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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:47
« Pourquoi le vin rouge… est-il rouge ? »

Parce que c’est la couleur que l’on voit dans le verre dirait Monsieur de La Palisse !! Un petit rappel ou une bonne révision des fondamentaux ne fait jamais de mal, bien au contraire. Après tout, qui ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi le vin rouge affiche cette couleur et toutes ces nuances ? Alors voilà quelques éléments de réponses.

 

Jus blanc et vin rouge !!

Si beaucoup de gens pensent que la couleur du vin provient de celle du jus de raisin, cela est totalement faux. A l’exception de quelques rares cépages comme le gamay de Bouze, le jus des raisins est naturellement blanc, même pour les raisins rouges. C’est la macération des peaux dans le jus en fermentation qui donne sa couleur rouge au vin.

 

Un camaïeu de rouge

Ces différences de nuances viennent essentiellement du cépage. Certains ont une peau avec un pouvoir colorant plus riche. Par exemple, le pinot noir ou le grenache donnent des vins relativement peu colorés alors que des cépages comme la syrah ou le cabernet-sauvignon produisent des vins d’un rouge plus foncé.

 

Mais aussi des styles de vinification qui peuvent influencer l’intensité de la coloration. Plus l’extraction est forte, plus la couleur est intense. L’extraction se fait essentiellement par deux moyens, soit par une macération longue ou soit par des méthodes comme le pigeage ou le remontage qui ont pour conséquence d’extraire plus de matière en général, donc forcément plus de couleur aussi.

 

Pour rappel, le pigeage revient à enfoncer régulièrement (souvent une fois par jour) la masse des peaux des raisins qui flotte à la surface du jus dans les cuves, alors que le remontage consiste à pomper le jus en bas de la cuve et à le réinjecter en haut, au-dessus des peaux.

Les couleurs du vin

Les couleurs du vin

Vous avez dit rosé(s) !!

Si certains vins sont rosés, c’est parce qu’une fois les raisins pressés, le jus reste peu de temps en contact avec les peaux.

Pour vous donner un ordre d’idée, il est très courant que le jus d’un vin destiné à être rouge macère avec ses peaux pendant 2 à 3 semaines. A la différence, pour un rosé, cela peut ne durer que 12 h. Les peaux n’ont donc pas beaucoup de temps pour colorer le vin.

 

Vin blanc et peau rouge

Ou comment faire un vin blanc avec des raisins rouges.

Cela est tout à fait possible si on ne fait pas macérer les peaux avec le jus, ce dernier restera blanc. C’est notamment le cas du champagne élaboré entre autres à partir de cépages comme le pinot noir et le pinot meunier qui sont des cépages “rouges”, ce sont les fameux « blanc de Noirs ».

 

On pourrait d’ailleurs imaginer produire de nombreux vins blancs avec des raisins noirs. Ce serait techniquement tout à fait possible. Mais produire, par exemple, du Pauillac blanc n’aurait aucun intérêt, étant donné que ce sont majoritairement les peaux qui donnent son goût et ses tannins aux vins de cette appellation.

 

Par contre on n’arrivera jamais à faire du vin rouge avec des raisins blancs!!

 

Blancs, rosés ou rouges, à vous de choisir mais quand vous avez trouvé votre bonheur, il faut savoir l’entourer de toutes les attentions (bonnes conditions de conservations) pour qu’il s’épanouisse parfaitement.

« Pourquoi le vin rouge… est-il rouge ? »
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:46
Cave Hospices de Strasbourg

Cave Hospices de Strasbourg

Un blanc sec d'Alsace datant de 1472, réputé le plus vieux du monde, a été mis dans un nouveau fût mercredi 21 janvier 2015 dans la cave des Hospices de Strasbourg. C'est seulement la troisième fois de son histoire qu'il déménage!!

 

Il n'avait pas changé de fût depuis 1718 ! C'est la troisième fois seulement de son histoire qu'il change de fût, afin qu'il poursuive sa maturation.

 

Conservé dans la cave historique des Hospices de Strasbourg depuis sa récolte il y a plus de cinq siècles, le vin a été transvasé durant une opération délicate dans un réceptacle construit sur mesure.

"L'ancien fût était à bout de course et laissait échapper des fuites", a expliqué Thibaut Baldinger, responsable de la cave des Hospices de Strasbourg.

 

Après avoir constaté que trois litres s'évaporaient par an, la cave avait placé le breuvage dans une cuve en inox en avril 2014, en attendant la fabrication du nouveau tonneau de chêne, d'une contenance de 450 litres, réalisé par deux maîtres tonneliers du sud-ouest de la France.

 

Le millésime, vieux de 543 ans, conserve toute sa saveur avec un degré d'alcool de 9.4%. Il a été servi à seulement trois reprises.

La première en 1576 lors de la signature de l'accord d'assistance entre Strasbourg et Zurich.

