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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 13:16

Une petite révision avant la dégustation de ce soir, cela ne fait jamais de mal!!

Cet article a été publié en juillet 2011.

 

Le chenin, aussi appelé chenin blanc, est un cépage blanc originaire de l'Anjou où il est attesté dès le 9ème siècle.

Il aurait été obtenu, par sélection, à partir du chenin noir.

Dans les siècles suivants, il s’étend à la Touraine où il obtiendra son nom actuel, probablement du Mont Chenin.

 

Au 14ème siècle, Rabelais, en bon tourangeau, parle abondamment des vins blancs d'Anjou et cite une fois le chenin dans Gargantua.

Après la révocation de l'Édit de Nantes, certains Huguenots trouvèrent refuge en Afrique du Sud. Ils emportèrent ce cépage dans leurs bagages et le plantèrent dans cette région du monde.

Aujourd’hui, la surface de chenin cultivée en Afrique du Sud est le double de celle de la vallée de la Loire.

Le chenin fut également importé en Australie dès le 19ème siècle.

 

Le-Chenin-blanc.jpgDe nos jours, il est bien représenté dans les nouveaux pays viticoles que sont l'Argentine, le Chili, la Californie la Nouvelle-Zélande, l'Australie et l'Afrique du Sud. Par exemple, en Afrique du Sud, avec 30 % du vignoble, c'est l’un des cépages le plus cultivé, sous le nom de steen.

 

En France, il est surtout présent dans sa région d'origine, la Vallée de la Loire dont c'est l'un des cépages blancs les plus caractéristiques.

Il est planté dans cette région, des limites ouest du Maine et Loire jusqu'à la Touraine, et couvre un bon nombre d'appellations.

Il est également appelé pineau blanc de la Loire en Touraine.

 

On le trouve aussi dans le sud-ouest et dans le Languedoc où il est classé « cépage recommandé ».

Il rentre dans l'assemblage de plusieurs AOC de l'appellation Limoux, dans La blanquette de Limoux jusqu'à 10% et dans le crémant de Limoux jusqu'à 40%. Depuis 2009 ce cépage peut aussi constituer 100% de l'AOC Limoux Blanc ou être assemblé avec le chardonnay et le Mauzac.

 

Il donne des vins blancs qui peuvent être secs (Jasnières, Savennières, Vouvray, Anjou,...) ou moelleux voire liquoreux sur certains millésimes ou selon les tris des vignerons (Bonnezeaux, Coteaux du Layon,...).

Il est aussi utilisé pour la production de vins effervescents (Crémant de Loire,…).

 

Le chenin est le seul cépage autorisé pour la production de Savennières.

 

Sa réputation n'est pas aussi noble que d'autres cépages blancs.

Et pourtant, beaucoup de professionnels estiment qu'il peut, s'il est bien travaillé, produire de grands vins.

Cela provient peut être d'une période où beaucoup de vignerons vendangeaient des raisins peu mûrs, donc acides, verts. Ils compensaient ce déficit en chaptalisant, puis en soufrant pour éviter un second départ de fermentation en bouteille.

 

 

 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:24

Mercredi dernier, à la demande d’une amie, nous avons organisé une soirée « initiation dégustation » pour les membres du KIWANIS Cœur de Créole de Fort de France.

 

Cette soirée fort agréable où les questions n’ont cessé de fuser de toute part, les participants et participantes (bien plus nombreuses !!) étant certains de tenir pour l’occasion « l’expert idoine » capable de répondre à toutes leurs interrogations et surtout détenteur du « juste goût ».

Alors là, cela reste à voir.

 

Et donc, voici ces quelques lignes pour tous les « jeunes amateurs » ou tous ceux qui s’estiment encore peu expérimentés qui font un complexe quand il s’agit de donner leurs impressions sur un vin.

Voilà quelques astuces pour vous permettre de déguster sans complexe.

Chaussettes pour dégustation à l'aveugle

Chaussettes pour dégustation à l'aveugle

Oublier les arômes

En général les néo-amateurs de vins, quand ils dégustent une bouteille, sont obsédés par l’idée d’identifier les “bons” arômes. Reconnaître les zestes d’agrume, les notes de mirabelle, les touches de poivre blanc, de sous-bois ou de grillé…..

 

Ils ont lu ces mots dans la presse, ils ont entendu leurs amis fins connaisseurs les utiliser, et ils pensent que pour avoir l’air affranchi, il faut pouvoir annoncer à la cantonade, et décrire avec un air convaincu de vieux briscard, le merveilleux nez de griotte et de baies sauvages que présente ce vin dans le verre.

