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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:13

Célèbre pour ses Hermitages, Jean-Louis Chave s’est lancé depuis plus de 15 ans dans une aventure viticole sur Saint-Joseph, entre retour aux sources familiales et mise en lumière de terroirs d’exception.

 

Peu de vignerons dans le monde peuvent se targuer de produire du vin depuis 1481. L’ancêtre des Chave reçu en effet, à la fin du XVème siècle, une parcelle de vigne sur le coteau de Bachasson de la part du seigneur local pour « service rendu ».

 

L’Histoire ne dit pas lequel, mais il marque le début de plus de 500 ans d’une relation passionnée de cette famille ardéchoise avec la vigne. Bien sûr, pas d’appellation Saint-Joseph à l’époque, celle-ci n’ayant été créée que dans les années 1950.

 

Pourtant, Bachasson est l’un des 5 terroirs qui représentent le cœur historique et qualitatif du Saint-Joseph, avec les vallées de Chalaix, des Champs (et son coteau Saint-Joseph, éponyme de l’appellation), des Oliviers et du Doux (avec l’excellent coteau de Sainte-Épine).

Jean Louis Chave dans ses vignes de Saint Joseph (Copyright Jacques Perrin, mille plateaux)

Jean Louis Chave dans ses vignes de Saint Joseph (Copyright Jacques Perrin, mille plateaux)

Dévasté par le phylloxera à la fin du XIXème siècle, le magnifique coteau sera délaissé jusqu’au milieu des années 1990, période de sa renaissance initiée par Jean-Louis Chave.

 

C’est ainsi qu’il se lance en 1996 dans un travail titanesque de reconstitution du lieu-dit Bachasson dont l’histoire viticole avait été interrompue pendant plus d’un siècle. S’ensuivent plus de 15 ans d’efforts acharnés pour remonter les kilomètres de murs de pierres sèches, sélectionner et replanter le matériel végétal.

 

Pour ce faire, une pépinière est créée en interne afin de réaliser une sélection massale, c’est-à-dire un choix de vignes au patrimoine génétique qualitatif et diversifié. Aucun désherbant chimique, tous les sols sont travaillés à la main.

Mercredi 9 novembre 2016 : « Domaine Jean-Louis Chave, ses Saint-Joseph sont tout aussi recherchés »
Mercredi 9 novembre 2016 : « Domaine Jean-Louis Chave, ses Saint-Joseph sont tout aussi recherchés »

Parallèlement aux travaux menés sur Bachasson, Jean-Louis décidé de racheter en 2009 le clos Florentin dans le village de Mauves, seul clos ceint de murs sur l’appellation Saint-Joseph qui a le grand avantage de posséder de très vieilles vignes de syrah.

 

S’il vinifie ce vin depuis 2009 et l’intègre à l’unique cuvée générique de Saint-Joseph du domaine, Jean-Louis n’en oublie pas qu’avant le phylloxera, le clos s’étendait jusque sur la colline située au-dessus.

 

Ce seront donc de nouveaux travaux de replantation et de restructuration de cette parcelle qui vont être engagés pour redonner ses lettres de noblesse au clos.

Mercredi 9 novembre 2016 : « Domaine Jean-Louis Chave, ses Saint-Joseph sont tout aussi recherchés »

Les vins  dégustés :

 

Saint-Joseph « Offerus » 2006

Robe rouge grenat foncée dense, légèrement orangée en bordures

Nez de fruits confits, bois précieux, champignons, expressif et complexe

Bouche encore agréable sur les fruits confits et le boisé, la torréfaction, mais finale très légèrement desséchante. Vin à son apogée et à boire.

Note : 14/20

 

 

2011

Robe rouge violacée très foncée presque noire

Nez ferme puis des notes de fruits noirs, cassis et groseille mais du mal à se développer

Bouche superbe, beaucoup d’équilibre entre puissance et finesse, sur des notes de fruits noirs avec un léger boisé. Très belle longueur et finale tannique. Agréable à boire mais surtout à attendre.

Note : 16,5/20

 

 

2010

Robe idem au 2011

Nez animal, musc, champignons, bois précieux, plus expressif et complexe

Bouche plus austère avec des tannins et matière à la présence marquée. Belle longueur et finale fruitée. Bien mais vraiment à attendre pour découvrir tout son potentiel.

