Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 12:18

Il y a un peu plus d’un an, le mercredi 2 mars 2011 exactement (voir ici la dégustation) nous allions à la rencontre des vins du Madiran et du cépage Tannat au travers des fabuleux Montus et La Tyre d’Alain Brumont.

Chateau-Bouscasse.JPG

Certains ont encore en mémoire ou sur le palais, la délicatesse et la grandeur de ces vins, alors pour Christian qui en 2011 n’avait pu être des nôtres et aussi pour tous les autres, je vous propose une verticale du Château Bouscassé vieilles vignes, le domaine emblématique de la famille Brumont.

 

J’ai vu sur le blog de «  La Popotte à Lolo » une super recette d’un cake au magret fumé et au foie gras qui se marierait à merveille avec le Château Bouscassé.

Si vous n’avez pas encore vu cette recette je vous conseille d’aller la découvrir rapidement car même sans Madiran, ce cake est bien savoureux.

  

Le Madiran

L’appellation   Madiran   est   à   cheval   sur   3   départements   :   Pyrénées  (65),   Gers  (32),    Pyrénées-Atlantiques (64) et deux régions administratives (Aquitaine et Midi-Pyrénées).
D’une superficie de 1. 300 ha,  elle produit  70 000 hl.
3 coopératives représentent 50% de  la  production et 55  producteurs  indépendants produisent les 50% restants.
L’encépagement  est composé  de  tannat  à  60 %,   de  cabernet  franc  à  31 %,  de  cabernet sauvignon à 8 % et de fer servadou (dit pinenc) à - de 1 %.

Caractéristiques

Corsés et charpentés, les vins rouges ont des arômes de fruits mûrs. Les tanins bien présents et la richesse en alcool emplissent la bouche et lui donnent un relief exceptionnel.

Après 2 ou 3 ans passés en bouteilles, les tanins se glissent dans le velours de la structure et ses arômes deviennent plus épicés avec des notes de torréfaction et de fruits noirs (prunes et mûre de roncier).                                                

Enfin, des notes de réglisse et de menthol léger s’y mêlent élégamment. Grâce à leur structure riche, ces vins ont une grande capacité de garde.

En vieillissant, les tanins vont s’arrondir et les arômes vont évoluer sans se dénaturer. Ces vins accompagnent parfaitement les plats du Sud-Ouest tels que garbure, confit, fromage de brebis des Pyrénées.

Ils s’adaptent également à l’agneau, le boeuf, le canard ou le porc en fonction de la complexité de la recette et du millésime du vin.

 

Château Bouscassé

Situé sur la commune de Maumusson, Château Bouscassé est le domaine familial. En 1978, Alain Brumont reprend la succession de son père. Le vignoble compte alors 17  hectares.

Le terroir assis sur des sols argilo-calcaires sur veine de grebb, donne des vins puissants, amples, équilibrés et riches.

Composé à 65 % de tannat complété par des cabernets, c’est un madiran remarquablement fruité aux arômes intenses de fruits rouges mûrs.

 

Les vins dégustés :

2006

Robe rouge violacée, foncée et dense presque noire.

Nez de fruits noirs mûrs (groseille, cassis), fumé, boisé, havane, puissant et expressif.

Bouche agréable mais puissante, l’attaque est sur le fruit comme pour le nez avec du boisé. Une belle longueur et une finale fruitée. Ce 2006 doit être attendu encore plusieurs années car il est vraiment trop jeune.

95% de Tannat et 5% de Cabernet Franc – 14,5°

Note 13,5/20

 

2004

Robe rouge violacée, foncée et dense presque noire.

Nez de sous-bois, humus, champignons, fruits, minéral, beaucoup de finesse, déjà de l’évolution.

Bouche souple, finesse, équilibrée, agréable, belle longueur, tanins et matière fondus mais présents, de la minéralité. Un vin déjà fort agréable à boire mais pouvant encore évoluer favorablement.

Note 14,5/20

 

2000

Robe rouge grenat tuilée mais toujours foncée et dense.

Nez de Bordeaux avec des arômes de café, caramel, chocolat, torréfaction, fumé, havane, grillé, superbe.

