750 grammes
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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 10:02

Pourquoi la fête des vignerons se déroule-t-elle en France le jour de la Saint-Vincent, le 22 janvier ?

 

Parce que Saint-Vincent est le saint patron des vignerons ! Mais pourquoi lui et pas un autre ?

 

On est condamné aux hypothèses car la question n’a pas de réponse historiquement certaine. On sait que Saint-Vincent est un saint du III ème siècle, mort en 304, qui vécut dans le royaume d’Aragon et dont le martyr a été particulièrement pénible (il aurait été lacéré, écartelé, brûlé…).

 

D’ailleurs, certains ont fait un parallèle entre le sang du saint ainsi versé et le vin, incarnation du sang du christ dans l’eucharistie.

 

D’autres rapportent un épisode de sa vie au cours duquel il aurait miraculeusement démasqué un escroc : l’eau frauduleusement ajoutée se serait spontanément séparée du vin une fois le liquide renversé sur sa tunique.

« 22 janvier : Saint Vincent ou la fête des vignerons !! »

On peut aussi évoquer la version qui veut qu’en tant que diacre, il ait été chargé de verser le vin de messe dans le calice, ou encore celle qui veut qu’il ait été supplicié sur un pressoir.

 

Une explication plus historique établit qu’il aurait d’abord été le saint patron des vignerons de la région parisienne qui travaillaient sous la dépendance de l’abbaye de Saint-Vincent, future Saint-Germain-des-Prés.

Enfin, on fait souvent l’analogie phonétique entre « vin » et « Vincent ».

 

Quelle que soit la bonne version, la Saint-Vincent fait toujours l’objet de fêtes vigneronnes, dont la plus connue est la Saint-Vincent tournante en Bourgogne, une fête populaire qui a lieu chaque année dans une commune différente de la région.

 

(Texte extrait de Pourquoi le vin est-il rouge ?  Le vin en 100 questions – Editions l’Atelier du vin)

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 11:52

Des clubs, des cercles et autres associations regroupent les hélixophiles ou collectionneurs de ce petit outil d’abord bien utile pour ouvrir nos flacons et devenu aujourd’hui objet culte.

« Le tire-bouchon, de l’utilitaire à la passion »

Objet utilitaire mais aussi décoratif, la valeur d’un tire-bouchon dépend de facteurs propres à toute œuvre d’art, à ses matériaux (essence de bois, corne, ivoire, argent et or), aux décors ou incrustations, à son façonnage (artisan ou manufacture), à son numéro de série, à la complexité du mécanisme ou à son état de conservation. Une expertise proche de celle d’un grand vin.

 

La comparaison avec le vin est d’autant plus étonnante que si boire et entreposer du vin est une pratique attestée depuis le néolithique – 5 000 ans avant Jésus-Christ – l’usage du tire-bouchon est quant à lui étrangement récent.

Créé, selon les versions historiques, par les Français dès 1650, ou bien officiellement en 1795 par le dépôt du brevet de l’Anglais Samuel Henshall, il fut néanmoins longtemps possible de se passer d’un tel instrument.

Collection de Tire-bouchons
Collection de Tire-bouchons
Collection de Tire-bouchons

Collection de Tire-bouchons

Le vin étant longtemps entreposé dans des jarres ou amphores en terre cuite puis en barriques, il revenait  à l’échanson ou au sommelier de le garder en fûts au cellier.

Lorsque le besoin de le servir se présentait, on le soutirait et le transposait directement dans des pichets, carafes ou autres contenants avant de le verser, à la demande, dans des gobelets, coupes ou verres.

Par ailleurs, en France, la vente du vin en bouteille ne fut autorisée qu’en 1728.

 

Dans un premier temps, une étoupe de chanvre ou un linge ciré ferme l’ouverture des cols de bouteille. Mais très vite, le souci d’efficacité des négociants britanniques et le constat d’une meilleure conservation du vin en bouteille amèneront les embouteilleurs à introduire un bouchon en liège, provenant notamment des chênaies du Portugal, où les Anglais possédaient de nombreux vignobles.

