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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 10:28

La semaine des primeurs des vins de Bordeaux, où sera dégusté puis noté le très attendu millésime 2015, se tiendra dans tout le vignoble à partir du lundi 4 avril avec la venue de milliers de négociants, importateurs, cavistes et oenologues, notamment des Etats-Unis, d'Asie et d'Europe.

 

Depuis 2010 et son millésime classé "exceptionnel", au même titre que les 2005, 1990, 1982, 1961, 1959, 1953, 1947 ou 1945, le millésime 2015, élaboré dans des conditions climatiques optimales de la floraison aux vendanges, est très attendu par les négociants, importateurs et journalistes du monde entier qui feront alors de Bordeaux "la planète vin" lors de la semaine des primeurs de Bordeaux.

 

"On pressent que ce millésime va attirer du monde, on attend nos clients pour le déguster et le comprendre avec nous", confirme Séverine Bonnie, co-gérante des vignobles Malartic-Lagravière, grand cru classé de Pessac-Léognan où seront réunis les vins de l'appellation Graves.

Château Malartic-Lagravière

Château Malartic-Lagravière

Selon elle, le 2015 "est un très beau millésime, au-dessus des 2011, 2012, 2013, 2014, il n'y a pas photo et il fera partie des très, très beaux à Bordeaux". "Après, c'est difficile de le comparer avec les deux derniers grands, les 2005 et 2010. 2010 était très concentré, le 2015 apparaît plus souple, plus féminin, il a une approche plus raffinée et gourmande avec tout autant de matière", a-t-elle dit.

 

Organisée par l'Union des grands crus de Bordeaux qui propose du 4 au 7 avril des dégustations privées de ses 119 membres aux négociants, la semaine des primeurs de Bordeaux est l'occasion pour l'ensemble des appellations du Bordelais de profiter de la présence de professionnels de tous pays.

 

Ainsi, que ce soient les Côtes de Bordeaux, les Bordeaux liquoreux ou encore les Bordeaux bio, des dizaines de dégustations sont organisées, et ce dès ce vendredi, dans divers endroits du vignoble. Seront très attendues ensuite les notes de dégustation qu'attribueront les dégustateurs les plus influents.

Elles détermineront pour partie les prix des bouteilles que fixeront les propriétés.

Chais
Chais

Chais

En raison de contrats d'exclusivité, seuls des négociants partenaires pourront passer commande. Ces derniers les revendront dans la foulée à des acheteurs qui prendront livraison de leur bien de 12 à 18 mois plus tard lors de sa mise sur le marché, à un tarif généralement supérieur à celui qu'ils auront payé.

 

C'est tout le sens des primeurs de Bordeaux, système unique à Bordeaux, où les propriétés récoltent de la trésorerie deux ans avant de livrer leur marchandise et où les acheteurs réalisent le plus souvent une économie.

 

Les millésimes, comme ce 2015, ayant une grande capacité de garde sont généralement très demandés, ce qui entraînera des tarifs à la hausse par rapport aux précédents, notamment par rapport au très moyen 2013 qui se vend difficilement. D'autant plus que les grands crus bordelais partent pour plus de 80% à l'exportation.

 

Les amateurs de chiffres remarqueront eux que les millésimes en 5 proposent depuis le fameux 1945, et mis à part le 1965, toujours de très beaux millésimes.

 

(Source AFP)

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 09:47

L'institut national des appellations d'origine (Inao) a accordé en février l'appellation cru pour les vins de Cairanne, commune viticole des Côtes-du-Rhône située dans le haut Vaucluse.

 

Le syndicat des vignerons de Cairanne, qui rassemble 37 domaines particuliers et trois caves coopératives, avait engagé en 2008 auprès de l'Inao une procédure d'appellation communale pour la reconnaissance de leurs vins rouges et blancs.

