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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 17:34

C‘est pas tous les ans que l‘on a quarante ans. Donc pour la troisième fois, en cette année 2010, nous nous sommes retrouvé pour fêter notre ami et déguster avec lui quelques flacons de ce millésime.

 

Beaune Clos des Mouches 1er cru de J. Drouhin : « Adieu l’ami »

En sortant la bouteille de la cave, la couleur du vin, plus pelure d’oignon que jaune vieil or, nous avait déjà alertée et fait craindre le pire.

Les odeurs d’oxydation très nettes à l’ouverture ne laissaient plus de place au doute; il était mort. De sa belle mort ou mal conservé, difficile à dire même si j’ai tendance à opter pour la deuxième solution.

En garçon prévoyant, on avait prévu une bougie de secours.

1970 

Le Beaune « Champs-Pimonts » 2003, 1er cru du domaine Jacques Prieur a bien assuré sa mission. Belle couleur jaune or, nez expressif, pain brioché, beurre, bois de l’élevage, bouche sur l’équilibre et la finesse, bonne longueur, à attendre.

Son mariage avec le tartare de dorade à la coriandre fut parfait.

 

Le trio infernal : « Des petits jeunes de 40 ans »

D’abord l’Angélus 1970 sonna l‘ouverture des réjouissances avec élégance et finesse, toute la pureté du merlot que les années ont bonifié. Le Gruaud-Larose, toujours égal à lui-même, entre puissance et classe maitrisées, exprima tout le savoir-faire des grands Saint-Julien.

Le Mouton Rothschild, insolant de jeunesse, robe rouge grenat, foncée et dense, à peine tuilée, nez puissant de sous-bois, champignons, havane, fumée et la bouche superbe d’équilibre et de fraîcheur, ne faisant pas ses 40 ans, ce qui n’est pas le cas de notre ami, grandiose.

 

Yquem, le nectar divin

De ce vin, dégusté deux fois cette année, merci l‘ami, il n‘y a rien à dire. Du nez expressif et complexe où se mêlent des arômes de pamplemousse, de mandarine, de miel d‘acacias, de fleurs blanches, etc., à la bouche soyeuse, d‘une longueur et persistance diaboliques, à déguster en silence en appréciant pleinement notre chance.

 

Merci à Richard, du restaurant The Crew, pour sa convivialité et son sympathique accueil.

Ça va être long d’attendre dix ans pour fêter les cinquante ans du copain!!!

 

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 16:22

C’était un vendredi 20 juin 2008, sur une terrasse à la Colline à Schoelcher, nous avions décidé de déguster avec un sympathique ami, fin dégustateur, qui quittait la Martinique pour d’autres horizons, ces quelques flacons prestigieux.

 

Que dire, sinon une fois de plus quand c’est grand, c’est grand. Les années, comme la patine pour les objets anciens, apportant aux grands vins une dimension encore plus exceptionnelle.

 

Nous espérions en choisissant ces bouteilles nous faire plaisir et bien sur à Alexandre, en souhaitant que la qualité d’un soir et l’amitié tissée au fil des années lui feraient changer d’avis.

Les flacons furent plus qu’à la hauteur du moment. Mais le bougre, inflexible, ne changea pas pour autant ses plans.

Départ Alex 1 

Dès l’apéritif

 

Le château Haut-Brion de 1970, bût en guise de mise en bouche, commença la soirée en beauté. Une robe marquée par l’évolution mais un nez superbe de sous bois et truffe avec une bouche sur l’élégance, la finesse, l’équilibre, à boire mais pouvant encore attendre. Des débuts en fanfare.

 

Le Haut-Brion blanc de 1990, qui accompagnait la tarte au poisson, ne fût pas tout à fait à la hauteur de nos espérances. Pourtant sa robe jaune claire, or paille et son nez de beurre frais, lacté présentaient plutôt bien au départ mais tout cela vira assez rapidement vers de l’oxydatif surtout en bouche, courte et déstructurée. Bu deux fois, déçu deux fois.

 

Savoir se reprendre

 

La qualité des grands s’est de savoir rebondir rapidement après une « échec ».

Les 3 bouteilles qui suivirent, en ont fait la brillante démonstration.

D’abord le 1988 donna le la, le 1986 ajouta une note de classe supplémentaire. Certains, ils se reconnaîtront, étaient déjà bouché bée pour ne pas dire sur le cul. Le 1982, monstrueux, finit ne nous achever en clôturant cette grandissime symphonie en beauté. 20/20 pour moi, 100/100 pour Robert … Parker, mais quand on aime on ne note pas.