« Le tire-bouchon, de l’utilitaire à la passion »
« Le tire-bouchon, de l’utilitaire à la passion »

Désormais, pour vendre ou acheter un tire-bouchon, il est important de noter les différentes désignations selon le modèle : simples à vis queue de cochon, simples à mèche pleine, simples à mèche d’Archimède, à mécanisme et cloche, à leviers, pliants, figuratifs ou multifonctions. Mais aussi son usage premier : publicitaire, de voyage, de poche, Zigzag, à ressort ou à crémaillère.

 

De quelques euros à plus de 150 euros selon le modèle, d’utile le tire-bouchon peut vite devenir une passion dévorante.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 09:10

L’État a validé la décision de l’INAO de reconnaître le classement de 200 hectares de Pouilly-Fuissé en 1er cru. C’est une première dans le Mâconnais. Une décision qui arrive juste à temps pour bénéficier au millésime 2020.

 

Clos de Solutré”, “Aux Quarts”, ou encore “Vers Cras”. 22 climats (terroirs) de l’appellation Pouilly-Fuissé pourront bénéficier d’une mention Premier Cru. L’arrêté ministériel a été publié au journal officiel samedi 21 novembre 2020.

Ces parcelles – uniquement dédiées à la production de blancs – gagnent ainsi un galon dans la hiérarchie des vins de Bourgogne.

« Pouilly-Fuissé classé Premier cru en 2020 »

Alors que l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) avait approuvé cette reconnaissance début septembre, on attendait une validation par l’État. Voilà qui est fait, juste à temps pour bénéficier au millésime 2020, les déclarations de récolte courant jusqu’au 10 décembre.

 

Le suspense aura été total, nous avons eu peur pour cette année”, souffle Audrey Braccini, présidente du comité de pilotage des 1er crus au sein de l’appellation.

 

Qui dit mention Premier Cru dit nouveau cahier des charges. Et celui-ci se veut ambitieux. Le document implique une réduction des rendements et un élevage long, mais également une interdiction totale des désherbants chimiques. Probablement une première pour une appellation d’origine, hors de toute démarche environnementale.

Roche de Solutré

Roche de Solutré

L’aboutissement de ce dossier intervient 14 ans après les premières études, en 2006. Pouilly-Fuissé comptera près de 200 hectares en 1er cru, pour une appellation qui en compte au total 800. C’est une première dans le Mâconnais, vignoble du sud Bourguignon qui produit en grande majorité des vins blancs.

 

(Source Terre de Vins)

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 11:03

Vinitech-Sifel, biennale internationale sur les innovations viti-vinicoles et dans le secteur maraîcher, a décerné ses trophées 2020, en amont de sa 22ème édition, qui se tient à Bordeaux du 1er au 3 décembre, en virtuel en raison du contexte sanitaire, avec une quarantaine de forums et colloques au programme.

 

Les trophées ont confirmé la tendance engagée depuis plusieurs années, avec de nombreuses innovations au service de la transition écologique des filières, que ce soit en matière de techniques culturales ou en catégorie "vigne et vin".

« Vinitech-Sifel récompense des innovations viti-vinicoles »

Ainsi cette année, parmi les Trophées décernés, on retiendra une technologie de coupure automatique de la pulvérisation en l'absence de feuillage, pour diminuer les volumes d'intrants phytosanitaires (société Diimotion) ou un robot baptisé "Bakus" aux outils interceps électriques dotés de lames paramétrées pour s'adapter à la nature des vignes, pour un désherbage plus précis (société Vitibot).

 

Et encore un robot collaboratif ("Winebot") pour le travail en chais (société Lamouroux); une laveuse et sécheuse de raisins et fruits caractérisée par un procédé de recyclage d'eau ou une cuve en verre comme alternative durable aux barriques, jarres, cuves en béton ou en polyéthylène.

 

(Source AFP)

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 11:43

Encouragés par le dérèglement climatique, des vignerons ressuscitent la filière viticole en Ile-de-France, grâce notamment au label "Indication géographique protégée" (IGP) obtenu en mai, qui leur permet de vendre une production locale encore embryonnaire sur un marché très concurrentiel.

 

Patrice Bersac, président du syndicat des vignerons d'Ile-de-France, goûte consciencieusement le jus violacé d'un merlot à venir et s'enthousiasme de ces "siècles d'Histoire qui sont en train de renaître". Car l'Ile-de-France viticole historique, "territoire plus grand que l'Ile-de-France administrative", a longtemps été le plus vaste vignoble de France, narre le responsable.

