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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 21:28

Le côtes-du-rhône est une AOC située sur les rives droite et gauche du Rhône. Il fait partie de l'ensemble géographique et économique formé par le vignoble de la vallée du Rhône. Les étés sont chauds, hivers longs et rigoureux.

 

Les niveaux d'ensoleillement et de pluviométrie varient considérablement d'une année sur l'autre, rendant extrêmement vulnérable la qualité comme la quantité de chaque millésime. Autre contrainte, les gelées de printemps, qui ont longtemps pesé comme une menace redoutée sur les récoltes.

 Cote-du-Rhone-blanc.JPG

Ils s'étendent de Vienne au Nord jusqu'à Avignon au Sud. Le vignoble se répartit en deux régions :

  • Les côtes-du-rhône septentrionales (de Vienne à Valence)
  • Les côtes-du-rhône méridionales (de Montélimar et Bourg-Saint-Andéol à Avignon)

La surface de production est de 73 000 hectares. La production annuelle est en moyenne de 3,5 millions hectolitres (465 millions de bouteilles) et provient de 7000 exploitations, dont la superficie moyenne est de 10 ha. Seules 2000 de ces exploitations sont des caves particulières ; les autres sont regroupées en coopératives

 

L'appellation côtes-du-rhône, créée par un décret de 1937 se répartit sur 44 000 hectares de six départements (Rhône, Loire, Drôme, Ardèche, Vaucluse et Gard).

Deux appellations produisent exclusivement du vin rouge : Cornas et Côte Rôtie.

Quatre ne font que des vins blancs : Château Grillet, Condrieu, Saint-Péray et Muscat de Beaumes-de-Venise.

 

Les côtes-du-rhône sont divisées en 4 appellations :

  • Côtes-du-rhône
  • Côtes-du-rhône Villages
  • Côtes-du-rhône Villages avec nom de commune
  • Appellations locales (ou crus) des côtes-du-rhône

SAINT-JOSEPH : Le vignoble s'étend sur près de 50 km sur la rive droite du Rhône et dans les départements de l'Ardèche et de la Loire. Les vignes sont situées sur des sols légers de schiste et de gneiss dominant un socle granitique, avec une exposition sud et sud-est. D’une superficie de 1 082 ha en culture ont produit 3 9171 hl de vin, dont plus de 90% de vin rouge.

 

Cépages :  Marsanne et roussanne.

 

L' HERMITAGEse situe dans sa partie septentrionale et dans le département de la Drôme. Il y a trois communes pouvant produire les vins de cette AOC : Tain-l'Hermitage, Crozes-Hermitage et  Larnage.                                                                       

 

On attribue l'origine de l'appellation au chevalier STERIMBERG qui, rentrant de la croisade contre les Cathares voulait se repentir en vivant dans un ermitage sur la colline de Tain.

 Viognier.jpg

Le vignoble de l’appellation couvre 117 hectares, produit 3 635 hectolitres et son rendement est limité à 40 hl / ha. Ce grand vin, qui se présente en rouge et en blanc. Le terroir exceptionnel de ce haut lieu de la viticulture, est composé d’arènes granitiques sur des gneiss et des micaschistes.

 

Le CONDRIEU est un vin blanc réglementé par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 1940. Il fait partie des côtes-du-rhône septentrionales. Le vignoble de Condrieu qui inclut celui de Château Grillet, est géographiquement intégré entre ceux de Côte Rôtie au nord et ceux de Saint-Joseph au sud.

 

Ces deux appellations, où l'on ne produit que du vin blanc, sont les seuls Côtes-du-rhône septentrionales à utiliser un seul cépage, le viognier, qui trouve ici son territoire d'élection.

 

Le terroir de cette appellation, abrité des vents du nord, est composé de sables caillouteux ou de sols granitiques aux versants abrupts aménagés en terrasses. Ce terroir est exposé plein sud avec des étés chauds et ensoleillés, des automnes doux et une pluviométrie bien étalée mais avec des hivers rigoureux, où la sensation de froid est renforcée par la bise. Son climat est de type semi continental avec des influences méditerranéennes.

 

Les vins dégustés :

 

Châteauneuf-du-Pape La Nerthe 2006

Robe blanc jaune reflets dorés (traces d’évolution), brillante et lumineuse.

Nez fruits confits (Abricot), fleurs blanches, minéral. Expressif.

Bouche très agréable, équilibrée, finesse, belle longueur. Finale fruitée (citron) et minéral.
Ce vin est parfait à boire et une superbe entrée en matière de notre dégustation.

Note : 14/20

 

 

SAINT-JOSEPH 2007 E. Guigal

Robe jaune or, plus marquée, brillante et lumineuse.

