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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 11:32

Les consommateurs apprécieraient de prime abord les vins dits "issus du réchauffement climatique", plus puissants et alcoolisés, mais s'en lasseraient vite et seraient moins enclins à les acheter, selon une étude de l'Institut des Sciences de la vigne et du vin (ISVV) de Bordeaux.

 

L'étude présentée à "ClimWine", symposium international sur l'impact du changement climatique sur la vigne et les stratégies d'adaptation, qui se tient à l'université Bordeaux Sciences Agro, visait à cerner quels "vins de demain" les consommateurs d'aujourd'hui pourraient aimer.

Elle a été menée auprès de 184 personnes, sur un panel de rouges de Bordeaux, certains présentant les caractéristiques présumées d'un vin ayant subi l'impact du réchauffement climatique - plus puissant, plus alcoolisé, forte concentration aromatique - et d'autres des caractéristiques plus "traditionnelles", a expliqué le responsable de l'étude Eric Giraud-Héraud, économiste à l'ISVV.

 « Les vins du réchauffement climatique séduiront-ils les consommateurs ? »

L'étude a été menée auprès de consommateurs réguliers de vin rouge qui testaient les vins à l'aveugle en plusieurs fois, chez eux ou à l'ISVV. A l'issue de l'étude, ils avaient la possibilité d'acheter l'un des vins testés.

 

Résultat : les vins présentant les caractéristiques du réchauffement climatique séduisent davantage à la première dégustation, sont les mieux notés, mais leur attrait est moindre aux dégustations suivantes, et le "consentement à payer" est relativement faible.

"On suspecte un changement d'habitude et de goûts de la part des consommateurs" par rapport à il y a quelques années, estiment M. Giraud-Héraud et un co-auteur argentin de l'étude, Alejandro Fuentes Espinoza.

"Il y aurait une tendance à rechercher des vins moins puissants", alors que les vins du réchauffement climatique le sont davantage, ajoutent-ils, soulignant que l'étude reste à approfondir.

 « Les vins du réchauffement climatique séduiront-ils les consommateurs ? »

ClimWine réunit depuis lundi 150 chercheurs d'une vingtaine de nationalités autour de l'impact du réchauffement climatique sur la viticulture: qualité du vin, évolution des techniques, cépages, etc.

 

Le symposium a notamment entendu que si toutes les régions viticoles du monde sont affectées par le réchauffement, les effets et les moyens d'y remédier diffèrent fortement.

"La viticulture en Argentine se fait dans des zones désertiques", où l'irrigation est depuis longtemps une obligation, "alors qu'en Europe, on débat beaucoup dessus", explique par exemple Hernan Ojeda, économiste chilien à l'INRA Montpellier.

"En Argentine, on développe aussi la 'plantation nomade' : les vignes sont plantées de plus en plus en altitude, pour rester à une température supportable".

 

Mais dans toutes les régions, la sélection génétique des cépages les plus résistants à la sécheresse est un enjeu, souligne Kees Van Leeuwen professeur de viticulture à Bordeaux Sciences Agro.

 

(Source AFP)

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:50

Le-Gamay.jpg

Article paru en juillet 2011 que je me permets de rééditer pour compléter la présentation de notre dégustation de ce soir.

 

Le gamay noir est un cépage français. Il est parfois nommé gamay noir à jus blanc pour le distinguer de ses cousins « teinturiers ».

 

Les différentes sources convergent pour faire venir ce cépage du hameau de gamay sur la commune de Saint-Aubin, sur la côte de Beaune.

Abondamment planté dans toute la Bourgogne au Moyen Âge, il finit par concurrencer le pinot noir et faire du tort à la réputation des vins.

 

En effet, il est plus productif et, à l'époque, la quantité procurait de meilleurs rapports même au détriment de la qualité. Philippe le Hardi, duc de Bourgogne finit par s'en émouvoir, craignant pour l'approvisionnement de sa table. Il ordonne d'arracher le gamay, dénommé le « vil et déloyal plant » jusqu'à Macon, réservant le Beaujolais au gamay, prouvant que dès cette époque on connaissait déjà l'influence de la nature des sols sur les vins.

