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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 08:15

S'il fallait se convaincre du formidable potentiel des productions agricoles françaises à l'exportation de par leurs qualités intrinsèques, le classement publié par le site néo-zélandais Wine-Searcher en apporte une éclatante démonstration.

 

Pas moins de 45 vins français apparaissent dans le classement des 50 vins les plus chers du monde, établi par la plate-forme de recherche et de comparaison spécialisée dans les vins et spiritueux à partir d'une base de données de près de 55.000 cavistes, négociants et producteurs dans le monde, répertoriant plus de 7 millions de bouteilles de vin, tous millésimes confondus, et avec un prix moyen par bouteille.

« 45 des 50 vins les plus chers du monde sont français!! »

Et si surprise il y a, elle ne vient pas de l'écrasante domination des vins de Bourgogne - qui trustent le tiercé gagnant, placent 7 de leurs bouteilles parmi les 10 premières et au total pas moins de 40 vins sur 50 -, mais de la consécration du vigneron Henri Jayer, dont un flacon surpasse celui de la célébrissime romanée-conti.

 

C'est en effet le Richebourg Grand Cru, en côte-de-nuits, qui atteint la somme moyenne astronomique de 15.195 dollars (14.254 euros) la bouteille de 75 centilitres. Une sorte d'hommage posthume à ce vigneron visionnaire, décédé en 2006 à quatre-vingt-quatre ans, qui, opposé au recours aux substances chimiques et à la filtration, était partisan du labour des vignes et de faibles rendements.

 

Un autre de ses vins, son Cros-Parantoux, en vosne-romanée premier cru, sur une minuscule parcelle de 1,01 hectare, figure d'ailleurs sur la3e marche du podium.

Le Domaine de la Romanée-Conti parvient quand même à justifier sa réputation mondiale en plaçant La Romanée-Conti Grand Cru la 2e bouteille la plus chère au monde (13.314 dollars, soit 12.169 euros). Le plus renommé des vins bourguignons est mentionné au total pour 6 flacons.

« 45 des 50 vins les plus chers du monde sont français!! »

Le carton plein de la Bourgogne est complété par la 5e place du Domaine Leflaive qui avec un Montrachet Grand Cru (5.726 dollars, 5.234 euros) propose la bouteille de vin blanc français la plus chère du monde.

 

Au milieu de cet tir groupé, c'est un vin blanc allemand demi-sec qui s'arroge le titre de vin blanc le plus cher du monde, le Scharzhofberger Riesling Trockenbeerenauslese d'Egon Müller à la 4e place.

Ce vigneron allemand place 2 bouteilles dans ce classement, comme son homologue Joh. Jos. Prüm. Seul autre vin étranger classé, c'est un vin de la Napa Valley (Californie), le Screaming Eagle Cabernet Sauvignon, de Stanley Kroenke, classé 14e à 2.884 dollars (2.636 euros).

 

Quant aux prestigieux vins de Bordeaux, ils ne sont cités qu'à deux reprises, pour des pomerols : Petrus, de Jean-Pierre Moueix, 18e, à 2.701 dollars, et Le Pin, de Jacques Thienpont, 23e, à 2.359 dollars.

 

(Source AFP)

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 14:46

Partout les vignes continuent leur développement, plus ou moins ralenti selon les cas par le manque d’eau. Mais le mois de juillet aura rimé, pour quasiment tous les vignobles, avec la véraison.

 

La véraison est le moment de l'année où le grain de raisin gonfle et passe du vert, au rouge vif pour les raisins noirs, ou au jaune translucide pour les raisins blancs, et au rosé pour les raisins gris. Il commence à prendre la couleur qu'il aura à maturité. Les baies jusqu'alors dures, se ramollissent.

 

Le processus dure une quinzaine de jours pour que toutes les baies soient vérées. La véraison de chaque baie est rapide, de l'ordre de quelques jours, mais toutes les baies ne vèrent pas en même temps.

Ce changement d'aspect correspond à une brusque accumulation de sucre dans les baies.

 

© Véronique Pagnier

© Véronique Pagnier

Le Languedoc-Roussillon, la Provence et la vallée du Rhône sont les vignobles les plus précoces : certaines parcelles ont montré des signes de véraison dès le début du mois de juillet. En Provence, les vendanges pourraient donc démarrer fin août dans les zones précoces et courant septembre dans les zones les plus tardives.

 

L’Alsace et la Bourgogne sont également en avance. En Alsace, la véraison s’est enclenchée à la mi-juillet. Mais le BSV du 28 juillet indique que celle-ci est « très lente, largement freinée par la canicule ». En Bourgogne, la véraison a démarré aux alentours du 15 juillet, avec dix à quinze jours d’avance par rapport à la normale.

 

À Bordeaux, les premières baies vérées ont été observées mi-juillet sur les zones et les cépages précoces. Mais au 28 juillet, le stade moyen était toujours fermeture de la grappe.

