscadelle, bien plus rare, et non plus seulement le malbec rouge (Voir ici), emblématique de l'appellation d'origine contrôlée (AOC, ou AOP européenne) Cahors.

 

Ces vins de pays blancs désormais baptisés Côtes du Lot, n'ont pas l'AOC, et représentent moins de 2% de la production totale d'AOC Cahors (165.000 hl au total), mais tous les producteurs interrogés se satisfont de ce marché de niche de haute qualité et rémunérateur, loin des gondoles de la grande distribution.

 

Ces vignerons souvent jeunes, qui plantent du blanc, « retrouvent un savoir-faire œnologique longtemps perdu dans la région après la crise du phylloxéra (fin du XIXe siècle). Ils reprennent conscience de l'importance du sol, car on peut faire un bon vin blanc sur un sol à rouge, mais pas un bon rouge sur un sol à blan», explique Claude Bourguignon.

Malbec.jpg 

Les études de sols effectuées à l'initiative de l'interprofession montrent « qu'un tiers des 21.000 hectares de l'appellation est propice à la production de vins blancs de qualité », indique Jérémy Arnaud, responsable du marketing à l'Union interprofessionnelle des vins de cahors (UIVC).

 

À l'UIVC, Jeremy Arnaud estime que les vins blancs peuvent représenter bientôt 5% de la production de Cahors, témoignant comme à Châteauneuf-du-Pape (Vallée du Rhône) d'un autre « terroir exceptionnel ».

 

Le responsable marketing estime que l'avenir se fera en « noir et blanc » et compte présenter un dossier à l'Institut national des appellations d'origine (INAO) pour obtenir l'AOC Cahors blanc « dans 10 à 15 ans ».

 

Les artisans du vin blanc sont plus réservés concernant l'AOC.

« Nous avons une plus grande liberté d'expérimentation et de choix des cépages en vin de pays qu'en AOC, et s'il est bien fait on ne le vend pas moins cher », déclarent en chœur Claude Guitard et Caroline Cassot.

 

Il ne nous reste plus qu’à dénicher quelques flacons pour y goûter !!

(Source AFP)

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:58

Partager-le-gout-du-vin.jpgMaître de chai à Bordeaux et dégustateur professionnel (Guide Hachette, cours de dégustation), François Martin nous fait partager dans ce livre son expérience. Avec, en prime, un petit lexique fort utile.

 

Par rapport à ceux qui commençaient à s’intéresser au vin il y a vingt ou trente ans, les amateurs d’aujourd’hui ont la chance de disposer de beaucoup plus de sources d’information qu’avant. Plus de revues, plus de guides, les échanges sur Internet, etc.

 

Mais les seuls moments de vérité restent ceux de la dégustation des vins qu’ils ont acquis grâce à ces multiples sources d’information. Et là, on est parfois fort démuni pour apprécier sereinement ce que l’on goûte.

 

Pour guider ces expériences, il existe heureusement de plus en plus de cours ou d’initiations à la dégustation mais aussi de plus en plus de livres didactiques.

 

La dernière parution des éditions Féret, Partager le goût du vin, cherche à répondre à toutes les questions que se posent les amateurs débutants face au “goût du vin”.

 

Dans une première partie, François Martin (qui a une formation d’œnologue), passe en revue les grands thèmes qu’abordent spontanément tous ceux qui commencent à goûter le vin avec application : le goût de bouchon, la notion de garde, le goût du boisé, la notion de typicité, le goût des vins bio et des conseils pour mieux déguster un vin.

 

Dans une seconde partie (la moitié de l’ouvrage), l’auteur nous propose également un lexique assez complet de l’ensemble des termes fréquemment utilisés par les dégustateurs lorsqu’ils commentent un vin.

Au final, un petit livre qui joue plutôt bien son rôle d’initiation pour débutants.

 

« Partager le Goût du Vin » par François Marin – Editions Féret – 10,00 €

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 01:30

Le futur Centre culturel et touristique du vin a été présenté le 27 novembre dans le cadre du salon Vinitech.

 

C’est parti. Le premier coup de pioche du Centre culturel et touristique du vin devrait être donné en avril 2013, pour une mise en service début 2016.