Avec un tel nez, on attendait beaucoup de la bouche mais nous fûmes déçus car si elle présente un bel équilibre avec une attaque agréable, une longueur correcte, des tannins et matière fondus, dès le milieu de bouche le vin commence à s’effondrer et la finale sur les fruits à l’eau de vie donnent l’impression de vin qui décline. Peut-être une oxydation excessive !!

Note : 13/20 (surtout pour le nez)

 

1998

Robe rouge grenat tuilée mais toujours foncée et dense.

Nez fermé à l’ouverture, peu expressif puis arrivent des notes de sous-bois, de champignons, de boisé et torréfaction.

Bouché très agréable, de la finesse, un bel équilibre de l’ensemble, de la longueur, et comme il y a encore de la matière et une belle finale fruité, ce vin pourra encore évoluer favorablement.

Note : 15,5/20

 

1994

Robe grenat tuilée, orangée, enfin marquée par l’âge.

Nez de poivre blanc, épices, rose fanée, havane, tabac bond, toute la palette d’un vin qui a son âge. Superbe.

Bouche du même acabit entre équilibre et finesse, tout est fondu mais présent, de la longueur, la finale est sur la rose fanée et le fruité. A boire car à son apogée.

Note : 16/5/20

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:36

Carte-des-Regions-de-vins-Italie.jpgDégustateurs insulaires, mais pas totalement isolés, nous voici donc partis en ce premier mercredi du mois de mars à la découverte des vins italiens.

 

La viticulture en Italie remonte à la plus haute Antiquité. Les Romains et avant eux les Étrusques cultivaient la vigne.

 

Les Grecs avaient donné au territoire le surnom d'Œnotria signifiant la terre du vin (appellation plus spécifique à la Calabre, alors colonie grecque). Le vignoble s'étend dans toutes les régions italiennes de la Vénétie à la Sicile.

 

L'Italie est aujourd'hui, avec 42 millions d'hectolitres, dont 21 % environ en appellations d'origine, le deuxième producteur mondial, derrière la France (50 millions d'hectolitres).

Elle exporte environ 15 millions d'hectolitres annuellement, et en fait le premier pays exportateur de vin au monde, suit l'Espagne et la France.

Ses principaux débouchés sont l'Union européenne (Allemagne et Royaume-Uni) et l'Amérique du Nord.

 

Les Appellations

L’Italie, pays membre de l'Union européenne, applique maintenant les règlements européens, qui supplantent la législation nationale. Les appellations nationales en Italie sont :

  • Les Denominazioni di Origine Controllata (DOC).
  • Les Denominazioni di Origine Controllata e Garantita (DOCG, Dénominations d'origine contrôlée garantie). La première appellation DOCG fut le Brunello di Montalcino
  • Les Indicazione Geografica Tipica (IGT, Indication Géographique Typique) est un niveau intermédiaire entre vins de table et DOC. Ce sont souvent des vins d'une certaine qualité mais qui ne respectent pas entièrement le cahier des charges d'un DOC (mélange de cépages non conforme, production hors zone).
  • Les VDN (Vins doux naturels).
  • Les Vini da tavola, les vins de table. 

Les différents types de vins

Les étiquettes sur les bouteilles de vin italien comportent parfois une spécification sur le type de vin. Ainsi un vin peut être étiqueté :

  • Abboccato : entre un vin demi-sec et demi-doux
  • Amabile : équivalent d'un demi-sec.
  • Dolce : vin doux.
  • Frizzante : vin pétillant.
  • Novello : indique un vin nouveau.
  • Passito : vin obtenu avec du raisin fait légèrement sécher.
  • Riserva : ce terme est utilisé en principe pour des vins DOC ou DOCG. Il indique un vin qui est resté en fût plus longtemps qu'un vin normal.
  • Secco : vin sec.
  • Spumante : vin mousseux.
  • Superiore : indique une gradation en alcool plus élevée qu'un vin normal.

Certains termes peuvent être utilisés ensemble.

 

Les régions

L'Ombrie, région sans accès à la mer, a beaucoup en commun avec la Toscane voisine : coteaux relativement frais, et surtout, une nouvelle génération de producteurs qui ont défié avec succès les décrets d'appellations pour créer des "super vini da tavola".

La variété de cépage la plus fascinante de l'Umbria est le Sagrantino, qui peut donner de très grands vins rouges. Les autres appellations connues de la région, sont l'Orvieto, le Torgiano et enfin, le Rosso di Montefalco.