 

C'est à partir de là que les deux vignobles vont conquérir leur gloire, chacun ayant son cépage rouge. Le gamay colonise les coteaux granitiques entre Macon et Lyon, faisant dire qu'à Lyon coulent trois rivières, le Rhône, la Saône et le Beaujolais.

 

La qualité des vins du Beaujolais attire les regards. Les vignerons du Val de Loire plantent à leur tour le cépage qui leur permet de produire des vins vite prêts à la commercialisation. La proximité du marché parisien et de l'Europe du nord par le port de Nantes assurent la vente.

 

En 1999, une équipe de chercheurs de l'Université de Californie à Davis, de l'ENSAM et de l'INRA a entrepris des recherches sur l'ADN de cépages du nord-est de la France.

Elle a prouvé que le gamay est issu d'un croisement entre le pinot noir et le gouais.

 

Cépage peu vigoureux mais fertile, il a tendance à s'épuiser en conditions trop fertile ou climat trop chaud. La taille courte allonge sa durée de vie.

 

Les grappes sont petites et les baies de taille moyenne.

La vinification de son raisin permet l'élaboration de vins chaleureux, fruités et épicés, assez colorés mais pauvres en tannins et peu complexes en termes d’arômes.

 Ce sont essentiellement des vins à courte durée de conservation, mais en terroir particulier, notamment dans les crus du Beaujolais, il peut se garder et se bonifier cinq à dix ans, voire plus pour les domaines les plus réputés et pour les bons millésimes.

 

Les vins élaborés à partir de ce cépage expriment des arômes très fruités et épicés :

  • pour les fruits rouges : le cassis, la framboise, le bonbon anglais par exemple
  • pour les fruits blancs : la pomme, la poire notamment 
  • pour les épices : la pivoine, le poivre

Le gamay se marie très bien avec la charcuterie et les fromages frais par exemple. La gastronomie lyonnaise lui convient à la perfection.

 

Il peut aussi faire de bons apéritifs et il peut être  servi couramment de l'apéritif au dessert. C'est un vin qui ne dénote jamais à table, même avec les cuisines exotiques difficiles à marier, raison de son succès au Japon.

 

 

 

 

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 10:28

La semaine des primeurs des vins de Bordeaux, où sera dégusté puis noté le très attendu millésime 2015, se tiendra dans tout le vignoble à partir du lundi 4 avril avec la venue de milliers de négociants, importateurs, cavistes et oenologues, notamment des Etats-Unis, d'Asie et d'Europe.

 

Depuis 2010 et son millésime classé "exceptionnel", au même titre que les 2005, 1990, 1982, 1961, 1959, 1953, 1947 ou 1945, le millésime 2015, élaboré dans des conditions climatiques optimales de la floraison aux vendanges, est très attendu par les négociants, importateurs et journalistes du monde entier qui feront alors de Bordeaux "la planète vin" lors de la semaine des primeurs de Bordeaux.

 

"On pressent que ce millésime va attirer du monde, on attend nos clients pour le déguster et le comprendre avec nous", confirme Séverine Bonnie, co-gérante des vignobles Malartic-Lagravière, grand cru classé de Pessac-Léognan où seront réunis les vins de l'appellation Graves.

Château Malartic-Lagravière

Château Malartic-Lagravière

Selon elle, le 2015 "est un très beau millésime, au-dessus des 2011, 2012, 2013, 2014, il n'y a pas photo et il fera partie des très, très beaux à Bordeaux". "Après, c'est difficile de le comparer avec les deux derniers grands, les 2005 et 2010. 2010 était très concentré, le 2015 apparaît plus souple, plus féminin, il a une approche plus raffinée et gourmande avec tout autant de matière", a-t-elle dit.

 

Organisée par l'Union des grands crus de Bordeaux qui propose du 4 au 7 avril des dégustations privées de ses 119 membres aux négociants, la semaine des primeurs de Bordeaux est l'occasion pour l'ensemble des appellations du Bordelais de profiter de la présence de professionnels de tous pays.

