750 grammes
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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 10:53

Nouveau millésime, nouvelle étiquette. Comme le veut la tradition depuis 1945, le château Mouton Rothschild a fait appel à un artiste.

 

Pour personnaliser l'étiquette de Château Mouton Rothschild 2016, l'artiste sud-africain William Kentridge a choisi de dessiner une fresque intitulée "Les triomphes de Bacchus".

« Mouton Rothschild, William Kentridge signe l'étiquette du millésime 2016 »

Ce peintre, sculpteur, vidéaste et metteur en scène a choisi "Les triomphes de Bacchus", représentant en noir et presque blanc de joyeuses silhouettes sur un bandeau en haut de l'étiquette.

Ce natif de Johannesburg est le premier Africain à illustrer une étiquette de Mouton, château de 84 hectares de vignes situé à Pauillac.

 

C'est Philippe Jullian qui avait réalisé la première étiquette avec le "V" de la Victoire en 1945, suivi par Jean Cocteau, Dali, Picasso, Niki de Saint Phalle, Robert Wilson, et l'année dernière le peintre allemand Gerhard Richter.

 

En échange, les artistes reçoivent des caisses de Mouton Rothschild de "leur" millésime.

 

(Source AFP)

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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 09:00

Un musée du vin sur le thème de l'interprétation sensorielle du champagne, ainsi qu'un restaurant et un espace de dégustation ouvriront leurs portes à Aÿ.

 

Des entrailles du vignoble jusqu'à la magie des bulles dans une flûte, le centre d'interprétation sensoriel des vins de champagne a été imaginé comme une immersion dans ce qui fait l'essence de l'appellation. Ce projet devrait se concrétiser en 2021.

« Un musée sur "l'expérience Champagne" »

"Le futur centre d'interprétation a été pensé comme une des portes d'entrées de "l'expérience Champagne" mettant en œuvre des moyens scénographiques inédits favorisant la transmission de la notion de plaisir" associé à ce vin emblématique, a déclaré la communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne, qui pilote ce projet à plus de 7,5 millions d'euros.

 

Appelé aussi "Le pressoir", le musée, doublé d'un restaurant et d'un espace de dégustation sur 2.400 m2, s'installera dans un ancien centre de pressurage à l'architecture typique de la maison Pommery, dans le village d'Aÿ-Champagne (Marne), au cœur des coteaux inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.

 

Les travaux débuteront d'ici l'été prochain.

 

(Source AFP)

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 08:22

La France, déjà première destination touristique mondiale, veut devenir le pays de référence pour l'oenotourisme, un marché en pleine expansion où elle est concurrencée par l'Italie, l'Espagne mais aussi les Etats-Unis.

 

À la demande du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, Atout France - l'agence chargée du développement touristique de l'Hexagone - a organisé mardi 20 novembre 2018 les premières Assises nationales.

 

Après une journée de débats et de témoignages d'acteurs des filières viticoles et touristiques, Hervé Novelli, président du conseil supérieur de l'oenotourisme, a présenté 20 axes de développement pour le secteur.

 

Le vin et l'oenotourisme "réconcilient la mondialisation - soit le flux touristique, et le local - soit l'identité territoriale", a résumé M. Novelli. "Aujourd'hui, les vignobles deviennent des destinations à part entière. Nos 10.000 caves sont un facteur-clé de développement pour nos régions", a renchéri Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État au quai d'Orsay chargé du Tourisme.

« La France veut devenir la référence mondiale de l'oenotourisme »

Quelque 10 millions d'"oenotouristes" - soit des visiteurs venus à la découverte des vins et vignobles français - sont accueillis dans l'Hexagone chaque année, dont 4,2 millions d'étrangers. 

 

Ce marché représente 5,2 milliards d'euros de recettes par an. Les régions les plus fréquentées étant le vignoble de Bordeaux, le vignoble de Champagne, le vignoble d'Alsace, le vignoble de Bourgogne et celui du Val de Loire.

 

"Cela déplaît au président des Etats-Unis mais la France est, encore aujourd'hui, le premier pays exportateur de vin au monde en valeur", a relevé M. Lemoyne, en allusion aux tweets de Donald Trump dénonçant il y a quelques jours le déséquilibre commercial entre la France et les Etats-Unis. 