Le 27 novembre, Philippe Massol, directeur de l’association qui pilote le dossier de ce grand équipement, a présenté les contours de ce projet dans le cadre des conférences du Vinitech. L’enjeu ?

 Le-centre-culturel-et-touristique-du-vin.jpg

Faire découvrir les civilisations du vin en mettant sur pied un équipement qui serve notamment de navire amiral à l’œnotourisme et qui réponde également à un enjeu économique.

 

Selon des études prévisionnelles, ce sont 450.000 visiteurs par an qui sont attendus (70 % de touristes français et étrangers, 30 % de visiteurs locaux). 750 emplois devraient être créés. Et le chiffre de 40 millions d’euros de retombées pour l’économie locale est avancé.

 

Le projet sur 14 000 m², dont 3 500 m² de parcours permanent et 750 m² d’espace d’exposition temporaire, implanté au nord de Bordeaux, au bord des bassins à flot, va culminer à plus de 50 mètres de haut. Le bâtiment aux courbes arrondies et nervurées affiche une modernité forte. « Une modernité qui a un peu de mal à apparaître à Bordeaux », a rappelé Philippe Massol.

 

Pour bien appréhender le patrimoine des civilisations du vin, ce centre sera, sur neuf niveaux, un lieu de découvertes et d’expériences. Il fera appel autant à l’histoire qu’à l’ethnographie, aux sciences de la vie, aux arts ou à la littérature. Le tout en utilisant les technologies dernier cri liées au numérique. Ainsi, des ateliers polysensoriels avec projection d’odeurs, des grands écrans pour découvrir les vignobles du monde entier ou encore des tablettes tactiles en interaction avec le visiteur.

 

Le projet, qui nécessite un investissement global de 63 millions d’euros, est financé par la ville de Bordeaux, la communauté urbaine de Bordeaux, la chambre de commerce de Bordeaux, l’État, le fonds Feder, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux et le conseil régional d’Aquitaine. Le conseil général de la Gironde, lui, n’a pas souhaité participer.

 Le-centre-culturel-et-touristique-du-vin-1.jpg

15 millions d’euros sont apportés par une quarantaine d’entreprises (dont Domaine Clarence Dillon, Millésima, Yvon Mau, Lynch Bages, Barton et Guestier, Castel, Domaine de chevalier, Nadalié ou encore le Crédit agricole) au titre du mécénat. Une fondation est en train d’être créée aux États-Unis pour attirer des mécènes.

 

Reste à se mettre d’accord sur le nom de cet équipement. Le titre de « Cité des civilisations du vin » tiendrait la corde. Encore faut-il recueillir le consensus total. D’ici la fin de l’année, le nom devrait être arrêté.

 

(Source AFP)

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:10

Vignerons et passionnés se sont retrouvés le dernier week-end d’octobre à Saint-Côme d'Olt (sud), pour la deuxième édition des "Rencontres des cépages modestes", créées en 2011 pour défendre les cépages méconnus, rares et historiques.
Romorantin.jpg

Douce noire, romorantin, prunelard,…, des vignerons français tentent de redonner vie aux cépages oubliés, menacés de disparition par la domination de grands cépages internationaux qui ne représentent qu'une infime partie de la biodiversité de la vigne.

On estime entre 6.000 et 7.000 le nombre de cépages de « vitis vinifera » (raisins de cuve et de table) dans le monde et l'Institut scientifique français de recherche agronomique (INRA) en conserve précieusement 2.600 dans son conservatoire de Vassal, près de Montpellier, explique son responsable, Jean-Michel Boursiquot, spécialiste de l'ampélographie, la science qui étudie la botanique et l'ADN de la vigne.

 

 

Seuls 250 cépages destinés au vin figurent au catalogue des plants autorisés par le ministère de l'Agriculture, ajoute le scientifique. Et 95% de la surface viticole est occupée par une quarantaine de cépages seulement, dont une bonne quinzaine sont ultra représentés dans le monde entier : chardonnay, merlot, pinot et autre syrah.

