Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:09

L'origine du château La Lagune remonte sans doute au début du XVIIIe siècle et sa notoriété a été reconnue très rapidement puisqu'en 1855 le domaine était classé troisième Cru.

chateau-la-lagune.jpg

 

De nombreux propriétaires se succèdent jusqu'à la fin de la guerre.

Georges Brunet en fait l'acquisition et commence dès 1958 la restauration du domaine, il reconstruit des bâtiments et reconstitue une partie des vignes.

 

C'est René Chayoux qui poursuivra la restauration et triplera la surface des vignes. Le château La Lagune est devenu aujourd'hui une des belles propriétés du Médoc et ses vins bénéficient d'une bonne réputation.

  

Château La Lagune se trouve être en réalité une magnifique chartreuse jonché sur un terroir réputé du Haut-Médoc. Cette chartreuse est l'œuvre de Victor Louis à qui l'on doit également le splendide grand théâtre de Bordeaux. Déjà investie dans le bordelais, la famille Frey a acquis ce troisième cru classé en 2000.

 

Propriétaire ou actionnaire de maisons de renom telles que Paul Jaboulet Aîné et Billecart-Salmon, la famille Frey souhaitait acquérir un cru classé capable de rivaliser avec les plus grands.

Depuis 2004, Caroline Frey est à la tête de la propriété où elle a su imprimer son style en très peu de temps.  Directeur technique du Château depuis plus de trente ans, Patrick Moulin travaille en étroite collaboration avec le major de la promotion 2003 de la Faculté d’œnologie de Bordeaux.

En 2004, Château La Lagune a pris le virage de l’agriculture raisonnée et biologique. Enfin c’est en 2008 que le domaine a franchi un pas supplémentaire en commençant à tester la biodynamie.

 

Les vins de Château La Lagune sont réputés pour leur puissance en petit verdot. Ce cépage confère à ces vins leur force et leurs notes épicées. Château La Lagune propose un second vin dénommé Moulin de la Lagune ainsi qu’un troisième vin baptisé Mademoiselle L.

 

 

« Entre l’océan et l’estuaire : La terre du milieu »

Médoc signifie « le pays du milieu ».
Il est en effet situé sur le 45ème parallèle, encadré par l’océan Atlantique à l’ouest dont il est protégé par une immense forêt, et l’estuaire de la Gironde à l’est. Cette situation lui confère un climat idéalement tempéré.

Carte-vignoble-de-Bordeaux-Medoc.jpg

Le Médoc, jouit également d’un terroir unique où le savoir-faire des hommes a permis aux cépages traditionnels (Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Petit Verdot) d’exprimer toute leur qualité empreinte d’élégance et de subtilité.
   

C’est aussi grâce à un sol prédominant de graves (mélange de sable et de graviers) ou d’argilo-calcaire particulièrement propice à la production de raisins de grande qualité.

 

 

Les vins dégustés :

2006 :

Robe rouge rubis violacée, foncée et dense.

Nez expressif, complexe sur des arômes de truffe, champignons, boisé, fruits mûrs, se développe avec l'aération.

Bouche sur des tannins serrés, corps et matière très présents, un peu court. Bois de l'élevage pas fondu. Un vin jeune à attendre avec sa finale torréfiée.

Note 13+/20

 

1998 :

Robe rouge grenat orangée marquée par l'évolution.

Nez sur la finesse, champignons, sous-bois, bois précieux, havane, pierre à fusil.

Bouche finesse et équilibre, tannins et corps fondus mais présents, bonne longueur, finale torréfiée, fraîcheur. Très bien.

Note 15+/20

 

1995 :

Robe rouge grenat orangé mais foncée et dense.

Nez réglisse, moka, truffe, bois précieux.

Bouche finesse et équilibre, proche du 98, avec là aussi matière et corps fondus mais présents, belle longueur, persistance fruitée, confiture de mûres, finale présente de la puissance. Très bien avec du potentiel.

Note 16+/20 

 Chateau-La-Lagune-verticale.JPG

1993 :

Robe rouge grenat orangée, légèrement trouble, marquée par l'âge.

Nez métallique, fermé, iodé, pas expressif mais avec l'aération.

Bouche agréable mais un peu diluée, manque de puissance car tannins totalement fondus, la faiblesse du millésime se fait sentir. A boire.

Note 13/20

 

1988 :

Robe rouge grenat orangée en bordures mais dense.