 

La majorité des vins du Latium sont blancs. La région revendique deux des appellations viticoles les plus connues d´Italie, Frascati et Est ! Est !! Est !!!
Autrefois, Etrusques et Romains faisaient de légendaires vins doux sur les plaines côtières. Les vignerons contemporains préfèrent les coteaux et produisent à partir du Trebbiano un grand nombre de vins blancs secs.
Les-Langhes.jpg

Pour autant, ces dernières années, de nombreux vins rouges se sont signalés, souvent produits à partir de cépages tels que Sangiovese, Syrah ou encore du local Cesanese. Ces vins se distinguent par leur appréciable rapport qualité-prix. Une région à suivre.

 

De la fraîche saveur d'amande de ses vins blancs secs au charme puissant d'un grand Barolo rouge, le Piémont offre à l'amateur de vin des délices peu communs.

Cette région du nord-ouest de l'Italie est à l'origine de vins uniques et passionnants, issus pour la plupart de cépages autochtones. Le Pô divise le Piémont en deux parties distinctes.

Au sud du fleuve se trouvent la ville d'Alba et les collines de Monferrato et des Langhe. Cette région enregistre 90% de la production piémontaise. Les collines des Langhe aux pentes escarpées abritent plusieurs DOC, ainsi que les illustres vins rouges DOCG de Barolo et de Barbaresco.

Au nord du Pô, le vignoble occupe le sol rocailleux des basses collines alpines, entre Carema, à l'ouest, et Novare, à l'est.

 

UMBRIA FALESCO 2002 - IGT

Vin de Sangiovese (34%), auquel s'ajoutent 33% de Merlot et 33% de Cabernet Sauvignon, puis élevé trois mois en fûts.  

LE POGGERRE - LAZIO 2001 - IGT

Le Poggere est une sélection parcellaire de 3 hectares sur des jeunes vignes de Cabernet Sauvignon et Merlot produit par Christine Vaselli.  

MONTIANO - LAZIO 2000 - IGT

Il s'agit d'un 100% merlot vinifié par les frères Cotarella, œnologues italiens bien connus.  

ROCCHE COSTAMAGNA BAROLO - PIEMONTE 2000 - DOCG

45 hl/ha donnent environ 18000 bouteilles. Pour ce Barolo, seules les meilleures grappes entrent dans la composition de cette cuvée. Légère macération pré fermentaire et fermentation sous contrôle des températures pendant environ deux semaines avec pigeage et remontage successifs. Elevage de 2 ans mois en foudre de 30 hl et petits fût de chêne français. Mis en bouteille et repos d’une autre année avant d’être commercialisé. Cépage Nebbiolo.  

BAROLO BRICCO ROCCHE - PIEMONTE 2000 -  DOCG

La maison Ceretto est très prisée des connaisseurs, qui la reconnaissent comme étant l'un des plus importants producteurs de barolos et de barbarescos. Exploitée par Marcello et Bruno Ceretto, que l'on surnomme affectueusement les frères du Barolo, la maison Ceretto produit des vins de facture moderne que les connaisseurs saisissent au vol dès leur sortie des celliers.

 

Les vins dégustés :

UMBRIA FALESCO 2002 - IGT

Robe rouge violacée très foncée et dense, aucune trace d’évolution.

Le nez est sur le fruité, fruits noirs mûrs (groseille) avec du boisé puis un peu d’humus, des champignons, du grillé. Un nez qui se révèle complexe et expressif.

La bouche est puissante sur des tannins jeunes et sérés. On a une impression de jus de fruits où il manque un peu de matière et complexité. La longueur est très moyenne et la finale acidulé. Un vin jeun mais il est difficile de dire s’il va s’ouvrir. A revoir !!

Note : 13/20

 

LE POGGERRE - LAZIO 2001 - IGT

Robe rouge violacée très foncée et dense, aucune trace d’évolution.

Nez grillé, fumé, cacao, sous-bois, évolution.

La bouche comme pour le premier vin est sur le registre de la puissance et pas en adéquation avec le nez. Il y a de l’acidité qui apporte un peu de fraîcheur mais la longueur est très moyenne et la finale légèrement desséchante. Ici aussi, la question doit-on l’attendre?

Note : 12,5/20

 

MONTIANO - LAZIO 2000 - IGT

Robe rouge grenat violacée et dense mais les bordures du disque sont orangées. L’âge commence à apparaître.