Dans sa maison de Castelnau-de-Montmirail, Robert Plageoles, 77 ans, raconte son parcours de précurseur de la réhabilitation des cépages autochtones disparus sous les coups du phylloxera, l'insecte ravageur qui provoqua l'arrachage des plants à la fin du XIXe siècle, du productivisme qui a favorisé les cépages aux meilleurs rendements et des réglementations strictes ayant prévalu à la création des AOC.
Le-Malbec.jpg

Issu d'une famille de vignerons, Robert Plageoles ne supportait pas la « perte de mémoire collective » représentée par la disparition des vieux cépages alors que la viticulture française était en perte de vitesse face aux vins américains ou australiens.

Il commence en 1982 avec l'ondenc, cépage blanc typique du coin, interdit à l'époque. « Je me suis arrogé le droit de planter », dit-il. « Quand j'ai déclaré au douanier avoir planté du verdanel », un autre cépage blanc, il m'a dit : « il n'existe pas, je ne l'ai pas dans mon ordinateur ».

 

Je lui ai répondu, « vous non plus vous n'êtes pas dans l'ordinateur, ce n’est pas pour ça que vous n'existez pas ».

Petit à petit, Robert Plageoles a fait renaître la quinzaine de cépages historiques locaux et son prunelart (rouge) s'est retrouvé chez le chef triplement étoilé Michel Bras.

 

Nicolas Gonin, vigneron à Saint-Chef (sud-est) pense lui aussi que l'avenir de la viticulture française se joue en partie sur la réhabilitation de son héritage. Sur son domaine de 5 ha, il a commencé en 2005 à planter du persan.

 

 

Aujourd'hui, « grâce aux cépages anciens, je vends à New York, Chicago, Tokyo alors que je suis complètement inconnu. On a sauvé les cépages anciens jusqu'au moment où ce sont les cépages anciens qui nous sauvent », dit-il.

 

 

Michel Grisard, vigneron à Freterive, dans les Alpes françaises, a « réhabilité la mondeuse » dans son département et préside le Centre d'ampélographie alpine (CAA), créé en 2007 pour débusquer les cépages locaux en perdition. « On fait de l'archéologie viticole et on a fait de belles découvertes », raconte-t-il.

Par exemple, le CAA a retrouvé 14 pieds de bia blanc dans une très vieille vigne à Apremont (Savoie). « C'était quasiment un miracle », dit Nicolas Gonin, vice-président de l'association.

 

Le-Chenin-blanc.jpg 

La procédure de reclassement administratif des cépages n'est pas simple. « Il faut retrouver plants, bibliographie et référencement, souvent auprès du domaine de Vassal mais elle s'est assouplie depuis quelques années », nuance Jean-Michel Boursiquot.

Certains rêvent comme Robert Plageoles d'aller plus loin. Depuis le phylloxera, les cépages sont greffés sur des porte-greffes, des hybrides américains résistants, et il voudrait revenir « à la viticulture originelle sans greffage ».

(Source AFP)

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 23:00

Au soleil couchant, un vigneron de Bourgogne diffuse sur ses vignes un traitement à base de bouse. La lune est descendante, le moment idéal, selon la biodynamie, une pratique teintée d'ésotérisme à laquelle des domaines prestigieux se sont convertis.

Seul au milieu de la vallée roussie par l'automne, dans ce petit domaine situé entre Pommard et Beaune, il asperge ses vignes d'une pluie fine depuis un bidon rempli de "500", préparation à base de bouse enterrée tout l'hiver dans une corne de vache.

La "500" est l'une des recettes emblématiques de la biodynamie, une pratique agricole qui va au-delà du bio. Le paysan base son travail sur la position des astres et des constellations du zodiaque et utilise des produits comme des tisanes ou des composts de végétaux fermentés dans une vessie de cerf.

La-corne-de-vache.jpg(La corne de vache est un objet essentiel de la biodynamie)
 

Ces recettes sont celles d'un philosophe autrichien dans les années 1920, Rudolf Steiner, qui a converti des vignerons en France, en Italie ou en Nouvelle-Zélande.

"Il y a des choses très ésotériques dans ses écrits, comme voir l'influence de Mars dans une plante, ce dont je ne suis pas capable", souligne Didier Montchovet, propriétaire de 12 hectares de vignes en Bourgogne.