Nez très proche du Châteauneuf-du-Pape avec des arômes de fruits murs (pêche), de fleurs, et pierre à fusil (minéral). Expressif et complexe.

Bouche tout en finesse et équilibre, sur des arômes d’agrumes (citron). Belle longueur. Finale acidulée et de la fraicheur en persistance. Un très beau vin à boire.

Note : 15/20

 

 

CONDRIEU « La Doriane » 2008 E. Guigal

Robe jaune or, plus marquée, brillante et lumineuse.

Nez superbe, miel, muscat, acacia, floral, boisé, superbe. Très expressif. On hâte de le goûter !!

Bouche beaucoup d’élégance et de finesse. Tout est en place et équilibré entre l’acidité, le sucre et la minéralité. Une longueur impressionnante et une persistance sur les raisins mûrs et le toasté.

Un vin superbe qui joue dans la cour des « Grands » vins blancs.

Note : 17,5/20

 

 

HERMITAGE « Chevalier de Sterimberg » Paul Jaboulet Ainé 2003

Robe blanc or marquée.

Nez superbe, finesse, minéralité, fruits confits, fleurs blanches. Expressif et complexe. Tout comme le Condrieu, le nez invite à la dégustation.

Bouche équilibrée, boisé fin, avec de la souplesse et de l’élégance. Là aussi, tout est en place. Très belle longueur et superbe finale fruitée qui offre une persistance remarquable.

Voilà un compagnon pour jouer avec le Condrieu parmi les grands.

Note : 18/20

 

 

HERMITAGE 2002 E. Guigal

Robe jaune or à vieil or, beaucoup plus marquée.

Nez à l’évolution marquée sur les fruits sur muris (ananas confit), xérès, pommes mûres. Presque oxydatif.

Bouche « particulière » très tendue avec de la minéralité qui accompagne les fruits mûrs et le boisé. Bonne longueur sur une finale « oxydative » et une persistance xérès.

Un vin qui dérange et ne plait pas à tous, loin de là !!

Note : 16/20

 

 

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Published by Bacchus & Dionysos - dans Dégustations 2013
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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 20:59

Surplombant le Rhône, l’appellation Cornas prolonge au sud le vignoble de Saint-Joseph. Seulement 80 hectares de vignes consacrés à la Syrah sur des terrasses abruptes, exposées sud et sud-est, et jalonnées de petits murets de soutènement. Sur un sol granitique, le vignoble bénéficie d’un microclimat chaud et sec.

Le recul de la ligne des coteaux qui surplombent le Rhône à cet endroit protège les pentes du mistral. Comme ses paysages, les vins de Cornas apparaissent sauvages et fougueux, tout en profondeur et en plénitude.

Les-Cornas.JPG 

En juin 2011 (voir ici), nous avions découvert cette superbe appellation avec des vins un peu trop jeunes (2006 et 2007) et pris alors date pour une dégustation avec des vins plus « âgés ».

C’est ce que nous vous proposons ce premier mercredi d’octobre.

 

Jean-Luc Colombo est un vigneron exigeant, énergétique et créatif. Il s’est rapidement imposé comme une personnalité incontournable du Rhône. En 1984, il créé un cabinet de conseil en viticulture et œnologie, en 1986 il acquiert ses premières parcelles en Cornas, et en 1994 il lance sa maison « Vignobles Jean-Luc Colombo ». Autant d’entreprises qui se sont révélées des succès grâce à sa philosophie sans concession tournée vers le respect du produit de la terre.

 

Alain Voge réalise des vins exprimant leur terroir, issus d’une viticulture artisanale et manuelle mettant en avant les cépages syrah et marsanne.

 Colombo-vignes-Cornas.jpg

Le Domaine Auguste Clape est une référence incontournable de l’appellation cornas dans la vallée du Rhône septentrional. La propriété de plus de sept hectares qui fait la part belle à la syrah en rouge, est dirigée depuis 1990 par Pierre Clape, le fils d’Auguste qui créa cette entreprise familiale en 1957.

 

La maison Paul Jaboulet Ainé fait partie, avec Guigal et Chapoutier, du trio de tête des grands négociants du Rhône.

Si il fut certainement le premier à populariser véritablement des cuvées de prestige auprès d'un public d'amateurs, il s’est bien gardé d’en faire des mythes introuvables mais plutôt des vins que le plus grand nombre peut découvrir et apprécier.