Nez de réduction à l'ouverture presque oxydatif puis se développe avec l'aération : champignons, sous-bois, torréfaction, grillé, de mieux en mieux.

Bouche idem au nez au début puis prend une autre dimension, équilibrée et finesse, belle longueur, torréfaction en finale. Très agréable avec le repas (gigot d'agneau et pommes sautées). Bien à boire pouvant attendre.

Note 15/20

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 09:40

La-roche-de-vergisson-.jpgEn 1976, Maine et Jean-Marie Guffens-Heynen quittent leur Flandre natale pour la Bourgogne. Ce couple de jeunes étudiants se donne une année pour apprendre le français et découvrir le vin.

 

En 1979, ils font l’acquisition de quelques parcelles de vigne sur les hauteurs de Pierreclos.  Enthousiastes mais novices ils compensent leur manque d’expérience par une approche quasi instinctive de la vigne et du vin.

 

En effet, si  rien dans leur formation initiale ne les prédisposait au travail de la terre ; les  Beaux-Arts pour Maine, théâtre et architecture pour Jean-Marie, leur sensibilité et leur créativité alliées à une passion véritable pour le vin font peu à peu d’eux des vignerons au talent reconnu.

 

Aujourd’hui, le Domaine est réputé dans le monde entier tant pour la qualité de ses vins que pour la personnalité atypique de ses propriétaires.

http://www.verget-sa.fr/index.php

 

A la gloire de Mâcon

La Bourgogne du sud offre à la vigne un fourmillement de vallées et de vallons teintés de couleurs d'aquarelle. Entre la Côte Chalonnaise et la roche de Solutré, les monts du Mâconnais s'étendent sur quelque 40 kilomètres, bordés par la Saône et la Grosne.

Vignobles-maconnais.png 

Implantée ici dès l'époque gallo-romaine, la vigne connut un vif élan grâce aux puissantes abbayes de Cluny et de Tournus. Quelle heureuse nature, chantée par Lamartine, l'enfant du pays.

 

La ville de Mâcon maintient fortement les traditions de ce vignoble au visage aimable et souriant. Instituées en 1937, les Appellations d'Origine Contrôlée des vins blancs du Mâconnais peuvent être appelées (en Chardonnay) dans l'arrondissement de Mâcon et de ses 11 communes environnantes : Mâcon-Villages et Mâcon suivi du nom de la commune d'origine.

 

Les monts du Mâconnais forment un ensemble de coteaux séparés par des failles parallèles et orientés nord/nord-est ou sud/sud-ouest. Ceux-ci sont favorables à la vigne. En Chardonnay, les vins de garde proviennent de sols bruns calciques ou calcaires.

 

Les terrains siliceux, argileux ou sableux, souvent mêlés à des « chailles », ou galets de grès, favorisent le Chardonnay plus précoce.

 Domaine-guffens-macon-pierreclos-crazy-2007.jpg

Les vins dégustés :

Macon Pierreclos « En Crazy » 2007

Robe blanc jaune dorée, brillante.

Nez expressif, beurre, brioche, fruits exotiques, mandarine, pamplemousse.

Bouche vive, sur les agrumes, bonne longueur, de la fraîcheur et belle acidité mais de la souplesse et finesse avec une finale citronnée. Bien

Note : 13,5/20

Macon Pierreclos « Le Chavigne » 2008

Robe blanc avec des reflets verts-or, brillante.

Nez beurré, brioche, gras, fruits confits.

Bouche superbe, très belle finesse et souplesse. Bonne longueur avec une finale sur les agrumes avec du gras et de la minéralité. Très bien.

Note : 14,5/20

Macon Pierreclos « Tri de Chavigne » 2008

Robe blanc avec des reflets verts-or, brillante.

Nez plus discret puis des notes de fruits confits.

Bouche équilibrée, finesse. Notes de beurre et fruits exotiques. Belle longueur. De la fraîcheur et de la minéralité. Très bien.

Note : 15/20

Macon Pierreclos « Tris des Hauts de Chavigne » 2007

Robe blanc avec des reflets verts-or, brillante.

Nez beurré, brioche, gras, fruits confits.

Bouche équilibrée, superbe de finesse et souplesse entre gras et fruits exotiques. Très belle longueur. De la fraîcheur et de la minéralité. Superbe.

