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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 13:20

Grands Echèzeaux 75La robe est d’un rouge cerise tuilée, orangée.

Le nez est marqué par des arômes de rose fanée, de cerise à l’eau de vie, légèrement animal, du bois précieux, expressif et complexe.

 

En bouche, on retiendra la finesse de l‘ensemble sur des notes de champignons, sous bois, fumée, les tannins et le corps sont fondus ce qui donne un ensemble de grande classe, avec une longueur incroyable, une persistance sur la griotte et les fleurs séchées.

 

C’est un peu court me direz vous. Mais que dire de plus au delà de ses quelques mots bruts ? Et bien que nous ayons été littéralement possédé par ce vin, par la profondeur de son parfum et par sa matière en dentelle cousue d’un fil de soie.

 

L’équilibre mes amis ! L’Equilibre avec un grand  « E ».

 

On s’est tu et on a dégusté en silence pour apprécier ces fabuleux instants.

Pour conclure et comme il est dit sur le site du Domaine, en parlant de ce vin, il est « Grands » avant d’être « Echézeaux ». (www.romanee-conti.fr)

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 18:21

Pavie 88 vs Margaux 88Château Margaux

Le bouchon est très imbibé et se casse à l’ouverture, un peu d’inquiétude.

La robe est rouge pourpre foncée très légèrement trouble et tuilée en bordures.

Le premier nez dégage une pointe de poussière mais surtout des arômes de fruits noirs (cerise, cassis, groseille) très mûrs puis du boisé et du havane, de sous bois. La complexité du nez et sa puissance se développe avec l’aération et tout au long de la dégustation.

 

La bouche est comme le nez si la première attaque est agréable la finale nous semble légèrement astringente. On le laisse donc s’aérer et rapidement la bouche trouve plus d’équilibre et de finesse avec de la longueur et de la persistance sur les fruits mûrs, le bois précieux et le havane, superbe.

Un vin qui aura demander du temps pour dévoiler toutes ses qualités.

   

Château Pavie

J’avais encore le souvenir du 1997 qui jouait dans la cours des très grands. 

Ce 1988 est du même calibre.

La robe est d’un rouge grenat dense et profond, pas marquée par l’âge, les bordures du disque sont à peine orangées.

Le nez est sur la puissance maîtrisée avec de notes de minéralité, de sous bois, de champignons, du fumé et du grillé (cacao, caramel).

 

La bouche exprime la grande classe, avec une très bel équilibre entre les différents éléments, du fruité, du bois, de la torréfaction et une persistance incroyable. Superbe.

Ce vin déjà remarquable possède un potentiel énorme d’évolution et bien plus important que le Margaux.

 

Deux très beaux vins mais notre préférence est allée vers le Pavie.

 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 12:42
Belle soirée entre amis avec quatre bordeaux et un bourgogne.

   

Meursault 1 er Cru « Les Genevrières » 2004 - Bouchard Père et Fils

Belle couleur jaune pâle à reflets vert argent. Nez fruits exotiques confits, noisette, minéralité. Bouche agréable fraîcheur et minéralité, équilibrée, belle longueur, finesse et finale sur les fruits exotiques, à attendre.

Les vins   

Un, deux, trois, …. grandiose

Domaine de Chevalier 95, robe rouge grenat foncée très légèrement tuilée en bordures.

Nez puissant, minéral, pierre à fusil et fumé mais aussi du boisé et du havane. Une bouche d’un équilibre remarquable, de la longueur et de la persistance sur la minéralité, le bois précieux et le havane, superbe, à boire et à attendre,

Le principe étant que le suivant ne fasse pas regretter le précédant, on avait un peu peur pour la deuxième bouteille.



Le Tertre Roteboeuf 95 fût parfaitement à la hauteur, même si d’une courte tête, j’ai préféré le Chevalier. Une jolie couleur rouge pourpre foncée un peu orangée, un nez sur les fruits noirs (cassis, groseille, myrtille) accompagné de torréfaction (grillé et café), complexe et puissant. La bouche aussi boxe dans la puissance maîtrisée, de la longueur, de la matière, de la persistance sur les fruits et le bois précieux. Ici aussi difficile de lui donner son âge, car la bouteille a un beau potentiel.