 

Les vins dégustés :

 

Cornas « Les Ruchets » 2004 J.L Colombo

Robe rouge pourpre, trouble, orangée en bordures

Nez oxydation, évolution, fumé, sous-bois, champignons, xérès (on dirait un Bordeaux âgé)

Bouche à l’identique du nez, fruits sur muris, équilibrée, bonne longueur, finale fumée. Bien, très agréable à boire car souple mais avec du potentiel

Note : 15,5/20

 

Cornas 2002 Domaine Auguste Clape

Robe rouge pourpre, foncée, profonde, dense avec de très légères traces d’évolution

Nez superbe de café, cacao, épices, bois précieux, expressif et complexe

Bouche soyeuse, équilibrée, finesse, entre fruité et acidulé, finale sur la fraicheur. Bonne longueur. Un beau vin bienfait et à attendre.

Note : 16+/20

 

Cornas « Vielles Vignes » 2001 Alain Voge

Robe rouge pourpre, foncée, profonde, dense avec de très légères traces d’évolution

Nez puissant de torréfaction, de sous-bois, champignons, truffe, musc. Très expressif

Bouche équilibrée avec beaucoup d’élégance et du soyeux. Très belle longueur et persistance sur le fruité et le fumé, have et bois précieux. Superbe vin déjà très grand aujourd’hui mais pouvant encore se bonifier

Note : 17+/20

 

Cornas Domaine de Saint-Pierre Paul Jaboulet Ainé 2000

Robe rouge pourpre, foncée, avec de légères traces d’évolution

Nez animal, musc, évolution

Bouche fruits confits, longueur moyenne, finale fruitée. Ce vin est bien plus « modeste » que les autres. On ne joue pas dans la même division !!

Note : 11/20

 

Cornas « Vielles Vignes » 1994 Alain Voge

Robe rouge grenat tuilée

Nez évolution, de sous-bois, champignons, musc, torréfaction

Bouche équilibrée avec beaucoup d’élégance et du soyeux. Belle longueur et finale fruitée. Ce94 rappelle le 2001 mais en plus évolué, il est à boire car parfait aujourd’hui !!

Note : 15+/20

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 15:43

Quelle analogie présentent les noms de “Chaignots”, “Pruliers”, “Clos des Porrets“, Saint-Georges” ou encore “Vaucrains” ?

Celle d’illustrer quelques-uns des plus fameux noms du vignoble Nuiton d’une part. D’autre part, d’incarner le domaine Gouges, une des plus belles palettes de premiers crus de la Côte.

Nuits-Saint-Georges.JPG

Ici, les hommes s’enracinent dans la terre comme leurs vignes les plus anciennes. Autrefois Henri, puis Michel et Marcel, aujourd’hui Pierre, Christian et la relève, Grégory ; voilà près de quatre-vingts ans, que la terre s’abreuve de la sueur de ces passionnés sur les quinze hectares que constitue le domaine familial.

Depuis le début du siècle, le travail de la famille Gouges se résume à cette maxime : “ C’est à la vigne que mûrissent les grands vins…

Et quels vins ! Outre les vignes de bourgogne et de nuits village, le carnet de bal de la famille s’enorgueillit de quelques-unes des plus belles têtes couronnées, des plus beaux fleurons de la côte des grands vins.

Bienvenue dans un domaine d’excellence et d’exigence où les vignes expriment tantôt leur jeunesse, avec tout ce que cela comporte d’exubérance et de fruit, tantôt leur grand âge, avec une grande richesse de nuances, de la puissance et de la concentration… En quelques mots, la matérialisation d’un long travail de maîtrise de rendements, de sélection, de qualité. Ici, on exige que le fruit puise au maximum du sol, qu’il exprime le meilleur de la plante.
Il n’est qu’à découvrir les vins de ce domaine pour s’en convaincre.

 

Appellation Nuits-Saint-Georges

Appellation Village de la Côte de Nuits, en Côte-d'Or.
Cette appellation comporte 41 climats classés en Premier Cru.
Communes de production : Nuits-Saint-Georges et Premeaux.

Les appellations Nuits-Saint-Georges et Nuits-Saint-Georges Premier Cru peuvent être suivies ou non du nom de leur climat d'origine.

 
Ce vignoble comprend deux parties, l'une de Vosne-Romanée à la combe de la Serrée, l'autre vers le Midi. Des nuances apparaissent ainsi parmi les vins. Sous une robe pourpre crépusculaire, intense et tirant parfois sur le mauve, le rouge évoque souvent la rose et la réglisse. Arômes de jeunesse : cerise, fraise, cassis. De maturité : cuir, truffe, fourrure, gibier.

Carte de Nuits Saint-Goerges 

Des notes de fruits macérés (pruneau) complètent le bouquet. Vigoureux et corsé, il a du corps et de la mâche, sur une structure équilibrée et charpentée. Long en bouche, il s'apprécie pleinement après quelques années de garde : la maturité l'arrondit de façon sensuelle et racée.

 

Les rares blancs présentent une robe or soutenu. Un vin ferme et volontiers capiteux, au bouquet brioché, miellé parfois sur fond de fleurs blanches.

