Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 08:26

Chateau-Musar.jpgCette année 2014 aura été vraiment terrible pour le monde du vin et il était temps que nous nous retrouvions en 2015, en espérant que ce nouveau millésime soit plus « sympathique ».

 

Serge Hochar, le PDG de Château Musar qui a contribué à donner au vin libanais une réputation mondiale, est décédé à 75 ans le 31 décembre 2014 d'un accident en mer alors qu'il était en vacances avec sa famille à Acapulco.

 

Serge Hochar "est l'homme qui a lancé les vins du Liban dans le monde" pour  Zafer Chaoui, président de l'Union vinicole du Liban, cité par L'Orient-Le Jour.

 

La production de vin au Liban remonte à l'époque des Phéniciens mais ce n'est que dans les années 70 qu'elle acquiert une renommée mondiale, grâce notamment à Serge Hochar, qui a hérité de son père Gaston le vin Château Musar, fondé en 1930.

Après des études d'œnologie à Bordeaux, Serge Hochar lance avec son frère ce vin de la vallée de la Békaa (dans l'est du Liban) sur le marché mondial en 1979, alors son pays sombre dans la guerre civile et que ce conflit détruit le marché local.

À la fin de la guerre, qui dura 15 ans, les bouteilles de Château Musar étaient écoulées presque exclusivement sur le marché mondial, notamment en Grande-Bretagne.

 

"Quand la guerre civile a pris fin en 1990, il y avait juste cinq vins au Liban. En 2014, il y en avait au moins 50 ", affirmait Serge Hochar dans le New York Times au printemps.

Alors que son pays est toujours miné par des dissensions confessionnelles et politiques, Serge Hochar affirmait en 2012 selon le New York Times: " Le vin est au-delà
de la politique. Le vin est tolérance ".

(Source AFP)

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
commenter cet article
29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:20

Enquête AmericainsUne étude, commandée par Gallo (premier producteur de vin en volume aux Etats-Unis) dresse un portrait parfois surprenant du consommateur américain.

Au total 1001 consommateurs âgés de 25 à 64 ans ont participé à ce sondage qui fait ressortir plusieurs tendances au pays de l’oncle Sam, premier consommateur de vin au monde et qui occupe également la quatrième position dans le classement des producteurs.

 

La première est l’influence grandissante qu’ont les réseaux sociaux sur les consommateurs réguliers de vin, notamment chez les 25-40 ans, dont plus de la moitié qui s’en servent pour récolter des informations ou exprimer un avis. Les blogs sont également très prisés et presque la moitié de cette tranche d’âge affirme faire confiance aux bloggeurs pour choisir un vin.

 

La seconde démontre que cette catégorie de consommateurs se soucie peu des traditions, notamment concernant les vins effervescents qui sont de plus en plus associés aux mets au cours d’un repas, ce qui élargit les occasions de consommation de ces vins.

Le Moscato (un vin italien effervescent issu du cépage muscat) est par exemple très prisé des 25-40 ans (22% affirment en acheter contre 10% pour les + de 40 ans) et n’est plus uniquement consommé lors de fêtes ou d’occasions particulières.

 

La troisième est l’envie d’expérimenter de nouvelles combinaisons qui peuvent parfois être considérées comme des sacrilèges pour bon nombre de consommateurs plus « classiques ».

En effet les mélanges vin/jus de fruit, vin/soda ou encore vin/glaçons sont, hum, largement répandus… Comble de l’anticonformisme, 27% des 25-40 ans admettent boire du vin dans un gobelet et à la paille !

 

La quatrième tendance qui se dégage de cette enquête est la pluralité des formats qui fleurissent au rayon vin. Fini l’unique flacon de 75cl, on voit désormais émerger différents types de packaging, notamment les portions individuelles et les « cubis », très prisés des Américains.

En effet 58% affirment en avoir déjà acheté un. Les bouteilles avec capsules à vis semblent également durablement s’implanter dans ce marché, en majorité chez les moins de 40 ans dont presque les trois quarts affirment en acheter régulièrement.

 

La cinquième et certainement la principale information de cette étude est que le vin s’ancre de plus en plus dans les habitudes de consommation. Autrefois considéré comme un produit haut de gamme et consommé en de rares occasions, il fait désormais partie intégrante de la vie de bon nombre d’Américains. Le merlot, le cabernet sauvignon, le chardonnay et le pinot noir étant les cépages favoris Outre Atlantique.

 

Texte et Photo IDEALWINE

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
commenter cet article
25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 14:28

....voilà ce que nous promet le millésime 2014 en Bourgogne.

 

Le BIVB (Bureau Interprofessionnel des vins en Bourgogne) dirigé par Claude Chevalier a livré ses prévisions concernant le millésime 2014 et qui laisse présager de belles choses pour un millésime qui était pourtant loin d’être gagné d’avance.