« La France veut devenir la référence mondiale de l'oenotourisme »

Le secrétaire d'Etat a cependant admis le "retard" de l'Hexagone en matière de structuration de l'offre oenotouristique": "c'est un fait, la Californie ou même la Rioja, de l'autre côté des Pyrénées, possèdent des offres attractives".

 

Pour Atout France, ces premières Assises donnent "le coup d'envoi d'une politique visant à favoriser le développement de l'oenotourisme", car l'Hexagone a "l'opportunité de prendre le +leadership+ mondial sur cette filière".

 

Les 20 mesures mises en avant - qui ne sont pas encore budgétées - visent l'amélioration de la qualité de l'offre, la professionnalisation de la filière ou encore la levée de "freins" réglementaires.

 

Sur ce dernier point, l'exemple des "vendanges touristiques", qui peuvent être "assimilées à du travail irrégulier", ou la "réflexion" à mener sur "les conditions de construction de bâtiments à vocation touristique sur des terres agricoles".

 

« La France veut devenir la référence mondiale de l'oenotourisme »

En matière de classement, les exigences du label "Vignobles et Découvertes" - dont bénéficient 67 destinations - doivent être "renforcées". De leur côté, les grandes chaînes hôtelières françaises pourraient  également, via un accord-cadre, intégrer l'oenotourisme comme une "proposition incontournable de leur offre".

 

Enfin, les acteurs de la filière pourraient également s'engager à promouvoir une consommation "responsable":

"Au-delà d'une simple action gustative, l'oenotourisme est un moyen de promouvoir une consommation raisonnable, et peut être une chance pour mieux consommer", a estimé M. Lemoyne.

 

D'ici à 2020, le gouvernement ambitionne d'atteindre les 100 millions de visiteurs étrangers, contre 87 millions l'an dernier.

 

(Source AFP)

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 09:14

Pouilly-Fume.jpgLe Pouilly-Fumé ou blanc-fumé de Pouilly, est un vin blanc d'appellation d'origine contrôlée produit autour de Pouilly-sur-Loire dans la Nièvre.

Un autre vin blanc est produit sur la même aire mais avec un autre cépage, le Pouilly-sur-Loire.

 

Le Pouilly-Fumé est une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 1937.

 

On trouve les vignobles à Pouilly-sur-Loire, Saint-Andelain, Tracy-sur-Loire, Saint-Laurent-l ‘Abbaye, Mesves, Saint-Martin-sur-Nohain, Garchy, communes de la Nièvre. Ils sont situés à l'est de la Loire.

 

Le relief est légèrement vallonné en raison de la Loire qui a creusé une vallée, avec Sancerre qui est sur un promontoire, de l'autre côté du fleuve.

 

Le sol comprend trois grands types de terrains : marnes kimméridgiennes, calcaires durs et argiles à silex.

 

Le vignoble du Pouilly-Fumé remonte à l'époque romaine du début de notre ère (5ème siècle) où l'on retrouve l'appellation latine de "Pauliacum super fluvium ligerim", qui témoigne de la voie romaine qui passait sur ce terroir.

 

Les moines Bénédictins sont à l'origine de l'essor du Pouilly-Fumé au Moyen Âge.

Le vin de messe étant par tradition le vin blanc, car moins tachant, les moines ont développé les vignobles sans rechercher la rentabilité financière des exploitations.

 

Après la Révolution française de 1789, les paysans ont pu devenir propriétaires des terres et vignobles possédés par les nobles et le clergé.

 

Le transport des vins de Pouilly s'est rapidement effectué par la Loire, en raison de la situation géographique du vignoble et ce malgré les crues et les basses eaux.

Ce vin s'est toujours bien exporté, par voie fluviale vers Paris, grâce à l'ouverture du canal de Briare.

 

Aujourd'hui une partie importante de la production est vendue à l'étranger, notamment en Grande-Bretagne.Pouilly-Fume-1.jpg

À la fin du 19eme siècle, les vignerons ont été confrontés au mildiou puis au phylloxéra.

Le vignoble a été dévasté et nombre de vignerons ont dû se reconvertir. Après de bien vaines tentatives de traitement, les vignes ont été arrachées au début du 20eme siècle et une partie seulement du vignoble a été replantée après greffage sur bois américain.