 

Les vins dégustés :

 

Nuits-Saint-Georges Clos des Porrets  2006

Robe rouge grenat violacée avec les bordures légèrement tuilées
Nez confiture de fruits noirs et rouges, épices, bois précieux et fumé

Bouche sur la fraicheur et la minéralité avec du fruité comme au nez, bonne longueur, une pointe d’acidité sur la finale. Trop jeune, à attendre car tout n’est pas encore en place

Note 13,5/20

 

Nuits-Saint-Georges Les Pruliers 2004

Robe rouge grenat marquée par un début d’évolution

Nez de cerise griottes, poivré, empyreumatique, grillé, épices, expressif.

Bouche équilibrée sur le fruité (cerises mûres), boisé élégant, très belle longueur et persistance, matière et corps en place mais  à attendre. Finale boisée. Très beau potentiel d’évolution

Note : 15+/20

 

Nuits-Saint-Georges Les Vaucrains 2004

Robe rouge grenat violacée aux bordures orangées

Nez torréfié, grillé, café puis rose fanée

Bouche souple et fruité, moins d’acidité et minéralité, longueur moyenne mais belle persistance sur l’équilibre des éléments. Finale fruitée. Plus « féminin ». A boire pouvant attendre.

Note : 14,5/20

 

Nuits-Saint-Georges Les Saint Georges 2004

Robe rouge grenat rubis, moins dense, bordures orangées

Nez torréfié, café, sous-bois, rose fanée, poivre, épices, superbe nez expressif et complexe

Bouche superbe, équilibrée, finesse et élégance, puissance et matière maitrisées, fraicheur (acidité et minéralité), très belle longueur et magnifique persistance sur une finale entre acidulé, épices et boisé. Un grand vin de Bourgogne à attendre.

Note : 17,5/20

 

Nuits-Saint-Georges Les Vaucrains 2001
Robe rouge grenat orangée, un peu trouble, plus marquée par le temps

Nez rose fanée, évolution, torréfaction

Bouche équilibrée sur la souplesse et la sagesse des années, moins d’acidité et minéralité mais de la fraicheur tout de même, les éléments sont fondus. Bonne longueur et finale sur l’acidulée et le grillé. A boire.

Note : 16/20

 

Une très belle dégustation d’ensemble. Bien sûr les vins sont encore un peu jeunes mais on apprécient déjà tout leur superbe potentiel. Le climat « Les Saint George », le meilleur, mérite bien, pour nous, sont classement en « Grand Cru ».

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:23

Cette très belle propriété en plein cœur de Chablis appartient à la Maison Albert BICHOT de Beaune.

De saines pratiques culturales donnent ici des vins aux arômes très naturels, francs et purs. Le sublime terroir de la Moutonne, grand cru en monopole, justifie à lui seul de s’intéresser de près à ce domaine.

Domaine Long- Depaquit 1

Nous avons été merveilleusement reçus au domaine lors de notre escapade bourguignonne et pu apprécier la qualité de l’ensemble de la production, dont le fameux « Moutonne ». (Escapade bourguignonne)

L’occasion était trop belle de faire l’acquisition de quelques flacons, à laisser vieillir tranquillement en cave. Ce sont ces vins que nous dégusterons ce mercredi.

 

L’origine du château Long-Depaquit remonte à l’histoire de l’Abbaye de Pontigny, un monastère cistercien fondé en 1114 par des moines de Citeaux à quelques kilomètres au nord-ouest de Chablis.

 

Quelques années plus tard, en 1128, les moines cisterciens avaient déjà développé leur propre domaine à Chablis. Durant la révolution de 1789, Jean Depaquit, abbé de Pontigny, quitte les ordres et retourne à la vie civile.

   

A la vente des biens nationaux, il rachète les vignes de l’Abbaye, dont la fameuse vigne de La Moutonne. Son fils, Benjamin, n’ayant pas d’enfant, adoptera un certain François-Auguste Long, ce qui conduira ainsi à la création de la famille Long-Depaquit propriétaire du domaine éponyme.

Domaine-Long--Depaquit-2.JPG   

Le château lui-même, construit en 1791, est un des plus beaux bâtiments de Chablis. Les communs ont toujours abrité les installations techniques du domaine viticole (cuveries, caves) alors que le bâtiment de l’Orangerie a rapidement eu une vocation réceptive.

Le parc, aux arbres centenaires, et le jardin magnifiquement orné de nombreuses roseraies, sont de merveilleux lieus de promenade et de quiétude.

 

Racheté par la maison beaunoise Albert Bichot en 1970, ce magnifique domaine de Chablis se développera régulièrement pour atteindre aujourd’hui une surface totale de 65 hectares.