Nez fruits confits, pruneaux, sous-bois, champignons, finesse et expressif.

Bouche équilibrée avec une belle attaque ronde et soyeuse. Il y a des tannins et de la matière bien intégrées au fruité. La longueur est de belle facture et la finale est sur le fruit avec une persistance sur le boisé grillé.

On est en présence d’un grand vin qui commence à être marqué par les années mais qui possède un très beau potentiel.

Note : 16/20.

 

BAROLO BRICCO FRANCESCO - PIEMONTE 2000 -  DOCG

Robe rouge grenat orangée à tuilée, claire.

Nez sur l’oxydatif, xérès, piqure acétique. A ces satanés bouchons !! Ce dissipe avec l’aération et le temps pour laisser la place à des notes boisées et végétales.

On est inquiet pour la bouche mais oh divine surprise, on a une attaque agréable, sur la finesse et l’équilibre avec de beaux tannins très mûrs qui donnent un vin soyeux. On a aussi une belle longueur, de l’alcool (14°), une finale fruitée et une persistance boisée.

Un beau vin qui aurait pu être vraiment grand sans ce problème sur le bouchon. Dommage !!

Note : 14/20

 

BAROLO ROCCHE COSTAMAGNA - PIEMONTE 2000 - DOCG

Robe rouge grenat orangée à tuilée, claire.

Nez subtil et fin sur des notes de fruits noirs mûrs, de champignons, de havane, de bois précieux (cèdre). On espère du grand.

La bouche est à la hauteur du nez entre puissance maîtrisée et finesse, de l’équilibre, une très belle longueur et une persistance sur un boisé agréable, la finale étant plus fruitée.

Un très grand vin à boire et à garder

Note : 17/20 

Vins-Italiens.JPG

 

 

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 22:37

Carte-Chassagne---Puligny.jpg

CHASSAGNE-MONTRACHET

Situé au Sud de la côte de Beaune, Chassagne-Montrachet partage avec Puligny-Montrachet, le prince incontesté de tous les vins blancs secs de la création, le divin Montrachet.

Ce large et beau coteau porte à l'excellence les deux cépages bourguignons. Le Chardonnay et le Pinot Noir s'épanouissent côte à côte, en raison de la complexité des terroirs. D'importantes carrières de pierres marbrières forment un front rocheux.

 

D'ailleurs à Paris, le Trocadéro, et plus récemment la Pyramide du Louvre font appel à cette pierre en dallages roses ou beiges.

L'appellation d'origine contrôlée date de 1937. Elle concerne aussi quelques vignes du village voisin de Remigny, en continuité du terroir.

 

Entre 220 et 325 mètres d'altitude, les terroirs comportent successivement à partir du sommet,
des abrupts rauraciens, un talus callovien et des marnes argoviennes en reflet, puis des calcaires bathoniens. Selon les climats, il s'agit de terres calcaires et caillouteuses, marneuses ou plus sableuses (assises jurassiques).

 Carte de Chassagne-copie-1

Cette appellation comporte 55 climats classés en Premier Cru 
Le vignoble de Chassagne-Montrachet produit également 3 Grands Crus, Montrachet et Bâtard-Montrachet, partagés avec Puligny
et Criots-Bâtard-Montrachet.

 

Le Chassagne-Montrachet Blanc se présente avec une robe bien marquée en lamé or, aux reflets verts. Le silex rappelle la minéralité profonde d'un vin parfois toasté, beurre frais. Ses arômes d'aubépine, d'acacia et de chèvrefeuille se mêlent à la verveine et à la noisette.

Avec l'âge, ses notes deviennent joliment miellées. Souvent opulent, son attaque au palais est enlevée et fait place à un gras moelleux, au subtil goût de poire bien mûre.

 

PULIGNY-MONTRACHET

Puligny-Montrachet est situé en Côte de Beaune, au sud de Meursault.

Le vignoble de Puligny-Montrachet est exploité également sur une partie du Hameau de Blagny. Le terroir de Puligny-Montrachet est propice à la production de vins blancs de type Chardonnay (98%).

Les superficies d'aires de production sont de 114,2 ha pour l'appellation Communale Puligny-Montrachet et de 100,1 ha pour l'AOC Puligny-Montrachet Premier Cru.