 

Le pouilly-fumé est issu du sauvignon blanc, un cépage dont les grappes sont formées de petits grains ovoïdes, qui sont serrés les uns contre les autres et ressemblent à des œufs de mésange.

A maturité, ces grains sont recouverts d'une pruine grise, couleur de fumée, ce qui explique pourquoi les vignerons de Pouilly parlent entre eux de « blanc-fumé » pour désigner le cépage sauvignon ou les vins issus de ce cépage.

 

Le qualificatif « fumé » se rapporte également aux arômes et au bouquet (ou au « fumet ») inégalables et reconnaissables entre tous (le fameux goût de pierre-à-fusil qui se dégage du frottement de deux silex), que lui confèrent les terroirs d'exception du Vignoble de Pouilly/Loire

 

C'est ce que Georges Blanchard (Poète patoisant nivernais) a très bien exprimé avec ses propres mots qui fleurent bon le terroir, dans un poème intitulé « L'vin d'Pouilly » (référence site officiel pouilly-fumé.com) :

 

Pouilly, si ton nom vagabonde
Jusque dans les pays pardus,
Si t'es connu du bout du Monde,
Té l'doué au jus d'tes pieds tordus.

Té l'doué au soleil, à la terre,
A tout s'qui dounne à ton raisin
Un sacré foutu caractère
Qui I'fait différent d' son vouésin

 

 

http://www.pouilly-fume.com/pouilly.html

 

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 13:13

Après une année 2017 cataclysmique, la production mondiale de vin va connaître un rebond spectaculaire en 2018, année nettement plus clémente pour les vendanges de la plupart des grands pays producteurs, selon des estimations de l'Organisation internationale de la vigne et du vin.

 

Avec 282 millions d'hectolitres (M/hl) attendus, la production viti-vinicole 2018, en hausse de 31 M/hl, sera même "l'une des plus hautes depuis 2000", note l'OIV, l'Organisation internationale de la vigne et du vin, dans un communiqué. Dans l'ensemble de l'Union européenne, "la vendange sera supérieure de 19% par rapport aux niveaux de l'année dernière", indique l'OIV, qui avance le chiffre de 168,4 M/hl (+27,2 M/hl).

 

Sur le continent, l'Italie (48,5 M/hl), la France (46,4 M/hl) et l'Espagne (40,9 M/hl) enregistrent des niveaux de production très élevés, en ligne avec les derniers bons millésimes en termes de volumes.

 

En 2017, ces trois pays, plus gros producteurs de vin du monde avaient fait les frais d'aléas climatiques désastreux : aux gels de printemps qui avaient affecté les vignobles, avaient succédé des étés secs qui avaient donné de petits raisins et donc moins de jus. La France avait ainsi connu sa plus mauvaise année depuis 1945.

« 2018, la production mondiale de vin repart à la hausse »

Les producteurs de vins du nouveau monde ont connu des fortunes diverses : avec 23,9 M/hl vinifiés, en baisse de 2% par rapport à 2017, les États-Unis maintiennent leur statut de quatrième producteur mondial.

 

Plus au Sud, Chili (+36%) et Argentine (+23%) connaissent des rebonds spectaculaires de leur production, avec respectivement 12,9 et 14,5 M/hl. Au Brésil, en revanche, la production est en baisse (-17%) mais reste à des niveaux élevés pour le pays (3 M/hl). Chez d'autres grands producteurs, la production est également attendue en baisse. En Afrique du Sud, "la sécheresse a fortement impacté la production 2018" qui est en recul de 12% à 9,5 M/hl.

« 2018, la production mondiale de vin repart à la hausse »

En Australie, après les deux récoltes très élevées de 2016 (13,1 M/hl) et de 2017 (13,7 M/hl), la production 2018 (12,5 M/hl) enregistre un recul de 9%.

 

À l'inverse, la Nouvelle-Zélande, en progression, connaît la troisième production la plus élevée enregistrée dans le pays, avec 3 M/hl.

 

 

(Source AFP)

 

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 10:52

La Rioja est une région et un vignoble du nord de l’Espagne. Couvrant une surface de 55.000 km² (soit deux fois la surface du vignoble de Bourgogne, ou la moitié de la surface du vignoble Bordelais), la Rioja est le vignoble espagnol le plus ancien, le plus connu et le plus noble. Il fut le premier à obtenir l’appellation D.O.C (vin d’origine qualifiée, distinction la plus prestigieuse dans la classification espagnole).