 

C’est au Château Long-Depaquit situé dans le village même de Chablis que sont vinifiés tous les raisins provenant des vignes du domaine.

Les grands crus, (10 % de la superficie totale de l’appellation) et les 20 hectares de premiers crus sont cultivés avec une approche biologique. Composts et labours ont remplacés engrais et désherbants et les traitements sont extrêmement raisonnés.

 

Les vendanges sont manuelles dans les grands crus et les premiers crus (ce qui n’est, hélas, pas si fréquent à Chablis).

Les rendements sont étroitement surveillés et, au chai, une vinification non interventionniste participe à la recherche d’une plus grande authenticité des vins.

Les élevages se font souvent en cuve. Quelques premiers crus particulièrement puissants et les grands crus sont élevés sous-bois, mais sans volonté aucune de les marquer par des arômes boisés.

 

Les vins  dégustés :

 

Chablis 2008

Robe blanc aux reflets vert-or. Brillante et lumineuse.

Nez citron, brioche, bois. Expressif.

Bouche agréable sur la finesse et l'élégance. Bonne longueur. Finale citronnée et minéralité. Très bien pour un "simple" Chablis.

Note 13,5/20

 

Chablis « Les Vaillons » 1er cru 2007

La première bouteille est abimée (Mal conservée ou voyage). La deuxième ouverte au moment du repas est superbe.

Robe blanc reflets verts. Brillante et Lumineuse.

Nez discret avec des notes d'agrumes, de pain grillé et quelques fleurs blanches.

Bouche tout en équilibre et finesse avec de la droiture. Bonne longueur. Minéralité. A attendre.

Note 15/20

 

Chablis « Les Vaudésirs » Grand cru 2006

Robe blanc reflets or-vert. Brillante et lumineuse.

Nez superbe, brioche, beurre, abricot, pêche, fleurs blanches. Expressif et complexe.

Bouche superbe de finesse et élégance sur les notes de fruits du nez avec en plus de la minéralité. Très belle longueur et persistance citronnée et pamplemousse. Finale beurrée et brioche. Déjà magnifique à boire mais avec un très grand potentiel.

Note : 17,5/20

 

Chablis « Les Blanchots » Gand cru 2006

Robe blanc reflets verts. Brillante et lumineuse.

Nez plus discret sur des fleurs blanches et notes de pain grillé mais a du mal à se dévoiler.

Bouche tendue sur des notes d'agrumes, pamplemousse. Très belle longueur. Finale citronnée et persistance sur l'orange amère. Une pointe d'élevage mais bien maîtrisé. A attendre pour qu'il se dévoile totalement.

Note : 17/20

 

Chablis « La Moutonne » Grand cru 2006

Robe blanc clair reflets verts. Brillante et lumineuse.

Nez plutôt discret sur des notes de fleurs blanches et brioché.

Bouche superbe, finesse, droiture, équilibre, élégance, minéralité. Des notes de beurre, de brioche. Très, très belle longueur. Finale citronnée et persistance fruitée avec de la fraicheur (iodée). Un très grand vin blanc de Bourgogne. A attendre car le potentiel est phénoménal!!

Note 18,5/20

Domaine-Long-Depaquit.JPG

 

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:17

Quoi de mieux qu’un millésime exceptionnel en ce 1er mai « Fête du Travail », pour rendre hommage au remarquable ouvrage réalisé par les hommes et les femmes du monde de la vigne et du vin qu’ils soient Bordelais, Bourguignons, Californiens, Australiens, etc. 

 

1995 est une « grande année » dans toutes les appellations du Bordelais.

Un été torride et sec profita aux raisins d'une parfaite maturité. Malgré l'abondance de la récolte, de nombreux châteaux pratiquèrent des sélections rigoureuses, ainsi que des rendements limités afin d'obtenir une concentration optimale. Très homogènes, les vins sont riches, onctueux et parfaitement équilibrés.

Les Pomerol et Saint-Émilion à dominante de merlot, sont d'une concentration hors normes.

Les blancs secs sont amples et très aromatiques. Pour les liquoreux, il s'agit d'un millésime d'exception avec des vins d'une très grande richesse

Bordeaux-95--1-.JPG         

Château Gruaud-Larose – Saint-Julien

Le château Gruaud-Larose est un domaine viticole situé à Saint-Julien-Beychevelle. En AOC Saint-Julien, il est classé deuxième grand cru au classement de 1855.

 

Les premières traces du Château remontent à 1725 et à Joseph Stanislas Gruaud. Ses descendants, dont l’Abbé Gruaud, agrandirent le domaine qui produisait en 1755 soixante tonneaux d’un vin déjà très estimé.