En Bourgogne, plusieurs exploitations travaillent en biodynamie, dont les très réputés domaines de la Romanée-Conti et de la Vougeraie. Ils exportent massivement vers l'étranger, notamment les Etats-Unis et le Japon, vendent cher, emploient des financiers, mais leur logique cède face aux bienfaits de la biodynamie sur leurs vignes.

"C'est exactement comme l'homéopathie ou les ostéopathes, on y croit ou on n'y croit pas", tranche Pierre Vincent, le régisseur du domaine de la Vougeraie, depuis le jardin où sont cultivés des plants de lavande, sauge ou citronnelle pour confectionner des tisanes pour la vigne.

 

Non loin de là, la maison Albert Bichot envisage de passer à son tour en biodynamie, mais il y a un "verrou" à faire sauter, selon le régisseur Christophe Chauvel: "On a une formation scientifique, cartésienne. La biodynamie ne correspond pas à ce qu'on apprend à l'école".

 

Cette pratique laisse encore de nombreux professionnels sceptiques. Ils estiment que les vignes en biodynamie sont en bonne santé parce que les vignerons doivent leur consacrer beaucoup de temps et d'attention, et non grâce aux préparations imaginées par Steiner.

Luc Charlier, médecin devenu vigneron dans le Roussillon et collaborateur de revues sur le vin, voit dans les théories de Steiner un "assemblage de fadaises".

D'autres y voient un argument marketing auprès de consommateurs sensibles au retour à une viticulture respectueuse de l'environnement.

Les grands domaines affichent néanmoins rarement la mention "agriculture biodynamique" sur leurs bouteilles. "On ne veut pas que ce soit un argument commercial, mais un argument qualitatif", explique Pierre Vincent.

"Ce n'est pas un argument mis en avant, confirme Joëlle Brouard, professeur de marketing et directrice de l'Institut du management du vin à l'Ecole supérieure de commerce de Dijon. D'abord parce qu'ils n'en ont pas besoin pour vendre, mais aussi parce qu'ils ne veulent pas être jugés sur les moyens mais sur le résultat".

"Fondamentalement, ça ne part pas d'une volonté commerciale, mais d'une conviction personnelle, d'autant qu'il faut convaincre l'ensemble des salariés de travailler de cette façon", poursuit-elle, insistant sur le fait que ces viticulteurs ne sont "pas des illuminés".

"C'est une philosophie, une vision de ce que doit être le vin et la relation de l'homme à la nature", estime encore l'enseignante.
 
Lire aussi : « Vin bio, mode ou vraie avancée »
(Source AFP)
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 13:46

L’entreprise italienne Enomatic propose depuis peu une machine permettant de servir les vins effervescents au verre en conservant leur effervescence et leur fraîcheur.

 

Enomatic, le spécialiste des machines servant des vins tranquilles au verre, a travaillé trois ans sur le challenge de servir des vins effervescents au verre. L’entreprise italienne vient de sortir une machine, baptisée Flûte, qui permet de conserver à la fois les bulles et la fraîcheur de ces vins.

Vins-effervescents-au-verre.jpg

Quatre bouteilles en même temps

Flûte peut contenir quatre bouteilles ouvertes en même temps. Le vin est conservé à 4°C et peut rester effervescent un peu plus d’une semaine.

 

« Chaque bouteille insérée dans la machine est analysée plusieurs fois pour capter sa pression, explique David Morin, directeur général France d’Enomatic. La machine injecte ensuite de l’argon en fonction des résultats des analyses. L’argon est un gaz neutre qui n’interagit pas avec le CO2. Il se crée ainsi un gros bouchon de gaz neutre qui permet de maintenir l’effervescence. De plus, pour éviter toute baisse de température lors du service, la tête qui sert le champagne est est refroidie ».

 

Le coût de cette machine est d’environ 10.000 euros HT, le double d’une machine servant le vin tranquille au verre. Aux États-Unis, plusieurs bars à champagne l’ont déjà achetée.

 

En France, les premières démonstrations se tiennent au salon Equip’Hotel, à Paris, qui se termine ce jour.

 

Vous pouver lire aussi : « Le vin au verre se fait une place sur les tables étoilées »

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