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La vie d'un club de passionnés du vin en Martinique, nos dégustations, nos voyages, nos coups de coeur.

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« La querelle qui décoiffe la Champagne »

La Commission européenne a rendu facultative la coiffe en aluminium des bouteilles. Une décision qui provoque une belle effervescence et une querelle qui divise une partie de la profession.

L’obligation ou non d’apposer une coiffe sur le bouchon du vin effervescent le plus célèbre au monde cette feuille d’aluminium qui habille le col de la majorité des bouteilles de champagne, aujourd’hui pour des raisons plus esthétiques que pratiques.

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« La querelle qui décoiffe la Champagne »

C’est une décision de la Commission européenne qui a remis en question cette coutume champenoise. Dans un règlement délégué pris l’année dernière, Bruxelles a choisi de rendre la coiffe facultative pour les vins effervescents produits sur le Vieux Continent.

Une poignée de vignerons a alors pris la liberté de “décoiffer” ses bouteilles et d’utiliser à la place une simple bandelette de papier ou une ficelle cachetée à la cire. La coiffe a en effet un coût, financier et écologique, et les délais d’approvisionnement sont parfois importants. Des arguments suffisants selon ces vignerons pour la remplacer.

 

Ces audacieux ont pourtant été coiffés au poteau par le Syndicat général des vignerons (SGV). En charge de la défense et de la gestion de l’appellation Champagne, le SGV a très vite communiqué aux acteurs sa volonté d’imposer la coiffe dans le cahier des charges.

« Nous avons enclenché des études pour savoir s’il était pertinent de s’en passer, rapporte Clotilde Chauvet, membre du bureau du SGV. Il en ressort qu’elle est associée au prestige, à l’hygiène, à l’authenticité des flacons. Elle fait toujours partie des codes identitaires de la Champagne ».

« La querelle qui décoiffe la Champagne »
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« C’est un code, certes, mais qui a été repris par l’ensemble des vins effervescents dans le monde », rétorque Olivier Horiot, vigneron aux Riceys. Avec d’autres, il défend la liberté de dévêtir les bouteilles au sein du collectif “Ça décoiffe en Champagne”, dont les membres ont rencontré le SGV et lancé une pétition en ligne. 

 

Le sujet est révélateur des rapports de force au sein de la filière : l’Association des champagnes biologiques et les Vignerons indépendants de Champagne ont rejoint le collectif dans son bras de fer contre le SGV. « Il y a un manque de concertation, résume Olivier Horiot. Et même un potentiel conflit d’intérêts puisque le SGV revend des coiffes à ses adhérents ».

Un argument balayé par le syndicat qui confirme que la procédure est lancée et assume de ne pas pouvoir obtenir l’accord des 17 000 acteurs de la région.

 

L’INAO va devoir trancher.

 

(Source AFP)

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