Note : 15/20

 

 

2008

Robe rouge grenat légèrement tuilée orangée

Nez de champignons, sous-bois, arômes tertiaires d’évolution avec pointe de bois précieux

Bouche sur la finesse avec des arômes d’épices, tannins et matière fondus, belle longueur et finale sur les fruits confits (évolution). Persistance épicée. Un vin magnifique à boire et pouvant encore attendre.

Note : 16/20

 

 

2004

Robe orangée tuilée, un peu trouble, marquée par l’âge.

Nez d’évolution, torréfaction, sous-bois.

Bouche marquée par l’évolution sur des notes de fruits confits, torréfaction. Donne l’impression d’une évolution trop rapide !! (Le bouchon était très imbibé). Dommage.

Note : 13+/20

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Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2016
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 14:55
Mercredi 7 septembre 2016 : « Une verticale de Chablis 1er cru "La Forest"  pour la rentrée »
Mercredi 7 septembre 2016 : « Une verticale de Chablis 1er cru "La Forest"  pour la rentrée »

Le vignoble de Chablis occupe les coteaux qui bordent la vallée du Serein. C'est une région vallonnée dont les sommets sont très souvent boisés. La production du vignoble de Chablis s'étend sur une vingtaine de communes.

 

Le sol caillouteux, argilo-calcaire, appartient géologiquement au jurassique et le kimméridgien est l'étage le plus représenté. Les étés sont chauds, hivers longs et rigoureux. Les niveaux d'ensoleillement et de pluviométrie varient considérablement d'une année sur l'autre, rendant extrêmement vulnérable la qualité comme la quantité de chaque millésime.

 

Autre contrainte, les gelées de printemps, qui ont longtemps pesé comme une menace redoutée sur les récoltes. De mars à mai les jeunes rameaux sont particulièrement vulnérables et l'histoire du Chablis est ponctuée de millésimes désastreux.

 

Depuis les années 1960, différents procédés de lutte ont été mis en place (chaufferettes et aspersions). Onéreuses et contraignantes, ces techniques sont aujourd'hui efficaces et contribuent à stabiliser les niveaux de production et à protéger les vignerons des aléas du climat. C'est une terre de prédilection pour le chardonnay seul cépage autorisé à produire tous les vins blancs du vignoble de Chablis.

La notoriété de ce vignoble est très importante et Chablis est depuis de nombreuses années le synonyme de grand vin blanc sec, partout dans le monde.

Le village de Chablis et ses vignes

Le village de Chablis et ses vignes

Domaine Dauvissat

Le domaine René et Vincent Dauvissat (ne pas confondre avec Jean Dauvissat) possède 11.7 hectares dont des premiers crus Vaillons, Séchet et Forest complétés par deux grands crus, les Preuses et les Clos.

Tous les vins passent en fûts anciens régulièrement renouvelés, jamais neufs.

 

Les vins  dégustés :

2006

Robe jaune dorée marquée par l’âge mais lumineuse

Nez de fleurs blanches, brioche, beure, pain puis fruits confits, expressif

Bouche équilibrée, fraicheur, acidité maitrisée et minéralité, bonne longueur sur une finale fruitée et boisée. Bien

Note : 16/20

 

2005

Robe jaune dorée marquée par l’âge mais avec des reflets verts

Nez moins expressif que le 2006 plus sur la minéralité et le végétal avec quelques notes de miel et fruits confits

Bouche superbe sur la fraicheur et l’acidité avec des notes d’agrumes, une très belle longueur et finale fruitée et minérale. Très bien

Note : 16,5/20

 

2004

Robe jaune dorée très marquée par l’âge

Nez sur des notes fumées mais aussi de fleurs blanches et minérales

Bouche sur des arômes d’agrumes - citron - avec de la fraicheur. La longueur est bonne et on a une finale fruitée fort agréable. Bien

Note : 15/20

 

2003

Robe jaune dorée très marquée par l’âge

Nez expressif et complexe entre arômes primaires (fleurs blanches, beure, pain) et tertiaires (miel et fruits confits)

Bouche superbe de finesse et équilibre entre acidité, fraicheur et gras, très belle longueur et finale sur les fruits confits et la minéralité. Un Grand vin.

Note : 18/20

 

2000

Robe vieil or tuilée, très, très marqué par l’âge

Nez oxydatif, pommes mûres et fruits confits. On craint le pire !!

Bouche idem avec tout de même un reste de fraicheur et acidité. Plus qu’un problème de bouchon, ce vin a été bu trop tard.