Note : 16+/20

Macon Pierreclos « Le Chavigne » 2001

Robe dorée avec reflets vieil or. Marquée par l’âge.

Nez, l’évolution se fait sentir avec des arômes tertiaires de fruits confits (abricot et ananas) et de miel d’acacia.

La bouche aussi laisse apparaitre l’évolution avec plus de gras et de fruits confits mais il y a toujours de l’acidité et minéralité pour la fraîcheur ainsi qu’une bonne longueur. La finale est presque sucrée comme un « liquoreux sec ». Très bien.

Note : 15/20

Ces vins ont été dégustés avec différents sushis. Un joli mariage.

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 14:57

Le vignoble de Provence s'étend du sud d'Avignon jusqu'à Nice, sur la majeure partie de la Provence. Ce vignoble est marqué par une très grande hétérogénéité de situation tant pédo-géologique que climatique avec bien évidemment une dominance du climat méditerranéen strict mais également de zones plus froides où l'influence du vent est déterminante.

  Vignobles de Provence-copie-1

Au sein de ce vignoble ont été reconnues les Appellations d'Origine Contrôlées suivantes : Côtes-de-Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence, coteaux des Baux-de-Provence, Coteaux varois-en-Provence, Pierrevert, Bandol, Bellet, Cassis, Palette

 

Le Bandol est une d'appellation d'origine contrôlée du vignoble de Provence qui est produit autour de la ville de Bandol, dans le Var.

 

« Domaine de la Bégude - Bandol  »

La Bégude est une immense propriété de 500 hectares, dont une petite partie seulement est dévolue à la vigne.

Le domaine s’étend sur le territoire de la Cadière d’Azur, près du Castellet dans le Var. Il compte aussi une importante oliveraie.

Le vignoble, sur l’appellation Bandol, compte 17,5 hectares situés sur le point le plus haut de l’appellation Bandol, à 400 mètres d’altitude, préservant aux vins une fraîcheur intense.

 

Le Domaine de La Bégude a été acquis en 1996 par la famille Tari, célèbre dans le vignoble bordelais pour avoir redonné à Château Giscours ses lettres de noblesse.

La propriété provençale dispose d’un très beau terroir sur la partie la plus élevée et la plus septentrionale de l’appellation Bandol, également tempérée par les entrées d’air maritime. Planté sur des sols marneux et argileux, le vignoble, composé notamment de très anciens mourvèdres, est conduit en culture biologique.

 

Fleuron du domaine, « La Brûlade » n'est produit que dans les plus grands millésimes (pour le moment, seuls 1999, 2000, 2001, 2004, 2005 et 2007 ont vu le jour). La production est minuscule : 3000 bouteilles seulement.

Le vin est issu du plateau de la Brûlade, à 400 mètres d'altitude, sur la parcelle la plus élevée du domaine, qui bénéficie du premier et dernier rayon de soleil de l'appellation Bandol et d'une grande amplitude thermique entre le jour et la nuit.

 

Elle est issue à 90 % de mourvèdre complété de 10 % de grenache, plantés sur la partie la plus élevée et la plus septentrionale de l’appellation, également tempérée par les entrées d’air maritime. Ainsi, Guillaume Tari peut ramasser des raisins dotés d’un parfait équilibre. Après un double tri (sur pied et à l’arrivée au chai), le vin est vinifié de manière traditionnelle avec une fermentation malolactique en barriques. L’élevage varie de dix-huit à vingt-quatre mois en fûts de chêne, renouvelés par tiers tous les ans.

 

Les Baux-de-Provence est un vin d'AOC produit sur six communes autour des Baux-de-Provence, dans le massif des Alpilles, dans les Bouches-du-Rhône.

 

 Aux commandes du domaine familial de Saint-Rémy-de-Provence depuis 1988, Henri Milan conduit, sur un terroir argilo-calcaire, ses vignes en bio. Dans la même philosophie, les vinifications se réalisent en douceur, avec des élevages fins, sans excès de bois. Les vins offrent un fruit d’une grande pureté, une matière mûre et beaucoup de fraîcheur.