« La véraison peine à s’enclencher véritablement. Les quelques pluies tombées au cours de la semaine et les températures plus fraîches annoncées jusqu’en fin de semaine devraient permettre un meilleur fonctionnement de la vigne, limitant l’extension des symptômes de sécheresse et réactivant le processus de véraison », indique le BSV du 28 juillet.

© Dominique Hessel

© Dominique Hessel

Véraison ralentie également en Touraine.

« Nous observons depuis le début de la semaine les premières baies vérées sur gamay et pinot noir sur le vignoble de la Touraine et du Cheverny, témoigne Michel Badier, conseiller à la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher. Mais la sécheresse bloque actuellement la vitesse de l’évolution de la véraison ».

 

Dans l’Anjou et le Nantais, il faudra encore attendre quelques jours pour observer la véraison, la vigne étant actuellement au stade fermeture de grappe. Elle devrait avoir lieu début août pour les parcelles précoces.

 

(Source La Vigne)

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:38

Six hectares de vignes, dont deux provenant d'une vigne ayant échappé au phylloxéra au XIXe siècle, ont été plantés dans le domaine de Chambord, où 60.000 bouteilles devraient être produites dans cinq ans.

 

"Cette plantation est historique. C'est le retour d'une œuvre d'art en France. Il n'y avait plus de vigne au château de Chambord depuis deux siècles", s'est émerveillé vendredi Jean d'Haussonville, le directeur général du domaine.

 

Pour s'ouvrir à l'œnotourisme et renflouer les coffres du château de Chambord, Jean d’Haussonville a une idée: produire un vin estampillé Chambord, qui se vendrait aux quatre coins du monde. "François Ier avait importé des vignes de Bourgogne en 1519. Mais les pieds plantés à l'époque ont été ravagés par les maladies".

"Le fruit de la récolte du vin permettra de participer à la préservation de patrimoine. De plus, les vignes étant visibles des terrasses, on restitue la beauté du paysage", a-t-il ajouté.

« Les vignes de François 1er de retour au château de Chambord »

"Au XIXème siècle, le phylloxéra a aussi détruit toutes les vignes de France à l'exception de celles appartenant à Henry Marionnet", explique Jean d'Haussionville. C'est dans sa propriété située à 35 km du château, à Soings-en-Sologne qu'il est allé chercher ses pieds de vigne, du romorantin non greffé.

 

"C'est le plus vieux cépage au monde. Les plants de François 1er ont retrouvé leur berceau", commente le vigneron Henry Marionnet. Pour lui, les vins issus de vignes pré-phylloxériques, c'est-à-dire plantées avant le début de l'épidémie de phylloxéra en 1870, ont "plus de race, plus d'élégance et plus de complexité".

®Ludovic Letot

®Ludovic Letot

"Chambord va devenir le conservatoire d'une espèce unique au monde", déclare Jean d'Haussonville, soulignant que "nous prenons au passage un risque, celui d'être victime du phylloxéra".

 

Henri Marionnet n'explique pas pourquoi ses vignes échappent toujours au phylloxéra.

"Même l'INRA ne trouve pas d'explication. Elles sont peut-être génétiquement un peu différentes des autres, ou bénies", avance-t-il.

 

Dans cinq ans, 60.000 bouteilles devraient être produites à Chambord. Un chef de vigne, spécialiste en biologie, va être recruté. L'an prochain, six autres hectares seront plantés.

 

(Souce AFP)

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 10:22

Issu d’un croisement entre du cabernet sauvignon et du mourvèdre, le cabestrel vient d’être inscrit au catalogue. Il s’agit d’un cépage tardif avec un potentiel de production moyen et des vins aromatiques. Seul point noir, des acidités plutôt basses.

Le cabestrel

Le cabestrel

C’est une des nouveautés de l’année 2014. Le cabestrel, variété issue d’un croisement entre le cabernet sauvignon et le mourvèdre, a été inscrit au catalogue et peut donc être planté en France. « Cette variétale a été conçue pour répondre au changement climatique, qui se traduit dans nos régions par un avancement des dates de récolte », a rappelé Bernard Genevet, conseiller à la chambre d’agriculture du Gard, lors des VIe Entretiens Vigne Vin organisés par l’IFV, le 3 février, à Narbonne.

 

Comme le marselan, il est très coloré. À la dégustation, les deux cépages sont proches : très colorés, ronds, gras et gouleyants avec un côté soyeux en bouche.

 

Bernard Genevet a rendu compte des résultats du suivi de ce cépage pendant cinq ans sur une parcelle fertile, sans contrainte hydrique, du Gard. Là, le cabestrel s’est révélé moins productif que le marselan mais équivalant au cabernet sauvignon, donnant aux alentours de 10 t/ha. Par ailleurs, il présente des grappes allongées et peu compactes et n’est donc pas particulièrement sensible à la pourriture grise.