La deuxième en 1718 lors de la pose de la première pierre de l'hôpital civil.

La troisième et dernière remonte à 1944. Le vin fut servi au général Leclerc, libérateur français de Strasbourg.

 

(Avec AFP)

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 08:26

Chateau-Musar.jpgCette année 2014 aura été vraiment terrible pour le monde du vin et il était temps que nous nous retrouvions en 2015, en espérant que ce nouveau millésime soit plus « sympathique ».

 

Serge Hochar, le PDG de Château Musar qui a contribué à donner au vin libanais une réputation mondiale, est décédé à 75 ans le 31 décembre 2014 d'un accident en mer alors qu'il était en vacances avec sa famille à Acapulco.

 

Serge Hochar "est l'homme qui a lancé les vins du Liban dans le monde" pour  Zafer Chaoui, président de l'Union vinicole du Liban, cité par L'Orient-Le Jour.

 

La production de vin au Liban remonte à l'époque des Phéniciens mais ce n'est que dans les années 70 qu'elle acquiert une renommée mondiale, grâce notamment à Serge Hochar, qui a hérité de son père Gaston le vin Château Musar, fondé en 1930.

Après des études d'œnologie à Bordeaux, Serge Hochar lance avec son frère ce vin de la vallée de la Békaa (dans l'est du Liban) sur le marché mondial en 1979, alors son pays sombre dans la guerre civile et que ce conflit détruit le marché local.

À la fin de la guerre, qui dura 15 ans, les bouteilles de Château Musar étaient écoulées presque exclusivement sur le marché mondial, notamment en Grande-Bretagne.

 

"Quand la guerre civile a pris fin en 1990, il y avait juste cinq vins au Liban. En 2014, il y en avait au moins 50 ", affirmait Serge Hochar dans le New York Times au printemps.

Alors que son pays est toujours miné par des dissensions confessionnelles et politiques, Serge Hochar affirmait en 2012 selon le New York Times: " Le vin est au-delà
de la politique. Le vin est tolérance ".

(Source AFP)

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:20

Enquête AmericainsUne étude, commandée par Gallo (premier producteur de vin en volume aux Etats-Unis) dresse un portrait parfois surprenant du consommateur américain.

Au total 1001 consommateurs âgés de 25 à 64 ans ont participé à ce sondage qui fait ressortir plusieurs tendances au pays de l’oncle Sam, premier consommateur de vin au monde et qui occupe également la quatrième position dans le classement des producteurs.

 

La première est l’influence grandissante qu’ont les réseaux sociaux sur les consommateurs réguliers de vin, notamment chez les 25-40 ans, dont plus de la moitié qui s’en servent pour récolter des informations ou exprimer un avis. Les blogs sont également très prisés et presque la moitié de cette tranche d’âge affirme faire confiance aux bloggeurs pour choisir un vin.

 

La seconde démontre que cette catégorie de consommateurs se soucie peu des traditions, notamment concernant les vins effervescents qui sont de plus en plus associés aux mets au cours d’un repas, ce qui élargit les occasions de consommation de ces vins.

Le Moscato (un vin italien effervescent issu du cépage muscat) est par exemple très prisé des 25-40 ans (22% affirment en acheter contre 10% pour les + de 40 ans) et n’est plus uniquement consommé lors de fêtes ou d’occasions particulières.

 

La troisième est l’envie d’expérimenter de nouvelles combinaisons qui peuvent parfois être considérées comme des sacrilèges pour bon nombre de consommateurs plus « classiques ».

En effet les mélanges vin/jus de fruit, vin/soda ou encore vin/glaçons sont, hum, largement répandus… Comble de l’anticonformisme, 27% des 25-40 ans admettent boire du vin dans un gobelet et à la paille !

 

La quatrième tendance qui se dégage de cette enquête est la pluralité des formats qui fleurissent au rayon vin. Fini l’unique flacon de 75cl, on voit désormais émerger différents types de packaging, notamment les portions individuelles et les « cubis », très prisés des Américains.

En effet 58% affirment en avoir déjà acheté un. Les bouteilles avec capsules à vis semblent également durablement s’implanter dans ce marché, en majorité chez les moins de 40 ans dont presque les trois quarts affirment en acheter régulièrement.

 

La cinquième et certainement la principale information de cette étude est que le vin s’ancre de plus en plus dans les habitudes de consommation. Autrefois considéré comme un produit haut de gamme et consommé en de rares occasions, il fait désormais partie intégrante de la vie de bon nombre d’Américains. Le merlot, le cabernet sauvignon, le chardonnay et le pinot noir étant les cépages favoris Outre Atlantique.

 

Texte et Photo IDEALWINE

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 14:28

....voilà ce que nous promet le millésime 2014 en Bourgogne.