«Vignoble-des-Baux-de-Provence.jpg Domaine Henri Milan - Baux de Provence  

 

 

Cuvée du Domaine

Cépages : grenache noir, syrah, cabernet-sauvignon, cinsault, mourvèdre.
Âge des vignes : 15 ans.
Terroir : Argiles avec des éboulis calcaires sur sous-sol de marnes bleues.
Rendements : 45 hl/ha.
Culture : Biologique (1997).
Vinification : Directement en cuves béton.
Macération courte.
Élevage : En barriques (12 mois) sur lies fines.
Pas de sulfitage, ni filtration, ni collage pour garder toute la matière.
Mis en bouteilles par gravité.

 

 

Cuvée Clos Milan

Cépages : grenache noir (80 %) et syrah (20 %).
Âge des vignes : 39 ans.


Les vins dégustés :

 

Domaine de la Bégude Bandol 2009

Robe rouge violacée, foncée, dense.

Nez épices, poivre blanc, boisé, peu expressif, alcool.

Bouche puissante, tannins et matière présents mais souples. Bonne longueur. Finale fumée légèrement desséchante. Un vin jeune à attendre.

Bouteille ouverte et carafée deux heures avant la dégustation.

Note 13,5/20

 

Domaine de la Bégude Bandol 2007

Robe rouge grenat violacée.

Nez lactique puis fruits noirs (groseille) et du boisé, fumé. Plus expressif et ouvert que le 2009.

Bouche plus souple et équilibrée. Matière et tannins plus fondus. Bonne longueur. Finale fruitée et fumée. Bien à boire et pouvant évoluer.

Bouteille ouverte et carafée deux heures avant la dégustation.

Note 14+/20

 

Domaine de la Bégude « La Brûlade » Bandol 2007

Robe rouge violacée, foncée et dense.

Nez empyreumatique, grillé, boisé, minéral. Puissant et expressif.

Bouche sur la puissance maitrisée, entre finesse et élégance. Tanins et matière souples avec une très belle longueur et persistance. Une finale fruitée qui apporte de la fraicheur. Déjà très bien à boire mais avec un énorme potentiel de garde.

Bouteille ouverte et carafée trois heures avant la dégustation.

Note 16+/20

 

Domaine Henri Milan – Cuvée du Domaine 2004

Robe rouge violacée, foncée et dense.

Nez végétal puis fruits noirs, bombons anglais.

Bouche puissante sur des notes épicées, bonne longueur et finale fruitée, un peu acidulée avec une persistance boisée et fumée. Bien à attendre.

Bouteille ouverte et épaulée avant la dégustation.

Note 13+/20

 

Domaine Henri Milan Clos Milan 2004

Robe rouge violacée, foncée et dense.

Nez épices, fruits noirs sur mûris, fumé et grillé. Expressif et complexe.

Bouche souple, finesse et élégance. Tannins et matière fondus. Très belle longueur. Finale fruitée et boisée. Un bien joli vin avec encore du potentiel.

Ce vin a été dégusté en accompagnement du plat, une fricassée de coq avec un gratin de pâtes. Ce fut parfait !!

Note 16/20

 

Bandol-et-Baux.jpg 

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 11:06

Le vignoble de Pessac Léognan est une Appellation d'origine contrôlée créée en septembre 1987 regroupant les vins de Pessac Léognan au sein du territoire des Graves de Bordeaux.

 

Le château Haut-Brion, seul premier cru classé de 1855 non issu du Médoc, est aujourd’hui le chef de file des 68 châteaux et domaines.

 

Du fait de sa situation autour de la ville de Bordeaux, le vignoble de l’appellation fut très diminué au cours des cent dernières années par une urbanisation qui l’oblige à une lutte de tous les jours pour préserver ses terroirs de haute valeur viticole. L’AOC Pessac Léognan a depuis quinze ans, grâce au dynamisme de ses producteurs, étendu sa surface cultivée de 500 hectares en 1975 à 1600 hectares aujourd’hui.

 

Sévèrement sélectionnée, sa production annuelle s’élève à 65 000 hl, soit près de 9 millions de bouteilles (80% de rouges et 20% de blancs secs), exportés à 75%.

 

La qualité des vins blancs et rouges est favorisée par un sol dont les qualités géologiques extrêmement rares sont dues aux mouvements de la Garonne il y a des dizaines de milliers d'années. Enfin, un microclimat parfait bien les conditions de production de ce grand terroir.

 

L'appellation s'étend sur 10 communes.

Bordeaux-Blancs.jpg

 Les vins dégustés

 

Clos Floridenne 2004

Robe couleur blanc jaune or, évolution marquée.

Nez de beurre, brioche, abricot, fruits confits, boisé.

