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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 09:32

Cabernet-Sauvignon.jpgLe mois d'août pluvieux laissait présager une sombre récolte dans le Bordelais, mais l'ensoleillement exceptionnel de septembre a redonné le sourire aux vignerons qui vendangent depuis une semaine des raisins "magnifiques" et en belle quantité.

 

Les responsables d'exploitations de Bordeaux se gardent de parler de millésime d'exception car les vendanges de raisins rouges ne font que débuter pour le cépage bordelais le plus précoce, le merlot. Ils attendent pour se prononcer la clôture des vendanges, fin octobre, quand le cabernet, cépage qui n'est pas encore arrivé à pleine maturité, sera récolté.

Cependant, c'est à l'unisson que la profession viticole parle de "miracle", tant cette période cruciale d'avant vendanges était mal engagée et que le raisin a besoin de soleil avant d'être ramassé.

 

"Au mois d'août on était au fond du seau, on avait le moral dans les chaussettes", explique un consultant de propriétés viticoles, Olivier Dauga.

"On a eu un mois de juillet relativement froid qui a battu certains records, puis un mois d'août pluvieux. Mais heureusement est arrivé ce mois de septembre vraiment extraordinaire d'intensité lumineuse, de chaleur, qui ont permis non pas de rattraper mais faire que le raisin puisse avoir une maturité optimum. Ces quatre dernières semaines ont changé la donne", s'enthousiasme-t-il.

 

"C'est un millésime inespéré", souffle le directeur de Château Fieuzal, grand cru classé de Graves de 80 hectares, Stephen Carrier. "On ne pensait pas amener cette récolte aussi loin mais avec ce mois de septembre fantastique les merlots sont sauvés, l'état sanitaire est parfait. Il n'y a quasiment pas de tri dans la vigne, tout ce qu'on coupe on le rentre, c'est un signe", dit-il ravi.

 

Autre mérite de ce millésime 2014 en Bordelais, la quantité de raisin qui sera disponible à la vente après la catastrophique année 2013 où les conséquences des aléas climatiques (grêle, coulure et millerandage) ont fortement impacté les quantités récoltées.

 

Si la quantité de récolte semble acquise, reste désormais à estimer la future qualité de ce 2014. "Les raisins que l'on rentre sont magnifiques, les merlots sont dans des équilibres parfaits, entre mesure alcoolique et acidité", indique Stéphane Carrier, qui ne souhaite cependant pas "préjuger de la qualité du 2014" avant que tous les raisins ne soient mis en cuve et que la fermentation alcoolique ne démarre.

 

"Sans que cela soit le millésime fabuleux du siècle, c'est un millésime miraculé qui fait que l'on va avoir du bon vin. Il faut attendre encore un peu pour savoir exactement ce qu'il va donner, mais ça va être un millésime dit classique avec une belle constitution, de la couleur, et à ne pas boire avant cinq ans", dit le consultant Olivier Dauga.

 

(Avec AFP)

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 17:09

Le château de Pommard, le plus grand monopole privé de Bourgogne avec 20 hectares d'un seul tenant, a été vendu la semaine dernière à un entrepreneur américain, Michael Baum.

Le montant de cette transaction, débutée "il y a quelques mois", n'a pas été divulgué.

Patron emblématique de la Silicon Valley, Michael Baum, 50 ans, a fait fortune en créant des entreprises high-tech. Il a notamment fondé le site internet founder.org, visant à favoriser l'entrepreneuriat étudiant.

 

Vieux de 300 ans et propriété de la famille Laplanche depuis 1936, le Château de Pommard avait été acquis en 2003 par Maurice Giraud, fondateur de la société savoyarde de résidences de loisirs haut de gamme MGM Constructeur.
Chateau-de-Pommard.jpg
Outre la rénovation des deux châteaux, datant de 1726 et 1805, au prix de "travaux colossaux", et d'investissements dans "la vigne et l'outillage", M. Giraud, aujourd'hui âgé de 73 ans, a ouvert en 2004 un "centre d'art" accueillant des expositions d'oeuvres de Dali ou Miro, mais aussi des expositions de photos et d'artisanat.

"Sous son impulsion, le château est devenu la vraie locomotive œnotouristique de Côte-d'Or", a expliqué à l'AFP Cécile Lepers-Jobard, directrice générale, précisant qu'il accueille chaque année 35.000 visiteurs, pour moitié étrangers.

Michael Baum "a été complètement séduit par cet endroit, par ce qu'il véhicule et sa dynamique", a-t-elle dit, ajoutant: "c'est un lieu magique, il souhaite s'inscrire dans un développement supplémentaire avec les mêmes valeurs et les mêmes personnes".

Maurice Giraud devrait assurer la transition "en qualité de conseiller pendant quelques mois".

Le Château de Pommard produit chaque année 80.000 bouteilles de Château Pommard et 20.000 bouteilles de Clos du Château.

 

(Source AFP)


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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:44

Après son livre Vino Business, paru en février aux éditions Albin Michel et très critiqué par les milieux professionnels du vin, Isabelle Saporta récidive avec un documentaire du même nom, diffusé ce soir sur France 3 à 20h45.

