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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 11:31

Une coupe à vin dans laquelle a très probablement bu Périclès, l'homme de l'âge d'or d'Athènes (Vème siècle) avant JC a été trouvée sur le chantier d'un parking ! C'est ce que révèle mercredi 30 juillet 2014 le quotidien grec Ta Nea.

 

Après avoir reconstitué la coupe en céramique brisée en douze morceaux, les archéologues ont eu la surprise de lire sous l’une des poignées le nom de "Périclès" gravé aux côtés de cinq autres noms visiblement inscrits par ordre d’âge, explique le quotidien grec Ta nea.


C'est ce qui fait penser que cette coupe à vin retrouvée sur le chantier d'un parking dans le nord d'Athènes a très probablement été utilisée par Périclès.

Pericles.jpg

Les scientifiques se disent sûrs à "99%" que la coupe a été utilisée par le général et homme d’État du Vème siècle avant JC car le nom d’"Ariphron", qui était celui du frère aîné de Périclès, figure également sur l’objet.


"Le nom d’Ariphron est extrêmement rare et son inscription au-dessus de celui de Périclès nous rend sûr à 99% qu’il s’agit là des deux frères", a déclaré dans Ta Nea Angelos Matthaiou, secrétaire de la Société grecque d’épigraphie.

 

Selon l’expert, le jeune Périclès, alors âgé d’une vingtaine d’années, aurait partagé un verre de vin avec ses cinq compagnons qui auraient gravé leurs noms en souvenir de ce moment de convivialité.

 

"La coupe a vraisemblablement été offerte à un septième homme nommé « Drapetis » (« évadé » en grec) qui était sans doute un esclave travaillant comme serveur ou le propriétaire de la taverne", a expliqué l’archéologue Galini Daskalaki dans Ta Nea.

 

"C’est une trouvaille rare, le témoignage vivant d’un moment d’intimité" de Périclès dont le nom est identifié à l’âge d’or de la démocratie athénienne, celui qui vit l’Acropole acquérir sa physionomie actuelle.

 

Ironie de l’histoire : la coupe a été trouvée rue de Sparte, la grande rivale d’Athènes durant la guerre du Péloponnèse qui a déchiré les deux cités pendant trente ans (431-404 avant JC). Périclès en fut l’une des victimes, mort en 429 avant JC d’une épidémie qui ravagea la cité assiégée.

 

La coupe sera exposée à l’automne au Musée épigraphique d’Athènes, selon Ta Nea.


(Source AFP)


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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 10:40

Merlot, Syrah, Cabernet, Chardonnay... Dans le sud de l’Éthiopie, pays souvent associé à la sécheresse et la famine dans la mémoire collective, s'étendent au bout d'une route défoncée 160 hectares de vigne. Ce vignoble inattendu est perché à 1.600 m d'altitude. Le groupe français Castel en a tiré cette année sa première cuvée.

 

N°3 mondial du vin, propriétaire de vignobles en France mais aussi au Maroc et en Tunisie, il s'est lancé en 2007 dans l'aventure vinicole en Éthiopie, où le groupe, également n°2 de la bière et des boissons gazeuses en Afrique, brasse depuis 1998 la bière locale St-Georges.

C'est l'homme fort de l'époque, le Premier ministre Meles Zenawi, décédé en 2012, qui demande au groupe français de se lancer dans la production d'un vin éthiopien de qualité destiné à l'exportation.
Vigne-en-Ethiopie.jpg
Soucieux d'attirer les investissements étrangers dans le cadre d'un plan d'industrialisation massif destiné à faire de l’Éthiopie un pays à revenu intermédiaire d'ici 2025, Zenawi pense que le vin est susceptible "d'améliorer l'image de son pays".

"Les gens qui vivent hors d’Éthiopie ont en mémoire la sécheresse en Éthiopie il y a une dizaine d'années", explique le ministre de l'Industrie Ahmed Abtew. "Mais quand ils voient un vin made in Éthiopie, oh, leur état d'esprit change immédiatement", sourit-il.

Le pays souffre toujours d'une bureaucratie pesante, d'infrastructures limitées et offre peu de protection aux investisseurs, selon la Banque mondiale.

La tradition vinicole en Éthiopie remonte à la première moitié du XXe siècle, sous le règne de l'empereur Haile Selassie, qui régna de 1930 à 1974.

Mais les vignobles éthiopiens furent nationalisés par le régime militaire du Derg (1974-1991) et intégrés dans un monopole d’État, Awash Wine, qui produit des vins adaptés au goût local pour les breuvages sucrés et sirupeux, pour le moins éloignés des normes oenologiques mondiales.

En 2007, Castel investit donc 20 millions d'euros dans le premier vignoble à capitaux étrangers en Ethiopie et plante à Ziway, à 160 km au sud d'Addis Abeba, des cépages importés de France.

"Il n'est pas difficile de faire du vin parce que le climat est bon, il ne fait pas trop chaud", explique l'oenologue Olivier Spillebout, responsable du vignoble Castel dans la localité de Ziway.

Le site comprend également une unité de vinification, avec cuves modernes en inox et barriques en bois.