En 1778, le Château passa dans les mains du Chevalier Joseph Sébastien Larose, époux de la petite fille de Joseph. C’est lui qui donne en 1781 son nom actuel à la propriété, qu’il avait alors étendue à 80 ha. Après sa mort en 1812, le Château est vendu aux enchères à un consortium de 3 familles.

Chateau-Gruaud-Larose.jpg 

En 1867, des difficultés d’entente entre propriétaires conduiront à la scission de la propriété en 2 domaines, qui ne retrouveront leur unité qu’en 1935 grâce aux achats de la famille Cordier.
Après être passé dans les mains d’investisseurs institutionnels comme Alcatel Alsthom en 1993, permettant d’importants investissements, notamment pour la rénovation des chais.

 

Le Château est acheté en 1997 par la société Bernard Taillan de Jacques Merlaut, négociant et propriétaire de châteaux bordelais. Son fils, Jean Merlaut, est maintenant en charge de la propriété.

Les vignes couvrent 80 ha et sont plantées sur un sol de graves garonnaises sur sous-sol argilo-calcaire avec un encépagement de cabernet sauvignon (61%), merlot (29%), cabernet franc et petit verdot (5% chacun). L’âge moyen des vignes est de 43 ans.

 

Château Montrose – Saint-Estèphe

Le château Montrose est un domaine viticole de 95 hectares situé en AOC Saint-Estèphe. Il est classé deuxième grand cru au classement de 1855.

 

Château Montrose est l’un des plus jeunes Médoc. Ce n’est qu’en 1815 que la colline de bruyère dominant la Gironde est défrichée et plantée grâce à Etienne Théodore Dumoulin qui avait hérité de son père la propriété achetée à la famille de Ségur en 1778. Un château et des bâtiments d’exploitation sont construits et le vignoble atteint 50 ha en 1850.

 

C’est à cette époque que le château prend son nom actuel par référence aux couleurs de la colline au moment de la floraison.

En 1896 la propriété passe aux mains de la famille Charmolüe, riche propriétaire de nombreux châteaux dont le voisin Cos d’Estournel. Trois générations de Charmolüe maintiennent Montrose au plus haut niveau jusqu’en 2006, date à laquelle les frères Martin et Olivier Bouygues, grands amateurs du cru, en font l’acquisition. Ils confient alors la Direction à Jean-Bernard Delmas, ancien et très respecté régisseur puis Directeur Général adjoint du Château Haut-Brion qu’il avait quitté en 2003 pour prendre sa retraite.

Chateau-Montrose.jpg 

Le vignoble de 95 ha d’un seul tenant s’étend sur une colline de graves profondes sur sous-sol argilo-marneux et va jusqu’à la Gironde qui lui apporte un microclimat tempéré très favorable à la culture.

 

Sur ce terroir bien orienté de grosses graves, la maturation est à la fois précoce et de qualité. L’encépagement est constitué de Cabernet-sauvignon (65%), Merlot (30%), Cabernet franc (4%) et Petit verdot (1%).

 

L’âge moyen des vignes est de 37 ans et la densité de plantation moyenne de 9.000 pieds/ha. La plus grande importance est attachée par Jean-Bernard Delmas à la vigne et à l’ensemble des travaux nécessaires pour produire un vin de qualité : travail du sol, replantage, densité des plants, éclaircissage et vendanges en vert.

 

Outre le grand vin, le domaine produit un second vin plus souple et de très grande qualité "La Dame de Montrose" pour environ 1/3 du volume total.

 

 

Château Pichon-Longueville Baron – Pauillac

Château Pichon-Longueville est un domaine viticole de 73 ha situé. Situé en AOC Pauillac, il est classé deuxième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.

 

Déjà propriétaire d’un vaste vignoble à Margaux, qui donnera naissance à Rauzan Gassies et Rauzan Ségla, Pierre Desmezures de Rauzan, négociant et fermier de Latour, achète en 1689 des vignes au sud de Pauillac à proximité de Latour.

Ces vignes entrent dans la dot de sa fille Thérèse lorsqu’elle épouse peu après Jacques Pichon de Longueville. Le domaine reste tel quel dans la famille Pichon pendant plusieurs générations et la réputation de ses vins est alors établie.

 

En 1850, la propriété est divisée en 2 parties, 2/5 revenant au Baron Raoul Pichon de Longueville pour donner Pichon Baron et le reste aux 3 filles, devenant Pichon Comtesse.

Chateau-Pichon-Longueville-Baron.jpg

Depuis 1987, le domaine est la propriété des assurances AXA.

Situé en face de Latour et de Pichon Comtesse, le vignoble de 73 ha s’étend sur des sols graveleux sur sous-sol d’alios.