 

Les propriétés sont très souvent voisines mais pour l'auteur du documentaire, la vigne semble un univers manichéen.

D'un côté, se trouvent des propriétaires de grands crus classés - comme Hubert de Boüard, à la tête du célèbre château Angélus, interrogé par Isabelle Saporta -, des hommes d'affaires enrichis par la spéculation et les acheteurs étrangers.

Et de l'autre côté, des vignerons plus modestes, amateurs de tradition, refusant de modifier leur façon de travailler.

Appellation-Margaux.jpg

Pour les businessmen visés pas la journaliste, pas question de perdre une grappe de raisin à cause d'un été pluvieux ou froid. Ils font donc appel à des conseillers oenologues, dont Michel Rolland est le plus connu, et utilisent largement des pesticides contre les effets des intempéries.

 

Une situation un peu caricaturale, pour Jean-Valmy Nicolas, cogérant du château La Conseillante, grand cru du Pomerol, dont la famille est propriétaire depuis 1871.

« J'ai fait appel à Michel Rolland depuis dix-huit mois. L'homme que je connais fait preuve d'un grand respect pour le terroir, se situant à l'opposé de tout ce qui s'apparente à la surmaturité des raisins et à l'utilisation de copeaux de bois dans les fûts pour modifier le goût du vin. Au contraire, nous travaillons la finesse, la délicatesse et l'élégance. Par exemple, il y a dix ans, nous vendangions en six jours. Aujourd'hui, cela prend un mois pour le même nombre de pieds de vigne, par tranche de deux ou trois heures de travail ».

 

Quant aux pesticides, la famille Nicolas a lancé une coûteuse recherche des résidus de produits dans les dix derniers millésimes, qui démontre la baisse radicale de leur utilisation.

« Nos vins sont plus rapides à boire, plus faciles à goûter en primeur et plus accessibles. Mais les goûts évoluent et il est évident que les consommateurs attendent autre chose », conclut Jean-Valmy Nicolas. Un investissement sur le moyen de production serait donc synonyme d'amour du produit et pas seulement du profit.

 

La vive polémique ouverte par le livre et la description très sombre que propose son auteure, Isabelle Saporta, des coulisses du monde du vin et de Saint-Émilion en particulier, ne risque pas de s'atténuer avec ce reportage!!

A vos postes de télévision, si vous voulez vous faire votre propre opinion.


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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 07:57
Depuis le 1er août, les Grands Chais de France gèrent l'exploitation du médiatique château de la Tuilerie dans les costières de Nîmes. Chantal et Pierre-Yves Comte, à la tête du domaine, en restent propriétairees.
                                                                                             
Une page se tourne au château de la Tuilerie, dans les costières de Nîmes. Après 35 ans aux commandes de ce domaine, parmi les plus en vues de l'appellation, Chantal et Pierre-Yves Comte confient la gestion de l'activité au négociant alsacien Les Grands Chais de France.
Chateau-de-la-Tuilerie.jpg
L'accord intervenu le 1er août dernier prend la forme d'un bail à ferme, renouvelable. « Je suis rattrapée par la limite d'âge! », annonce Chantal Comte, qui a œuvré à la notoriété du domaine, acheté par son père en 1955.
« Nos trois enfants n'ayant pas souhaité reprendre notre succession, nous avons dû trouver une solution pour assurer la pérennité de la propriété ».
 
Les premières discussions avec les Grands Chais de France ont démarré en début d'année. Aux termes de ces dernières, le groupe de négoce a pris en charge les soixante hectares de vignoble du château, la vinification et le développement commercial et marketing de la gamme de vin.
                                                                                                 Cette transmission de l'activité s'accompagne du transfert du droit d'usage des marques créées par Chantal Comte, dont la principale est « Château de la Tuilerie ».
« Ce groupe dispose d'une force de frappe internationale qui va accroître la diffusion du domaine », souligne Chantal Comte. Il s'implante également au sein d'une appellation en plein essor, grâce aux rosés en particulier. L'équipe en place est également reprise, de même que le réseau d'agents et de représentants.
                                                                                            
L'ex-vigneronne ne prend pas pour autant sa retraite. Elle va, désormais, entièrement se consacrer à la partie rhum, l'autre pan de son activité depuis 30 ans, sous le nom de sa société château de la Tuilerie SCA.
                                                                                                En Martinique, l'ensemble de la gamme des vins du château de la Tuilerie sont disponiobles, à prix raisonnables, à l'Ilot Vins.
                                                                                                    Lire notre dégustation du millésime 2007 du Château.
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 09:31

Les-CGS.JPGLe magazine Terre de vins a publié ce mardi un sondage Viavoice, révélant que 71% des français ne s'y connaîtraient pas en vin.

 

Pourtant réputé pour son excellence à l'étranger, le vin n'est pas forcément si reconnu en France selon un sondage Viavoice paru ce mardi dans le magazine Terre de vins.