 

« Ce nouveau millésime s’annonce comme très bon et les volumes sont là, même s’ils ne combleront pas totalement le manque de stock », a estimé le BIVB dans un communiqué diffusé la semaine dernière. Il faudra attendre le début d’année prochaine pour connaitre le volume exact du millésime 2014.

5.JPG

Il faut dire que l’année qui va se terminer dans quelques semaines n’a pas été de tout repos pour les professionnels bourguignons. Dame nature et une météo capricieuse sont venues jouer les trouble-fête dans ce millésime qui s’annonçait pourtant sous les meilleurs auspices avant le terrible orage de grêle qui a frappé une partie du vignoble bourguignon le 28 juin.

 

Cet orage a causé des dommages considérables notamment sur certaines parcelles de Beaune, Pommard, Volnay ou encore Meursault et l’été maussade qui a suivi n’a pas non plus facilité les choses.

 

Cependant un mois de septembre très ensoleillé a permis de vendanger les raisins dans de très bonnes conditions avec notamment une maturation optimale et des grains en parfaite santé. « 2014 sera une année excellente pour les vins blancs en Bourgogne », a-t-on assuré, en louant des « équilibres parfaits ». « Leur caractère ciselé et précis présagent d’un beau potentiel de garde », a ajouté le BIVB.

 

Concernant les vins rouges, le BIVB souligne « des couleurs intenses, un nez fruité, de la concentration en bouche et des tanins souples et plaisants avec de belles notes de fruits frais. Tout en finesse, ils laissent entrevoir tous les atouts des grands vins rouges de Bourgogne ».

 

Il nous faudra encore patienter un peu pour goûter ces nectars et voir si les "prédictions" étaient correctes!!

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
commenter cet article
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 09:32

Cabernet-Sauvignon.jpgLe mois d'août pluvieux laissait présager une sombre récolte dans le Bordelais, mais l'ensoleillement exceptionnel de septembre a redonné le sourire aux vignerons qui vendangent depuis une semaine des raisins "magnifiques" et en belle quantité.

 

Les responsables d'exploitations de Bordeaux se gardent de parler de millésime d'exception car les vendanges de raisins rouges ne font que débuter pour le cépage bordelais le plus précoce, le merlot. Ils attendent pour se prononcer la clôture des vendanges, fin octobre, quand le cabernet, cépage qui n'est pas encore arrivé à pleine maturité, sera récolté.

Cependant, c'est à l'unisson que la profession viticole parle de "miracle", tant cette période cruciale d'avant vendanges était mal engagée et que le raisin a besoin de soleil avant d'être ramassé.

 

"Au mois d'août on était au fond du seau, on avait le moral dans les chaussettes", explique un consultant de propriétés viticoles, Olivier Dauga.

"On a eu un mois de juillet relativement froid qui a battu certains records, puis un mois d'août pluvieux. Mais heureusement est arrivé ce mois de septembre vraiment extraordinaire d'intensité lumineuse, de chaleur, qui ont permis non pas de rattraper mais faire que le raisin puisse avoir une maturité optimum. Ces quatre dernières semaines ont changé la donne", s'enthousiasme-t-il.

 

"C'est un millésime inespéré", souffle le directeur de Château Fieuzal, grand cru classé de Graves de 80 hectares, Stephen Carrier. "On ne pensait pas amener cette récolte aussi loin mais avec ce mois de septembre fantastique les merlots sont sauvés, l'état sanitaire est parfait. Il n'y a quasiment pas de tri dans la vigne, tout ce qu'on coupe on le rentre, c'est un signe", dit-il ravi.

 

Autre mérite de ce millésime 2014 en Bordelais, la quantité de raisin qui sera disponible à la vente après la catastrophique année 2013 où les conséquences des aléas climatiques (grêle, coulure et millerandage) ont fortement impacté les quantités récoltées.

 

Si la quantité de récolte semble acquise, reste désormais à estimer la future qualité de ce 2014. "Les raisins que l'on rentre sont magnifiques, les merlots sont dans des équilibres parfaits, entre mesure alcoolique et acidité", indique Stéphane Carrier, qui ne souhaite cependant pas "préjuger de la qualité du 2014" avant que tous les raisins ne soient mis en cuve et que la fermentation alcoolique ne démarre.

 

"Sans que cela soit le millésime fabuleux du siècle, c'est un millésime miraculé qui fait que l'on va avoir du bon vin. Il faut attendre encore un peu pour savoir exactement ce qu'il va donner, mais ça va être un millésime dit classique avec une belle constitution, de la couleur, et à ne pas boire avant cinq ans", dit le consultant Olivier Dauga.