 

Compte tenu des délais de multiplication par les pépiniéristes, les premiers plants ne seront pas disponibles avant 2016.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:47
« Pourquoi le vin rouge… est-il rouge ? »

Parce que c’est la couleur que l’on voit dans le verre dirait Monsieur de La Palisse !! Un petit rappel ou une bonne révision des fondamentaux ne fait jamais de mal, bien au contraire. Après tout, qui ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi le vin rouge affiche cette couleur et toutes ces nuances ? Alors voilà quelques éléments de réponses.

 

Jus blanc et vin rouge !!

Si beaucoup de gens pensent que la couleur du vin provient de celle du jus de raisin, cela est totalement faux. A l’exception de quelques rares cépages comme le gamay de Bouze, le jus des raisins est naturellement blanc, même pour les raisins rouges. C’est la macération des peaux dans le jus en fermentation qui donne sa couleur rouge au vin.

 

Un camaïeu de rouge

Ces différences de nuances viennent essentiellement du cépage. Certains ont une peau avec un pouvoir colorant plus riche. Par exemple, le pinot noir ou le grenache donnent des vins relativement peu colorés alors que des cépages comme la syrah ou le cabernet-sauvignon produisent des vins d’un rouge plus foncé.

 

Mais aussi des styles de vinification qui peuvent influencer l’intensité de la coloration. Plus l’extraction est forte, plus la couleur est intense. L’extraction se fait essentiellement par deux moyens, soit par une macération longue ou soit par des méthodes comme le pigeage ou le remontage qui ont pour conséquence d’extraire plus de matière en général, donc forcément plus de couleur aussi.

 

Pour rappel, le pigeage revient à enfoncer régulièrement (souvent une fois par jour) la masse des peaux des raisins qui flotte à la surface du jus dans les cuves, alors que le remontage consiste à pomper le jus en bas de la cuve et à le réinjecter en haut, au-dessus des peaux.

Les couleurs du vin

Les couleurs du vin

Vous avez dit rosé(s) !!

Si certains vins sont rosés, c’est parce qu’une fois les raisins pressés, le jus reste peu de temps en contact avec les peaux.

Pour vous donner un ordre d’idée, il est très courant que le jus d’un vin destiné à être rouge macère avec ses peaux pendant 2 à 3 semaines. A la différence, pour un rosé, cela peut ne durer que 12 h. Les peaux n’ont donc pas beaucoup de temps pour colorer le vin.

 

Vin blanc et peau rouge

Ou comment faire un vin blanc avec des raisins rouges.

Cela est tout à fait possible si on ne fait pas macérer les peaux avec le jus, ce dernier restera blanc. C’est notamment le cas du champagne élaboré entre autres à partir de cépages comme le pinot noir et le pinot meunier qui sont des cépages “rouges”, ce sont les fameux « blanc de Noirs ».

 

On pourrait d’ailleurs imaginer produire de nombreux vins blancs avec des raisins noirs. Ce serait techniquement tout à fait possible. Mais produire, par exemple, du Pauillac blanc n’aurait aucun intérêt, étant donné que ce sont majoritairement les peaux qui donnent son goût et ses tannins aux vins de cette appellation.

 

Par contre on n’arrivera jamais à faire du vin rouge avec des raisins blancs!!

 

Blancs, rosés ou rouges, à vous de choisir mais quand vous avez trouvé votre bonheur, il faut savoir l’entourer de toutes les attentions (bonnes conditions de conservations) pour qu’il s’épanouisse parfaitement.

« Pourquoi le vin rouge… est-il rouge ? »
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:46
Cave Hospices de Strasbourg

Cave Hospices de Strasbourg

Un blanc sec d'Alsace datant de 1472, réputé le plus vieux du monde, a été mis dans un nouveau fût mercredi 21 janvier 2015 dans la cave des Hospices de Strasbourg. C'est seulement la troisième fois de son histoire qu'il déménage!!

 

Il n'avait pas changé de fût depuis 1718 ! C'est la troisième fois seulement de son histoire qu'il change de fût, afin qu'il poursuive sa maturation.

 

Conservé dans la cave historique des Hospices de Strasbourg depuis sa récolte il y a plus de cinq siècles, le vin a été transvasé durant une opération délicate dans un réceptacle construit sur mesure.

"L'ancien fût était à bout de course et laissait échapper des fuites", a expliqué Thibaut Baldinger, responsable de la cave des Hospices de Strasbourg.

 

Après avoir constaté que trois litres s'évaporaient par an, la cave avait placé le breuvage dans une cuve en inox en avril 2014, en attendant la fabrication du nouveau tonneau de chêne, d'une contenance de 450 litres, réalisé par deux maîtres tonneliers du sud-ouest de la France.

 

Le millésime, vieux de 543 ans, conserve toute sa saveur avec un degré d'alcool de 9.4%. Il a été servi à seulement trois reprises.

La première en 1576 lors de la signature de l'accord d'assistance entre Strasbourg et Zurich.

La deuxième en 1718 lors de la pose de la première pierre de l'hôpital civil.

La troisième et dernière remonte à 1944. Le vin fut servi au général Leclerc, libérateur français de Strasbourg.

 

(Avec AFP)

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