Castel produit deux marques: une haut-de-gamme, Rift Valley, monocépage rouge (Merlot, Syrah ou Cabernet-Sauvignon) ou blanc (Chardonnay), et un vin d'assemblage dénommé Acacia.

Vigne en Ethiopie - Femme(Photo Zacharias Abubeker. AFP)

 

Le millésime 2014 du vignoble, 1,2 million de bouteilles, est destiné pour moitié à l'exportation, visant surtout la diaspora éthiopienne d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Afrique de l'Est, et pour l'autre au marché intérieur et à une classe moyenne en plein essor, avide de vins de qualité à des prix abordables.

Les vins Acacia et Rift Valley, vendus entre 5 et 7 euros la bouteille.

Des chiffres modestes, qui n'empêchent pas Olivier Spillebout de penser que l'Ethiopie a le potentiel pour devenir le premier producteur et exportateur de vin du continent.

Un projet pour le moins ambitieux: la place est actuellement occupée par l'Afrique du Sud qui, en 2013, a produit plus de 900 millions de litres de vin, dont plus de la moitié ont été exportés.

(Souce AFP)

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 13:59
Confrontée à la grêle, la viticulture bourguignonne cherche des solutions pour protéger sa vendange. Le domaine Rossignol-Trapet (Côte-d’Or) vient d’installer des filets pare-grêle sur six rangs de vigne. L’expérience, suivie par la chambre d’agriculture, devra recevoir l’aval de l’Inao avant d’être étendue.

 

Ces trois dernières années, la Bourgogne a connu plusieurs épisodes de grêle, dont le dernier date du 28 juin. Cette accumulation a mené les professionnels viticoles à chercher des solutions pour se protéger.

Domaine-Rossignol-paregrele.jpg

Début mai, le domaine Rossignol-Trapet, à Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or), a équipé six rangs de vigne de filets pare-grêle.

L’an passé, deux de ses 13 ha ont été ravagés à 95 % par la grêle. Nicolas Rossignol, le gérant, a fait appel à la société Paligrêle située dans le Lot-et-Garonne, qui pose déjà des filets dans des vignes dédiées à la production de raisin de table.

 

L’objectif consiste, dans un premier temps, à étudier si le dispositif est techniquement adapté pour des vignes étroites et basses.

 

La chambre d’agriculture a, de son côté, a mené une première expérience pour évaluer l’incidence des filets sur la qualité de traitement, elle a posé des papiers hydrosensibles dans le feuillage des rangs pourvus de filets et des rangs témoins voisins.

Les premiers constats ne montrent aucune différence significative entre les deux vignes.

 

D’autres études devront permettre de vérifier l’absence d’impact sur la qualité des vins. Il faudra notamment s’assurer que les filets, pourvus de mailles fines (2,5 mm x 4 mm), ne provoquent pas l’effet d’une serre et qu’ils n’engendrent aucun phénomène de tassement de la végétation préjudiciable à la qualité des raisins.        

 

Affaire à suivre.....                  

 

(Source AFP)

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 14:57

A l’instar de Saint-Emilion, une partie des vignobles des appellations italiennes Barolo et Barbaresco sont désormais reconnus par l’UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial de l’humanité.

 

Samedi 21 juin, au Qatar, la 38e session du Comité du patrimoine mondial a décidé de faire rentrer le paysage viticole du Piémont (Langhe-Roero et Monferrato) dans le club très select des biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.

 

Il aura fallu dix ans de travail et de patience, la décision ayant été plusieurs fois différée.

Cela porte à 50 le nombre de sites naturels et culturels reconnus officiellement par l’Unesco en Italie. Trois d’entre eux sont situés au Piémont : les résidences des Savoie autour de Turin depuis 1997, les Monts sacrés du Piémont (mais aussi ceux de la Lombardie) depuis 2003 et, tout récemment, les collines viticoles des Langhe, du Roero et du Monferrato.

Vignes-Monferrato.jpg

"Ce paysage correspond à cinq vignobles distincts et au château de Cavour, dont le nom est emblématique tant du développement du vignoble que de l’histoire de l’Italie", peut-on lire sur le site de l’Unesco consacré à ce nouveau bien appartenant au patrimoine mondial.

 

Des traces de pollen de vigne datant du 5ème siècle avant J.C. ont été retrouvées dans la région. A l’époque romaine, cette zone du nord de l’Italie était considérée comme produisant certains des meilleurs vins de l’empire. Cette longue histoire constitue l’un des éléments majeur pour obtenir le fameux statut, avancé lors de la candidature auprès de l’UNESCO.

 

Le Piémont rejoint ainsi Saint-Emilion à Bordeaux, l’autre région viticole inscrite au patrimoine de mondial de l’humanité. En outre le vin géorgien fait également partie de ce « panthéon du vin », grâce à la reconnaissance de sa méthode traditionnelle de fermentation.

 

A présent les regards sont tournés vers la Champagne et la Bourgogne. Le gouvernement français a en effet déposé une candidature pour chacune de ces deux régions majeures du vin mondial, n’ayons pas peur de le dire!!