 

Les 17 Premiers crus présentent des variations diverses selon leurs situations 

La commune de Puligny-Montrachet abrite entièrement 2 Grands Crus Blancs, Chevalier-Montrachet et Bienvenues-Bâtard-Montrachet. Elle partage avec Chassagne-Montrachet 2 des 3 autres Grands Crus Blancs de ce secteur, Montrachet et Bâtard-Montrachet.

 Copie-de-Carte-de-Puligny.jpg

Le Puligny-Montrachet  présente une robe cousue d’or, brillante et auréolée de reflets verdâtres. Cette tonalité prend de l’intensité avec l’âge. Son bouquet réunit aubépine, raisin mûr, pâte d’amande, noisette, ambre, citronnelle, pomme verte.

 

Les arômes lactiques (beurre, croissant chaud) et minéraux (silex) sont habituels, ainsi que le miel. Corps et bouquet se fondent en une harmonie subtile et une concentration remarquable.

 

Conseils du sommelier

La puissance et la persistance aromatique de ces seigneurs imposent des mets nobles, sophistiqués et de texture complexe.

De la belle cuisine en somme. Le foie gras en pâté, bien sûr, mais aussi le caviar. Le homard, la langouste, les grosses crevettes sauvages, puissantes en saveur et fermes, voire croquantes sous la dent, lui rendront un hommage mérité et équilibreront son opulence.

 

Les poissons blancs fermes, comme la lotte, seront également à la fête. Mais on n'oubliera pas non plus les poules et poulardes de belle lignée, élevées en plein air, dont la finesse de chair sera délicatement enrobée par la texture onctueuse et noble du Montrachet. Avec une sauce crémée aux champignons, ce ne sera que mieux, même sur une pièce de veau poêlée ou en sauce, que l'acidité longue et subtile du Montrachet soulignera avec une grande classe.

 

Température de service : 12 à 14 °C.

 

Les vins qui dégustés :

Puligny-Montrachet Le Folatières 2006 J. Drouhin

Robe jaune or, reflets dorés, brillante et lumineuse

Nez de noisette, brioche, beurre, expressif, bois de l’élevage, grillé, complexe.

Bouche équilibrée avec de la fraîcheur, de l’élégance et une belle longueur. On a des arômes de fruits confits (abricot et pêche), du gras, de la brioche, de la finisse.

Un vin déjà fort agréable à boire et pouvant encore attendre de belles années

Note : 15+/20

 

 

Puligny-Montrachet Le Folatières 2006 V. Girardin

Robe blanc jaune aux reflets vert-argent, brillante et lumineuse. Elle fait plus jeune que celle du Drouhin.

Nez sur la minéralité, la pierre à fusil, le grillé, les fruits exotiques, plus discret mais tout en finesse.

Bouche plus minérale avec beaucoup de droiture, un peu trop rectiligne diront certains, mais de la finesse. On a des arômes de pamplemousse et de citron qui apportent beaucoup de fraîcheur. Il y a aussi du gras en finale mais l’ensemble donne une impression de plus de jeunesse et de finesse avec beaucoup d’élégance.

Un grand vin qui mérite d’être attendu de nombreuses années.

Note : 16,5/20

 

Chassagne-Montrachet « Le Cailleret » 2006 V. Girardin

Robe blanc jaune aux reflets vert-argent, brillante et lumineuse.

Nez très subtil et fin sur les fleurs blanches puis arrivent des notes de brioche, de beurre et noisette (bois de l’élevage).

La bouche rappelle beaucoup cette du Puligny mais avec encore plus de finesse et de droiture. On retrouve la droiture, la fraîcheur du citron mais aussi les fleurs blanches et la minéralité. Cela donne un ensemble de grande qualité avec de la longueur et de la persistance qui comme son « cousin » demande à être attendu plusieurs années pour révéler son immense potentiel.

Note : 17+/20

 

Chassagne-Montrachet « Marquis de Laguiche » 2006 J. Drouhin

Robe blanc jaune aux reflets vert-argent à doré, brillante et lumineuse.

Nez de fruits confit abricots, raisins mûrs, pêche, brioche, grillé, complexe et fin, du très grand.