Bouche agréable entre finesse et acidité avec une bonne longueur. La finale est sur la fraicheur des agrumes (orange & mandarine). Bien

Note : 13,5/20

 

Clémentin du Pape Clément 2005

Robe couleur blanc or vert pale aux reflets argentés.

Nez sur la finesse, agrumes (pamplemousse) et les fleurs blanches avec un léger boisé.

Bouche sur la finesse où l’on retrouve les arômes d’agrumes du nez (citron) et de la minéralité. Une très bonne longueur. Il y a de la fraicheur et du gras du boisé de l’élevage. A attendre. Ce vin a beaucoup plu au groupe de dégustation.

Note : 14,5/20

 

Château Larrivet-Haut-Brion 2003

Robe couleur or jaune dorée, évolution.

Nez pointe de bouchon à l’ouverture et qui ne disparait pas avec l’aération.

Bouche idem. Impression de vin dilué, court et passé. Oxydation !!

Note : 10/20

 

Château Carbonnieux 2005

Robe couleur blanc or vert pale aux reflets argentés.

Nez discret à l’ouverture puis des notes de miel, de sucré, d’agrumes confits. Superbe.

Bouche agréable sur les arômes d’agrumes (citron). Il y aussi de la minéralité et de la fraicheur. Une bonne longueur, de la finesse et de l’équilibre. Un très beau vin, bien réussi et à attendre.

Note : 15+/20

 

Château Smith-Haut-Lafite 2001

Robe jaune or dorée, évolution marquée.

Nez buis, animal, finesse, agrumes.

Bouche équilibrée, entre puissance et finesse, belle longueur, finale agrumes et acidulée, légèrement boisée, de la fraicheur. Superbe

Note 17/20

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 11:22

Le vignoble de Pessac Léognan est une Appellation d'origine contrôlée créée en septembre 1987 regroupant les vins de Pessac Léognan au sein du territoire des Graves de Bordeaux.

Domaine-de-Chevalier.jpg

Le château Haut-Brion, seul premier cru classé de 1855 non issu du Médoc, est aujourd’hui le chef de file des 68 châteaux et domaines.

 

Du fait de sa situation autour de la ville de Bordeaux, le vignoble de l’appellation fut très diminué au cours des cent dernières années par une urbanisation qui l’oblige à une lutte de tous les jours pour préserver ses terroirs de haute valeur viticole. L’AOC Pessac Léognan a depuis quinze ans, grâce au dynamisme de ses producteurs, étendu sa surface cultivée de 500 hectares en 1975 à 1600 hectares aujourd’hui.

 

Sévèrement sélectionnée, sa production annuelle s’élève à 65 000 hl, soit près de 9 millions de bouteilles (80% de rouges et 20% de blancs secs), exportés à 75%.

 

La qualité des vins blancs et rouges est favorisée par un sol dont les qualités géologiques extrêmement rares sont dues aux mouvements de la Garonne il y a des dizaines de milliers d'années. Enfin, un microclimat parfait bien les conditions de production de ce grand terroir.

L'appellation s'étend sur 10 communes.

 

Le millésime 2001

Un millésime exceptionnel pour les liquoreux.

Pour les rouges et les blancs secs, le millésime est de bonne qualité, probablement meilleur qu'en 1988 et 1995.

Un hiver trop doux suivi d'un mois de juillet bien trop pluvieux, engendre un millésime tardif. Les vendanges ont eu lieu jusqu'à la mi-octobre pour les rouges, et tous les raisins n'ont pas mûri.

2001 est un millésime classique, plus tannique qu'en 2000 et de longue garde. L'hétérogénéité est plus grande aussi, il faut être sélectif. Les blancs secs sont superbes.

La majorité d'entre eux allient acidité, richesse et maturité du fruit.

Dans les rouges, les Saint-Emilion sont exceptionnels, peut-être meilleurs qu'en 2000. Pessac-Léognan se distingue par un équilibre parfait.

Dans le Médoc, le cabernet-sauvignon n'atteint pas toujours sa maturité optimale. On note de très belles réussites à Saint-Estèphe et Pauillac, plus de sélectivité s'impose à Margaux. Riches, complexes et équilibrés, les Sauternes sont sublimes, probablement l'un des plus grands millésimes depuis plus les 100 dernières années.