 

Les résultats sont attendus l’année prochaine et on croise les doigts.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 10:26

La maison Veuve-Cliquot vient de plonger 350 bouteilles à quarante-trois mètres de profondeur dans la mer Baltique. Une expérience qui durera trente ans. 

 

Direction Silverskär. Une petite île située dans l’archipel Åland, entre la Suède et la Finlande. C’est là, et particulièrement dans les fonds marins de la mer Baltique, que la maison Veuve-Clicquot a décidé de dévoiler son expérience « Cellar in the sea ».

 

Cette expérience est bien évidemment liée à la découverte en 2010 de 168 bouteilles, dont 47 appartenant à la maison Clicquot, dans l’épave d’un navire ayant coulé il y a deux siècles dans ces mêmes eaux.

Quatre ans plus tard, l’équipe œnologique, composée de Cyril Brun, Guillaume Desport et Philippe Thieffry, sous la direction du chef de caves, Dominique Demarville, a décidé d’aller plus loin. «  Notre objectif est de comprendre et comparer les vieillissements de nos vins entre ceux qui seront dans la mer et ceux qui sont entreposés dans nos caves  », explique Dominique Demarville.

Veuve-Clicquot.jpg

Pour l’occasion, des bouchons spéciaux ont été utilisés : « Nous avons travaillé avec l’entreprise Amorim pour en créer de plus larges, d’environ un millimètre, que ceux que l’on trouve traditionnellement en champagne avec du liège haut de gamme ».

 

Une cage en inox aux armes de la maison a été construite pour y placer les 350 bouteilles. «  Ce sont des cuvées de qualité différentes  », précise Dominique Demarville. Elle contient une sélection de Carte Jaune non millésimées (en 75 cl et magnum), de Vintage Rosé 2004 et de vins demi-secs.

 

Afin de recréer les mêmes conditions de vieillissement, la « Åland Vault » a été immergée près du site où l’épave fut découverte. L’expérience devrait durer trente ans. La maison repêchera certains vins à intervalles réguliers. Des échantillons des vins conservés en mer seront envoyés aux universités d’œnologie de Reims et de Bordeaux.

 

Les premières bouteilles destinées au programme « Cellar in the Sea » ont été immergées le 18 juin. Pour fêter le solstice d’été, seul jour de l’année où le soleil ne se couche pas sur Åland.

 

Rendez-vous dans trente ans!!

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:27

Chateau-La-Lagune.jpg50% cabernet-sauvignon 50% Syrah, « L’Evidence » c'est le vin "atypique" signé Château La Lagune (Voir ici), qui mêlent les propriétés respectives du cabernet-sauvignon bordelais et de la syrah rhodanienne.

 

A Bordeaux, le réputé Château La Lagune, 3e cru classé, a récemment mis sur le marché quelques 10 000 bouteilles d’un vin composé à 50% de cabernet-sauvignon bordelais et à 50% de syrah.

 

Cette dernière provient du Domaine de Thalabert dans les Côtes-du-Rhône (à Crozes-Hermitage), qui appartient à la Maison Jaboulet, qui, comme le Château La Lagune est la propriété de la famille Frey, d’origine franco-suisse, et à qui appartient également la maison Billecart-Salmon en Champagne. Caroline Frey, chargée de l’élaboration des vins, officie aussi bien dans sa propriété bordelaise que dans ses vignobles du Rhône.

 

Issu du millésime 2010 et classé comme un Vin de France, il est vendu dans le commerce à environ 30 €!!

 

A noter que le cabernet-sauvignon utilisé pour produire ce rouge est normalement employé pour le second vin du Château, "le Moulin de La Lagune".

 

De par cet assemblage, le cabernet-sauvignon bénéficie des propriétés de la syrah, qui confère à celui-ci davantage de corps et de couleur. Les raisins des deux cépages utilisés pour ce vin sont fermentés et élevés séparément dans leur région d’origine pendant 12 mois.

Une fois cette période achevée, les deux vins obtenus sont assemblés pour n’en former plus qu’un seul. Ce dernier est à nouveau placé en fût de chêne pour un élevage additionnel de 18 mois.

 

La propriétaire du Château la Lagune, Caroline Frey, renoue avec cette tradition. Le Château La Lagune n’est pas l’unique producteur bordelais mêlant cabernet-sauvignon et syrah. Le Château Palmer, pour ne citer que lui, avait élaboré de tels vins en 2004, 2006, 2007 et 2010, rendant ainsi hommage à son célèbre assemblage en vogue au XIXème siècle.

Penfolds.jpg

Par ailleurs, le célèbre domaine de Trévallon (Voir ici), près des Baux-de-Provence, produit un vin avec un assemblage de 50% de cabernet-sauvignon et de 50% de syrah. Mais, différence importante, avec des raisins provenant d’un même terroir.

Et bien plus loin, en Australie, le Domaine Penfolds a aussi une cuvée associant cabernet-sauvignon et shyraz que nous avons déjà goûté (Voir ici).

 

Il ne nous reste plus qu'à trouver une bouteille mais cela n'est pas une "évidence" ici en Martinique!!

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