L’encépagement est composé decabernet-sauvignon (62%), de merlot (35%) et de cabernet franc (3%). L’âge moyen des vignes est de 30 ans et la densité de plantation de 9.000 pieds/ha.

 

La culture est conduite de façon traditionnelle avec un travail minutieux tout au long de l’année pour améliorer la qualité et maîtriser les rendements : labourage des sols, enherbement, ébourgeonnage, effeuillage et vendanges en vert. La protection du vignoble fait appel à la lutte raisonnée avec apport minimum de produits phytosanitaires.

Le domaine a été le premier du Bordelais à recevoir en 2000 une certification pour la protection de l’environnement.

Outre le grand vin, la propriété produit un second vin "Les Tourelles de Longueville".

Château Rauzan-Ségla - Margaux

Le château Ségla  est un domaine viticole situé en AOC Margaux. Il est classé deuxième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.

 

L’histoire du Château commence sous le règne de Louis XIV quand Pierre de RAUZAN acquiert le domaine en 1661.

Il bénéficie d’un terroir constitué de graves fines et profondes, sur lesquelles sont plantées des vignes de 35 ans d’âge en moyenne.

Chateau-Rauzan-Segla.jpg 

Son encépagement est composé de 60% de Cabernet sauvignon, de 35% de Merlot, de 3,5% de Petit verdot et de 1,5% de Cabernet franc. Ce Château, qui appartient à la maison CHANEL depuis 1994, a opté pour une protection phytosanitaire en lutte raisonnée. Quatre hectares sont même passés en bio depuis 2010.

 

L’élevage des vins a lieu en barriques. La proportion de chêne neuf utilisé avoisine les 60% dans le premier vin contre 20% dans le second, qui y séjourne 3 mois de moins que son ainé (15 mois).

 

                                                            LA DEGUSTATION

 

Château RAUZAN-SEGLA

Robe rouge foncé, dense, pas de traces d’évolution.

Nez puissant, café, bois précieux, havane.

Bouche puissante, corps et tannins présents mais ronds, belle longueur, persistance fruitée. Finale sur le bois précieux. A attendre. Ne fait pas son âge !!

Note : 14,5/20

 

 

Château GRUAUD-LAROSE

Robe rouge foncé, légèrement trouble avec des traces d’évolution.

Nez animal, musc, boisé, moins expressif.

Bouche superbe, très bel équilibre, belle rondeur, tannins et matière fondus. Bonne longueur, finale sur la finesse et persistance fruitée. A attendre.

Note : 15,5/20

 

 

 

Château PICHON LONGUEVILLE BARON

Robe rouge foncé, dense. Très peu d’évolution.

Nez de sous-bois, truffe, poussière, minéral, boisé.

Bouche entre équilibre et finesse, tannins et matière fondus, de la fraicheur. Belle longueur. Finale fruité et persistance oxydative. Evolution plus marquée. A boire.

Note : 16/20

 

Château MONTROSE

Robe rouge foncé, dense. Très peu d’évolution.

Nez de poivre, sous-bois, champignons, fruits noirs mûrs, expressif et complexe.

Bouche puissante, tannins et matière présents, belle longueur, finale fruitée avec de la fraicheur (acidité et minéralité), Persistance boisée. A attendre.

Note : 15,5/20

 

En conclusion, une très belle dégustation dans son ensemble avec quatre vins de grande classe très proches ; même si le Margaux nous a surpris par sa puissance et le Saint-Estèphe par son équilibre.

Seul à connaître l’ordre de service des vins, j’avais choisi de partir de l’intérieur des terres (Appellation Margaux) pour aller vers l’embouchure (Appellation Saint-Estèphe).

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 18:52

Domaine-de-Trevallon-3.jpgLe domaine de Trévallon se situe sur la commune de Saint-Etienne-du-Grès, dans le département des Bouches-du-Rhône, à 25 km au sud d’Avignon et à 7 km à l’ouest de Saint-Rémy-de-Provence, sur le versant nord des Alpilles.

 

Un massif calcaire aux crêtes déchiquetées évoquant « des roches grecques » comme l’écrivait le poète provençal Frédéric Mistral. La vigne est parfaitement intégrée à ce paysage envoûtant de garrigue. Elle y côtoie les chênes verts, les oliviers et les amandiers.

La première chose qui saisit le visiteur, en arrivant au domaine de Trévallon, est cette roche calcaire, d’un blanc éclatant, aux formes éclatées, se découpant à vif dans un ciel à l’atmosphère transparente. Le contraste est d’ailleurs impressionnant entre les vignes tirées au cordeau et le plissement sauvage de la roche.