 

Oubliez tout ce verbiage souvent un peu pédant qui s’attache à mettre en avant ce qui est finalement assez secondaire dans l’appréciation d’une bouteille. Quand vous achetez un vin, vous le choisissez, vous, parce qu’il sent la groseille ou la framboise ?

De plus, ce n’est pas parce que votre voisin, un grand connaisseur, trouve de fabuleuses notes de fruits blancs, que vous n’avez pas le droit de déceler de superbes touches de Mars ou de bombons à la menthe.

 

Sur la perception des arômes du vin, chacun est prisonnier de son propre vécu et on ne peut identifier que des odeurs qu’on a connues. Une même molécule dans un verre de vin peut donc parfaitement être nommée de deux façons différentes par deux dégustateurs pour lesquels cette molécule évoquera des souvenirs olfactifs différents.

Les différentes nuances du vin rouge

Les différentes nuances du vin rouge

J’aime ou je n’aime pas !!

Ce qui est important quand vous dégustez, ce n’est pas de réussir à “trouver” quelque chose dans le vin qui est dans votre verre, mais de savoir si vous l’aimez ou pas et ensuite, éventuellement, de comprendre pourquoi vous l’aimez ou pas.

 

Parce qu’il est trop acide, trop sucré, trop fort, parce qu’il râpe la langue, parce qu’il sent un drôle de truc. Là encore, n’ayez aucun complexe !! Votre goût vous appartient et aucun gourou n’a le droit de vous le voler, que ce soit votre ami d’enfance qui possède une cave formidable de 200 bouteilles ou tel ou tel critique adulé dans le monde entier.

 

Si la table entière se régale d’un vieux château-chalon grandiose, vous avez une légitimité totale pour dire que ce goût de noix et d’oxydation révulse votre palais, même si cela ne fait que quelques mois que vous vous passionnez pour le vin.

D’ailleurs, entre nous, même de nombreux amateurs chevronnés ne s’y sont pas encore habitués.

« Dégustation, pas de raisons d’avoir des complexes !! »

On ne reconnaît que ce qu’on connaît déjà !

Une autre obsession du nouvel amateur c’est de pouvoir reconnaître le vin servi (sans avoir vu la bouteille), dire de quelle région il provient, avec quel(s) cépage(s) il a été produit et de quel millésime il pourrait se réclamer.

C’est le jeu favori des amateurs aguerris quand ils organisent entre eux des dégustations “à l’aveugle”.

Ne vous tracassez pas, il est plus que normal que vous ne soyez pas très brillants lors des premières soirées de ce genre auxquelles vous pourriez être conviés.

 

Comment voulez-vous reconnaître un vin que vous n’avez jamais dégusté.

Pour pouvoir espérer donner quelques bonnes réponses (cela reste difficile même avec l’expérience…) il faut avoir dégusté énormément de vins de millésimes différents pour que votre mémoire olfactive et gustative puisse classer un grand nombre d’informations en fonction des vins dégustés dans votre “carrière” d’amateur.

N'est pas qui veut Romain Iltis, meilleur sommelier de France

N'est pas qui veut Romain Iltis, meilleur sommelier de France

Donc, là encore pas de complexe.

N’hésitez pas à dire que tel ou tel élément du vin que vous goutez vous rappelle un autre vin, même si vous avez peur de dire n’importe quoi. C’est aussi comme cela que l’on se forge une expérience et forme ses souvenirs.

Ne soyez donc pas impressionnés par vos amis qui se prennent parfois pour le "Robert Parker" de votre immeuble ou de votre ile!!

 

N’hésitez pas à donner votre avis, avec modestie, mais sans complexe. Et, petit à petit, vous prendrez naturellement de l’assurance en dégustant de plus en plus de vins et surtout en comprenant leur style, ce qu’ils expriment vraiment, dans leur façon de se comporter en bouche, dans la construction de leur équilibre entre acidité, alcool et tannins et enfin, le plus important, le plaisir qu’il vous procure ou non, et le souvenir qu’il vous laissera.

Car c’est bien çà le plus important.

 

Bonne dégustation et toujours avec modération.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 16:08

Le commerce mondial du vin continue de prospérer avec un bond de 10,6% à 28,3 milliards d'euros enregistré en 2015, contre 16 milliards en 2005, a annoncé lundi 18 avril l'Organisation internationale de la vigne et du vin.