"Depuis 1953, date à laquelle le nom de la commune apparaît sur les bouteilles de Côtes-du-Rhône produites à Cairanne, l'appellation fait preuve de dynamisme", souligne dans un communiqué InterRhône, l'interprofession des vins de la vallée du Rhône.

 

La particularité des vignerons cairannais, qui produisent environ 30.000 hectolitres de vin par an, repose sur leur "volonté de conserver leurs vieilles vignes pour préserver le potentiel qualitatif de leurs vins", note InterRhône.

"Aujourd'hui, la superficie des vignes de plus de 50 ans est supérieure à 400 hectares" sur une superficie totale de 956 hectares, précise l'organisme.

Vignes de Cairanne

Vignes de Cairanne

Pour les vins rouges, le grenache représente 60% des superficies plantées en AOC, auxquelles s'ajoutent la syrah (16%), le carignan (15%) et le mourvèdre.

 

Grenache, clairette roussanne, marsanne, bourboulenc et viognier sont utilisés pour les blancs, qui ne pèsent que 5% de la production.

 

Un décret portant officiellement sur les fonts baptismaux le nouveau cru des Côtes-du-Rhône, dont 2015 sera le tout premier millésime, sera publié dans les prochaines semaines.

 

(Source AFP)

« Cairanne, nouveau cru pour les vins des Côtes-du-Rhône »
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 15:18

Où en est la consommation mondiale de vin ? Quel est le prix moyen d’une bouteille à travers la planète ? Quelles sont les nationalités qui consomment le plus en volume ? Toutes les réponses et bien plus grâce à une étude récente venue d’Espagne.

 

En 2015, on estime que les habitants de la planète ont dépensé 219 milliards d’euros en vins, un chiffre en hausse de 3,86% par rapport à 2014. Tels sont les chiffres d’une étude menée par l’institut britannique Marketline – Datamonitor en partenariat avec l’école de commerce espagnole Constanza Business & Protocol School.

Ce niveau de dépenses en vin a en outre augmenté de 17% par rapport à 2010. Le pays où le coût moyen d’une bouteille de vin (75 cl) est le plus élevé est… l’Irlande, avec en moyenne 13,46 euros par bouteille. Viennent ensuite la Norvège (13,17 €), l’Inde (12,11 €), la Corée du Sud (11,22 €), et la Nouvelle-Zélande (10,62 €).

 

Inversement, les pays où le coût moyen d’une bouteille de vin est le faible sont l’Allemagne (4,97 €), le Brésil (4,74 €), l’Afrique du Sud (4,64 €), la Pologne (4,29 €) et la Turquie (3,47 €). En France, une bouteille coûte en moyenne 6,33 euros.

Carte FreePik

Carte FreePik

Si l’on prend le montant total des dépenses en valeur, on distingue des tendances plus intéressantes encore. Les Américains sont ainsi la nationalité qui dépense globalement le plus en vin (29,2 milliards d’euros par an), suivi des Chinois (28,8 milliards) et des Italiens (25,6 milliards).

 

Le classement diffère en revanche si l’on rapporte ce chiffre au nombre d’habitants : il consacre alors l’Italie (425,8 € par an et par personne), le Portugal (397,8 €), le Danemark (384,6 €), la France (362 €), et la Suède (353,4 €).

L’impact des taxes sur l’alcool dans les pays nordiques ne doit pas être omis… Si l’on regarde les tendances, on constate que la croissance des dépenses globales dans le vin est tirée par les « nouveaux » pays consommateurs.

 

Depuis 2010, elle est en hausse de 47% en Pologne, de 48% en Inde, de 50% en Russie, de 54% au Mexique… et de 146% en Russie ! D’importants progrès sont également à noter uniquement sur l’année écoulée : +17% en Chine, 13% au Danemark, +11% en Pologne, +8% en Russie, et +7% au Mexique (variation 2014-2015).

 « Le vin aux quatre coins du monde!! »

A l’inverse, la tendance est plutôt à la stabilisation voire au ralentissement dans les pays « classiques » tels que l’Espagne, la France, l’Italie ou le Portugal. Néanmoins ces derniers restent les plus importants consommateurs en volumes.