La bouche est dans la droite ligne du nez avec des arômes multiples, de la finesse et de l’élégance. L’acidité et la minéralité apportent de la fraîcheur qui se marie avec le gras des fruits confits et du boisé pour un ensemble de très grande qualité. On a une belle longueur et une persistance remarquable sur le citron et le pamplemousse.

Note : 18,5/20

Chassagne-vs-Puligny.JPG

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 21:20

Les vins d’Alphonse Mellot sont des figures de proue du vignoble de la vallée de la Loire et de la région de Sancerre.

La famille travaille la vigne depuis 1513. L’un des membres de la famille, César Mellot, a même été choisi par Louis XIV en 1698, pour devenir son conseiller viticole.

 

Les activités des Mellot ont toujours été dynamiques ; au XIXe siècle, Alphonse Mellot a tenu une auberge dans laquelle il proposait les vins de la région.

L’aubergiste obtint en 1881, l’autorisation d’expédier les vins de la Loire en France et à travers le monde.

L’activité s’est pérennisée et les descendants Mellot se prénomment tous Alphonse.

C’est aujourd’hui, Alphonse Mellot « Junior », la 19e génération, accompagnée de sa sœur Emmanuelle, qui perpétue la tradition familiale.

 La-Moussiere--le-Sancerre.JPG

Le Domaine La Moussière possède une superficie de plus de trente hectares, en un seul tenant.
Son exposition privilégiée à la pointe sud-ouest de Sancerre, son sol calcaire et son sous-sol réunissent tous les éléments nécessaires à la culture de la vigne.

Vaisseau Amiral du patrimoine familial, le Domaine de la Moussière est merveilleusement situé sur les collines entourant le village de Sancerre.

La richesse de ses sols se retrouve dans la qualité du vin. La particularité de ce terroir est la "caillotte»: des milliers de petites pierres calcaires qui reflètent les rayons du soleil sur les grappes de raisin.

Le niveau des vins a atteint une qualité qui place ce domaine parmi les très grands vins français.

Les cuvées phares du domaine : Génération XIX, La Moussière, En Grands Champs, Edmond.

Alphonse Mellot produit également, avec talent, la cuvée Les Pénitents, un vin de pays des coteaux charitois dans la Nièvre.

 

Sancerre, c'est d'abord une colline qui surgit, isolée, au milieu d'un calme paysage baignant dans la douce lumière blonde de la Loire.
Bâtie en amphithéâtre sur le versant sud-ouest de la colline, la vieille ville, du haut de ses trois cent douze mètres, domine le paysage et offre un panorama admirable.

Les vins dégustés :

 

La Moussière 2008

Robe rouge pourpre violacée, foncée et dense

Nez expressif et puissant sur les fruits rouges (cerise) mais aussi beaucoup de boisé de l’élevage, de la torréfaction, des épices, du lierre et végétal. Pas très pinot noir.

Bouche sur des tannins jeunes et très marqués du bois, il y a aussi de la matière (fruits) mais l’ensemble n’est pas encore bien en place ou intégré. La longueur est correcte et la persistance sur le fruité. Ce vin doit être manifestement attendu pour plus de plaisir

Note : 13,5/20

 

La Moussière 2006

Robe rouge rubis grenat, commence à se tuiler avec les bordures orangées

Le nez est plus sur les fruits (cerise, griottes, cassis), du poivre gris, de la rose fanée, des épices, plus de finesse.

La bouche présente un bel équilibre d’ensemble, avec une matière et un corps fondus et intégrés, le tout avec une belle longueur et une persistance entre le fruite et le végétal fort agréable. Un beau vin déjà mais qui possède du potentiel (5 à 8 ans).

Note : 14,5/20

 

La Moussière 2004

Robe grenat, tuilée nettement marquée par l’évolution

Nez moins expressif, discret, donne l’impression de dilution des arômes (année de pluie) puis avec une aération prolongée arrivent quelques notes de cuir, de tabac et de poivre.

La bouche est équilibrée mais manque d’attaque, un peu acidulée comme un vin bien plus âgé. Corps et matière sont totalement fondus, longueur moyenne avec une persistance sur la cerise confite et le floral puis torréfaction. A boire, un peu décevant.

Note : 12,5/20

 

La Moussière 2002

Robe rubis orangée tuilée, très marquée par l’âge

Nez d’évolution, cerise à l’eau de vie, xérès, oxydation, rose fanée, agréable et expressif d’un Bourgogne âgé.