 

La France (8,2 milliards d'euros) reste "de loin" le premier exportateur de vin en valeur avec 29% des parts du marché mondial, mais le troisième en volume, à 14 millions d'hectolitres selon l'Organisation internationale de la Vigne et du vin (OIV).

L'Italie s'arroge la deuxième place en volume (20 millions hl) et en valeur (5,3 milliards d'euros) tandis que l'Espagne, toujours au premier rang en volumes (24 millions hl) rétrograde à la troisième place en valeur (2,6 milliards d'euros) du fait d'un prix moyen moindre à l'unité.

 

Les trois pays de têtes représentent 56 % des volumes totaux de vin échangés dans le monde (104,3 Mhl) mais ce sont les Etats-Unis qui ont enregistré la plus forte augmentation de leurs exportations, en hausse de 26,5 % en valeur, alors que la consommation mondiale s'est stabilisée autour de 240 Mhl depuis la crise de 2008.

« La France reste de loin le 1er exportateur de vin en valeur »

Le vignoble mondial, 7,53 millions ha tous produits confondus (raisins de table, secs et destinés à la vinification) continue de régresser légèrement, "mais moins que ces dernières années" insiste l'OIV, avec une perte de 7.000 ha, principalement en Europe, alors que les superficies continuent d'augmenter en Chine, qui confirme sa deuxième place mondiale derrière l'Espagne et la France.

 

"La Chine reste le principal moteur de la croissance mondiale du vignoble" a insisté Jean-Marie Aurand, directeur-général de l'OIV, devant la presse.

Côté consommation, les Etats-Unis confortent pour la troisième année consécutive leur place de leader (31 millions hl) et la Chine (au 8e rang) à continué d'augmenter la sienne avec 16 millions hl consommés (contre 15,5 en 2014).

 

"Cette croissance, portée principalement par les classes moyennes, profite surtout au vin rouge, associé à des effets positifs sur la santé", a expliqué M.Aurand qui espère voir ce pays rejoindre l'OIV.

 

(Source AFP)

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 11:00

Du soleil généreux et du réchauffement climatique dont nous parlions hier.

Bien sûr, ce grain de raisin hors norme est du raisin de table (Vitis) et non un grain d’un cépage Bordelais ou Bourguignon (Vitis Vinifera) et donc il ne donnera jamais un verre de vin mais bien un généreux dé à coudre de délicieux jus.

 

Car après avoir longtemps hésité, songeant un instant l’envoyer à l’IRA pour étude, nous avons fini par le « déguster » et verdict, il était bien bon et avait un vrai goût de raisin.

 

Pour l’instant aucun signe visible sur le téméraire dégustateur !!

Wait and see.

Photographié sous toutes les coutures!!!
Photographié sous toutes les coutures!!!
Photographié sous toutes les coutures!!!
Photographié sous toutes les coutures!!!

Photographié sous toutes les coutures!!!

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 11:32

Les consommateurs apprécieraient de prime abord les vins dits "issus du réchauffement climatique", plus puissants et alcoolisés, mais s'en lasseraient vite et seraient moins enclins à les acheter, selon une étude de l'Institut des Sciences de la vigne et du vin (ISVV) de Bordeaux.

 

L'étude présentée à "ClimWine", symposium international sur l'impact du changement climatique sur la vigne et les stratégies d'adaptation, qui se tient à l'université Bordeaux Sciences Agro, visait à cerner quels "vins de demain" les consommateurs d'aujourd'hui pourraient aimer.

Elle a été menée auprès de 184 personnes, sur un panel de rouges de Bordeaux, certains présentant les caractéristiques présumées d'un vin ayant subi l'impact du réchauffement climatique - plus puissant, plus alcoolisé, forte concentration aromatique - et d'autres des caractéristiques plus "traditionnelles", a expliqué le responsable de l'étude Eric Giraud-Héraud, économiste à l'ISVV.

 « Les vins du réchauffement climatique séduiront-ils les consommateurs ? »

L'étude a été menée auprès de consommateurs réguliers de vin rouge qui testaient les vins à l'aveugle en plusieurs fois, chez eux ou à l'ISVV. A l'issue de l'étude, ils avaient la possibilité d'acheter l'un des vins testés.

 

Résultat : les vins présentant les caractéristiques du réchauffement climatique séduisent davantage à la première dégustation, sont les mieux notés, mais leur attrait est moindre aux dégustations suivantes, et le "consentement à payer" est relativement faible.

"On suspecte un changement d'habitude et de goûts de la part des consommateurs" par rapport à il y a quelques années, estiment M. Giraud-Héraud et un co-auteur argentin de l'étude, Alejandro Fuentes Espinoza.