 

Le BIVB (Bureau Interprofessionnel des vins en Bourgogne) dirigé par Claude Chevalier a livré ses prévisions concernant le millésime 2014 et qui laisse présager de belles choses pour un millésime qui était pourtant loin d’être gagné d’avance.

 

« Ce nouveau millésime s’annonce comme très bon et les volumes sont là, même s’ils ne combleront pas totalement le manque de stock », a estimé le BIVB dans un communiqué diffusé la semaine dernière. Il faudra attendre le début d’année prochaine pour connaitre le volume exact du millésime 2014.

5.JPG

Il faut dire que l’année qui va se terminer dans quelques semaines n’a pas été de tout repos pour les professionnels bourguignons. Dame nature et une météo capricieuse sont venues jouer les trouble-fête dans ce millésime qui s’annonçait pourtant sous les meilleurs auspices avant le terrible orage de grêle qui a frappé une partie du vignoble bourguignon le 28 juin.

 

Cet orage a causé des dommages considérables notamment sur certaines parcelles de Beaune, Pommard, Volnay ou encore Meursault et l’été maussade qui a suivi n’a pas non plus facilité les choses.

 

Cependant un mois de septembre très ensoleillé a permis de vendanger les raisins dans de très bonnes conditions avec notamment une maturation optimale et des grains en parfaite santé. « 2014 sera une année excellente pour les vins blancs en Bourgogne », a-t-on assuré, en louant des « équilibres parfaits ». « Leur caractère ciselé et précis présagent d’un beau potentiel de garde », a ajouté le BIVB.

 

Concernant les vins rouges, le BIVB souligne « des couleurs intenses, un nez fruité, de la concentration en bouche et des tanins souples et plaisants avec de belles notes de fruits frais. Tout en finesse, ils laissent entrevoir tous les atouts des grands vins rouges de Bourgogne ».

 

Il nous faudra encore patienter un peu pour goûter ces nectars et voir si les "prédictions" étaient correctes!!

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 09:32

Cabernet-Sauvignon.jpgLe mois d'août pluvieux laissait présager une sombre récolte dans le Bordelais, mais l'ensoleillement exceptionnel de septembre a redonné le sourire aux vignerons qui vendangent depuis une semaine des raisins "magnifiques" et en belle quantité.

 

Les responsables d'exploitations de Bordeaux se gardent de parler de millésime d'exception car les vendanges de raisins rouges ne font que débuter pour le cépage bordelais le plus précoce, le merlot. Ils attendent pour se prononcer la clôture des vendanges, fin octobre, quand le cabernet, cépage qui n'est pas encore arrivé à pleine maturité, sera récolté.

Cependant, c'est à l'unisson que la profession viticole parle de "miracle", tant cette période cruciale d'avant vendanges était mal engagée et que le raisin a besoin de soleil avant d'être ramassé.

 

"Au mois d'août on était au fond du seau, on avait le moral dans les chaussettes", explique un consultant de propriétés viticoles, Olivier Dauga.

"On a eu un mois de juillet relativement froid qui a battu certains records, puis un mois d'août pluvieux. Mais heureusement est arrivé ce mois de septembre vraiment extraordinaire d'intensité lumineuse, de chaleur, qui ont permis non pas de rattraper mais faire que le raisin puisse avoir une maturité optimum. Ces quatre dernières semaines ont changé la donne", s'enthousiasme-t-il.

 

"C'est un millésime inespéré", souffle le directeur de Château Fieuzal, grand cru classé de Graves de 80 hectares, Stephen Carrier. "On ne pensait pas amener cette récolte aussi loin mais avec ce mois de septembre fantastique les merlots sont sauvés, l'état sanitaire est parfait. Il n'y a quasiment pas de tri dans la vigne, tout ce qu'on coupe on le rentre, c'est un signe", dit-il ravi.

 

Autre mérite de ce millésime 2014 en Bordelais, la quantité de raisin qui sera disponible à la vente après la catastrophique année 2013 où les conséquences des aléas climatiques (grêle, coulure et millerandage) ont fortement impacté les quantités récoltées.

 

Si la quantité de récolte semble acquise, reste désormais à estimer la future qualité de ce 2014. "Les raisins que l'on rentre sont magnifiques, les merlots sont dans des équilibres parfaits, entre mesure alcoolique et acidité", indique Stéphane Carrier, qui ne souhaite cependant pas "préjuger de la qualité du 2014" avant que tous les raisins ne soient mis en cuve et que la fermentation alcoolique ne démarre.

 

"Sans que cela soit le millésime fabuleux du siècle, c'est un millésime miraculé qui fait que l'on va avoir du bon vin. Il faut attendre encore un peu pour savoir exactement ce qu'il va donner, mais ça va être un millésime dit classique avec une belle constitution, de la couleur, et à ne pas boire avant cinq ans", dit le consultant Olivier Dauga.

 

(Avec AFP)

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