 

Ainsi, que ce soient les Côtes de Bordeaux, les Bordeaux liquoreux ou encore les Bordeaux bio, des dizaines de dégustations sont organisées, et ce dès ce vendredi, dans divers endroits du vignoble. Seront très attendues ensuite les notes de dégustation qu'attribueront les dégustateurs les plus influents.

Elles détermineront pour partie les prix des bouteilles que fixeront les propriétés.

Chais
Chais

Chais

En raison de contrats d'exclusivité, seuls des négociants partenaires pourront passer commande. Ces derniers les revendront dans la foulée à des acheteurs qui prendront livraison de leur bien de 12 à 18 mois plus tard lors de sa mise sur le marché, à un tarif généralement supérieur à celui qu'ils auront payé.

 

C'est tout le sens des primeurs de Bordeaux, système unique à Bordeaux, où les propriétés récoltent de la trésorerie deux ans avant de livrer leur marchandise et où les acheteurs réalisent le plus souvent une économie.

 

Les millésimes, comme ce 2015, ayant une grande capacité de garde sont généralement très demandés, ce qui entraînera des tarifs à la hausse par rapport aux précédents, notamment par rapport au très moyen 2013 qui se vend difficilement. D'autant plus que les grands crus bordelais partent pour plus de 80% à l'exportation.

 

Les amateurs de chiffres remarqueront eux que les millésimes en 5 proposent depuis le fameux 1945, et mis à part le 1965, toujours de très beaux millésimes.

 

(Source AFP)

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 09:47

L'institut national des appellations d'origine (Inao) a accordé en février l'appellation cru pour les vins de Cairanne, commune viticole des Côtes-du-Rhône située dans le haut Vaucluse.

 

Le syndicat des vignerons de Cairanne, qui rassemble 37 domaines particuliers et trois caves coopératives, avait engagé en 2008 auprès de l'Inao une procédure d'appellation communale pour la reconnaissance de leurs vins rouges et blancs.

"Depuis 1953, date à laquelle le nom de la commune apparaît sur les bouteilles de Côtes-du-Rhône produites à Cairanne, l'appellation fait preuve de dynamisme", souligne dans un communiqué InterRhône, l'interprofession des vins de la vallée du Rhône.

 

La particularité des vignerons cairannais, qui produisent environ 30.000 hectolitres de vin par an, repose sur leur "volonté de conserver leurs vieilles vignes pour préserver le potentiel qualitatif de leurs vins", note InterRhône.

"Aujourd'hui, la superficie des vignes de plus de 50 ans est supérieure à 400 hectares" sur une superficie totale de 956 hectares, précise l'organisme.

Vignes de Cairanne

Vignes de Cairanne

Pour les vins rouges, le grenache représente 60% des superficies plantées en AOC, auxquelles s'ajoutent la syrah (16%), le carignan (15%) et le mourvèdre.

 

Grenache, clairette roussanne, marsanne, bourboulenc et viognier sont utilisés pour les blancs, qui ne pèsent que 5% de la production.

 

Un décret portant officiellement sur les fonts baptismaux le nouveau cru des Côtes-du-Rhône, dont 2015 sera le tout premier millésime, sera publié dans les prochaines semaines.

 

(Source AFP)

« Cairanne, nouveau cru pour les vins des Côtes-du-Rhône »
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 15:18

Où en est la consommation mondiale de vin ? Quel est le prix moyen d’une bouteille à travers la planète ? Quelles sont les nationalités qui consomment le plus en volume ? Toutes les réponses et bien plus grâce à une étude récente venue d’Espagne.

 

En 2015, on estime que les habitants de la planète ont dépensé 219 milliards d’euros en vins, un chiffre en hausse de 3,86% par rapport à 2014. Tels sont les chiffres d’une étude menée par l’institut britannique Marketline – Datamonitor en partenariat avec l’école de commerce espagnole Constanza Business & Protocol School.

Ce niveau de dépenses en vin a en outre augmenté de 17% par rapport à 2010. Le pays où le coût moyen d’une bouteille de vin (75 cl) est le plus élevé est… l’Irlande, avec en moyenne 13,46 euros par bouteille. Viennent ensuite la Norvège (13,17 €), l’Inde (12,11 €), la Corée du Sud (11,22 €), et la Nouvelle-Zélande (10,62 €).