Note : 12/20

Mercredi 7 septembre 2016 : « Une verticale de Chablis 1er cru "La Forest"  pour la rentrée »
Mercredi 7 septembre 2016 : « Une verticale de Chablis 1er cru "La Forest"  pour la rentrée »
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 11:40

Pour ce mercredi d’ouverture des vacances, Philippe avait décidé de tester les Compagnons, en leur proposant de revenir aux fondamentaux de la dégustation.

Et encore une fois, nous avons pu apprécier toutes les vertus de cet exercice qui nous pousse à bien plus de concentration et d’honnêteté vis-à-vis des flacons dont on ne vous a pas fait l’article et dont l’étiquette prestigieuse n'a pas aveuglé votre jugement et/ou impartialité.

Merci à lui d’avoir pris cette pertinente initiative.

Mercredi 6 juillet 2016 : « Dégustation à l’aveugle »

Les vins dégustés :

 

Bergerie de l’Hortus 2014 - Pic Saint Loup

Rouge rubis foncée et dense

Nez agréable de fruits rouges et noirs mûrs, expressif puis des notes d’olives et épices

Bouche fruitée, sucrée, léger manque de puissance, peu de matière et tannins fondus. Longueur moyenne et persistance sucrée.

Note 12/20

 

Grand Terroir 2014 - Pic Saint Loup

Rouge grenat légèrement tuilée en bordures et trouble

Nez discret puis notes de sous-bois et boisées, puis des arômes de fruits.

Bouche avec beaucoup de fraicheur, toujours sur des notes fruitée, bonne longueur et matière. Finale boisée, bien et à attendre.

Note : 14/20

 

Domaine de l’Hortus 2013 - Pic Saint Loup

Rouge rubis foncée dense

Nez grillé, café, boisé, cassis, tapenade, complexe et expressif

Bouche agréable avec équilibre sur des notes fruitées et boisées, très belle longueur, déjà rond et soyeux mais avec un bon potentiel d’évolution, finale et persistance fruitée, boisée. Bien.

Note : 16/20

Le Pic Saint-Loup

Le Pic Saint-Loup

3 Naissances 2011 - Languedoc

Rouge noire foncé et dense

Nez bouchon et idem en bouche. Vin abimé.

 

Château L’Hospitalet 2011 - Languedoc

Rouge noire foncé et dense

Nez fruits mûrs, sucre, épices, figue, bois précieux, complexe

Bouche jeune, tannins et matières présents, bonne longueur, finale fruitée.

Bien mais à attendre.

Note : 15+/20

 

Appellation Pic Saint-Loup

L’aire du Pic Saint-Loup (treize communes) est adossée aux premiers contreforts cévenols dans la zone des Garrigues nord de Montpellier, à 30 km du littoral méditerranéen. Le Pic Saint-Loup (658 mètres) et le causse de l’Hortus (512 mètres) dominent un relief dont les altitudes avoisinent les 150m.

Plusieurs sols composant l'appellation ont pu être identifiés et les vins s'expriment au travers de leurs spécificités : calcaires durs, calcaires tendres, conglomérats, dolomies, éboulis calcaires d'origine fluviale ou cryoclastique, marnes.

Mercredi 6 juillet 2016 : « Dégustation à l’aveugle »

L'encépagement du Pic Saint Loup fait partie d'une priorité qualitative. Depuis une trentaine d'années, les replantations ont été effectuées pratiquement dans leur totalité avec 3 cépages dominants : la Syrah, le Grenache et le Mourvèdre.

 

Chronologiquement, le Grenache replanté massivement jusque dans les années 80 est détenteur de la mémoire du Pic Saint Loup. Grand amateur de chaleur, il donne des vins gras, ronds et riches.

La Syrah, cépage plus récent mais éloquent, est bien adaptée à ce terroir. Sa typicité aromatique, ses caractères organoleptiques orientés sur des arômes de fleurs (violette), de fruits (framboise et cassis), sa coloration et son pouvoir de garde en font le cépage dominant.

 

Quant au Mourvèdre, plus exigeant, reconnu pour sa noblesse et sa puissance, il assure aux vins une structure intéressante et une bonne aptitude au vieillissement. Associé à la Syrah et au Grenache, il confère au vin une capacité d'élevage et de durée.