Ouvrir une troisième bouteille après cela, c’était prendre un sacré risque.

Pari plus que réussi avec un Château Pavie 1997 qui joue dans la cours des très grands.

La robe est d’un rouge grenat moins dense et profond. Le nez est sur la finesse avec des notes des fruits rouges, de sous bois, de champignons et de boisé. La bouche exprime la grande classe, avec un très bel équilibre entre les différents éléments, du fruité, du bois, de la torréfaction et une persistance incroyable. Superbe.

  

Yquem 1999, bouteille ou demie, la qualité demeure

Du nez expressif et complexe où se mêlent des arômes de pamplemousse, de mandarine, du miel d‘acacias, de fleurs blanches, etc., à la bouche soyeuse, d‘une longueur et persistance diaboliques, tout est superbe comme toujours.

 

 

 

 

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 15:21

Depuis 1995, la qualité s'est encore accrue dans cette vénérable maison depuis son rachat par Joseph Henriot le champenois.

 

Corton Charlemagne Grand Cru 1999

Chevalier-Montrachet Grand Cru 1996 & 1990

Montrachet Grand Cru 1986

 

Voici réunis quatre des plus grands monuments que la planète peut produire dans la catégorie vin blanc.

 

Le Corton toujours égale à lui-même à ouvert le débats avec classe et puissance.

Un nez expressif allant de l’explosion de fruits et de fleurs blanches où se mêle des odeurs de miel, puis d’amandes grillées, de fumé, de la minéralité bien sur, celle de son terroir. Quelle complexité. La bouche est à la hauteur, un véritable monument de finesse et minéralité, le gras est moins présent mais l’équilibre et la persistance sont phénoménaux. Un grand vin, à savoir attendre.

Bouchard 

Les Chevalier-Montrachet sont le reflet de la grandeur du terroir bourguignon où le chardonnay a trouvé sa terre promise.

Ici moins de minéralité, mais plus de puissance et de gras. Des aromes de fleurs et surtout des notes grillées, de noisette, de miel. La bouche est sur le gras, le beurré, la brioche, la puissance, de la minéralité. A boire et à attendre.

 

Il paraît que boire du Montrachet, c’est comme la recherche du graal pour les croisés, cela peut prendre toute une vie, mais que le souvenir lui ne s’effacera jamais.

Dès que j’ai plongé mon nez dans mon verre de ce 1986, j’ai mieux compris ce que cela sous  entendait.

De la finesse, de l’élégance une complexité maîtrisée d’aromes, toujours des fleurs blanches mais bien plus, avec l’âge, du grillé, du fumé, du miel, des fruits confits (abricot, coin, pêche, etc.). La bouche se déguste en silence pour apprécier toute la classe et l’équilibre parfait entre fraîcheur et gras, de la longueur, de la persistance sur les fruits confits et le bois mais sans excès.

Oh my god !!

 

 

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 17:34

C‘est pas tous les ans que l‘on a quarante ans. Donc pour la troisième fois, en cette année 2010, nous nous sommes retrouvé pour fêter notre ami et déguster avec lui quelques flacons de ce millésime.

 

Beaune Clos des Mouches 1er cru de J. Drouhin : « Adieu l’ami »

En sortant la bouteille de la cave, la couleur du vin, plus pelure d’oignon que jaune vieil or, nous avait déjà alertée et fait craindre le pire.

Les odeurs d’oxydation très nettes à l’ouverture ne laissaient plus de place au doute; il était mort. De sa belle mort ou mal conservé, difficile à dire même si j’ai tendance à opter pour la deuxième solution.

En garçon prévoyant, on avait prévu une bougie de secours.