 

Pour se remettre ses émotions

 

Après un long moment pour émerger de cette douce béatitude, le château Coutet 1988 remplit parfaitement son rôle de « douceur » de la soirée.

 

 

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 10:36

Cela faisait déjà un moment qu’il parlait de se rencontrer pour goûter à ses « vieux », pardon âgés, millésimes de Château Mouton Rothschild.

Et comme certains ne voyaient rien venir, telle l’arlésienne, ils pensaient que jamais ils ne boiraient ces fameux flacons.

Mais tout arrive à point à qui sait attendre.

Et les sept chanceux convives de ce dîner, plus que parfait, n’ont pas regretté d’avoir patienté.

Mouton-2.JPG

Conserver de longue date.

Trois des quatre bouteilles dégustées, les millésimes 1968, 1966 et 1964, ont été achetées au début des années 90, c’était à une autre époque surtout en terme de tarif, à la boutique de Peter Thustrup qui se trouvait au 30 Av. de l’Opéra à Paris et conservées dans ma cave en Martinique pendant ces longues années.

La quatrième, 1967, ayant été acquise plus récemment sur eBay.

 

Merci M. le Baron

Que dire, sinon une fois de plus quand c’est grand, c’est grand. Les quatre vins ont franchi le temps sans que les années n’aient de prise sur eux, si ce n’est de les bonifier. Et mise à part une petite pointe oxydative sur le 1964, ce fut tout simplement grandiose.

 

Les vins dégustés

 

Château Mouton Rothschild 1968 : « Sauvé des pavés »

Robe rouge grenat foncée, dense, marquée par l’age mais sans plus, ni trouble, ni abîmée

Nez de griottes, fumé, havane, bois précieux, expressif et complexe.

Bouche superbe, équilibrée, corps et matière fondus mais présents, attaque sur la fraîcheur et acidité, persistance sur la cerise à l’eau de vie, un peu d’alcool, finale agréable, belle longueur. Le vin ne donne pas l’impression d’avoir 42 ans.

 

Château Mouton Rothschild 1967 : « Année de naissance »

Robe rouge grenat, orangée, tuilée, plus marquée par l’âge

Nez sur l’évolution, café, chocolat, cacao, boisé et puissant.

Bouche avec plus de corps mais un peu moins de finesse et un peu plus court, mais belle finale et persistance aromatique sur le café et le chocolaté. Même s’il fait un plus son âge que le 68, tout cela reste remarquable de fraîcheur.

 

Château Mouton Rothschild 1966 : « Grandissime !!! »

Oh là là, la « bombe » de la soirée. On joue vraiment dans la cour des très grands

Robe rouge grenat, tuilée, orangée

Nez tout en finesse et élégance, sur le chocolat, le bois précieux, le havane, le fumé, complexe et expressif.

Bouche à l’identique du nez, jouant sur le registre de la finesse et de la classe, très belle longueur, corps et matière fondus mais équilibrés, du havane, du bois précieux de l’élevage, du minéral et de la fraîcheur, de la jeunesse (alors qu’il a 44 ans) qui nous donnent le sentiment que ce vin peut encore attendre et évoluer. Superbe.

  

Château Mouton Rothschild 1964 : « Dommage »

Robe rouge grenat sombre et foncé, la plus dense de toutes

Au premier nez, la pointe oxydative arrive puis elle s’estompe légèrement pour laisser la place aux odeurs d’évolution, torréfaction, café et chocolat, le bois précieux et le havane, mais cette présence désagréable gâche l’harmonie de l’ensemble.

La bouche exprime la même problématique. Vin plus  marqué par l’âge, finale sur la liqueur de cerise. Dommage.

 

Le magret de canard et les pommes sautées n’ont pas servi que de faire valoir à ces magnifiques flacons. Une soirée mémorable, si bien que j’ai failli oublier de dire deux mots de l’excellent Clos Rougeard « Chacé », Saumur blanc de 1998, bu à l’apéritif. On passe sur le dessert pour ne pas faire trop d'envieux.

 

Boire de tels vins, un soir sur une terrasse à Ducos en Martinique, à plus de 7000 Km de leurs lieux de production, me fait me dire qu’on est quand même des sacrés petits veinards.

 

 

 

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