 

Domaine de Chevalier

Le Domaine de Chevalier est un domaine viticole, de 80 ha d'un seul tenant. Il est classé grand cru dans le classement des vins de Graves.

Le vignoble de 39,5 ha (35 ha rouge, et 4,5 ha blanc) est sur un sol de sables noirs et de fines graves blanches sur sous-sol à bases d'Alios. L'encépagement des vins rouges est composé à 65 % de cabernet-sauvignon, 30 % de merlot, 2,5 % cabernet franc, et 2,5 % de petit verdot.

 

Celui des vins blancs est à 70 % de sauvignon et 30 % de sémillon. L'âge moyen des vignes est de 25 ans et elles sont plantées à une très forte densité allant de 10000 pieds/ha.

Les vins de Chevalier sont des vins tanniques, parfois un peu durs qui demandent du temps pour s'ouvrir et donner leur plein potentiel. Ce sont des vins de très longue garde.

Le domaine de Chevalier produit un second vin l'Esprit de Chevalier.

 

Château Carbonnieux

Le château Carbonnieux est un domaine viticole situé de 90 hectares. Il est classé grand cru dans le classement des vins de Graves.

Le passé viticole du château et de son vignoble remonte au 13ème siècle, à cette époque, les moines Bénédictins de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux tiraient un revenu de cette exploitation en produisant du vin. Le nom de la propriété viendrait d'un certain Ramon Carbonnieu, le premier ayant défriché les terres.

Plusieurs autres propriétaires se succédèrent ensuite, jusqu'en 1956 où la famille Perrin acheta le domaine.

Chateau-Carbonnieux.jpg

Sur les 50 hectares dédiés aux cépages rouges, le cabernet sauvignon (60 %) exprime les terroirs de graves profondes et massives, tandis que le merlot (30 %) se répartit entre les graves fines et les sols argileux.

Le cabernet franc (7 %) est consacré aux sols argilo-calcaires recouverts de graves fines tout comme le petit verdot et la carmenère (3 %).

 

Pour ce qui concerne les 42 hectares plantés en cépages blancs, le sauvignon (65 %) domine sur les sols de graves profondes, et se trouve aussi présent sur les graves fines comme sur les sols argilo-calcaires.

Le sémillon (35 %) est restreint uniquement aux sols argilo-calcaires. Le choix de ces implantations est important dans l'obtention des meilleurs arômes pour le vin.

 

La moyenne d'âge du vignoble de blanc est de 30 ans, celle du vignoble de rouge est de 27 ans.

Le château Carbonnieux produit également deux seconds vins qui sont le Château Tour Léognan (en rouge et blanc) et La croix de Carbonnieux (en rouge et blanc ainsi que rosé certaines années).

 

Château Latour-Martillac

Classé dès 1953, ce cru doit son nom à la Tour ornant sa cour d'honneur, vestige d'un fortin bâti au12ème siècle par les ancêtres de Montesquieu.

Il attira l'attention d'Edouard Kressmann dès la fondation de sa firme en 1871.

 

Jean Kressmann, gérant du domaine dès 1940 pour le compte de son père, en hérite en 1955. Il l'a progressivement conduit à ses dimensions actuelles avec ses deux plus jeunes fils, Tristan et Loïc.

Aujourd'hui, après une rénovation profonde des chais en 1989, Tristan (administration générale) et Loïc (direction technique) poursuivent le travail familial.

 

Château Malartic-Lagravière

Château Malartic-Lagravière fait partie des six crus de Graves classé, à la fois, en rouge et en blanc. C'est en l'honneur du Comte de Malartic, Amiral de France et ancien propriétaire, que Malartic-Lagravière tire son nom.

 

La surface dévolue au rouge est de 46 ha et de 7 ha pour le blanc. L'encépagement de Château Malartic-Lagravière rouge est de 45% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon, 8% Cabernet-Franc et 2% Petit-Verdot.

Le blanc est quant à lui réparti entre Sauvignon à 80% et Sémillon à 20%.

 

Les vignes sont taillées en Guyot double. Leur âge moyen est de 25 ans et elles sont plantées à une densité élevée de 10'000 pieds par hectare.

Le mode de culture est raisonné avec des travaux classiques de labours mécaniques dans les vignes.

 

Les vins dégustés :

Château Latour-Martillac

Robe rouge pourpre, foncée et dense presque noire, peur marquée par l’évolution.