 

Le Carignan et le Cinsault, cépages complémentaires de l'appellation, participent également aux assemblages de certaines cuvées.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 15:18

Nul n'est censé ignoré la Loire, encore moins le Domaine Huet !! Sur les plus beaux coteaux de la grande et sublime appellation Vouvray, le Domaine Huet est incontestablement "La Référence".

 

Appellation phare de Touraine, celle-ci est séparée de sa petite sœur Montlouis par la Loire qui vient magnifier ce lieu unique. Ici, le cépage roi, c'est le Chenin.

Un cépage unique de par son style si complexe et en même temps si singulier : citron vert, mandarine, chèvrefeuille, tilleul, coing, mirabelle, amande, papaye, mangue....tranchant, ciselé, vif, minéral, tendre, moelleux, dense ou liquoreux; autant de facettes qui font la beauté de ce magnifique cépage ligérien.

 

Historiquement pétillant, Vouvray se décline sous plein d'autres styles qui font la joie de tous les dégustateurs en sec, demi-sec, moelleux ou liquoreux. Le chenin se révèle grand quand il est contraint à une climatologie continentale, et se révèle magique quand il est conduit avec brio sur une diversité de sols comme le silex, le calcaire ou l'argile.

Mercredi 1er juin 2016 « Domaine Huet à Vouvray, au panthéon des grands vins de Loire »

Le maître incontesté dans la conduite du Chenin, c'est Huet. Fondé en 1928 par Victor Huet et son fils Gaston, le Domaine Huet compte aujourd’hui trente hectares de Chenin planté sur trois parcelles : le Haut-Lieu, le Mont et Clos du Bourg.

 

Ce domaine fait partie des précurseurs de la culture biodynamique dans le vignoble français. Par cette approche culturale respectueuse des sols, de la plante et de l’environnement, leurs vins délivrent un caractère incomparable et authentique marqué incontestablement par leur terroir respectif.

 

"LE CLOS DU BOURG"

La parcelle du Clos du Bourg s’étale sur 6 hectares entourés par un mur de pierre. Elle est composée principalement du sol emblématique de la région, le tuffeau, un calcaire crayeux, tendre et poreux. Les chenins montrent ici beaucoup de puissance et de profondeur avec une certaine minéralité calcaire. Exposition plein Sud.

 

"LE MONT"

La parcelle de « Le Mont », de 8 hectares, est composée principalement de silex et d’argile. Les Chenins montrent ici un caractère très parfumé sur le floral, l’agrume et le minéral. En bouche, on attend beaucoup de verticalité où les vins sont tendus, iodés et droits. Exposition plein Sud.

Le clocher de Vouvray depuis le Clos du Bourg

Le clocher de Vouvray depuis le Clos du Bourg

"LE HAUT LIEU"

Les 9 hectares de la parcelle du « Haut-Lieu » se localisent, comme son nom l’indique, plus « Haut » sur le plateau. Quasi-exclusivement composée d’argile, les chenins montrent ici beaucoup de fruité sur l’exotique et une superbe rondeur en bouche. Cette parcelle fût acquise en 1928 par la famille Huet. Age des vignes 40 ans, exposition plein Sud.

 

Personnage incontournable du vignoble de Loire, Noël Pinguet a décidé (début 2012) de ne plus travailler sur le domaine Huet. Après plus de trente ans passés à produire le meilleur vouvray, le vigneron part sur un désaccord avec la famille propriétaire du domaine.

 

Une page de l’histoire du domaine Huet se tourne avec le départ de sa figure emblématique, Noël Pinguet. Depuis plus de trente ans, le vigneron y élaborait son fameux Vouvray. Noël Pinguet comptait travailler sur le domaine jusqu’en 2015, mais des divergences de vues avec la famille américaine Hwang, propriétaire de Huet, ont changé ses plans.

Noël Pinguet

Noël Pinguet

Le désaccord porte sur deux points stratégiques, relatifs à la politique commerciale du domaine. D’une part, Noël Pinguet refuse de faire plus de vin blanc sec. D’autre part, sa politique de distribution sur mesure est contrariée par la volonté de la famille propriétaire de faire la part belle aux plus grosses commandes.

 

Les vins dégustés :

 

« Le Clos du Bourg » sec 2014

Robe jaune dorée, brillante & lumineuse

Nez puissant et expressif, floral, épices, boisé, beurre

Bouche souple, équilibrée, acidité & minéralité, bonne longueur, finale fruitée (citron).