 

La médaille d’or revient à nos voisins italiens avec un chiffre de 44 litres par an et par habitant. L’Hexagone arrive juste après (43 litres/habitant/an), suivi du Portugal (42 l), du Danemark (41 l) et de la Belgique (29 l).

 

(Données de MarketLine – Datamonitor – Constanza Business & Protocol School)

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 11:22

Une équipe internationale de recherche est parvenue à isoler les gènes de résistances du mildiou et de l'oïdium et à les introduire dans des variétés cultivées. Une première.

 

C'est une avancée considérable dans la connaissance des mécanismes de résistance. Des chercheurs français de l'Inra (Montpellier, Colmar, Évry) ont réussi, avec des confrères australiens et américains, à séquencer les gènes de résistance Run1 (oïdium) et Rpv1 (mildiou).

 

Ils ont ainsi identifié le contenu exact de la portion de chromosome (locus) où se situent ces deux gènes. Dans une publication de 2013, ils révèlent que ce locus est composé de quinze gènes, dont deux seulement sont des gènes majeurs de résistance : l'un à l'oïdium, l'autre au mildiou.

Ala suite de cette découverte, ils ont cloné et introduit ces deux gènes dans des variétés de Vitis vinifera. L'expérience a été menée sur syrah, tempranillo, portan, macabeu et carignan.

 

Ces variétés transgéniques se sont révélées très résistantes au mildiou et à l'oïdium, confirmant donc que les gènes identifiés sont bien ceux qui portent la résistance à ces deux maladies.

Cépage Syrah

Cépage Syrah

La connaissance de ces gènes va permettre un travail plus rapide dans la sélection par hybridation.

Les chercheurs, utilisant désormais la sélection assistée par marqueurs, pourront donc vérifier, au début d'un programme de sélection, si ces deux gènes sont bien présents sur de jeunes vignes issues de croisement.

 

Par ailleurs, ils vont travailler sur le mécanisme moléculaire de résistance : quel est le rôle de la protéine produite par ces gènes dans la réponse de la vigne à l'agent pathogène ?

Sans les recherches d'Alain Bouquet, ces travaux auraient été impossibles. Il signe naturellement cette première scientifique aux côtés de ses confrères Ian Dry (CSIRO Australien) et Laurent Torregrosa.

 

(Source La Vigne)

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:57
« Enquête quinquennale sur la consommation de vin en France »

FranceAgriMer a présenté le 13 octobre 2015 les résultats de sa dernière enquête menée tous les cinq ans depuis 1980.

 

De plus en plus de Français consomment du vin occasionnellement

Cette édition de l’étude voit pour la première fois depuis vingt ans la part des non consommateurs de vin reculer au profit des consommateurs occasionnels qui passent ainsi de 45% en 2010 à 51% en 2015, soit le chiffre le plus haut depuis le début de ces enquêtes en 1980.

 

Les personnes ne déclarant pas consommer de vin ne représentent plus qu’un tiers de la population (33% en 2015 contre 38% en 2010). Le pourcentage des consommateurs réguliers, lui, se stabilisent après une baisse régulière depuis 1980 (51% des personnes consommaient du vin tous les jours ou presque en 1980, contre 16% aujourd’hui).

 

Ainsi, depuis 1980, la consommation occasionnelle de vin a largement pris le pas sur la consommation régulière (et la non consommation).

Tableau de la consommation de vin

Tableau de la consommation de vin

Deux fois moins de femmes que d’hommes consomment régulièrement du vin

Cette tendance n’est pas une nouveauté, les femmes consomment moins de vins que les hommes et surtout moins régulièrement.

La consommation occasionnelle de vin est quant à elle presque équivalente selon le sexe : elle concerne 52% des hommes et 50% des femmes en 2015. C’est donc la part des non consommateurs qui est assez largement plus élevée chez les femmes que chez les hommes (39% contre 25% en 2015).