 

Né à l'époque romaine, il a commencé à décliner au XIXe siècle : l'oïdium, le mildiou, le phylloxéra, la guerre de 70, l'urbanisation des terres et la concurrence des vins du Sud ont eu raison des quelque 40.000 hectares de vignes franciliennes. Les viticulteurs ont donc vendu leurs parcelles et le paysage rural en a été transformé.

« Premières vendanges prometteuses en Île-de-France »

Depuis vingt ans, quelques passionnés, dont Patrice Bersac, tentent de restaurer ce vignoble, parcelle par parcelle. Objectif "modeste" du syndicat qui fédère actuellement une soixantaine de vignerons, reconquérir 1.000 hectares à l'horizon 2030.

Ainsi, en mai 2020, les vins d'Ile-de-France obtiennent l'indication géographique protégée (IGP) - anciennement "vins de pays" auprès de l'institut national des appellations d'origine (INAO).

 

Cette reconnaissance permet notamment aux vignerons de vendre leur production à un meilleur prix, note Antoine De Clermont-Tonnerre. Une stratégie judicieuse alors que les coûts de production augmentent, constate ce conseiller viticole. Sur un marché fortement concurrentiel, "la France doit faire le choix de la production qualitative", argue-t-il. 

 

Un ensoleillement plus important et des températures plus élevées : le réchauffement climatique profite aux vignerons franciliens qui parviennent à une meilleure maturité du raisin et des vins plus sucrés. Les aléas (gel, précipitations, etc.) qui en découlent sont rapidement évacués par Antoine De Clermont-Tonnerre : "C'est le métier du vigneron de s'adapter".

« Premières vendanges prometteuses en Île-de-France »

Grâce à ce climat "exceptionnel", Jean-Michel Bourgoin n'a fait subir aucun traitement chimique à ses six cépages, mais "ce ne sera pas toujours le cas", prévient Patrice Bersac.

Au pressoir, entourés de cuves sur lesquelles sont inscrits "Gamay", "Pinot noir", "Chardo", Patrice, Antoine et Jean-Michel dégustent le jus un peu laiteux des grappes fraîchement pressées.

 

Après "750 heures par an passées dans la vigne", les trois hommes ressentent "de la joie, de la fierté", avant la première bouteille de vin nouveau en octobre.

 

(Source AFP)

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 10:08

La vendange 2020 devrait produire 45 millions d'hectolitres de vin, en hausse de 6% par rapport à celle de 2019 et de 1% par rapport à la moyenne des cinq dernières années en France, selon Agreste, le service statistiques du ministère de l'Agriculture.

 

La production viticole de 2020 est en hausse sur l'ensemble des bassins par rapport à l'année passée, qui a été l'une des plus basses depuis cinq ans, à l'exception des vins du sud-est, touchés par la sécheresse, dont la production prévue de 4,75 millions d'hectolitres accuse un recul de 6% par rapport à 2019 et de 8% par rapport à la moyenne quinquennale.

« La production viticole française sera en hausse cette année »

Bien qu'en légère augmentation annuelle (+2%), les volumes de vins sous appellation d'origine (AOP), qui constituent la grande majorité du vignoble français, devraient être inférieurs à leur niveau moyen sur cinq ans (-2%), selon Agreste. Certaines interprofessions de bassins ont en effet décidé de fixer leur niveau de production en appellation plus bas qu'en 2019, en raison d'un marché économique dégradé par la crise de la Covid-19 et les conséquences des taxes américaines imposées depuis octobre 2019.

 

Les vendanges ont démarré en août dans presque tous les bassins et présentent une avance "remarquable" par rapport à 2019. Dans le Grand-Est, les premières vendanges établissent même le record de précocité de leur histoire.

Ceci s'explique par un printemps à la seconde place des plus chauds depuis 120 ans et par un hiver relativement doux, souligne Agreste.

« La production viticole française sera en hausse cette année »

Didier Fage, président des œnologues de France, estime la qualité très bonne cette année, avec "une belle tenue, un jus très aromatique et un potentiel très élevé", mais souligne que les rendements seront "très différents selon les domaines" en raison de la sécheresse et du stress hydrique qui ont bloqué en certains endroits le développement des plantes.

 

(Source AFP)

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