Nez puissant de fruits noirs mûrs (cassis, groseille), de sous-bois, de champignons et de bois noble d’ l’élevage.

Belle bouche à l’attaque agréable grâce à des tannins et une matière présents mais fondus. Une belle longueur avec une finale acidulée. Un beau vin déjà agréable à boire mais pouvant attendre.

Note : 13,5/20

 

Château Carbonnieux

Robe rouge grenat, orangée et plus marquée par l’âge.

Nez sur des arômes grillé, café, torréfaction, bois noble, havane. Plus fin moins puissant que le 1er.

Bouche souple et équilibrée avec une grande finesse des tannins et de la matière qui est velouté. Un vin droit avec de la minéralité en finale et une persistance boisée. Bien, à attendre.

Note 14,5/20

 

Château Malartic-Lagravière

Robe rouge pourpre, noir foncé et dense, à peine marquée par l’âge.

Nez riche et complexe sur le sous-bois, les champignons, le cèdre, le havane, la torréfaction. La bouche est superbe entre puissance maitrisée et grande finesse, le touché est soyeux avec des tannins veloutés et une matière fondue mais présente. Cela donne un vin équilibré, d’une très belle longueur avec une finale boisé et une belle persistance fruitée. Superbe déjà aujourd’hui et possédant un grand potentiel.

Note : 17/20

 

Domaine de Chevalier

Robe rouge pourpre, noir foncé, orangée en bordures.

Nez complexe de sous-bois, champignons, havane et torréfaction qui rappelle celui du 3ème avec moins de puissance et plus de finesse.

Belle bouche à l’attaque agréable grâce à des tannins et une matière présents mais fondus. Une belle longueur avec une finale acidulée. Un beau vin déjà agréable à boire mais pouvant attendre.

Note : 15,5/20 

 

Une douceur pour la fin :

Château Filhot 2001

Le Château Filhot fut créé en 1709 par Romain de Filhot, conseiller au Parlement de Bordeaux. Il a été transmis jusqu'au propriétaire actuel : le Comte Henri de Vaucelles.
Les 62 ha plantés en vignes et le parc du Château Filhot se situent sur le versant Sud de la colline de Sauternes. Célèbre pour son vin, Filhot est aussi reconnu pour son vaste parc à l'anglaise réalisé par le jardinier paysagiste Fisher en 1845.

Chateau-Filhot.jpg

 

Robe jaune or à doré, voire vieil or

Nez de miel d’acacias, cire, fruits confits, pêche, expressif.

Bouche agréable entre sucre et acidité pour un bel équilibre. Aucune lourdeur mais une belle longueur et une finale sur le fruité et le confit. Un très beau sauternes mais qu’il faudra attendre des dizaines d’années car quel potentiel !!

Un mariage très réussi avec une tarte aux abricots.

Note : 16/20

Pessac-Léognan 2001

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 16:02

Avec l'aide de son complice, l'œnologue Philippe Brun, Bruno Clair a ressuscité cette belle propriété de 18 hectares résultant de l'éclatement de l'ancien domaine Clair-Daü.

On y produit, avec la même ferveur et le même souci du détail, du Marsannay rosé, rouge ou blanc à des prix très raisonnables, tout comme quelques-unes des cuvées les plus prestigieuses des deux côtes.

Le style du domaine, tout en équilibre et en élégance naturelle, sert à juste titre de modèle à nombre de vignerons de la nouvelle génération.

Bien qu'ils ne soient pas les plus noirs et les plus charpentés, les Gevrey-Chambertin Clos Saint-Jacques, Cazetiers ou Fontenys, le prestigieux chambertin Clos de Bèze ou le merveilleux Savigny-lès-Beaune La Dominode sont destinés à un long vieillissement (de 8 à 20 ans) qui en épanouira la race.

Le domaine réussit tout aussi bien les blancs, dont un rare Morey-Saint-Denis et un corton-charlemagne austère et minéral à souhait.

 Bruno-Clair.JPG

Le millésime 1999

Grâce à une période de maturation exceptionnellement chaude et ensoleillée, les raisins blancs et rouges ont donné naissance à des vins prometteurs, tantôt très fruités et séduisants, tantôt bien structurés et charnus.