Bouche d’une grande finesse, équilibrée et ronde. Tout est là et en place : il y a la longueur, la persistance sur la griotte et la rétro olfaction sur la rose et le cigare. C’est grand et la bouche confirme cette impression de bourguignon.  Superbe.

Note : 16/20

 

La Moussière 2000

Robe rubis orangée tuilée, très marquée par l’âge comme celle du 2002

Nez minéral, on retrouve les éléments du terroir calcaire, végétal, tabac (havane), poivre, moins expressif que le 2002 mais très fin.

La bouche comme celle du 2002 est d’un très grand équilibre, rondeur et finesse, du minéral et un plus d’alcool (millésime chaud) mais sans excès, belle longueur et finale acidulée sur la cerise confite. L’impression de bourgogne est là aussi. C’est superbe.

Note : 17/20

 

Une verticale fort intéressante qui aura démontré les qualités du Sancerre « La Moussière » d’Alphonse Mellot et sa capacité à franchir les années en se bonifiant.

 

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 23:07

Chaque premier mercredi du mois, les Compagnons se réunissent pour partager leur passion du vin autour d'un thème, découverte d'un terroir, les vins d'un propriétaire ou d'un château, dégustation verticale pour apprécier un vin sur différents millésimes ou encore dégustation horizontale afin d'apprécier les qualités d'un même millésime chez des propriétaires différents.

 Bandol-et-Baux.JPG

Domaine Guffens-Heynen : « Le Macon magnifié »

Macon Pierreclos « En Crazy » 2007

Macon Pierreclos « Le Chavigne » 2008

Macon Pierreclos « Le Chavigne » 2007

Macon Pierreclos « Tris des Hauts de Chavigne » 2007

Macon Pierreclos « Le Chavigne » 2001

 

Verticale du Château La Lagune : « Haut-Médoc »

2006

1998

1995

1993

1988

 

Vins rouges italiens : « Diversité, diversité »

Umbria Falesco 2002

Le Poggerre – Lazio 2001

Montiano – Lazio 2000

Rocche Costamagna Barolo – Piemonte 2000

Barolo Bricco Rocche – Piemonte 2000

       

Bruno Clair : « Un vigneron au service de la qualité »

Chambolle-Musigny « Les Véroilles » 1999

Morey-Saint-Denis «  En la rue de Vergy » 1999

Savigny lès Beaune 1er cru « La Dominode » 1999

Gevrey-Chambertin 1er cru « Petite Chapelle » 1999

 

Puligny versus Chassagne : « La bataille du Montrachet »

Chassagne-Montrachet Marquis de Laguiche 1er cru 2006 – J. Drouhin

Chassagne-Montrachet Le Cailleret 1er cru 2006 – Vincent Girardin

Puligny-Montrachet Les Folatières 1er cru 2006 – J. Drouhin

Puligny-Montrachet Les Folatières 1er cru 2006 – Vincent Girardin

 

Château Bouscassé VV : « Alain Brumont bis !! »

2006

2004

2000

1998

1994

 Sancerre

La Moussière rouge : « Le Sancerre par Alphonse Mellot »

2008

2006

2004

2002

2000

 

 

 

Almaviva : « Un chilien aux accents médocains »

2003

2001

1999

1996

 

Pessac-Léognan : « Une horizontale sur le millésime 2001 »

Château Carbonnieux

Château la Tour Martillac

Domaine de Chevalier

Château Malartic-Lagravière

 

En route pour le Sud : « Bandol et Baux »

Domaine de la Bégude Bandol 2009

Domaine de la Bégude Bandol 2007

Domaine de la Bégude « La Brûlade »  Bandol 2007

Domaine Henri Milan – Cuvée du Domaine 2004

Domaine Henri Milan Clos Milan 2004

 Bordeaux-Blancs.JPG

Graves ou Pessac-Léognan : « Les blancs à Bordeaux »

Clémentin de Pape Clément 2005

Château Larrivet-Haut-Brion 2003

Clos Floridène 2004

Château Carbonnieux 2005

Château Smith Haut-Lafite 2001 

 

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article

Présentation

  • : "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
  • "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
  • : La vie d'un club de passionnés du vin en Martinique, nos dégustations, nos voyages, nos coups de coeur.
  • Contact

Recherche