 

À la question, « en matière de vins avez-vous le sentiment de vous y connaître », 71 % des Français interrogés ont répondu que non. 43 % d'entre eux vont même plus loin, affirmant ne « pas » s'y connaître « du tout ».

 

Seul 26 % des sondés ont affirmé qu'ils s'y connaissaient « assez » et 3 % ont l'impression de s'y connaître « beaucoup ».

 

L'étude souligne surtout que la vision du vin reste « très élitiste » selon Vivavoice. L'initiation au vin serait donc un privilège réservé à une catégorie de la population aisée : 43 % des cadres et des professions libérales pensent connaître le vin contre 20 % des employés et 16 % des ouvriers.

 

Pourtant l'étude prouve aussi que les Français sont intéressés par ce produit récemment rentré au patrimoine gastronomique français, puisque 51 % d'entre eux seraient favorables à « une initiation au vin et à sa consommation modérée » pour les jeunes générations pour lutter contre le phénomène de "binge drinking".

 

Sondage réalisé entre le 28 au 30 mai 2014 sur 1 015 personnes de plus de 18 ans.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 09:57

La Napa Valley a été touchée par un séisme de magnitude 6, le plus fort enregistré depuis 1989. Après avoir été endommagées, les propriétés viticoles font état de leurs pertes.

 

Tom Wheelan regarde les tonneaux de chêne éjectés de leurs supports dans les chais Hagafen, situés dans la Napa Valley, poussant un soupir de soulagement: ils avaient été vidés juste avant que le plus important séisme en 25 ans ne secoue la célèbre région viticole californienne.

Mais les bouteilles de dégustation n'en ont, elles, pas réchappé.
Une dizaine de caisses du précieux nectar gisent au sol, réduites en miettes par la secousse de magnitude 6 après avoir endommagé au passage le comptoir en béton.
Napa-Valley.jpg 

"C'était une mer de vin", raconte Kit Cassidy. Sans compter la coupure de courant pendant une bonne partie de la journée.

La catastrophe naturelle n'a pas dissuadé quelques aficionados sillonnant la Silverado Trail - route des vins dans la vallée - de se présenter aux portes du domaine pour une séance de dégustation.

Mais les grilles de nombreux domaines sont restées fermées, alors que le week-end est traditionnellement synonyme de va-et-vient continu de limousines, autocars touristiques et voitures bondés d'amateurs désireux de goûter, et d'acheter, quelques bouteilles de grands crus.

Au lieu de cela, les employés des domaines viticoles ont épongé les sols, rangé les tonneaux et examiné les bâtiments et les équipements à la recherche d'éventuels dégâts.

"Nous avons fermé pour évaluer les dégâts, et pour laisser nos employés gérer les problèmes qu'ils peuvent avoir à régler chez eux", a expliqué Chris Indelicato, président du vignoble Black Stallion. "Nous avons de la chance. Un seul tonneau est tombé, et il ne s'est pas brisé".
Au prestigieux vignoble Silver Oak, plusieurs centaines de bouteilles de "vin de contrôle" et quelques tonneaux ont été détruits, selon le porte-parole du vignoble Ian Leggat.

 

Napa-Valley-1.jpg

Le "vin de contrôle", c'est une bibliothèque de centaines d'échantillons de vins de différents cépages permettant aux vignerons d'apprécier l'évolution des saveurs à mesure du vieillissement.

"Ces vins ont une grande valeur d'information, mais ils ne sont pas mis en vente", a expliqué le porte-parole.

Par chance, les précieux millésimes de Silver Oak sont indemnes, protégés par leurs casiers spécialement confectionnés. Et les bâtiments n'ont pas souffert.

"Je pense que nos vins sont meilleurs après avoir été secoués, pas mélangés", a plaisanté Chip Sellarole dans la salle de dégustation de Silver Oak, en clin d'oeil à la célèbre réplique de James Bond commandant sa boisson fétiche, le vodka-martini.

Les vendanges viennent tout juste de commencer dans la Napa Valley, avec tout d'abord le raisin blanc tandis que les grappes de raisin noir restaient toujours accrochées aux vignes.

Si quelques vignobles et installations de production ont déjà fait part de dégâts, il faudra sans doute plusieurs jours pour avoir une estimation plus précise, a indiqué l'Association des vignerons de la Napa Valley.

Mais l'impact peut varier d'un domaine à l'autre. Si un vignoble de petite taille a perdu une grande partie de sa production, ça peut être dévastateur, a relevé Michael Mitchell, responsable de la salle de dégustation du domaine Judd's Hill, soulignant que la secousse "n'a pas été dramatique pour nous".

"La plupart des vignobles peuvent en supporter les conséquences", a-t-il estimé. "Mais s'ils sont petits et n'ont qu'un seul cru, s'ils le perdent, tout est fini pour de bon".

L'industrie du vin de la Napa Valley génère plus de 13 milliards de dollars par an pour l'économie locale, et plus de 50 milliards pour l'économie américaine. Elle représente 46.000 emplois localement, et plus de 300.000 dans le pays.

 

(Source AFP)


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