Les conditions climatiques idéales ont donné de très beaux raisins d'une parfaite qualité. Dans l'ensemble, la maturité a atteint un seuil optimal avec des richesses en sucre élevées, particulièrement pour les raisins récoltés le plus tôt, et avec une acidité moyenne très satisfaisante. Les vins du millésime 1999 se distinguent par leur pureté et leur bel équilibre.

Les vins rouges présentent une très belle robe. Ils ont un caractère affirmé s'exprimant par un fruité savoureux. Ils sont charnus avec des tanins fins. Les vins blancs sont flatteurs. Ils se caractérisent par leur équilibre et leur fraîcheur mise en relief par une bonne acidité.

 

Les vins qui seront dégustées :

Le Domaine Bruno Clair dispose d’un riche patrimoine de vignes et possède quelques vignes sur le premier cru Les Véroilles à Chambolle-Musigny. Elles sont âgées d’une vingtaine d’années et situées juste en dessous du grand cru Bonnes-Mares. En cave, le travail effectué est le même que pour le Gevrey-Chambertin, avec un égrappage partiel, une vinification traditionnelle à la bourguignonne et un élevage d’environ dix-huit mois.

 

La cuvée Savigny-lès-Beaune premier cru est issue des jeunes vignes du climat La Dominode, plantées en 1983, à la différence du reste du premier cru, où les vignes sont centenaires. Bruno Clair décide donc de les récolter et de les vinifier séparément pour en faire deux cuvées bien distinctes. Ce premier cru est vinifié puis élevé de la même manière, en fûts bourguignons, sans trop de bois neuf, pendant environ seize mois.

 

Parmi les belles parcelles de village, Bruno Clair possède quelques rangs de vignes sur le climat En la Rue de Vergy, à Morey-Saint-Denis, qui est idéalement situé, proche du grand cru Bonnes-Mares. Ici la vigne est directement en contact avec la roche mère calcaire. Les raisins, partiellement égrappés suivent des fermentations naturelles. Le vin est ensuite entonné en fûts, avec une part modérée de bois neuf, pour un élevage d’environ seize à vingt-deux mois.  

Le Domaine Bruno Clair possède une toute petite parcelle du premier cru Petite-Chapelle sur Gevrey-Chambertin, situé en deuxième partie de coteau en dessous du grand cru Chapelle-Chambertin. Les sols y sont très argileux. Après la vinification, le vin est entonné en fûts bourguignons, avec une proportion modérée de bois neuf, pour un élevage d’une vingtaine de mois.

Savigny Les Beaune «La Dominode» 1er cru 1999

Robe rouge grenat tuilée en bordures. Dense et profonde.

Nez fermé puis des notes de fruité, de minéral et de grillé (fumée).

Bouche superbe avec de l’équilibre, belle matière, de la fraicheur et une acidité maitrisée. Bonne longueur et finale fruitée et grillée. Un très beau vin à boire et à attendre.

Note : 15,5/20

 

Chambolle-Musigny «Les Veroilles» 1999

Robe rouge grenat tuilée à orangée, marquée par l’âge.

Nez de café grillé, chocolat, rosé fanée, cerise à l’eau de vie, expressif et fin. Superbe.

La bouche est à l’identique du nez sur la finesse et la grande classe. Tout est en place et équilibre avec une très belle longueur et un finale superbe et persistante. Un très grand vin.

Note : 17/20

 

Morey-Saint-Denis «En La Rue de Vergy» 1999

Robe rouge grenat, dense et profonde, avec quelques notes d’évolution en bordures.

Nez de fruits noirs, griottes, poivre, fumé. Un beau nez expressif.

Bouche puissante mais équilibrée, belle longueur, finale fruitée avec acidité et fraicheur. Un vin à attendre.

Note 15+/20

 

Gevrey-Chambertin «Petite Chapelle» 1er cru 1999

Robe rouge grenat dense et profonde. Aucune trace d’évolution.

Nez animal, musc, torréfaction, xérès, puissant.

Bouche dans le même registre que le nez avec de la puissance et de l’équilibre. Une très belle longueur et une finale sur le fruit alors que la persistance et la rétro-olfaction sont sur la torréfaction et le xérès. Superbe. A boire mais avec du potentiel de garde.

Note : 17+/20

Repost 0
Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2012
commenter cet article

Présentation

  • : "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
  • "Les Compagnons de la Grappe au Soleil"
  • : La vie d'un club de passionnés du vin en Martinique, nos dégustations, nos voyages, nos coups de coeur.
  • Contact

Recherche