1970 

Le Beaune « Champs-Pimonts » 2003, 1er cru du domaine Jacques Prieur a bien assuré sa mission. Belle couleur jaune or, nez expressif, pain brioché, beurre, bois de l’élevage, bouche sur l’équilibre et la finesse, bonne longueur, à attendre.

Son mariage avec le tartare de dorade à la coriandre fut parfait.

 

Le trio infernal : « Des petits jeunes de 40 ans »

D’abord l’Angélus 1970 sonna l‘ouverture des réjouissances avec élégance et finesse, toute la pureté du merlot que les années ont bonifié. Le Gruaud-Larose, toujours égal à lui-même, entre puissance et classe maitrisées, exprima tout le savoir-faire des grands Saint-Julien.

Le Mouton Rothschild, insolant de jeunesse, robe rouge grenat, foncée et dense, à peine tuilée, nez puissant de sous-bois, champignons, havane, fumée et la bouche superbe d’équilibre et de fraîcheur, ne faisant pas ses 40 ans, ce qui n’est pas le cas de notre ami, grandiose.

 

Yquem, le nectar divin

De ce vin, dégusté deux fois cette année, merci l‘ami, il n‘y a rien à dire. Du nez expressif et complexe où se mêlent des arômes de pamplemousse, de mandarine, de miel d‘acacias, de fleurs blanches, etc., à la bouche soyeuse, d‘une longueur et persistance diaboliques, à déguster en silence en appréciant pleinement notre chance.

 

Merci à Richard, du restaurant The Crew, pour sa convivialité et son sympathique accueil.

Ça va être long d’attendre dix ans pour fêter les cinquante ans du copain!!!

 

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 16:22

C’était un vendredi 20 juin 2008, sur une terrasse à la Colline à Schoelcher, nous avions décidé de déguster avec un sympathique ami, fin dégustateur, qui quittait la Martinique pour d’autres horizons, ces quelques flacons prestigieux.

 

Que dire, sinon une fois de plus quand c’est grand, c’est grand. Les années, comme la patine pour les objets anciens, apportant aux grands vins une dimension encore plus exceptionnelle.

 

Nous espérions en choisissant ces bouteilles nous faire plaisir et bien sur à Alexandre, en souhaitant que la qualité d’un soir et l’amitié tissée au fil des années lui feraient changer d’avis.

Les flacons furent plus qu’à la hauteur du moment. Mais le bougre, inflexible, ne changea pas pour autant ses plans.

Départ Alex 1 

Dès l’apéritif

 

Le château Haut-Brion de 1970, bût en guise de mise en bouche, commença la soirée en beauté. Une robe marquée par l’évolution mais un nez superbe de sous bois et truffe avec une bouche sur l’élégance, la finesse, l’équilibre, à boire mais pouvant encore attendre. Des débuts en fanfare.

 

Le Haut-Brion blanc de 1990, qui accompagnait la tarte au poisson, ne fût pas tout à fait à la hauteur de nos espérances. Pourtant sa robe jaune claire, or paille et son nez de beurre frais, lacté présentaient plutôt bien au départ mais tout cela vira assez rapidement vers de l’oxydatif surtout en bouche, courte et déstructurée. Bu deux fois, déçu deux fois.

 

Savoir se reprendre

 

La qualité des grands s’est de savoir rebondir rapidement après une « échec ».

Les 3 bouteilles qui suivirent, en ont fait la brillante démonstration.

D’abord le 1988 donna le la, le 1986 ajouta une note de classe supplémentaire. Certains, ils se reconnaîtront, étaient déjà bouché bée pour ne pas dire sur le cul. Le 1982, monstrueux, finit ne nous achever en clôturant cette grandissime symphonie en beauté. 20/20 pour moi, 100/100 pour Robert … Parker, mais quand on aime on ne note pas.

 

Pour se remettre ses émotions

 

Après un long moment pour émerger de cette douce béatitude, le château Coutet 1988 remplit parfaitement son rôle de « douceur » de la soirée.

 

 

 

 

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