 

La consommation régulière de vin augmente avec l’âge

C’est une autre tendance de consommation connue depuis longtemps : les personnes âgées et notamment les plus de 60 ans consomment plus de vin que les jeunes. Par exemple, la proportion des consommateurs qui boivent du vin tous les jours passe de 1% chez les 15-24 ans à 38% chez les plus de 65 ans.

Tableau des âges des consommateurs

Tableau des âges des consommateurs

Une meilleure perception du vin

Par rapport à la dernière enquête d’il y a cinq ans, on note un regain d’intérêt pour le vin. Les personnes interrogées sont par exemple plus nombreuses à aimer son goût, à déclarer s’intéresser au vin et sont au contraire moins nombreuses à concevoir le vin uniquement comme une boisson réservée aux grandes occasions.

Cette tendance s’inscrit dans un mouvement global d’un plus grand intérêt des Français pour la gastronomie, le fait maison, la nourriture saine et les accords mets et vins.

 

Une consommation plutôt festive

Les vins les plus consommés au moment de l’apéritif, sont les vins blancs, suivis par les rosés et les vins doux naturels. Le vin rouge reste donc encore largement associé au repas. Il apparait également que les vins sont plus consommés le weekend qu’en semaine, le vin est donc encore associé un moment un peu festif.

Mi-cuit de Thon

Mi-cuit de Thon

L’enquête a été effectuée en face à face à domicile auprès de 4030 personnes représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus (l’échantillon de l’enquête est construit selon la méthode des quotas).

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:35

Selon un sondage Ipsos réalisé pour Eurocave, leader des caves à vin, 63 % des Français qui achètent du vin stockent des bouteilles à leur domicile.

Ils manquent cependant d’informations pour leur assurer une bonne conservation.

 

Alors que la vie de plus en plus citadine des Français les conduit à vivre dans des espaces plus réduits, leur comportement en matière de stockage de vin reste finalement assez traditionnel. Selon une enquête Ipsos pour Eurocave, réalisée entre le 2 et le 10 juillet 2015 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, 63 % d’entre eux stockent du vin.

 

42 % des bouteilles sont achetées pour être bues dans la foulée. Mais 43 % sont achetées pour une consommation qui peut être immédiate ou ultérieure. Une part non négligeable, 15 %, des bouteilles achetées l’est dans un but de vieillissement. L’image d’un consommateur qui n’a soif que de vin prêt à boire n’est donc pas le reflet de l’entière réalité du marché.

 

Conserver un vin est d’ailleurs une source de fierté pour 59 % des sondés qui le font par souci de praticité mais aussi par plaisir.

 « Les Français ont besoin de conseils!! »

Et cet intérêt des Français pour le stockage pose une vraie problématique : très peu d’entre eux sont réellement conscients de l’importance de quelques facteurs de base pour une conservation optimale (température, hygrométrie, absence de lumière).

 

Du vin sous le lit!!

Si 71 % disposent d’une cave, les autres les rangent dans leur cuisine (7,8 %) ou leur salle de séjour, voire dans des lieux beaucoup plus insolites comme les toilettes ou sous leur lit.

Ce stockage au sein du lieu de vie est beaucoup plus fréquent chez les jeunes : 15,1 % de ces derniers entreposent leur vin dans leur cuisine.

 

Il ne faut donc pas hésiter à donner aux consommateurs les clés d’une conservation optimale pour leur éviter les surprises à la dégustation!!

 « Les Français ont besoin de conseils!! »

En moyenne, les Français stockent chez eux 67,7 bouteilles pour une valeur de 1 020 euros. La valeur moyenne d’une bouteille stockée est de 15 euros.

Ces valeurs assez hautes sont dues à des amateurs possédant de nombreuses bouteilles d’une valeur plutôt élevée.

 

(Source La Vigne)

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