Note : 13/20

 

« Le Mont » sec 2014

Robe jaune or pâle, brillante & lumineuse

Nez fermé puis minéral, pierre à fusil, beurre, brioche, boisé

Bouche sur l’acidité et minéralité, beaucoup de fraicheur, finale mandarine, persistance épicée, belle longueur. Bien mais à attendre

Note : 14,5/20

 

« Le Haut Lieu » sec 2005

Robe jaune pâle, reflets argent, brillante & lumineuse

Nez cire, miel, expressif, minéral, finesse

Bouche superbe, finesse et équilibre, très belle longueur avec acidité maitrisée. Finale agrumes confits (mandarine et orange). Superbe vin à boire pouvant encore évoluer.

Note 17+/20

 

« Le Clos du Bourg » Demi-sec 2014

Robe jaune dorée, brillante et lumineuse

Nez de fruits confits, abricot et pêche, miel

Bouche agréable, équilibrée mais sans plus, bonne longueur. Finale légèrement oxydative ou fruits confits.

Note : 13/20

 

« Le Mont » Demi-sec 2005

Robe jaune pâle, reflets vert-argent, brillante & lumineuse

Nez d’agrumes confits, citronné, bois et minéral

Bouche équilibrée, finesse sur des arômes de miel, belle longueur et finale sur le gras et les fruits confits. Superbe.

Note : 17/20

 

« Le Haut Lieu » Moelleux 2003

Robe jaune dorée, brillante & lumineuse

Nez abricot, miel

Bouche équilibrée entre sucre et acidité, belle fraicheur et longueur remarquable, finale fruitée et boisée. Déjà fort agréable à boire mais à attendre.

Joli mariage avec une tarte aux pommes.

Note : 16/20

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:15

L’AOC Morgon fait partie des crus du Beaujolais. Le vignoble bénéficie d’une exposition Est sur les pentes douces du Mont de Py. Sa superficie est de 1 110 hectares.

Le terroir est soumis à trois influences climatiques : océaniques tempérées par la Loire, méditerranéennes en été, et continentales en hiver.

Cette appellation produit à peu près 56 000 hectolitres de jus par an. Bien qu’issus du même cépage (Gamay), les vins de Morgon sont complexes à l’image des sols composant leur terroir. Ils sont de couleur ocre rouge en raison du manganèse qui compose leurs sols.

Mercredi 6 avril 2016 : « Les Morgon du Domaine Marcel et Mathieu Lapierre & Domaine Jean Foillard »
Mercredi 6 avril 2016 : « Les Morgon du Domaine Marcel et Mathieu Lapierre & Domaine Jean Foillard »
Mercredi 6 avril 2016 : « Les Morgon du Domaine Marcel et Mathieu Lapierre & Domaine Jean Foillard »

On peut dire de ces vins qu’ils « morgonnent » lorsqu’ils présentent des caractéristiques aromatiques bien spécifiques (sherry) apportées par le schiste décomposé, appelé localement « roche pourrie ».

Les vins les plus structurés sont vinifiés par élevage sous-bois. Les arômes de ces rouges sont de fruits à noyaux, avec des notes épicées importantes et des notes de kirsch. Ces vins sont longs en bouche et, en vieillissant, acquièrent ces fameuses notes de sherry, tout en gagnant en amplitude. Ils ont pour cela un très bon potentiel de garde.

 

Présentation des deux domaines

C’est au début du XX siècle que Michel Lapierre s’est installé à Villié-Morgon, comme maître de chais. A la fin des années 50, Camille Lapierre, son fils se tourne vers la vente en bouteille et agrandit le domaine.

En 1973, Marcel Lapierre reprend le flambeau et, très rapidement, sous l’influence de Jules Chauvet, chercheur reconnu, il décide de revenir à des méthodes de culture douce – biologique, biodynamie – et à des vinifications non-interventionnistes pour laisser parler le fruit et le terroir.

Marcel Lapierre

Marcel Lapierre

Depuis 2005, Mathieu Lapierre a rejoint son père sur le domaine qui couvre aujourd’hui 13 hectares, dont 2 sur la célèbre Côte de Py, pour une production d’environ 80 000 bouteilles par année.

L’encépagement est exclusivement constitué de gamay noir à jus blanc, d’un âge moyen de 60 ans. Les vignes sont cultivées sans désherbants ou engrais chimiques mais en ayant recours à la bouillie bordelaise.