Le vignoble de Trévallon s’étend sur 20 ha disséminés autour d’un mas aux volets bleu ciel :

15 ha de rouges composés à parts égales de cabernet sauvignon et de syrah. Et 2 ha de blancs constitués de 45 % de marsanne, 45 % de roussanne et de 10 % de chardonnay.

 

Le domaine de Trévallon fut acquis en 1955 par René Dürrbach.

Cet artiste, à la fois peintre et sculpteur, cherchait à fuir l’agitation de la Côte d’Azur pour se retirer dans un coin plus paisible et y accueillir ses amis, Picasso, Léger, Delaunay, Gleizes.

 Domaine-de-Trevallon-1.jpg

Il décide alors d’y planter de la vigne. En 1973, à 23 ans, son fils, Eloi Dürrbach, alors étudiant en architecture à Paris, s’installe dans un des mas, celui de Trévallon, et entreprend la création d’un vignoble en dynamitant les collines entourant le domaine.

Des travaux pharaoniques sont ainsi engagés, des éclats de roche étant intégrés à la terre après un travail en profondeur des sols.

 

Les premières vignes sont plantées durant l’hiver 1973 sur trois hectares, dans un site tout à fait extraordinaire, mélange de garrigues et de rochers calcaires.

 En 1976, la première cuvée de Trévallon voit le jour. Le vignoble qui compte aujourd’hui 17 hectares (15 hectares de rouges) est constitué de petites parcelles situées dans un rayon de deux kilomètres autour de la cave.

 

Les vignes sont cultivées de façon naturelle et traditionnelle sans insecticide, ni engrais, ni herbicides chimiques. Pour la production de vins rouges, Eloï Durbach a fait le choix d’une répartition à parts égales entre Cabernet  Sauvignon et syrah.

Une décision qui lui a valu un refus de l’INAO d’homologuer son vin en AOC Baux de Provence lors de la création de l’appellation, en 1993.

 

En cause, le cabernet sauvignon, trop fortement représenté dans l’assemblage. C’est pourtant lui qui confère au vin un caractère particulier sur le terroir des Alpilles, il apporte des notes épicées, avec des arômes de cannelle et de poivre.

La syrah confère au vin son moelleux et un caractère soyeux, envoûtant.

 

Depuis le millésime 1996, les étiquettes (portant désormais la mention VDP des bouches du Rhône) varient chaque année et sont illustrées d’après des dessins originaux réalisés par René Dürrbach quelques années avant son décès, en 2000.

Le domaine est à présent géré par Éloi et ses enfants, Antoine et Ostianne.

 

Les vins, salués unanimement par la critique, figurent sur les cartes des meilleurs restaurants.

 

Les vins dégustés :

2008

Robe rouge violacée à noire, foncée et dense.

Nez expressif, minéral, boisé, grillé, poivron (Bordeaux), éphémère.

Bouche agréable, bel équilibre, bonne longueur, tannins et matières présents mais souples, acidité finale qui ne plait pas à tous !! Finale sur la fraicheur, arômes de cacao et chocolat noir. Bien

Note 14/20

 

2006

Robe rouge violacée à noire, foncée et dense.

Nez sous-bois, poussière, fruits noirs, cassis (+ syrah).

Bouche puissante, tannins et corps serrés, longueur moyenne, moins en place et expressif. Début d’évolution avec des arômes tertiaires (empyreumatique et torréfaction. Un peu mieux avec l’aération dans le verre.

Note 13/20

 

2004

Robe rouge violacée à noire, foncée et dense.

Nez cacao, chocolat noir, poivron, bois précieux, havane.

Bouche soyeuse, finesse et équilibre, belle longueur, tannins et corps fondus mais présents, finale torréfiée et persistance grillée. Très bien

Note 15+/20

 

2003

Robe rouge noire foncée, dense et profonde. Pas de traces d’évolution même sur les bords du disque.

Nez de bordeaux, sous-bois, havane, torréfaction, bois précieux, cacao, poivre, expressif.

Bouche superbe, équilibre et finesse, tannins et corps fondus, très belle longueur, finale sur le boisé noble et persistance fruitée (cassis). Très bien avec un formidable potentiel d’évolution.

Note 16+/20

Ce vin a été dégusté avec le repas (Rôti de porc et pommes sautées).

 

1997

Robe rouge grenat tuilée à orangée. Evolution marquée avec des dépôts.

Nez de sous-bois, champignons, truffe, musc, cuir, griottes, les arômes sont volatiles.

Bouche très agréable car beaucoup de finesse et élégance.

Le travail du temps a assoupli le vin qui possède un bel équilibre. Tout est en place et fondu. Bonne longueur et finale acidulée. La persistance est fruitée et torréfiée. Bien mais à boire car il commence à être marqué par l’évolution.

Note 15/20

Domaine-de-Trevallon.JPG 

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