 

Inversement, les pays où le coût moyen d’une bouteille de vin est le faible sont l’Allemagne (4,97 €), le Brésil (4,74 €), l’Afrique du Sud (4,64 €), la Pologne (4,29 €) et la Turquie (3,47 €). En France, une bouteille coûte en moyenne 6,33 euros.

Carte FreePik

Carte FreePik

Si l’on prend le montant total des dépenses en valeur, on distingue des tendances plus intéressantes encore. Les Américains sont ainsi la nationalité qui dépense globalement le plus en vin (29,2 milliards d’euros par an), suivi des Chinois (28,8 milliards) et des Italiens (25,6 milliards).

 

Le classement diffère en revanche si l’on rapporte ce chiffre au nombre d’habitants : il consacre alors l’Italie (425,8 € par an et par personne), le Portugal (397,8 €), le Danemark (384,6 €), la France (362 €), et la Suède (353,4 €).

L’impact des taxes sur l’alcool dans les pays nordiques ne doit pas être omis… Si l’on regarde les tendances, on constate que la croissance des dépenses globales dans le vin est tirée par les « nouveaux » pays consommateurs.

 

Depuis 2010, elle est en hausse de 47% en Pologne, de 48% en Inde, de 50% en Russie, de 54% au Mexique… et de 146% en Russie ! D’importants progrès sont également à noter uniquement sur l’année écoulée : +17% en Chine, 13% au Danemark, +11% en Pologne, +8% en Russie, et +7% au Mexique (variation 2014-2015).

 « Le vin aux quatre coins du monde!! »

A l’inverse, la tendance est plutôt à la stabilisation voire au ralentissement dans les pays « classiques » tels que l’Espagne, la France, l’Italie ou le Portugal. Néanmoins ces derniers restent les plus importants consommateurs en volumes.

 

La médaille d’or revient à nos voisins italiens avec un chiffre de 44 litres par an et par habitant. L’Hexagone arrive juste après (43 litres/habitant/an), suivi du Portugal (42 l), du Danemark (41 l) et de la Belgique (29 l).

 

(Données de MarketLine – Datamonitor – Constanza Business & Protocol School)

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 11:22

Une équipe internationale de recherche est parvenue à isoler les gènes de résistances du mildiou et de l'oïdium et à les introduire dans des variétés cultivées. Une première.

 

C'est une avancée considérable dans la connaissance des mécanismes de résistance. Des chercheurs français de l'Inra (Montpellier, Colmar, Évry) ont réussi, avec des confrères australiens et américains, à séquencer les gènes de résistance Run1 (oïdium) et Rpv1 (mildiou).

 

Ils ont ainsi identifié le contenu exact de la portion de chromosome (locus) où se situent ces deux gènes. Dans une publication de 2013, ils révèlent que ce locus est composé de quinze gènes, dont deux seulement sont des gènes majeurs de résistance : l'un à l'oïdium, l'autre au mildiou.

Ala suite de cette découverte, ils ont cloné et introduit ces deux gènes dans des variétés de Vitis vinifera. L'expérience a été menée sur syrah, tempranillo, portan, macabeu et carignan.

 

Ces variétés transgéniques se sont révélées très résistantes au mildiou et à l'oïdium, confirmant donc que les gènes identifiés sont bien ceux qui portent la résistance à ces deux maladies.

Cépage Syrah

Cépage Syrah

La connaissance de ces gènes va permettre un travail plus rapide dans la sélection par hybridation.

Les chercheurs, utilisant désormais la sélection assistée par marqueurs, pourront donc vérifier, au début d'un programme de sélection, si ces deux gènes sont bien présents sur de jeunes vignes issues de croisement.

 

Par ailleurs, ils vont travailler sur le mécanisme moléculaire de résistance : quel est le rôle de la protéine produite par ces gènes dans la réponse de la vigne à l'agent pathogène ?

Sans les recherches d'Alain Bouquet, ces travaux auraient été impossibles. Il signe naturellement cette première scientifique aux côtés de ses confrères Ian Dry (CSIRO Australien) et Laurent Torregrosa.

 

(Source La Vigne)

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