Marcel Lapierre aime à dire que « les vins doivent être guidés pour exprimer leur terroir ».

 

Le domaine familial Foillard est dirigé, depuis 1981, de main de maître par Jean Foillard, véritable référence en beaujolais sur l'appellation Morgon. Le vignoble compte environ 8 hectares de vignes assises sur la fameuse Côte de Py, avec un terroir de schistes granitiques de décomposition caractéristique du cru.

Jean Foillard

Jean Foillard

Depuis toujours, Jean Foillard est un fervent adepte de méthodes de culture et de vinification probes, produisant des vins naturels et précis, sans fioriture, issus de raisins cueillis très mûrs.

Le vignoble est cultivé selon les principes de la culture bio depuis 25 ans, les récoltes sont manuelles, et les cuvaisons s'effectuent durant 2 à 3 semaines à basse température et sans levurage, en vendanges entières.

Mercredi 6 avril 2016 : « Les Morgon du Domaine Marcel et Mathieu Lapierre & Domaine Jean Foillard »
Mercredi 6 avril 2016 : « Les Morgon du Domaine Marcel et Mathieu Lapierre & Domaine Jean Foillard »

Les vins dégustés :

 

Morgon 2014 Jean Foillard

Couleur rouge rubis assez foncée et dense

Nez de fruits rouges, épices, poivre blanc, plutôt complexe et expressif

Bouche agréable sur l’acidité et fraicheur, bonne longueur et finale fruitée.

Note : 13/20

 

Morgon 2014 M & M Lapierre

Couleur rouge violacée claire

Nez floral, fougère, herbacée, assez expressif

Bouche équilibrée sur le fruité avec belle longueur. Finale fruitée (cerise).Un joli vin.

Note : 15/20

 

Morgon « Camille » 2014 M & M Lapierre

Couleur rouge violacée claire

Nez de fruits rouges

Bouche entre acidité et fraicheur avec une longueur correcte. La finale est sur le fruit. Pour l’instant trop jeune, à attendre pour plus de plaisir car grand potentiel.

Note : 14,5/20

 

Morgon « Marcel » 2014 M & M Lapierre

Couleur rouge grenat foncée et dense

Nez finesse, fruits rouges mûrs, cèdre (bois)

Bouche cherry, fruits sur muris. Equilibre et finesse. Belle longueur et finale fruitée. Superbe vin déjà fort agréable à boire mais sera encore mieux dans quelques années.

Note : 16/20

 

Morgon « Côte de Py » 2013 Jean Foillard

Couleur rouge rubis foncée et dense, presque noir

Nez herbacé, champignons, sous-bois, expressif & complexe

Bouche à l’identique du nez sur des notes herbacées et champignons, très équilibrée et belle finesse. Longueur remarquable et finale boisée, superbe. Un grand vin.

Note : 17/20

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:41

Le Domaine Santa Duc est une propriété familiale aujourd'hui dirigée par Yves Gras. Cinq générations se sont succédées au Domaine. Tour à tour, elles posent leur pierre jusqu’à hisser la propriété au rang des plus grandes de Gigondas.

 

Il en faudra de la volonté et de la générosité, pour que les successions ne morcellent pas l’exploitation. Aujourd’hui enfin, le fruit du travail et de la passion de cette famille est reconnu dans le monde entier.

 

Le maître-mot qui guide les décisions du vigneron au Domaine Santa Duc est respect.

Concevoir la plante comme un être vivant en équilibre avec son environnement, la soigner en douceur, maintenir la biodiversité. Travail intégral du sol, souci et respect des surfaces foliaires, ébourgeonnage, vendanges en vert, effeuillage.

 Mercredi 1er mars 2016 : « Domaine Santa Duc, à la gloire de Gigondas »

Les raisins mûrs sont ensuite cueillis à la main, doucement foulés. Puis ils macèrent longtemps avant d’être élevés en barriques ou en foudres.

Au Domaine, on sait rester simple en termes de vinification et d'élevage : macération à froid de la vendange, fermentation avec levures indigènes, élevage sur lies, mise en bouteilles sans filtration.

 

Gigondas « Les Hautes Garrigues »

Parcelles implantées exclusivement sur le terroir des Hautes Garrigues, nom du lieu-dit et siège du domaine.