 

(Avec AFP)

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
commenter cet article
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 17:09

Le château de Pommard, le plus grand monopole privé de Bourgogne avec 20 hectares d'un seul tenant, a été vendu la semaine dernière à un entrepreneur américain, Michael Baum.

Le montant de cette transaction, débutée "il y a quelques mois", n'a pas été divulgué.

Patron emblématique de la Silicon Valley, Michael Baum, 50 ans, a fait fortune en créant des entreprises high-tech. Il a notamment fondé le site internet founder.org, visant à favoriser l'entrepreneuriat étudiant.

 

Vieux de 300 ans et propriété de la famille Laplanche depuis 1936, le Château de Pommard avait été acquis en 2003 par Maurice Giraud, fondateur de la société savoyarde de résidences de loisirs haut de gamme MGM Constructeur.
Chateau-de-Pommard.jpg
Outre la rénovation des deux châteaux, datant de 1726 et 1805, au prix de "travaux colossaux", et d'investissements dans "la vigne et l'outillage", M. Giraud, aujourd'hui âgé de 73 ans, a ouvert en 2004 un "centre d'art" accueillant des expositions d'oeuvres de Dali ou Miro, mais aussi des expositions de photos et d'artisanat.

"Sous son impulsion, le château est devenu la vraie locomotive œnotouristique de Côte-d'Or", a expliqué à l'AFP Cécile Lepers-Jobard, directrice générale, précisant qu'il accueille chaque année 35.000 visiteurs, pour moitié étrangers.

Michael Baum "a été complètement séduit par cet endroit, par ce qu'il véhicule et sa dynamique", a-t-elle dit, ajoutant: "c'est un lieu magique, il souhaite s'inscrire dans un développement supplémentaire avec les mêmes valeurs et les mêmes personnes".

Maurice Giraud devrait assurer la transition "en qualité de conseiller pendant quelques mois".

Le Château de Pommard produit chaque année 80.000 bouteilles de Château Pommard et 20.000 bouteilles de Clos du Château.

 

(Source AFP)


Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
commenter cet article
15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:44

Après son livre Vino Business, paru en février aux éditions Albin Michel et très critiqué par les milieux professionnels du vin, Isabelle Saporta récidive avec un documentaire du même nom, diffusé ce soir sur France 3 à 20h45.

 

Les propriétés sont très souvent voisines mais pour l'auteur du documentaire, la vigne semble un univers manichéen.

D'un côté, se trouvent des propriétaires de grands crus classés - comme Hubert de Boüard, à la tête du célèbre château Angélus, interrogé par Isabelle Saporta -, des hommes d'affaires enrichis par la spéculation et les acheteurs étrangers.

Et de l'autre côté, des vignerons plus modestes, amateurs de tradition, refusant de modifier leur façon de travailler.

Appellation-Margaux.jpg

Pour les businessmen visés pas la journaliste, pas question de perdre une grappe de raisin à cause d'un été pluvieux ou froid. Ils font donc appel à des conseillers oenologues, dont Michel Rolland est le plus connu, et utilisent largement des pesticides contre les effets des intempéries.

 

Une situation un peu caricaturale, pour Jean-Valmy Nicolas, cogérant du château La Conseillante, grand cru du Pomerol, dont la famille est propriétaire depuis 1871.

« J'ai fait appel à Michel Rolland depuis dix-huit mois. L'homme que je connais fait preuve d'un grand respect pour le terroir, se situant à l'opposé de tout ce qui s'apparente à la surmaturité des raisins et à l'utilisation de copeaux de bois dans les fûts pour modifier le goût du vin. Au contraire, nous travaillons la finesse, la délicatesse et l'élégance. Par exemple, il y a dix ans, nous vendangions en six jours. Aujourd'hui, cela prend un mois pour le même nombre de pieds de vigne, par tranche de deux ou trois heures de travail ».

 

Quant aux pesticides, la famille Nicolas a lancé une coûteuse recherche des résidus de produits dans les dix derniers millésimes, qui démontre la baisse radicale de leur utilisation.

« Nos vins sont plus rapides à boire, plus faciles à goûter en primeur et plus accessibles. Mais les goûts évoluent et il est évident que les consommateurs attendent autre chose », conclut Jean-Valmy Nicolas. Un investissement sur le moyen de production serait donc synonyme d'amour du produit et pas seulement du profit.

 

La vive polémique ouverte par le livre et la description très sombre que propose son auteure, Isabelle Saporta, des coulisses du monde du vin et de Saint-Émilion en particulier, ne risque pas de s'atténuer avec ce reportage!!

A vos postes de télévision, si vous voulez vous faire votre propre opinion.


Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Connaissance du vin
commenter cet article

Présentation

  • : "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
  • "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
  • : La vie d'un club de passionnés du vin en Martinique, nos dégustations, nos voyages, nos coups de coeur.
  • Contact

Recherche