"Il y aurait une tendance à rechercher des vins moins puissants", alors que les vins du réchauffement climatique le sont davantage, ajoutent-ils, soulignant que l'étude reste à approfondir.

 « Les vins du réchauffement climatique séduiront-ils les consommateurs ? »

ClimWine réunit depuis lundi 150 chercheurs d'une vingtaine de nationalités autour de l'impact du réchauffement climatique sur la viticulture: qualité du vin, évolution des techniques, cépages, etc.

 

Le symposium a notamment entendu que si toutes les régions viticoles du monde sont affectées par le réchauffement, les effets et les moyens d'y remédier diffèrent fortement.

"La viticulture en Argentine se fait dans des zones désertiques", où l'irrigation est depuis longtemps une obligation, "alors qu'en Europe, on débat beaucoup dessus", explique par exemple Hernan Ojeda, économiste chilien à l'INRA Montpellier.

"En Argentine, on développe aussi la 'plantation nomade' : les vignes sont plantées de plus en plus en altitude, pour rester à une température supportable".

 

Mais dans toutes les régions, la sélection génétique des cépages les plus résistants à la sécheresse est un enjeu, souligne Kees Van Leeuwen professeur de viticulture à Bordeaux Sciences Agro.

 

(Source AFP)

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:50

Le-Gamay.jpg

Article paru en juillet 2011 que je me permets de rééditer pour compléter la présentation de notre dégustation de ce soir.

 

Le gamay noir est un cépage français. Il est parfois nommé gamay noir à jus blanc pour le distinguer de ses cousins « teinturiers ».

 

Les différentes sources convergent pour faire venir ce cépage du hameau de gamay sur la commune de Saint-Aubin, sur la côte de Beaune.

Abondamment planté dans toute la Bourgogne au Moyen Âge, il finit par concurrencer le pinot noir et faire du tort à la réputation des vins.

 

En effet, il est plus productif et, à l'époque, la quantité procurait de meilleurs rapports même au détriment de la qualité. Philippe le Hardi, duc de Bourgogne finit par s'en émouvoir, craignant pour l'approvisionnement de sa table. Il ordonne d'arracher le gamay, dénommé le « vil et déloyal plant » jusqu'à Macon, réservant le Beaujolais au gamay, prouvant que dès cette époque on connaissait déjà l'influence de la nature des sols sur les vins.

 

C'est à partir de là que les deux vignobles vont conquérir leur gloire, chacun ayant son cépage rouge. Le gamay colonise les coteaux granitiques entre Macon et Lyon, faisant dire qu'à Lyon coulent trois rivières, le Rhône, la Saône et le Beaujolais.

 

La qualité des vins du Beaujolais attire les regards. Les vignerons du Val de Loire plantent à leur tour le cépage qui leur permet de produire des vins vite prêts à la commercialisation. La proximité du marché parisien et de l'Europe du nord par le port de Nantes assurent la vente.

 

En 1999, une équipe de chercheurs de l'Université de Californie à Davis, de l'ENSAM et de l'INRA a entrepris des recherches sur l'ADN de cépages du nord-est de la France.

Elle a prouvé que le gamay est issu d'un croisement entre le pinot noir et le gouais.

 

Cépage peu vigoureux mais fertile, il a tendance à s'épuiser en conditions trop fertile ou climat trop chaud. La taille courte allonge sa durée de vie.

 

Les grappes sont petites et les baies de taille moyenne.

La vinification de son raisin permet l'élaboration de vins chaleureux, fruités et épicés, assez colorés mais pauvres en tannins et peu complexes en termes d’arômes.

 Ce sont essentiellement des vins à courte durée de conservation, mais en terroir particulier, notamment dans les crus du Beaujolais, il peut se garder et se bonifier cinq à dix ans, voire plus pour les domaines les plus réputés et pour les bons millésimes.

 

Les vins élaborés à partir de ce cépage expriment des arômes très fruités et épicés :

  • pour les fruits rouges : le cassis, la framboise, le bonbon anglais par exemple
  • pour les fruits blancs : la pomme, la poire notamment 
  • pour les épices : la pivoine, le poivre

Le gamay se marie très bien avec la charcuterie et les fromages frais par exemple. La gastronomie lyonnaise lui convient à la perfection.

 

Il peut aussi faire de bons apéritifs et il peut être  servi couramment de l'apéritif au dessert. C'est un vin qui ne dénote jamais à table, même avec les cuisines exotiques difficiles à marier, raison de son succès au Japon.

 

 

 

 

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