 

 

Si la région a commencé à produire du vin après le retrait des Maures du nord de la péninsule ibérique au XIIème siècle, ce n’est qu’à partir de la fin du XIXème siècle que le vignoble prend un virage qualitatif et développe sa renommée en s’inspirant du succès du vignoble bordelais. 

 

En effet, l’épidémie de Phylloxéra qui a détruit le vignoble bordelais au XIXème siècle a amené les vignerons à  se déplacer plus au sud, partageant ainsi leur savoir-faire avec les vignerons locaux de la Rioja: assemblage, élevage, fût de chêne… sont autant de « best practices » toujours en vigueur et qui viennent de Bordeaux.

« La Rioja, un des vignobles espagnols les plus nobles »

Dans les années 70, les vins de la Rioja traversent une période crise qualitative. Après avoir obtenu la DO (appellation d’origine contrôlée), le prix des vins augmentent et les vignerons sombrent dans la facilité: ils s’industrialisent et augmentent les rendements pour faire du volume à tel point que le vignoble perd en renommée au profit des vignobles voisins. 

 

Le sursaut qualitatif a lieu dix ans plus tard, quand les vignerons prennent conscience de l’importance du terroir et se remettent à innover. Aujourd’hui, les rendements dans la Rioja sont inférieurs de 20% à ceux de la moyenne espagnole. La région obtient la DOC en 1991.

 

Les Bodegas

 

On peut traduire le mot espagnol bodega par « cave à vin ». Les bodegas sont en fait l’équivalent espagnol de nos « châteaux » bordelais. Ce sont des exploitations viti-vinicoles.

 

Historiquement, les producteurs espagnols étaient organisés en coopératives et vendaient leur vin au négociant, les bodegas, qui se chargeaient de l’assemblage et de l’élevage du vin. Plus récemment, les bodegas se sont rapprochées du terroir en achetant des vignes et en vinifiant eux-mêmes leurs vins.

« La Rioja, un des vignobles espagnols les plus nobles »

Des vins puissants

Ces caractéristiques contribuent à faire des vins puissants et longs, aux arômes de fruits rouges, de type cerise, que complètent une bonne acidité et des tanins ronds qui s’assouplissent avec le temps.

Ces vins rouges ne sont pas des vins d’apéros. Ils sont trop puissants pour être appréciés sans accompagnement. Ils s’associeront à merveille avec des viandes braisées, rouges ou blanches, ou encore avec un foie gras en terrine.

 

Si la réputation de la Rioja tient essentiellement à son vin rouge, il est intéressant de noter que la région produit aussi du blanc, à partir de différents cépages (Viura, Grenache blanc, Malvoisie mais aussi Chardonnay). Ces vins blancs peuvent être longuement élevés dans des fûts de chêne, ce qui leur confère des arômes de pain grillé ou vinifié en recherchant la fraîcheur et le fruit.

« La Rioja, un des vignobles espagnols les plus nobles »

Les vins de la Rioja présentent un certain nombre de caractéristiques :

 

Le Tempranillo en est une. C’est le cépage roi de la Rioja dont il est autochtone. Il représente 70% de la production du vignoble et peut être vinifié seul ou assemblé avec les autres cépages rouges minoritaires comme la Grenache ou le Carignan.

 

 

Le climat y est unique: la région subit à la fois les influences océaniques qui viennent du nord et les influences méditerranéennes de l’est. En fonction de la localisation de la parcelle qui sera plus ou moins soumise à l’une ou l’autre des influences, les vins produits seront plus légers (c’est le cas dans la « Rioja Alta ») ou plus denses (« Rioja Alavesa » ou « Rioja Baja »).

 

 

L’élevage est une autre caractéristique de la Rioja. Les vins de ce vignoble sont en effet souvent élevés en fût de chêne, pour compléter leur structure tannique. Un vin étiqueté « Rioja Reserva » devra ainsi vieillir 3 ans, dont un en fût de chêne avant d’être commercialisé.

C’est d’ailleurs une caractéristique espagnole que l’on ne retrouve pas en France que de ne vouloir commercialiser son vin que lorsqu’il est considéré comme prêt à être consommé. A la différence des primeurs en France, où l’on peut acheter son vin avant même qu’il ait été vinifié !

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