Vieilles Vignes Grenache 65%, Mourvèdre 35%. Vendange manuelle avec tri sévère, partiellement égrappée. Longue macération. Élevage en foudres de chêne récents durant 18 mois, puis mise en bouteille. Sols pauvres d’argiles rouges caillouteuses du Quaternaire.

 Mercredi 1er mars 2016 : « Domaine Santa Duc, à la gloire de Gigondas »
 Mercredi 1er mars 2016 : « Domaine Santa Duc, à la gloire de Gigondas »
 Mercredi 1er mars 2016 : « Domaine Santa Duc, à la gloire de Gigondas »

Gigondas « Grand Grenache »

Sélection des meilleures Vieilles Vignes de Grenache sur différents terroirs de Gigondas. Vendanges manuelles avec tri sévère, longue cuvaison en vendange entière, (pas d’égrappage). En foudre récent durant 18 mois. Argiles rouges caillouteuses du Quaternaire, Marnes à éléments calcaires du crétacé, Argiles bleues.

 

Gigondas « Tradition »

75 % de grenache, de 10 % de mourvèdre, de 10 % de syrah et de 5 % de cinsault

Photo village de Gigondas JM Rosier
Photo village de Gigondas JM Rosier

Photo village de Gigondas JM Rosier

Dès le XIIe siècle, les ordres religieux présidèrent à l’extension de la culture de la vigne à Gigondas. L'appellation d'origine contrôlée Gigondas est l'une des six appellations locales des Côtes-du-Rhône méridionales, reconnue par décret en 1971.

Sa zone de production, qui s'étend sur environ 1200 hectares, se situe sur la commune de Gigondas, dans le Vaucluse, magnifique village accroché aux flancs des Dentelles de Montmirail vers l’est et surplombant en terrasse la vallée de l’Ouvèze à l’ouest.

L'appellation Gigondas bénéficie d'un climat méditerranéen strict avec des variantes plus fraîches selon l'altitude. Le mistral assainit le vignoble, la saisonnalité des pluies est très marquée et les températures sont très chaudes pendant l'été.

Les vins de Gigondas sont élaborés à partir des cépages Grenache noir (limité à 80 %), Syrah, Cinsault et Mourvèdre (avec un minimum de 15%).

 

Les vins dégustés :

 

Gigondas « Tradition » 2005 (15°)

Robe rouge grenat évoluée & trouble avec des dépôts

Nez expressif de fruits noirs mûrs, évolution (grillé), voire légèrement oxydatif

Bouche puissante sur les fruits mûrs, tannins & matière fondus mais présents, légère astringence finale mais agréable persistance fruitée.

Note : 13,5/20

 

Gigondas « Tradition » 2001 (14,5°)

Robe rouge grenat à tuilée, trouble et dépôts

Nez très proche du 2005 avec une pointe de minéral

Bouche agréable avec beaucoup d’équilibre et une très belle longueur sur une finale fruitée. Un vin rond où tout est en place.

Note : 15/20

 

Gigondas « Les Hautes Garrigues » 2009 (15,5°)

Robe rouge violacée, foncée et dense

Nez entre fruits noirs et floral, avec une pointe du boisé de l’élevage bien intégré

Bouche superbe entre finesse et équilibre, tannins et matière soyeux, très belle longueur avec une finale fruitée où on retrouve le boisé de l’élevage et une persistance de « liqueur » !!

Un très grand Côte du Rhône.

17/20

 

Gigondas « Grand Grenache » 2009 (15,5°)

Robe rouge violacée légèrement orangée, dense & foncée

Nez de fruits noirs mais discret et moins expressif que les précédents.

Bouche superbe entre finesse et équilibre, tannins et matière soyeux, très belle longueur avec une finale fruitée où on retrouve le boisé de l’élevage et persistance acidulée mais sans lourdeur. Avec ce vin, on joue dans la cour des Grands et le Domaine Santa Duc nous livre là une petite merveille.

Note : 18,5/20

 

Gigondas « Grand Grenache » 2007

Robe rouge violacée, foncée et dense

Nez épices (poivre blanc), floral, fruits mûrs, boisé, expressif et complexe

Après le 2009, on attendait avec impatience de goûter ce 2007. Mais, oh malheur !! La bouche est perlante, le vin est abimé et difficile de dire si cela vient de la conservation (coup de chaud) ou du bouchon qui était très imbibé (Reprise de fermentation). Dommage.

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Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2016
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Présentation

  • : "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
  • "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
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